jynnie ▬ and at last I see the light
MessageSujet: (#) jynnie ▬ and at last I see the light     Lun 15 Jan - 11:15
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Âge : vingt-huit ans, plus ou moins.
Occupation : mécanicienne sans affectation précise, tu opères sur tous les bâtiments où l'on requiert tes services.
Habitation : colossus 5, dans une cabine double qui a tendance à être en bordel constant.
Candidat : jonathan zafy, le rêveur visionnaire.
Arrivée : 2212, accrochée à la flotte depuis que le colossus l'est également.
Pseudo : rhumanesque.
Avatar : daisy ridley la kween.
Crédits : abadon (avatar) rhumanesque ( bannière + badge + aesthetics) anesidora (signature) + elara (crackships)

jynnie#1

« When the night has come and the land is dark, and the moon is the only light we see. No I won't be afraid, No I won't be afraid just as long as you stand, stand by me. »
Sourire. Même si ça fait un mal de chien. Sourire, comme si c'était la meilleure chose à faire. Parce que c'est la seule chose à faire. Même si ça réveille l'entaille qui barre ta lèvre inférieure. Même si ça serre douloureusement ton coeur. Sourire, pour ne rien montrer d'autre. Pour cacher tout ce qui est susceptible de pouvoir être utilisé contre toi. Toujours cacher ses faiblesses, comme maman te l'as appris. Parce qu'il n'y a qu'ainsi qu'on survit.

Sourire parce que putain, au final, t'es fière de toi Minnie. T'es fière d'avoir eu le courage de remettre un enculé à sa place. Pour qui se prenait-il, à frapper ainsi ta meilleure amie, le soleil de tes nuits, ta blonde rayonnante. Sourire parce qu'il a cru qu'il n'y aurait pas de conséquences. Ce fut toi, Minnie, la conséquence. Le craquement satisfaisant de ton poing d'acier s'abattant sur son nez. Faut dire que ça force les bras, d'être mécano. Évidemment, tu t'en es aussi pris plein la tronche. T'aurais peut-être dût informer Rhil de tes plans, au final. Mais non, il ne fallait pas qu'il tombe, pas à cause de ton caractère. Par pour tes envies de justice. Puis il fallait qu'il reste quelqu'un avec Elara, pour la protéger comme tu avais tenté de le faire.

Trois mois d'incarcération parce que ce salaud a les bonnes relations et que, sans preuve, sans parole d'Elara, ton acte reste de l'agression pure et simple. Sans motif valable. Tu te dis que « ce n'est pas grand chose » et que tu seras sortie « avant même de t'en rendre compte ». Mais c'est faux, tu sais bien que c'est faux, Minnie. Que l'isolement te confronte à tes vieux démons, ceux que tu planques tant bien que mal et qui parfois ressurgissent la nuit en cauchemars terrifiants. D'ordinaire, tu te réveilles avec la main bienveillante de ta mère sur le front, parce qu'elle sait ce qui te ronge, et elle est sans doute réellement la seule. Ici, seule la solitude t'accueille au sortir d'un sommeil douloureux. La solitude et le froid. Alors tu puises au fond de toi, dans la rage de la vie, pour essuyer tes joues rougies par les larmes et à nouveau, offrir à l'univers ce sourire dont tu ne te défais jamais en public.

Forcément, tu fais tâche dans le décor. Tu jures avec le reste des détenus. Les surveillants, ça en fait rire certains, d'autres prennent des paris sur le temps que tu tiendras comme ça, gamine. Ils n'ont aucune idée de qui tu es, alors ils se trompent. Et tu te feras une joie de leur prouver qu'ils ont tort. Juste pour le plaisir de leurs visages dépités dans trois mois, lorsque tu sortiras en leur balançant « et à la prochaine les gars! ». Tout en priant intérieurement bien sûr, pour qu'il n'y ai jamais de prochaine fois.

Combien de temps que tu es là, Minnie ? Deux semaines ? Peut-être trois ? Tu perds le compte : les jours se ressemblent tous, s'enchaînent, toujours plus fatiguant que les précédant. Mais il faut tenir bon, pour ta mère, pour Elara. Pour pouvoir à nouveau connaître le plaisir d'envoyer bouler Rhil avec une de tes taquineries. Pour retrouver ton métier et ta passion. A croire que t'es née pour être mécanicienne, et certainement pas pour devenir extractrice. En même temps, une peine de prison n'est pas censée être agréable, n'est-ce pas ? Le pire, au-delà des efforts physiques à fournir et de l'aspect répétitif de la tâche, reste le froid constant. A croire que les méchants sont immunisés. En tout cas, c'est ce que la légende raconte. Voilà que tu délires, Minnie, à te faire des films dans ta tête. Au moins, ça t'aide à oublier tes doigts gelés même à travers les gants. En parlant de ça, il faudra que tu penses à demander si tu peux garder « l'uniforme » à ta sortie du Lady Grace, il est informe et confortable : en un sens il te rappelle un peu cette salopette immense que tu te traînes toujours et qui fait le désespoir de ton élégante Elara.

Un signal sonore et strident retenti alors, et tu te redresses en soufflant, te massant brièvement les reins. C'est la « pause », l'heure de bouffer quelque chose de fade et qui ressemble visuellement à du vomi de chat. Bien que tu n'en ai jamais vu. De chat, s'entend. C'est juste une des nombreuses histoires racontée par ta mère. Les groupes de travailleurs se rejoignent en traînant des pieds, tous bien sous surveillance, le regard des chasseurs observant leurs proies sans ciller. Le « réfectoire », si on peut appeler ainsi l'immense salle tout aussi gelée que le reste de la station, se rempli peu à peu, et une fois ton bol et ta cuillère en main, tu t'installes sur l'une des tables de métal pas encore blindée de monde. Les chasseurs sont collés dos au mur et ne vous lâchent pas du regard, comme s'ils craignaient que vous tentiez une mutinerie avec vos cuillères en plastoc. L'idée te fait pouffer de rire, Minnie, attirant l'attention d'un des gardes à qui tu adresses un large sourire comme si de rien n'était. On pourrait croire que tu te moques, Minnie, insubordonnée, insolente. C'est pourtant loin d'être la cas, aucune once de méchanceté en ton petit coeur. Mais sait-on jamais, tu préfères détourner les yeux et balayer la salle en touillant ta purée/soupe/insérericiuneappellation verdâtre.

Certains visages sont devenus presque familiers, à force de les croiser, et pour passer le temps tu te plais à imaginer les histoires des personnes qui t'entourent. Évidemment, il y a beaucoup plus d'hommes que de femmes, et tu n'as aucun mal à en deviner certains pirates ou esclavagistes. Ceux-là, tu ne leurs souris pas. Même pas ironiquement. Et il y en a d'autres encore qui, s'ils semblent de premier abord se fondre dans la masse, ont ce petit quelque chose dans le regard, dans l'attitude qui hurle : « j'ai rien à foutre là. » Un peu comme toi, sauf que t'es bien la seule assez conne pour sourire du matin au soir. A moins que tu ne sois la seule qui ai encore réellement de l'espoir. C'est peut-être pour ça que la plupart des gens t'évitent : soit parce qu'ils te trouvent ridicule, soit parce qu'ils ont peur. De se rendre compte qu'ils ont oublié ce qu'était la vie. Peur de se frotter à ta lumière, et de se rendre compte de la noirceur qui s'est installée en eux. Et c'est ainsi perdue dans tes pensées, le regard accroché dans le vide, que tu ne te rends pas compte que quelqu'un s'est finalement assis à ta table. Enfin, à l'autre bout de la table. Bien à distance. Finalement, la présence attire ton attention et automatiquement, tes iris s'accrochent à l'homme auquel tu décroches un sourire. Un sourire, encore et toujours. Par réflexe, c'est sûr, mais aussi par envie. Tout simplement. Parce que t'es humaine, Minnie, et que t'as cette petite voix intérieure qui se demande : « depuis quand cet homme n'a t-il pas vu une femme lui sourire ? ». T'es comme ça, Minnie, à vouloir offrir même quand tu ne possèdes plus rien que toi même. Et qu'il a l'air amoché, rien qu'au premier regard. Pour autant, tu ne prononces pas un mot : après tout, il s'est peut-être simplement assis à cette table pour pour manger.

lady grace, juillet 2226.
Minnie parle en steelblue
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MessageSujet: (#) Re: jynnie ▬ and at last I see the light     Lun 15 Jan - 19:01
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Âge : 35 ans même s'il en paraît plus, abîmé qu'il est par ses deux années passées sur le Lady Grace.
Occupation : Mécanicien. Fut-ce un temps où l'armée était sa vie. Piloter aussi. Fut-ce un temps.
Habitation : Aujourd'hui sur le Columbiad, il vivait auparavant sur l'Argus One et cet endroit lui manque. Cruellement. Par contre, le Lady Grace sur lequel il a passé deux ans ne lui manque absolument pas.
Candidat : Son soutien ira à Leona Rosenstein. Il rêve trop de la Terre pour choisir de s'en défaire totalement.
Arrivée : En 2200. Il avait à peine 8 ans quand il a quitté la Terre. On a suivi maman et papa. Les souvenirs de la Terre s'effritent au fil du temps. Un peu trop à son goût.
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And at last I see the light.


