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  Heart glass. [Joel]
MessageSujet: (#) Heart glass. [Joel]     Dim 5 Aoû - 16:59
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Heart glass.


Elle s'étire longuement allongée sur son lit avant de se frotter le visage. Elle n'a pas beaucoup dormi la nuit dernière. Très mal. Pourtant, elle est retournée jusqu'à sa cabine et a essayé d'avoir une véritable nuit de sommeil mais ça n'a pas été très brillant. A croire qu'en ce moment, les seuls endroits où elle peut vraiment dormir c'est dans son laboratoire ou dans la cabine de Crius. Avec Crius. Elle esquisse un petit sourire en songeant à son ami pour lequel elle éprouve une si grande tendresse... Il est clair dans l'esprit d'Isiry que son existence sur la Flotte serait bien moins agréable si Crius n'était pas là. Elle l'adore, tout simplement. Et elle regrette bien souvent de ne pas ressentir davantage de sentiments à son égard parce que ça aurait pu être le cas, et ça aurait pu avoir du sens et être unique à vivre. Certainement pas parfait car s'il est bien une chose dont Isiry a conscience c'est que la perfection en couple ou ailleurs n'existe pas. C'est sur cette pensée que la pneumologue se lève et se glisse rapidement sous la douche. Elle ne traîne pas car elle souhaite repasser au laboratoire avant d'aller regarder le programme de la journée. La douche est donc prise rapidement, elle enfile un pantalon et un haut noir et attache ses cheveux en un chignon somme toute assez mal fait mais qui aura le mérite de tenir toute la journée avant de récupérer son sac dans lequel se trouve son uniforme de soignante et sa blouse (le tout fraîchement lavé) et de quitter sa cabine en direction du Regina Mercy, en passant avant prendre un bref mais suffisant petit déjeuner. Elle se sent un peu vaseuse et n'aime pas ça : elle espère que ça ne va pas la suivre toute la journée. Et si la dite journée commence comme à l'accoutumée quand elle passe par le laboratoire après s'être changée, elle s'annonce bien plus désagréable qu'elle ne le pensait quand elle jette un coup d'oeil au planning de la journée. Si entre les Stellariens qui en ont besoin peuvent venir consulter sans rendez-vous, certains sont posés à l'avance, plus particulièrement pour les suivis qui doivent réguliers et celui-ci, de suivi, doit l'être régulier.

Celui de Joel.

Elle laisse échapper un profond soupir en voyant qu'il s'agit du dernier rendez-vous de la journée. Elle aurait préféré qu'il vienne dès le matin, qu'elle en termine au plus vite mais il va venir en dernier. Est-ce qu'il l'a fait exprès afin de pouvoir tenter de lui parler puisqu'elle aura en théorie terminé sa journée après s'être occupée de lui ? Allez savoir... Elle l'en imagine capable. Peut-être est-il fatigué de la distance d'Isiry, de sa froideur, de la manière on ne peut plus protocolaire dont elle s'occupe de lui, de sa distance... Mais a qui la faute ? A quoi s'attendait-il en laissant Ledward faire ? Même si l'interrogatoire remonte à plusieurs mois maintenant elle n'a pas oublié Isiry. Elle n'a pas oublié la gifle, la violence de cette dernière, la violence des mots de Ledward également, la façon dont elle a été malmenée alors qu'elle n'avait strictement rien fait. Certes le crime commis par sa mère était le plus grave, le pire, mais de là à la traiter, elle, de cette façon... Et si elle maudit Ledward pour ce geste violent, c'est à Joel qu'elle en veut le plus ce qui peut sembler totalement injuste mais dans l'esprit de la jeune femme il est davantage responsable parce qu'il connaissait la façon de procéder de Ledward et il a laissé faire. Quand il aurait pu, lui, demander à interroger Isiry, il a laissé faire et ça, ça reste en travers de la gorge d'Isiry. Alors non, elle n'a pas envie de le voir ce soir et si elle va s'occuper de lui comme elle a juré de s'occuper de chaque patient qui viendrait jusqu'à elle, elle ne tient pas à lui parler d'autre chose que de son état et elle espère, que lui, de son côté, ne va pas tenter de parler d'autre chose. Alors forcément, la journée est difficile et moins supportable pour la jeune femme qui voit le temps filer plus vite qu'à l'accoutumée, comme d'un fait exprès, des minutes qui filent et qui la rapprochent un peu plus de la venue de Joel. Quand l'heure du rendez-vous est presque arrivée, elle demande à faire une pause. Elle a besoin de sortir de là pendant quelques minutes, besoin d'essayer de calmer ce palpitant qui commence à cogner un peu trop fort dans sa cage thoracique, juste à cause de l'anxiété provoquée par la venue de Joel. Et finalement, on doit venir la chercher pour la prévenir qu'il est arrivé, tant elle prend le temps.