Douleur du membre fantôme. Ils l’ont prévenu les médecins que ça pouvait arriver mais ce n’est pas parce qu’il était prévenu qu’il y pensait, qu’il s’imaginait que ce genre de douleur pouvait devenir une réalité pour lui et pourtant… Pourtant. Depuis deux jours maintenant ça lui prend soudainement avec une certaine violence. Il bouge normalement, ne réalise même pas qu’il a une prothèse tant ils ont fait un magnifique travail avec cette dernière et puis la douleur est telle que ça l’empêche de bouger pendant un instant. Il porte sa main à son genou à travers les deux épaisseurs de son uniforme de travail, à sa cheville même et il a beau sentir qu’il ne s’agit pas de chair, il a beau avoir parfaitement conscience que ce membre ajouté n’est fait ni d’os, ni de nerfs, ni de muscles, il a mal. Il a tellement mal que ça lui en coupe le souffle. Il voudrait pouvoir faire partir la douleur, s’en débarrasser mais elle s’accroche cette saleté. Elle s’accroche avec force. Jusqu’à ce que la crise passe. Jusqu’à ce qu’il ne ressente plus rien puisqu’il n'a bel et bien plus cette jambe-là. Et il reprend le cours de ses activités. Il cache Jyreese. Il cache tout ceci parce qu’il sait que si on s’en rend compte, on lui réduira sa peine et il ne veut pas de ça. La proposition a déjà été faite après son accident, après l’amputation, après qu’on ait découvert qu’il souffrait d’asthme. Et elle a été refusée par Jyreese la proposition, parce qu’il estime devoir faire son temps. C’est tout. Aucun passe-droit. Il n’en veut pas. Alors il a son inhalateur rangé dans la poche intérieure de sa veste qui recouvre son uniforme, au cas où. Et il vit avec ces saloperies de douleurs le plus discrètement du monde. Comme lui se fait de toutes les façons discret. Il est en train d’extraire un sacré morceau de matière quand la douleur le prend d’un seul coup. Il serre les dents, termine ce qu’il a à terminer et après ça, seulement après ça, et après avoir vérifié que peu d’yeux traînent autour de lui, il vient masser sa prothèse comme le cinglé qu’il est. Parce que c’est forcément un peu fou, de souffrir de douleurs d’un membre qui n’existe plus, même si les médecins reconnaissent que les douleurs semblent réelles.

C’est quand même dingue.

Une voix s’élève de derrière lui alors qu’il est plié en deux en train de se masser. On lui demande d’une voix sèche s’il y a un problème et il secoue la tête de droite à gauche avant d’affirmer à celui qui surveille le prisonnier, blaster à la main, que ce n’est rien et que tout va bien. C’est à ce moment-là que le signal sonore retentit. La pause. S’il préfère se tuer au travail parce que c’est plus facile de se tuer au travail que de penser, il ne rechigne pas pour une fois à se rendre dans ce qui leur sert de réfectoire : au moins, il va pouvoir reposer un peu sa jambe. Et accessoirement un peu ses bronches aussi qui le font de plus en plus souffrir. Toujours discrètement. Toujours en silence. Ce silence qui est devenu le sien et qui pourtant n’est pas lui. Ou, plus exactement, ce n’était pas lui avant. Jyreese n’était pas cet homme silencieux, renfermé, non. Au contraire. Il était bien différent, à croire que celui qu’il était est mort en même temps que l’homme auquel il a pris la vie. Plus que l’ombre de lui-même Jyreese. Plus qu’une ombre qui s’avance au milieu des autres détenus, plus qu’une ombre qui survit plus qu’autre chose. Eteint qu’il est Jyreese. Visage fermé, regard voilé, voilà qu’il tend son plateau pour qu’on y verse de quoi le nourrir car il ne s’agit que de ça : nourrir et certainement pas profiter d’un repas. Apporter les nutriments nécessaires pour tenir le coup sur ce géant de glace, rien de plus, rien de moins. Il s’y est habitué, à la texture, à l’odeur, au goût ou plutôt au manque de goût ce qui dans un sens n’est sans doute pas plus mal. Il s’y est habitué.

Comme il s’est habitué à tout le reste.

Il s’avance parmi les tables déjà pas mal remplies et c’est là qu’il l’aperçoit. Seule. Forcément il s’arrête un instant pour l’observer. Et pour hésiter. Un regard à gauche. Un regard à droite. Personne ne semble faire attention à elle. Personne ne semble vouloir venir s’asseoir près d’elle. Est-ce à cause de ce qu’elle dégage ? Est-ce à cause de ce sourire quasi constant qui orne son visage et fait briller ses yeux ? Car non, ce ne sont pas que ses lèvres qui sourient. Il l’a bien remarqué Jyreese. Il les connait, ces gens qui sourient mais qui font trop semblant. Ces gens dont la bouche s’étire amicalement alors que leurs yeux crient tout le contraire. Et cette jeune femme ne fait pas partie de ces gens-là. Oh il a bien remarqué un voile, de temps à autres dans son regard mais la plupart du temps, quand elle sourit, elle sourit vraiment. Ses yeux brillent. Il a bien remarqué tout ceci parce qu’il l’observe, parce qu’il traîne autour d’elle. Un peu. Beaucoup. Depuis les dix-sept jours qu’elle est là. Il a compté oui. Il a compté. Parce qu’elle est arrivée un peu comme… Comme une vague de chaleur au milieu de la froideur de cet endroit. Avec son sourire. Et ça a été plus fort que Jyreese. La curiosité passée, parce que mine de rien voir une jeune femme agir de cette façon dans cet endroit le rendait très curieux, le rend toujours curieux, il a fini par tourner autour d’elle un peu comme un satellite tourne autour d’une planète. Il a fini par traîner dans son sillage, juste pour s’imprégner de ses sourires, de ce qu’elle dégage de si agréable. Discrètement, encore et toujours, mais il est là oui, jamais très loin quand il la remarque. Toujours à s’arranger pour se déplacer un peu pour travailler non loin de là où elle travaille quand il en a l’occasion. C’est que même s’ils ne se parlent pas, elle lui fait un peu de bien. Beaucoup de bien. Juste sa présence.

Ce petit rayon de soleil.

Un autre regard circulaire et il prend sa décision. Il s’installe à la même table qu’elle. Oh il s’asseoit à une distance raisonnable, assez loin, parce qu’il n’ose pas s’approcher plus. Et puis c’est suffisant, comme le reste du temps, de se trouver non loin d’elle. Installé à l’autre bout de la table mais en face, pour pouvoir lui jeter des petits regards en biais, pour capter au moins un de ces fameux sourires entre deux bouchées de l’immondice qu’il y a dans son bol et voilà qu’au moment où il l’observe, le plus discrètement possible, il croise son regard qu’elle vient de poser sur lui. Il se fige Jyreese parce qu’il est vu. Il est remarqué et ça, il ne s’y attendait tout bonnement pas. Et elle sourit. Sauf que cette fois-ci, le sourire lui est adressé directement, à lui, juste à lui, rien qu’à lui. Et ça lui fait quelque chose Jyreese, ça réveille son cœur tout noirci, tout rétréci, tout endormi. Il le sent que les traits de son visage se détendent bien malgré lui, juste parce qu’elle a cette attention à son égard. Il sent que sa bouche se déforme doucement pour esquisser l’ombre d’un sourire mais ça lui fait bizarre. Parce qu’il a perdu l’habitude de sourire. Il n’a pas souri depuis… Il a oublié en fait. Il a oublié. Alors oui ça lui fait bizarre. Et c’est parce que ça lui fait bizarre qu’il détourne le regard, perturbé ou gêné. Les deux sans doute en fait. Il essaye de ne faire que s’intéresser à son bol devant lui mais il a du mal Jyreese parce qu’elle attire son regard azur. C’est comme ça. Et voilà qu’il recroise son regard chaleureux à elle. Sa bouche s’ouvre puis se referme. Il ne sait pas. Ne sait plus. Il fronce les sourcils en détournant le regard un instant et puis, quand il parvient enfin à reporter son attention sur la jeune femme qui est toujours installée à sa place, qui affiche encore un sourire plus qu’agréable, il ne sait faire qu’une seule chose : désigner d’un geste du menton la place vide en face d’elle avant de hausser les épaules. Est-ce qu’il peut ? Est-ce qu’elle veut ? Sans doute pas. Ce n’est pas parce qu’elle se montre aimable avec lui comme avec les autres qu’elle voudra « partager » son repas. Ou si puisqu’elle l’invite d’un signe de la tête à venir prendre place.

Ah. Bon. D’accord. Pas préparé au « oui » Jyreese. Pas préparé.

Il se redresse pourtant et pousse son plateau sur la longue table en direction de la jeune femme. Ce n’est qu’une fois le plateau en face d’elle qu’il se rasseoit. Juste en face. Première fois qu’il la voit d’aussi près. Et il est là, comme un couillon, devant elle, sans trop savoir quoi dire. C’est idiot. Il s’intéresse une seconde ou deux au mélange dans son bol avant de relever son regard vers la jeune femme.

« Jyreese. » qu’il se risque finalement à lancer avant de retirer son gant de sa main droite pour la tendre vers la jeune femme. C’est peu mais c’est un bon début, non ? Oui, c’est un bon début. De toutes les façons il ne se sent pas capable de dire quoi que ce soit d’autre, là, tout de suite. Surtout qu’il craint qu’elle se soit aperçue de cette façon qu’il a de tourner autour d’elle depuis qu’elle est là. Bon, en soi, si elle l’a invité à la rejoindre c’est que même si elle a remarqué ça ne la dérange pas mais enfin, si elle lui demande, qu’est-ce qu’il va pouvoir dire ?

Pas. La . Moindre. Idée.




(c) sweet.lips


Stitch by stitch I tear apart. If brokenness is a form of art, I must be a poster child prodigy. Thread by thread I come apart. If brokenness is a work of art, surely this must be my masterpiece.
by wiise


"Are you okay brother ?" "No, I'm not...":
 
MessageSujet: (#) Re: jynnie ▬ and at last I see the light     Lun 15 Jan - 21:24
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jynnie#1

« When the night has come and the land is dark, and the moon is the only light we see. No I won't be afraid, No I won't be afraid just as long as you stand, stand by me. »
Il faut clairement se le dire : le lady Grace n’est pas spécialement l’endroit idéal pour faire des rencontres, nouer des amitiés, ni passer du bon temps. Après tout, devenir avec ami des criminels ce n’est pas spécialement une qualité à posséder à un retour potentiel sur la Flotte. Il n’en reste pas moins vrai que toutes les personnes présentes ici ne sont pas des terroristes psychopathes ou des meurtriers sanguinaires. La preuve en est : ta présence. Et parce qu’on ne peut jamais connaître une personne sur de simples étiquettes et parfois préjugés, tu n’es pas de celles qui refusent le dialogue. Pour apprendre à connaître réellement quelqu’un, et à l’apprécier (ou non) tu estimes qu’il faut non seulement savoir accepter les bons côtés, mais surtout les mauvais. Et quel est le meilleur endroit pour ça, que Lady Grace ? Aucun, sans doute. Même si certains coins du Colossus ne sont pas mal non plus à ce niveau.

Cependant, tu restes surprise de la compagnie masculine qui s’invite à ta table, Minnie. Pas parce que cela te dérange, mais parce que tu ne t’attendais pas à ce que quelqu’un soit assez fou pour s’incruster. Ou alors juste totalement désintéressé. Mais non, cette option s’envole au moment où tes iris accrochent l’azur du codétenu. Parce qu’il se fige, comme s’il ne s’attendait pas à ce que tu le regardes. Il se fige, comme l’animal sauvage qui aurait entendu un bruit suspect ou, en l’occurrence, sentit un regard nouveau sur lui. Et à force de le fixer, tu vois les coins de sa bouchent qui semblent dessiner une esquisse de sourire. Croquis seulement, brouillon vite abandonné, comme si c’était trop dur de se rappeler comment faire. Mais un sourire ça ne se perd pas, ça s’oublie seulement. Tu ne t’en formalises pas, Minnie, et non plus lorsqu’il fini par détourner les yeux d’un air embarrassé. T’es peut-être juste un peu déçue de ne pas pouvoir regarder ses yeux plus longtemps. Peut-être seulement, car ils reviennent finalement vers toi. Toi qui n’as pas bougé d’un pouce, Minnie, sans te départir de ton sourire devenu maintenant un peu amusé. Non pas par moquerie, bien au contraire. Tu trouves ça touchant, son air gêné et pataud.

Alors quand il désigne d’un geste du menton la place libre en face de toi, tu hoches la tête en toute simplicité. Rien de plus, même si ça veut dire pourtant beaucoup de choses. Mais tu veux pas le brusquer, l’inconnu aux yeux d’azur, alors tu te contentes d’avaler quelques bouchées de ton repas pendant qu’il fait le voyage jusqu’en face de toi. Voyage en terre inconnue. On ne peut même pas dire qu’un silence s’installe, parce que le silence a toujours été là. Comme un vieil ami dont il est difficile de se débarrasser. Tu pourrais aisément faire le premier pas, Minnie, mais ce serait justement trop facile. Pas dans le sens ennuyeux, mais dans le sens où… eh bien, il a sans doute plus besoin que toi de le faire. Socialement parlant. Tu ne veux pas ménager les gens, ni penser qu’ils te font pitié, parce que tu détesterais que quelqu’un agisse ainsi envers toi. Tu ne comptes pas le traiter d’une manière spéciale, parce qu’il l’est déjà . Mais comme une personne normale, ce qu’il a sans doute oublié qu’il était.

Jyreese. Sa voix est un peu rauque, de celle qui n’a plus l’habitude d’être utilisée, mais bien présente malgré le brouhaha du réfectoire. A vrai dire, tu n’entends qu’elle. Sa présentation est simple, et pourtant bien assez suffisante, accompagnée d’une main dénuée de gant qui se tend vers toi. Et tu fais de même, Minnie. Ôtant le gant de ta main, tu viens la glisser dans celle de Jyreese, et elle est minuscule en comparaison. « Minnie, » que tu réponds simplement en serrant sa main doucement. Si tes paluches sont déjà abîmées, ce n’est rien en comparaison de celles de Jyreese. Par le travail presque forcé, les conditions désastreuses, le froid mordant. Oui, ses mains sont en piteux état. Sans doute un pâle reflet de son âme.

Finalement, au bout de quelque secondes qui semblent être une éternité, tu retires sa main de la sienne pour reprendre ta cuillère et la planter dans ta bouillasse. « Le pire, c’est que je ne ferais pas mieux, » souffles-tu en regardant ton bol d’un œil critique, à moitié pour toi-même, à moitié pour ton nouveau camarade. Tu n’exagères même pas, c’est sans doute ça le plus triste, tes capacités culinaires se cantonnant à …. manger chez les autres. Quoi qu’il en soit, tes paroles n’attendent pas de réponse particulière. Pour autant, tu ne peux t’empêcher de relever les yeux vers Jyreese, mâchouillant ta cuillère comme si elle …. qui a un meilleur goût que la bouffe, soyons honnêtes. Et pour continuer dans l’honnêteté, tu dois bien avouer que tu avais déjà remarqué l’homme. D’abord, parce que tu observes un peu tout le monde ici, pour agrémenter le quotidien, mais surtout parce que tu as remarqué qu’il t’observait en retour, lorsque tu as l’attention détournée par le travail. Bon, avec ton attitude déplacée, la plupart des gens te fixent ou t’évitent, mais… Tu ne sais pas. Il y a quelque chose de différent avec lui, et tu n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Peut-être que maintenant, il sera plus facile de trouver pourquoi.

Pendant que ce raisonnement fait son chemin au milieu de ton crâne, tu ne remarques même pas que tu continues de le regarder. Pas fixement, non, il peut sans doute facilement voir tes yeux bouger légèrement pendant que tu le détailles. A première vue, c’est un homme des plus ordinaires, planqué sous une barbe et de la crasse, comme cent pourcent de la population ici. Enfin, tu n’as pas encore de barbe, toi. Mais à première vue seulement, parce que son regard accroche un peu trop le tiens. Tu n’as jamais vu de tels yeux, aussi expressifs qu’ils sont fuyant, paradoxe azuré qui ne cesse d’attiser ta curiosité. Et tu te demandes, Minnie, si l’océan terrien que tu n’as jamais vu, et dont tu rêves chaque soir avant de t’endormir… Tu te demandes s’il l’océan a la couleur de ses yeux.

Te rendant soudainement compte que regarder quelqu’un comme ça sans dire quoi que ce soit est des plus malpolis, Minnie, tu détournes les yeux en te raclant la gorge. A nouveau, un sourire. Tu ne les comptes pas, tu ne t’en aperçois même pas toujours. Bah alors, Minnie, t’as donné ta langue au chat ? T’es pourtant beaucoup plus bavarde que ça d’ordinaire, impossible de t’arrêter. Non pas que tu sois timide, ce serait une première. Non, tu as simplement peur de… de quoi ? De dire quelque chose de déplacé ? De pas savoir quoi poser comme question ? Ouais, honnêtement, ouais. Parce que pour le coup, à part demander « pourquoi tu es-là ? » et « il te reste combien de temps à tirer ? » tu vois pas trop. Et ce ne serait pas très joyeux.