On vient la chercher pour lui dire qu'il l'attend.

Elle hoche la tête et prend une profonde inspiration avant de prendre la direction de la salle d'examen dans laquelle Joel l'attend et plus ses pas l'approchent, plus elle se sent oppressée Isiry si bien que lorsque la porte automatique s'ouvre sur elle, c'est un visage pâle et des yeux brillants que Joel voit. Elle marque un temps d'arrêt, les traits fermés, les lèvres pincées, et pénètre à l'intérieur, laissant ainsi la porte se referemer derrière elle. Et c'est terrible parce qu'elle l'adorait tellement Joel... Il était devenu au fil des années un ami sincère, un homme avec lequel elle aimait passer du temps et à présent, il n'est plus que celui qui a permis qu'on lui fasse « du mal ». Avant, il faisait naître un sourire chez elle si tôt qu'elle le voyait. Maintenant...

« Rien de nouveau ? Comme est ta respiration ? » qu'elle demande en s'approchant de lui et en récupérant son terminal professionnel au passage, gardant résolument son regard détourné de celui de l'inspecteur.

Même pas de bonjour.
Il devrait être habitué maintenant.




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MessageSujet: (#) Re: Heart glass. [Joel]     Mar 7 Aoû - 22:43
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« M’sieur Morales, vous pouvez pas fumer ici » lui rappelle, excédée, une infirmière dont il connaît le visage et le nom pour avoir fréquenté ce coin du Regina Mercy pendant de bien trop longues années; pourtant, sur le coup, elle le surprend, et il la fixe pendant un bref instant sans pouvoir se remémorer son prénom. Joel avait allumé la cigarette dans un automatisme absent, sans même s’en rendre compte, alors même qu’il était dans l’endroit qui aurait dû le convaincre d’arrêter au plus vite cette fâcheuse habitude. « Pardon », s’excuse-t-il finalement en cédant devant le regard insistant de l’assistante qui lui présente de quoi éteindre de façon sécuritaire l’objet de son vice. L’inspecteur frotte ses mains sur son pantalon d’uniforme, comme pour faire passer une vague d’angoisse, avant qu’une autre infirmière le mène vers la salle d’examen où le rejoindrait inévitablement Isiry. Chaque visite était plus souffrante que la précédente, et chaque fois il espaçait les rencontres, d’abord involontairement puis avec la simple envie d’éviter le problème, conscient malgré tout que ce n’était pas en laissant foisonner les mauvaises herbes que l’on permettait à un jardin de fleurir à nouveau. La figure de la médecin qui apparaît de l’autre côté de la porte alors qu’elle glisse sur ses rails lui fait comme un coup de marteau en plein thorax. « J’vais bien, mija. » Joel parlait à peine espagnol – encore moins que sa mère avant lui – mais il connaissait l’essentiel, copiant allègrement les petits surnoms que sa mère avait pu lui donner, à lui ou à Rina, à l’époque. Le mot doux lui avait échappé alors même qu’il s’était juré de ne pas le répéter tant qu’elle ne lui aurait pas pardonné l’erreur qu’elle lui reprochait, celle-là même qui le rendait honteux même s’il n’en était pas responsable. Il n’était pas du genre à faire des excuses, et depuis le temps que ça traînait, il doutait que des explications arrangent quoi que ce soit désormais.