« Tu as déjà vu un chat ? » Les mots ont fusé sans même prendre la peine de demander la permission à ton cerveau qui, au même instant, décide d’abandonner la partie. T’es irrécupérable, Minnie. Et, bien entendu, un sourire éclatant accompagne ta question. Éclatant et qui a l'air s'excuser aussi. Voilà, on arrive au moment où le gars va se dire clairement qu'il te manque un neurone, et où il va changer de table. Ce fut un plaisir de te connaître.

lady grace, juillet 2226.
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Pas d'hésitation de sa part. Aucune même et ça le surprend un peu Jyreese, qu'elle soit si prompte à être d'accord pour lui serrer la main. Sa main... Les prunelles de l'ancien légionnaire se fixe sur les deux mains jointes et alors qu'elle énonce son prénom, alors qu'elle glisse tout bas mais assez fort malgré tout ce « Minnie », Jyreese fait une fixation sur les mains qui se tiennent, sur celle de Minnie qui sert la sienne. A quand ça remonte ? La dernière fois qu'il a touché quelqu'un. A quand ? Une simple poignée de main. Rien que ça. Quand ? Avant, c'est sûr. Avant. Alors ça lui fait bizarre à Jyreese mais en même temps, c'est tellement agréable... Et il presse un peu du coup, il serre la main de la jeune femme, s'imprégnant en silence de ce contact oublié. Quelques secondes, un moment qui se passe alors que Jyreese garde son regard figé sur les mains qui finalement sont séparées, de son fait à elle parce que lui, Jyreese, il est incapable de retirer sa main. Sa main d'ailleurs il l'observe un instant après qu'il l'ait récupérée. Il observe l'endroit où Minnie a serré, s'attardant sur le mélange de sensations provoquées par ce contact. Et puis il remet finalement son gant avant de se saisir de sa cuillère bien que pas particulièrement inspiré par ce qui se trouve dans son bol. C'est là-dessus que Minnie fait une remarque et il est surpris Jyreese, qu'elle brise le silence de cette façon. En même temps il n'est pas venu là juste pour la regarder dans le blanc des yeux, si ? Non. Pas vraiment. Bien que sa seule présence lui fasse du bien depuis qu'elle est arrivée, s'il a osé venir s'installer, c'est pour essayer de discuter un peu. Essayer de renouer avec l'humain capable de nouer des liens. Passée la surprise du silence brisé, Jyreese s'attarde sur les mots prononcés par Minnie et quand ils prennent sens, ça lui arrache un petit sourire à l'homme. Un petit sourire qui étire ses lèvres sèches et toujours pas plus habituées que quelques instants auparavant à sourire. C'est toujours bizarre oui. Toujours. Comme si ce geste si simple pour Minnie ne lui était plus naturel à lui. Mais il sourit un peu oui, parce que c'est... Drôle. Un peu drôle oui qu'elle dise comme ça qu'elle ne serait pas capable de faire mieux à manger que « ça ». La légèreté des mots échangés est un peu déconcertante. Beaucoup déconcertante.

Et en même temps apaisante.

Alors il relève son regard vers elle pour se rendre compte qu'elle le regarde. Qu'elle l'observe même. Et il l'observe à son tour, en silence, figeant ses prunelles couleur océan sur le visage de la jeune femme. Il la détaille un peu plus maintenant qu'il est plus près d'elle. Il remarque la douceur et la chaleur de la couleur de ses yeux, il remarque la tendresse de ses traits. Il remarque tout ça Jyreese. Et les yeux se fixent. Son regard à elle dans celui de l'homme et inversement, ça s'accroche et ça se fige. Moment de flottement. Plus vraiment de bruit autour. Il ne sait pas trop pourquoi Jyreese, pourquoi ça se passe de cette façon, pourquoi ils se retrouvent à se fixer l'un l'autre comme ça, avec autant d'insistance. Ce n'est pas comme s'ils pouvaient lire dans l'autre juste en le regardant. C'est Minnie qui rompt le contact la première et lui se retrouve à détourner le regard aussi. Un peu gêné. Un peu perturbé. C'est qu'il ne saisit pas vraiment ce qu'il ressent, ce que la jeune femme éveille. Il ne saisit pas et il n'est en fait franchement pas en état de se poser la moindre question. Alors la cuillère retrouve le bol, le mélange dégueulasse est récupéré et porté aux lèvres de l'homme. Mais pas le temps d'avaler la moindre bouchée que Minnie rompt de nouveau le silence avec une question. Jyreese se fige la bouche ouverte, la cuillère au bord des lèvres. Il a bien entendu ? Elle a véritablement demandé ça ? Pourquoi donc ? Pourquoi lui demander s'il a déjà vu un chat ? Paumé Jyreese, paumé. Voilà qu'il repose sa cuillère près de son bol, sa bouche se refermant doucement alors qu'il réfléchit pendant quelques secondes au pourquoi de cette question sortie de nulle part. Puis, au-delà du pourquoi, son esprit se met à réfléchir à la réponse qu'il peut lui formuler. Le sourire éclatant qu'elle affiche ne peut qu'inciter Jyreese à répondre à son interrogation.

« Oui. » qu'il termine donc par souffler, trop bas cependant pour qu'elle puisse l'entendre. La voix trop rocailleuse encore. Il se racle la gorge. « Oui, j'ai déjà vu un chat. Plusieurs même. » qu'il parvient finalement à articuler et bon sang, ça lui fait bizarre. S'il a eu des conversations récemment avec Reza, c'est quand même très différent d'aligner autant de mots face à Minnie, face à cette inconnue qui n'en est plus véritablement une à présent. Cependant, bien que ça lui fasse bizarre c'est étrangement facile de parler avec elle. Si facile en fait qu'il poursuit sans véritablement hésiter. « J'ai vécu huit ans sur Terre et je me souviens en avoir vu. C'est mignon et pelucheux dans mon souvenir. » Et c'est bien encore l'ombre d'un sourire qui se peint sur les lèvres de Jyreese, à croire que les sourires de Minnie sont contagieux. « J'ai même vu un ours une fois. » qu'il ajoute soudain, le souvenir se rappelant à lui soudainement et vivement. C'est que ça l'a marqué. Malgré son jeune âge à l'époque, il a cette vision de l'ours plus loin auprès des arbres, alors qu'il était au bord de l'eau. Oui le souvenir est vif. Très vif. Trop vif en fait. Trop brutal. Si brutal que ça le ramène à ce qu'il a perdu, à ce qu'il n'a plus. Ni la Terre. Ni sa liberté. Ni la vie qu'il avait auparavant. Alors le sourire se fane. Le sourire disparaît peu à peu et la douleur revient, puissante, oppressante, si bien qu'il en voûte un peu les épaules avant de détourner son regard qu'il avait pourtant jusque là fixé sur le visage de Minnie. « Mais c'était y'a bien longtemps... » que la voix brisée vient ponctuer.

Et le silence. Pendant quelques instants tout du moins. Parce que malgré la douleur éveillée, malgré les souvenirs trop vivaces pour l'esprit fatigué de Jyreese, le pourquoi revient à lui.

« Pourquoi ? » qu'il demande donc finalement, se risquant à relever son regard qu'il sait voilé vers la jeune femme. « Tu n'en as jamais vu toi ? »

Ou façon détournée de demander d'où elle vient en fait. Façon détournée d'essayer de la comprendre, elle.
Au moins un peu.




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MessageSujet: (#) Re: jynnie ▬ and at last I see the light     Mar 16 Jan - 22:38
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Occupation : mécanicienne sans affectation précise, tu opères sur tous les bâtiments où l'on requiert tes services.
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jynnie#1

« When the night has come and the land is dark, and the moon is the only light we see. No I won't be afraid, No I won't be afraid just as long as you stand, stand by me. »
Franchement, Minnie, on ne peut pas faire plus pitoyable comme entrée en matière. Déjà, tu lui dis clairement que t’es la pire cuisinière du monde, et ensuite… Tu lui demandes si il a déjà vu un chat. Mais. Pour. Quoi ? Aucune idée, à croire que tu n’as même pas put contrôler les mots et qu’ils ont franchis la barrière de tes lippes abîmées sans se soucier de ton autorisation. Bon, maintenant, c’est fait, et tu te retiens de te pincer l’arrête du nez tellement tu te trouves stupide. Impossible en revanche de te t'empêcher de te mordiller la lèvre inférieure en baissant les yeux. Ouais, c’est ça, comme si ta bouche n’était pas assez écorchée par le froid mordant. En plus, tu as bien vu son air étonné et… Oh damn, qu’est-ce que tu ne donnerais pas pour vraiment pouvoir te cacher dans un trou de souris en ce moment même. Le pire, c’est que t’es pas souvent embarrassée, Minnie, parce que tu as ce don incroyable de te foutre totalement de l’avis et de l’opinion des autres. Et pourtant… Va savoir pourquoi, tu as envie que ce semi-inconnu pense du bien de toi, qu’il te tienne en bonne estime. Pas qu’il se dise que tu n’es qu’une gamine immature dans un corps de femme. Et encore, le corps de femme, on se demande parfois où il est. Entre une taille minuscule et une absence de réelle formes féminines, la plupart du temps planquées sous des fringues informes… Tu n’as jamais sut être sexy au sens général et normal auquel les gens font référence, tu rentres pas dans les étiquettes. Toi, tu te trouves sexy avec une tâche de cambouis sur la joue et les cheveux défaits. Enfin, cela ne t’as pas empêché de connaître les affres charnels et de refuser obstinément ceux du coeur. La preuve en est que le visage abîmé de Jyreese, ses iris océans, ses mains écorchées, sa barbe négligée et son air d’homme des cavernes… Ça ne te laisse pas indifférente. Tu ne sais même pas pourquoi réellement, c’est juste cet ensemble d’éléments, agrémenté de sa voix rauque, qui te prends aux tripes et… Wow. Really, Minnie ? Deux ou trois semaines sans sexe et tu te mets à fantasmer sur le premier qui vient se présenter à toi ? Ce n’est juste pas possible comme attitude, alors tu vas déjà commencer par arrêter de le fixer. Voilà, pas mal. En espérant qu’il fuit après ta question débile, ce sera beaucoup plus simple pour tout le monde.

Raté. T’as vraiment loupé une occasion de te taire, Minnie. Le « oui » soufflé par Jyreese, s’il est presque inaudible, tu l’entends parfaitement. Comme si tu n’attendais que ça sans te l’avouer : encore entendre sa voix, la dénouer, lui faire reprendre l’habitude d’aligner des mots simples. D’avoir une conversation plus ou moins banale. Parce que tu sais parfaitement qu’on ne sort pas d’une mauvaise spirale sans parler. Les gravas dans sa voix, et il se racle la gorge alors que tu le fixe à nouveau, d’un air attentif. Tes coudes se posent sur la table et ainsi, ton menton vient reposer dans tes mains en coupes. Tu ressembles un peu à une enfant qui s’apprête à écouter une histoire. Ce que tu es encore un peu, au final. Si le début est un peu laborieux, Jyreese réussi finalement à débiter quelques mots sans qu’ils ne soient entrecoupés ou hachés, et au fur et à mesure que tu te fais ce constat, un nouveau sourire illumine ton visage. Pourtant, il ne parle pas trop, bien entendu. Mais tu bois ses mots avec une attention nouvelle, les accueillant comme des cadeaux précieux Ce n’est même pas le contenu qui importe en fin de compte, mais simplement le fait qu’il s’ouvre de façon naturelle, comme ça n’a pas dût être le cas depuis bien longtemps. Sans parler du sourire qui étire ses lèvres sans qu’il ne semble vraiment s’en rendre compte. Un véritable sourire, qui puise au fond d’une âme brisée et qui tente de recoller les morceaux. En vain.

Et alors que tu t’abreuves de l’océan de ses yeux, tu vois la tempête arriver. C’est presque imperceptible au début, l’azur qui se fait moins vif. Puis les nuages qui se forment au creux de l’iris, jusqu’à devenir voile douloureux qui s’étend jusqu’aux rebords, jusqu’au précipice. Le sourire se fane, irrémédiablement, le regard se détourne alors que les épaules se voûtent sous une douleur que tu ne peux même pas imaginer. Et pourtant, c’est fou comme ça te fait mal, Minnie. De le voir comme ça. Cet homme dont tu ne sais rien, dont tu connais à peine plus que le prénom. Parce que la minute d’avant, la vie était dans ses yeux, sur son visage dévasté. Il semblait toucher une lueur du bout des doigts. Et tout s’est écroulé brutalement. Brusquement, sans que personne ne puisse y faire quelque chose. Et ça te tord le coeur, ça te brûle les entrailles, de le voir comme ça. Presque à te couper le souffle, tant la sensation est perturbante. Tu as toujours eu ce don d’empathie, puissant, mais tu n’avais jamais ressenti à ce point l’état émotionnel de quelqu’un d’autre. Qui plus est d’un presque étranger. Tu souffles doucement, sans bruit, alors qu’il ponctue d’une phrase débordant d’une nostalgie dépitée et encore un peu, ton coeur s’émiette.

Un silence s’installe, cette fois, et tu baisses les yeux en enlevant tes coudes de la table. Machinalement, tu regardes tes mains sans vraiment les voir. Alors que tu penses à comment briser la gêne, c’est Jyreese qui s’en charge en exprimant sa curiosité concernant ta question des plus étranges. Tes yeux remontent vers lui, s’accrochant de nouveau aux siens, et tu hausses les épaules d’un air un peu hasardeux en secouant doucement la tête de gauche à droite. « Non, jamais, » que tu réponds d’abord simplement avant de passer une main dans tes cheveux emmêlés. « J’avais deux ans quand ma famille a fuit la Terre pour rejoindre la rébellion de Wilkinson,  alors je ne me souviens de rien. » Tu fais une petite moue un peu désolée, toi, l’enfant des étoiles. « Et avec ma mère, si elle venait d’une colonie, on a toujours vécu sur Colossus, j’ai grandi là-bas. » L’espace d’une seconde, il te semble lire une incompréhension dans les yeux de Jyreese et tu te rends compte que prendre des raccourcis dans certains récits ne fonctionne pas spécialement. « Enfin, avec ma mère adoptive je veux dire. » C’est peut-être un peu plus clair comme ça… Ou pas vraiment. Mais pour l’instant, tu vas peut-être éviter de dire que tu ne te souviens pas du visage de ton père, ni de celui de ton frère. Ni que tu as passé des heures accrochée au cadavre de ta mère alors que tu savais à peine aligner une phrase. Ni que tu n’as jamais connu la sensation du vent dans tes cheveux, de la pluie sur ton visage. Que tu n’as jamais vu de la neige, que tu n’as jamais appris à nager. Parce qu’on pourrait penser que t’es malheureuse, Minnie, alors que ce n’est quand même pas le cas. Tu as une vie bien remplie, tu as ta mère, tes amis, ta passion combinée en boulot. Alors ouais, ça n’as pas été tous les jours faciles, encore aujourd’hui, mais tu détestes t’apitoyer sur ton sort alors qu’il y a bien pire autour de toi. Alors tu hausses de nouveau les épaules comme pour montrer le peu d’intérêt qu’il y a à parler de toi, et repousse finalement ton bol à demi entamé. Un peu vers Jyreese. « Si jamais, tu peux prendre le mien. T’as l’air d’en avoir plus besoin que moi. » Ah. Le tact, Minnie. Une demi-seconde et tu te rends compte que tes mots peuvent être très mal interprétés et tu ouvres la bouche dans un « o » un peu paniqué. « Euh, enfin, je veux dire... » Quoi ? Qu’il a une tête à faire peur ? Oui, mais il doit sans douter. « Que t’as l’air… Euh, fatigué. Enfin, depuis longtemps, je sais pas. » Bien, Minnie, enfonce toi toujours plus en lui balançant que t’en as pas pour très longtemps ici toi, de toute façon, alors que lui, on dirait qu’il dispose de l’abonnement à la décennie. Finalement, emmêlée dans tes mots de ce qui devait être au départ un simple geste de bonté sans réflexion, tu pousses un râle désespéré en laissant tomber ta tête en avant, front contre le métal froid de la table. « Désolée, je voulais pas… avoir une attitude déplacée. » Un soupir t’échappes alors que tu restes honteusement le visage contre la table. T’es vraiment désespérante.

lady grace, juillet 2226.
Minnie parle en steelblue
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† oh who decides from where up high? i couldn't say i need more time, oh grant that I can stay the night or one more day inside this life