Il fait mine de s’éclaircir la gorge, provoquant plutôt une toux rauque, persistante, qu’il étouffe au creux de son coude. Isiry n’avait cesse de l’inciter à arrêter la cigarette, et il y arrivait, parfois, l’espace de quelques semaines, quelques mois au plus, avant que le stress et le manque de sommeil ne le fasse aussitôt rechuter dans une habitude qui avait pour seul mérite de lui fournir une saine dose de routine. À vrai dire, s’il était venu aujourd’hui plutôt que de repousser encore le rendez-vous, c’était bien parce qu’il sentait son état s’aggraver sans raison apparente, malgré ce qu’il avait pu tenter de lui assurer. C’était à elle de lui dire qu’il allait mal, de le secouer un peu pour qu’il se prenne enfin en main, huit ans trop tard – même s’il valait, sans doute, mieux tard que jamais. Il inspire bruyamment par le nez, se préparant pour la déferlante que lui réservait sans doute son médecin, frottant tantôt sa barbe négligée, tantôt ses mains l’une contre l’autre. « Comment tu vas, toi, Isy? » lui demande-t-il finalement au détour d’un silence. Mine de rien, il y avait ce qui lui semblait des lustres qui séparaient cette rencontre de la précédente, et pourtant il n’arrivait pas à se motiver à faire en sorte de régler la situation. Les choses arrivaient pour une raison, les malentendus en faisaient partie, même s’ils faisaient plus de mal que de bien. L’ignorance de Joel avait causé du tort à Isiry et pourtant, il n’arrivait pas à piétiner son ego pour s’en excuser, toutefois conscient qu’il était partiellement responsable de la souffrance – physique autant que psychologique – de la jeune femme. Elle lui manquait. Peut-être qu’il considérait cela comme sa punition à lui pour ne pas avoir su prévenir l’inévitable.


uc
MessageSujet: (#) Re: Heart glass. [Joel]     Jeu 9 Aoû - 18:42
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Heart glass.


« J'vais bien, mija. » qu'il ose. Il ose... Elle pince les lèvres Isiry, en gardant toujours son regard résolument détourné de celui de Joel. Comment peut-il oser l'appeler ainsi ? Par ce surnom qui a tant voulu dire pendant un long moment. Par ce surnom qui faisait gonfler le cœur de joie d'Isiry à chaque fois qu'elle l'entendait dans la bouche de Joel. Parce que l'affection qu'ils avaient l'un pour l'autre était une amitié sincère oui, mais elle avait parfois tellement l'apparence de l'affection qui peut exister entre un père et une fille... Et elle s'est accrochée à ça Isiry, derrière sa façade, derrière des non-dits, elle s'y est accrochée. C'est pour cela que la perte de Joel a été encore plus difficile à avaler. Si difficile à avaler... Si difficile de renoncer à l'appeler « Jo ». En fait, ça a été si difficile que de l'entendre prononcer ce surnom donne les larmes aux yeux de la pneumologue qui se détourne ainsi de Joel. Ne rien lui montrer. Surtout ne rien lui montrer. C'est ce à quoi elle s'essaye avec acharnement. Mais la toux rauque de Joel l'empêche de garder son regard détourné du milicien plus longtemps. Elle est médecin avant tout, et inquiète même si elle ne le lui avouera pas. Inquiète parce que sa taux lui semble plus rauque que la dernière fois, plus persistante aussi. Elle fronce les sourcils, dépose le terminal sur un meuble avant de récupérer le stéthoscope, le tensiomètre ainsi que l'oxymètre numérique tout en s'approchant de Joel. Elle sent l'odeur de la cigarette et bouillonne intérieurement mais ceci dit, elle ne s'attendait pas à ce qu'il ait arrêté. Il n'arrêtera sans doute jamais, sauf s'il tombe plus gravement malade mais là encore elle n'est pas certaine qu'il arrêterait. Plus les secondes passent, plus Isiry se retrouve face à ces saletés de sentiments contradictoires qui lui bouffent l'existence dès qu'il s'agit de Joel. Elle voudrait lui hurler des horreurs à la figure, lui en coller une même et en même temps, elle crève d'envie d'aller le prendre dans ses bras. Chier à la fin. « Comment tu vas, toi, Isy ? » Et c'est pour le moment la colère et l'envie de lui en coller une qui l'emportent. Elle plisse les yeux et lui lance un regard glacial.