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MessageSujet: (#) Re: jynnie ▬ and at last I see the light     Ven 19 Jan - 18:40
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La question est peut-être déplacée. Trop de curiosité. Trop d’invasion dans la vie d’une jeune femme qu’il ne connaît que depuis quelques minutes. Peut-être mais après tout, la question n’a-t-elle pas été posée par Minnie avant que lui ne la pose ? Il ne fait jamais que lui rendre la pareille. Il ne fait que jamais savoir ce qu’elle-même a voulu savoir. Voilà pourquoi il demande, pourquoi il n’hésite même pas une seule seconde à le faire. Et une fois que c’est demandé il est trop tard pour revenir en arrière, trop tard pour s’excuser. L’attention de Minnie est captée. Voilà qu’elle relève ses yeux vers ceux fatigués de l’homme, un contact visuel que Jyreese apprécie. Juste parce qu’il aime la chaleur du regard de Minnie. Elle hausse les épaules la demoiselle en affichant un air un peu hasardeux avant de secouer négativement la tête, accompagnant très vite le geste de ses mots avec un « non, jamais ». Oh. L’espace d’une seconde, Jyreese se demande si cela la gêne d’en parler. Il se le demande à cause de la façon qu’elle a de passer sa main dans ses cheveux qui paraissent quelque peu emmêlés. Un détail remarqué par Jyreese contre toute attente. Pas tant de gêne que cela finalement puisque Minnie reprend bientôt en expliquant qu’elle a quitté la Terre alors qu’elle n’avait que deux ans. Alors, forcément, elle ne se souvient de rien. C’est idiot… C’est idiot mais savoir qu’elle est, elle aussi née sur Terre, cela fait quelque chose à Jyreese. Il ne saurait expliquer quoi en réalité mais oui, cela lui fait quelque chose. Quant à la petite moue qu'elle affiche soudain, ça aussi ça prend Jyreese aux tripes. Sans crier gare. Sans comprendre pourquoi. Il essaye de déchiffrer l'expression du visage du Minnie, il essaye d'y voir ce qu'elle cache derrière les mots, derrière cette moue. Du regret ? De la tristesse ? De la résignation ? Difficile pour l'homme de parvenir à la comprendre, parce qu'il n'a plus véritablement l'habitude d'essayer de comprendre les autres, tout simplement. Puis autre chose vient, d'autres mots, d'autres explications dont le sens échappe à Jyreese. Elle a dit qu'elle avait deux ans quand sa famille a fui la Terre mais elle vient de dire que sa mère venait d'une colonie et qu'elle a grandi sur le Colossus. Il manque un élément à ce récit, un élément qui pourrait permettre à Jyreese de bien tout saisir. Et l'élément arrive : mère adoptive. Les traits du visage de l'homme s'éclairent brièvement, le temps de la compréhension en fait. Donc elle a perdu ses parents et a été adoptée par une femme venant d'une colonie. Il enregistre les informations et il se demande, Jyreese, ce qui est arrivé aux parents de Minnie. Quand les a-t-elle perdus ? Dans quelles circonstances ? Se souvient-elle seulement d'eux ? Et grandir sur Colossus... A-t-elle eu une enfance heureuse ? Dans l'esprit de Jyreese ça se bouscule et pourtant il ne demande rien. Parce qu'il ne peut pas se le permettre et qu'il a parfaitement conscience que cette curiosité-là serait vraiment déplacée.

Vraiment.

Un petit haussement d'épaules de la part de la jeune fille. Une façon peut-être de montrer que tout ça ne devrait pas perturber Jyreese outre mesure. Que tout ça ne devrait pas être au centre de ses questions. Et pourtant... Ne sachant guère quoi ajouter par peur de se montrer trop curieux, Jyreese reste silencieux et si sa bouche s'ouvre quelques instants après, ce n'est pas pour poser la moindre question mais c'est sous le coup de la surprise parce que Minnie vient de pousser son bol vers lui. Un froncement de sourcils alors qu'il observe brièvement le bol avant de reporter son regard sur Minnie qui lui annonce soudain, l'air de rien, qu'il a l'air d'en avoir plus besoin qu'elle. Si ça lui fait mal à Jyreese ? Un peu mais ce n'est pas la faute de Minnie. En fait ça lui fait mal parce qu'il a conscience qu'elle dit vrai, qu'il doit franchement avoir une mine effrayante et la vérité, c'est qu'il voudrait ne pas être l'homme avec cette mine-là. Minnie balbutie quelques mots, peut-être gênée par sa petite maladresse qui dans le fond n'en est pas vraiment une. Ce n'est jamais que de la sincérité de sa part, ni plus, ni moins. Et de la gentillesse. Et de la générosité. Puis elle continue Minnie, elle essaye de justifier cette proposition de partage de nourriture, elle essaye de justifier ses mots et ça a quelque chose de tout à fait attendrissant en fait. C'est que ça le touche Jyreese, ce qu'elle vient de lui proposer. Alors, le regard vrillé sur elle, alors qu'elle continue à essayer de se défaire de sa propre maladresse, voilà que les lèvres de l'homme s'étirent une nouvelle fois tout doucement pour l'esquisse d'un nouveau sourire. Fatigué ? Il l'est oui. Il le sait. Et voilà que Minnie pousse un râle avant de venir poser sa tête contre la table en s'excusant de son attitude déplacée. Encore plus attendrissant, cette façon qu'elle a de penser qu'elle l'a blessé, lui, qu'elle a mal agi. Le geste de Jyreese est instinctif et fort heureusement, il se rend compte de ce qu'il fait juste à temps. Parce que sa main gantée a glissé sur la table dans l'idée d'aller effleurer les cheveux emmêlés de Minnie pour l'inciter à relever son regard vers lui. Il la retire aussi sec, avant que les doigts recouverts de tissu n'effleure la chevelure et il ramène sa main jusqu'à lui.

« Tu n'as pas à t'excuser. » qu'il articule faiblement mais assez fort ceci dit pour que Minnie l'entende. Minnie qui ne relève pourtant pas le visage. Alors... « Minnie ? » qu'il se risque Jyreese. Première fois qu'il prononce son prénom et ça aussi, ça lui fait un drôle d'effet. « Minnie. » qu'il répète pour réussir à faire relever le visage et ainsi le regard de la demoiselle. Une fois qu'il a son attention, il encre son regard dans celui de la jeune femme. Et là encore, les lèvres sèches s'agitent un peu. Juste un peu. Pour lui sourire même si c'est encore très maladroit. « Ton attitude n'est pas déplacée du tout. Tu sais, j'ai conscience de la tête que je dois avoir. Ce n'est pas pour rien que j'essaye d'éviter mon reflet un maximum. » Confession glissée l'air de rien. Un bref soupir de la part de l'homme dont le sourire se fane aussi vite qu'il est apparu. Le regard fuit un peu par la même occasion. « Je préfère même pas y penser. A ma tête je veux dire. » Oh que non. Et d'ailleurs il n'aime pas en parler non plus. La main se rapproche du bol de Minnie et doucement, il le repousse vers la jeune femme. « Faut que tu le manges. » qu'il dit soudain d'une voix un peu plus grave et il s'ose à relever son regard vers Minnie. Il sait, que dans le bleu de ses yeux, l'ombre flotte, qu'elle est revenue, plus soutenue. « C'est pas bon mais il y a ce qu'il faut dedans pour t'aider à tenir et crois-moi, ça aide vraiment. Tu as besoin de toutes tes forces pour pas tomber ici. » Peut-être trop de franchise de la part du condamné mais pourquoi enjoliver la situation ? Qu'est-ce que cela apporterait à Minnie ? Rien. Absolument rien. Autant qu'elle sache. « Alors faut que tu manges mais merci. Vraiment. Merci. » Et revoilà le soupçon de sourire. Juste un peu. Jusqu'à ce qu'il se saisisse de sa cuillère et montre l'exemple à la jeune femme en avalant quelques bouchées du terrible mélange. Et, contre toute attente, au bout de quelques instants d'un silence seulement ponctué par les bruits de mastication, c'est Jyreese qui revient briser le silence.  Parce que ça le travaille. Parce qu'il y pense. « Tu es là pour combien de temps ? » La question sort presque toute seule en fait, avant même qu'il ait pu se freiner, avant même qu'il ait pu réaliser qu'elle est de trop. Quand il s'en rend compte c'est déjà trop tard. « Excuses-moi. Pardon. J'aurais pas dû... Pardon. » Regard fuyant encore une fois. Parce que Minnie pourrait mal interpréter la dite question. Elle pourrait y voir de la curiosité mal placée alors qu'il ne s'agit pas de cela. Pas du tout. C'est autre chose. C'est... « C'est juste que... » Un silence. Ses doigts se resserrent autour de sa cuillère en plastique et il se risque à reporter son regard sur elle. « Cet endroit ça change les gens. Les gens biens... » qu'il précise parce qu'il a la certitude qu'elle fait partie de ceux-là. « Et plus tu restes, plus ça te change. » Il le sait lui. Il le sait. « Et je trouverais ça dommage, que ça te change trop. »

Il pourrait rajouter qu'il trouverait ça dommage qu'elle soit défaite de ce magnifique sourire mais ça, il le garde pour lui.
Il le garde pour lui.


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MessageSujet: (#) Re: jynnie ▬ and at last I see the light     Mar 23 Jan - 17:04
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« When the night has come and the land is dark, and the moon is the only light we see. No I won't be afraid, No I won't be afraid just as long as you stand, stand by me. »
Dans cet endroit de malheur, le froid est partout. Tant au sens propre qu'au sens figuré. Le géant de glace semble s'insinuer dans les pores de chacun, gelant les veines et les moindres espoirs. Le froid polaire traverse les gants abîmés pour venir bouffer et marquer les mains travailleuses. La nuit, il fait tellement trembler que les muscles se crispent douloureusement. Le froid est omniprésent, étouffant, et la combinaison kaki n'est que l'illusion d'un bouclier.

Et pourtant, l'actuel métal froid de la table contre laquelle tu as posé ton front, te fais le plus grand bien, Minnie. Parce que la gêne et tes balbutiements commençait à te faire un peu trop rougir. Alors autant te planquer face contre la table, tes cheveux emmêlés retombant de parts et d'autres pour terminer de dissimuler ton visage. Comme ça, Jyresse ne peut pas directement voir ton malaise. Même si faire des bourdes est quelque chose d'ordinaire pour toi, avec ta manie de sortir tout ce qui te passes par la tête, et que tu tentes de les assumer avec un grand sourire et des pirouettes linguistiques… Parfois tu dépasses vraiment les bornes, et à ces moments il n'y a plus rien d'autre à faire que de te taire. Alors peut-être que tu vas rester comme ça, jusqu'à la fin de la pause déjeuner, jusqu'à ce que Jyreese se lasse et s'éloigne, sans doute en se demandant pourquoi il a bien put croire que s'asseoir à côté de toi était une idée judicieuse. Et ainsi cachée, tu en deviens aveugle, Minnie. Ignorante de la main de l'homme qui se tend vers elle dans un geste instinctif avant de se raviser, soudainement conscient de son action. Ignorante des mots qu'il murmure trop faiblement pour être entendu s'il l'on ne regarde pas clairement son interlocuteur. Jusqu'à ce que finalement, ce soit ton prénom qui franchisse la barrière de ses lèvres. Une fois, d'abord hésitante, qui te fais sourire doucement dans le noir de ta caverne de cheveux. Une seconde fois, plus assurée peut-être, et qui te fais finalement relever la tête vers lui sans même que tu ne t'en rendes vraiment compte. Juste parce qu'il t'appelle. Juste pour le voir esquisser ce sourire maladroit. Juste pour plonger la tête la première dans son regard océan, envoûtant, alors qu'il te rassure sur ta bourde. Lorsqu'il parle de lui, Jyreese, il est dur, mais finalement réaliste. Bien que tu sois plutôt quelqu'un d'optimiste, et l'entendre ainsi parler de son reflet te tire une moue un peu boudeuse. Parce que finalement, quand tu regardes Jyreese, tu penches à voir beaucoup plus loin que son apparence. Bien que tu ne le connaisses que peu. Voir pas du tout. C'est sans doute cela que l'on appelle un sixième sens.

Le bol, il finit par le repousser vers toi alors que tu hausses les épaules, résignée à terminer ta bouillie. Parce qu'il a raison, tu le sais simplement parce qu'il a plus d'expérience sur le Lady Grace que toi, malheureusement pour lui. Alors s'il te prévient que tu as besoin de manger tout ce que l'on veut bien donner à une « criminelle » comme toi, tu écouteras ses conseils sans rechigner. Enfant sage, tu prends une cuillère de nourriture Minnie, alors que Jyreese en vient à te remercier, le visage à nouveau teinté de cette esquisse de sourire. Un bref instant seulement, car il se remet à manger, mais toi tu continues de le fixer en vidant consciencieusement ton bol. Juste au cas où il sourit à nouveau, pour ne plus en manquer un seul.

Puis la question fatidique lui échappe. Celle qui te brûlais les lèvres aussi au début, et que tu as finalement oubliée un instant, trop occupée à guetter les moindres changements d'expressions de ton nouveau camarade. Bien trop obnubilée par l'azur de ses iris qui te font rêver d'un océan que tu n'as vu qu'en rêves. Et si la question te surprends, non pas pour son contenu mais pour la façon dont elle surgit, ce sont les excuses qui suivent qui t'étonnent le plus. Au tour de Jyreese d'être gêné, de s'excuser maladroitement comme tu l'as fait précédemment : vous ressemblez à des animaux qui ne savent pas comment s'apprivoiser. Son regard est fuyant, mais un instant seulement, car il prend son courage à deux mains pour le reposer sur toi finalement. Et lorsqu'il parle des gens biens, persuadé que tu en fasse partie, un petit soupir s'échappe de ton sourire. Attendri. Touché. Et te revoilà gênée, Minnie, mais pour une tout autre raison cette fois. Tu te racles doucement la gorge, ta bouillie terminée, et fini par ramener tes jambes en tailleur sur le banc. « Je suis normalement là pour trois mois, » que tu réponds en haussant les épaules, « ce n'est pas grand-chose. Et... »[/color] Tu souris doucement d'un air qui se veut rassurant en te dandinant un peu sur ta place. « Tu n'as pas à t'excuser, j'imagine que c'est une question qui se pose souvent ici. Plus courante que ''comment ça va ?'' » Un léger rire s'échappe du fond de ta gorge à l'énonciation de cette évidence, le genre de rire un peu grave et rauque, pas spécialement féminin, mais qui reste ton rire lorsque tu te retiens un peu. Histoire de ne pas encore plus passer pour la tarée de service. « Si ça peut te rassurer, je ne compte pas laisser cet endroit me changer de quelle que façon que ce soit, » affirmes-tu d'un air déterminé, sans te départir de ton sourire. « Je suis justement là parce que j'ai un peu trop été moi-même, alors ça ne risque pas d'arriver. » Encore une fois, ce bref rire t'échappes au souvenir de l’événement t'ayant conduit à la prison. Pourtant cette fois, il semble plus amer. Et puisque tu imagines la curiosité de Jyreese, tu tentes d'expliquer la situation de façon concise. Autant que faire se peut. « Ma meilleure amie est victime de violences conjugales, mais toujours attachée à cet homme dont elle n'arrive pas à se défaire. J'en ai eu marre de voir la lumière dans ses yeux s'éteindre jour après jour, et j'ai fini par aller voir son mari pour le remettre en place. Il a des problèmes d'alcool et on en est rapidement venus aux mains. Sauf que… Monsieur a de meilleures relations que moi, gamine égarée du Colossus, alors il a hurlé à l'agression armée ou je ne sais pas quelle connerie…. Et me voilà ! » Tu termines en écartant les bras d'un air mi-figue mi-raisin. A vrai dire, tu le vis un peu mal, qu'Elara n'ai pas profité de l'occasion pour parler des violences de son époux et ainsi t'éviter la prison… Mais de l'autre côté, tu te mets à sa place et tu compr… Non, tu ne comprends pas, car tu n'aurais toi-même jamais laissé un fils de chien envoyer ta meilleure amie en taule. Alors tu ne comprends pas, et ça te rends triste, même s'il s'agit uniquement de ta faute, mais tu n'arrives pas à lui en vouloir. Parce que tu l'aimes trop, ta blonde, pour être rancunière. Parce que t'es trop triste, pour ta fée, encore aux griffes de ce monstre. Penser, même brièvement à cela, rend ton coeur lourd Minnie, forme une boule menaçante au fond de ta gorge et tu finis par détourner les yeux en papillonnant des paupières pour chasser l'humidité qui s'y installe un peu trop à ton goût. « Enfin bon, on fait avec, et j'irais finir le boulot en sortant ! » Tu tentes la banalisation, l'humour un peu sarcastique, pour faire bonne figure. Et pour détourner la conversation de ta petite personne, tu renvoies la question à Jyreese. « Et toi, il te restes combien de temps à tirer ? » Ouais, votre sujet de conversation n'est ni des plus joyeux, ni des plus communs. Mais au final, dans un endroit comme celui-ci, c'est une étape sans doute indispensable pour apprendre à se connaiître.

lady grace, juillet 2226.
Minnie parle en steelblue
(c) DΛNDELION


† oh who decides from where up high? i couldn't say i need more time, oh grant that I can stay the night or one more day inside this life


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MessageSujet: (#) Re: jynnie ▬ and at last I see the light     Jeu 25 Jan - 17:24
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Âge : 35 ans même s'il en paraît plus, abîmé qu'il est par ses deux années passées sur le Lady Grace.
Occupation : Mécanicien. Fut-ce un temps où l'armée était sa vie. Piloter aussi. Fut-ce un temps.
Habitation : Aujourd'hui sur le Columbiad, il vivait auparavant sur l'Argus One et cet endroit lui manque. Cruellement. Par contre, le Lady Grace sur lequel il a passé deux ans ne lui manque absolument pas.
Candidat : Son soutien ira à Leona Rosenstein. Il rêve trop de la Terre pour choisir de s'en défaire totalement.
Arrivée : En 2200. Il avait à peine 8 ans quand il a quitté la Terre. On a suivi maman et papa. Les souvenirs de la Terre s'effritent au fil du temps. Un peu trop à son goût.
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And at last I see the light.