« Parce que ça t'intéresse ? » qu'elle répond d'un ton tout aussi glacial que ses prunelles. « Et y'a plus d'Isy qui tienne ni... » Elle marque un silence, déglutit un peu trop péniblement à son goût. « Tu ne peux pas m'appeler comme ça. » Il comprendra bien car elle ne le dira pas. Ce surnom, elle ne le prononcera pas. « Tu ne peux pas. T'as perdu le droit. Je suis ton médecin, c'est tout, alors tu t'en tiens à Isiry ou même Docteur Lehane ou Docteur, ce sera très bien. » De la distance. Surtout de la distance. « Comment je vais... » qu'elle répète la voix sifflante. « Enlève ton haut. » Ordre donné sans préambule et il n'a pas d'autre choix que de s'exécuter et quand c'est fait, la pneumologue vient installer l'oxymètre au bout de l'index de la main droite de Joel. « Ne bouge pas et tais-toi, je dois écouter. » D'autres ordres donnés alors qu'elle vient poser le pavillon froid du stéthoscope sur le torse de Joel après voir installé les embouts dans ses oreilles. Puis silence, simplement ponctué par la respiration de Joel, bien plus audible que celle d'Isiry qui se fait sans mal aucun. « Souffle fort par la bouche. » qu'elle ajoute en le regardant brièvement dans les yeux. Très brièvement car son regard se détourne et ses paupières se ferment. Elle a besoin de se concentrer, d'être dans sa bulle pour écouter comme il faut et plus les secondes passent, plus les sourcils de la pneumologue se froncent : elle n'aime pas ce qu'elle entend. Elle rouvre les yeux et contourne Joel pour venir poser le pavillon du stéthoscope dans son dos, sa main libre se posant sur l'épaule du milicien. Un geste qu'elle a toujours eu envers lui, qui est instinctif en réalité mais elle se reprend vite et la retire. Elle tient à la fameuse distance qu'elle essaye de garder entre eux. Et ça lui coûte tellement plus qu'elle ne l'aurait pensé... Il lui manque, c'est un fait. Elle termine par soupirer, tant parce qu'elle n'aime pas l'aggravation des sibilants à l'auscultation que parce qu'elle voudrait ne plus ressentir tant de tendresse pour le milicien. Elle retire le stéthoscope et contourne de nouveau Joel pour venir regarder la saturation inscrite sur le petit cadran de l'oxymètre et là encore c'est mauvais. Nouveau soupir alors qu'elle retire l'oxymètre. Elle repose le tout sur le meuble à côté d'elle avant de se retourner vers Joel, en essayant de garder cet air dur même si ça lui devient de plus en plus dur au fil des secondes. « Ce n'est pas bon. » Au moins c'est dit. « Ta saturation a encore baissé. Tu es à quatre-vingt seize pour-cents. » Et il sait ce que ça signifie parce que cela fait des années qu'elle lui répète qu'en-dessous de ce seuil, il aura besoin d'oxygène au quotidien, même en petite quantité, pour respirer. « Il faut que tu arrêtes de fumer. Vraiment. Je peux te prescrire quelque chose pour t'y aider. » Elle essaye. « Et j'aimerais te prescrire aussi un traitement pour essayer de t'aider pour faire remonter ta saturation. Il faudrait le prendre tous les jours à heure fixe, tu penses pouvoir faire ça ? »

Elle essaye de s'en tenir à son rôle de médecin mais en vérité, elle est morte d'inquiétude et elle pourrait presque le supplier de l'écouter un peu plus.

Presque.



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