C'est maladroit mais cela part tellement d'un bon sentiment qu'elle ne va pas se méprendre. Il ne faut surtout pas qu'elle se méprenne. Surtout pas. Fort heureusement elle ne prend pas mal la question de Jyreese, ne revient d'ailleurs pas sur les explications bancales mais pourtant sincères qu'il a données pour justifier la dite question. La réponse tombe, comme ça, après que Minnie ait terminé son bol et qu'elle se soit installée en tailleur sur le banc. Trois mois « normalement ». Est-ce que cela veut dire que c'est en sursis ? Qu'il soit possible qu'elle fasse moins ? Ce serait bien. Qu'elle fasse plus ? Non, il n'ose pas y songer. Et il ne se souvient de toutes les façons pas de cette manière de procéder pour un crime de type 2 car c'est bien un crime de type 2 que Minnie a dû commettre pour écoper de trois mois, quel qu'il soit. Et pour ces crimes-là, la sentence est prononcée, octroyée et à la fin on est relâché. C'est différent du crime de type 3 qui l'a conduit, lui, dans la situation qui est la sienne. Peut-être Minnie craint-elle simplement que sa peine soit poursuivie si elle fait trop de vagues. Alors Jyreese vient à se demander pour quelle raison elle a bien pu terminer ici. Cela prend de la place dans son esprit, ne laissant que peu de place au soulagement qu'il ressent quand elle lui dit ne pas lui tenir rigueur de la question, quand elle lui affirme qu'elle ne laissera pas cet endroit la changer. Il pourrait lui dire que vouloir ne pas changer est une chose, changer malgré soi en est une autre mais il tait ces mots-là Jyreese parce qu'il refuse d'être celui qui va ternir le soleil qu'est Minnie. Curiosité donc dans l'esprit de l'homme au regard bleu azur. Curiosité sur ce qui a amené Minnie jusque-là. Et quand les explications tombent enfin, Jyreese se sent tout à coup très mal d'avoir été curieux parce qu'il a soudain cette horrible impression que ça ne le regarde pas, qu'on est en train de le l'intégrer malgré lui à cette sombre histoire. Parce qu'elle se confie sur ce que vit son amie et que c'est tellement personnel... Le visage de Jyreese s'assombrit, son regard aussi, parce qu'au-delà de cette gêne qu'il ressent maintenant que Minnie est en train de tout lui raconter, il sent monter la rage. Envers ce type qui n'en est même pas un, qui n'est qu'un monstre, qu'un enfant de salaud. Et après la colère vient d'abord la surprise, que Minnie ait osé confronter cet enfoiré. Et, Jyreese ne peut le nier, une once de fierté qu'elle l'ait justement fait. Même si c'était dangereux, même si elle aurait pu y laisser des plumes (et c'est le cas d'ailleurs puisqu'elle a terminé sur le Lady Grace), cela ne fait que confirmer les premières impressions de l'homme : Minnie est quelqu'un de bien.

Profondément.

Et tous ces sentiments laissent bientôt place à la crainte. Pour elle. Parce qu'elle annonce comme ça, de but en blanc qu'elle a l'intention de « finir le boulot en sortant ». Alors il fronce les sourcils Jyreese, se tend un peu sur le banc. Non. Elle ne peut pas penser à ça. Elle ne peut pas faire ça. Peut-être n'est-elle pas sérieuse mais impossible pour Jyreese d'imaginer qu'elle plaisante. Non, pour lui, les mots sont sincères alors qu'ils ne devraient surtout pas l'être. Il n'a cependant pas le temps de le lui dire qu'elle enchaîne pour lui retourner la question. La fameuse question. Il se fige un instant Jyreese. Il fallait bien qu'ils y viennent bien sûr. Il fallait bien mais... Voilà qu'il détourne le regard, l'abaisse même, lâchant sa cuillère et venant croiser ses mains derrière le bol. Un peu de nervosité. Le cœur qui s'emballe et lui qui se met à espérer ne pas faire une crise là, ici, devant Minnie. Il lui faut quelques secondes pour réussir à formuler une réponse.

« Je ne sais pas vraiment... » qu'il répond finalement le plus sincèrement du monde. Il ne sait pas pour combien de temps il en a encore, pour combien de temps il va devoir rester là. Parce que sa sentence doit être réévaluée chaque année, c'est ainsi que cela se passe dans son cas à lui, pour sa condamnation. Parce que les faits étaient trop graves pour qu'il en soit autrement. Un soupir et il repousse un peu son bol, pas tout à fait terminé. Il a pourtant conseillé à Minnie de tout manger et lui ne le fait même pas. Parce que le peu d'appétit qu'il avait est définitivement coupé. Parce qu'il faut qu'il s'explique auprès de Minnie et cela implique en dire plus, peut-être trop. « Ma sentence est réévaluée tous les ans et c'est le commandant qui décide quoi faire. Soit je rentre chez moi, soit je repars pour un an. » C'est ainsi que les choses se passent pour les condamnés de son acabit. Et là, il s'imagine ce qu'il peut se passer dans la tête de Minnie, les suppositions qu'elle doit être en train de faire à son sujet. Elle doit bien avoir conscience qu'il a véritablement fait quelque chose de très grave pour en être là. Est-ce qu'elle va s'enfuir ? Est-ce qu'elle va préférer mettre de la distance ? Peut-être le devrait-elle au fond. Peut-être le devrait-elle. En attendant... En attendant Jyreese poursuit. Péniblement. Douloureusement. Mais il poursuit. « Je suis là depuis un an et demi. En décembre l'année dernière le commandant a décidé que je devais repartir pour un an mais je pense qu'il va peut-être me faire rentrer à la fin de cette année. » Et pourquoi donc Jyreese ? Expliques-toi. « J'ai eu un accident y'a peu de temps. J'ai perdu ma jambe droite. » L'évocation fait frissonner. Fait mal. La main gantée quitte la table pour venir caresser la naissance de la prothèse au niveau de sa cuisse qu'il sent en appuyant fort sur sa couche de vêtements. « On m'a collé une prothèse bionique et j'aurais pu rentrer mais j'ai refusé. » Elle va le prendre pour un fou, à n'en pas douter. Et pour éviter cela, il poursuit ses explications. « Je devais revenir et terminer cette année. Je veux qu'on me renvoie chez moi parce que je l'aurai mérité, pas à cause d'une blessure. Je ne veux pas de traitement de faveur. »

Au moins c'est dit. Elle en sait plus bien qu'elle ne sache pas tout. Viendra sans doute le moment où elle va lui demander ce qu'il a fait pour récolter une telle sentence. Elle, elle lui a expliqué. Lui... Il a encore un peu de mal à s'imaginer le faire, à s'imaginer dire à ce soleil ambulant qu'il a pris la vie d'un homme à mains nues. Il a trop peur que le soleil ne se ternisse. Trop peur qu'elle ne s'éloigne et fasse en sorte de rester loin de lui. Et c'est cette frousse qu'elle ne prenne la fuite qui le pousse à cesser de parler de lui. Et aussi l'inquiétude. Pour elle. Cette véritable inquiétude qui lui tord les entrailles depuis qu'elle a expliqué pourquoi elle était là mais surtout depuis qu'elle a dit sans ciller qu'elle allait « finir le boulot en sortant ». Il soupire Jyreese, se penche un peu au-dessus de la table pour parler un peu plus bas. Peut-être que personne ne peut les entendre dans le bruit ambiant mais dans le doute...

« Tu peux pas parler comme ça. Tu peux pas penser à... Finir le boulot... » qu'il souffle encore plus sur la fin de la phrase, son regard dur et résolu planté dans celui de Minnie. « Tu es une merveilleuse amie pour cette jeune femme et c'est tout à ton honneur de vouloir l'aider mais... Tu voudrais finir comme moi ? » C'est terrible comme finalement, en voulant la protéger, elle, il prend le risque de se dévoiler un peu plus alors qu'il crève de frousse de le faire. « Tu veux finir par revenir dans cet endroit pour au moins un an, sans savoir quand tu finiras par sortir ? Y'a des lois... Et elles peuvent fonctionner correctement. Il faut s'en servir. Tu peux pas faire justice toi-même Minnie parce que ça te reconduira ici... »

Et rien que d'imaginer qu'elle puisse revenir ici, ça lui créé un nœud dans la gorge qu'il ne s'explique pas. Il n'y a cependant pas que ça. Il sait le poids de la culpabilité. Il sait la sensation d'avoir du sang sur les mains même si l'intention n'était pas mauvaise en premier lieu. Il sait tout ça et il ne le veut pas pour Minnie.

Pas pour elle.


(c) sweet.lips


Stitch by stitch I tear apart. If brokenness is a form of art, I must be a poster child prodigy. Thread by thread I come apart. If brokenness is a work of art, surely this must be my masterpiece.
by wiise


"Are you okay brother ?" "No, I'm not...":
 
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