past-mourning // orian
MessageSujet: (#) past-mourning // orian     Mar 1 Mai - 5:37
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I don't mind
Short steps, deep breath. Everything is alright. Chin up, I can't step into the spotlight. She said, "I'm sad," somehow without any words. Why do my words always lose their meaning? What I feel, what I say. There's such a rift between them. But I don't mind. If you're with me, then everything's alright.
Un minuscule sourire aux lèvres, tu salues tes coéquipiers et collègues de travail, alors qu’un homme et femme à la fois, ils abandonnent le gym. Une serviette passée autour du cou, tu attends sagement qu’Orion ait terminé de discuter avec votre sergent – celui-là même que tu évites avec tant d’acharnement. Mais tu croises le regard de ton meilleur ami et il suffit que tu hausses les sourcils, pour qu’il comprenne qu’il a intérêt à presser le pas. Un peu, du moins. À son regard curieux, tu souris – pour le rassurer. Tout va bien, mais ramène toi. Nul besoin que tu parles pour qu’il comprenne et tu as tout juste le temps de croiser les bras, qu’il reporte son attention sur Marcus. Qu’il achève sa conversation – tu n’as aucune idée de ce dont il est question et très franchement, tu ne veux pas savoir. Avant, tu te serais joins à eux. Tu te serais cramponné au cou d’Orion ou tu aurais bousculé Marcus. Avant. Plus maintenant. Non, dorénavant, tu restes en retrait et tu attends, le plus loin possible de votre supérieur. Celui-là même qui croise ton regard – chacun son tour, hein Eirian. Mais cette fois, tu ne souris pas, au contraire. Tu perds celui te hantant les lèvres, l’efface pour baisser les yeux et soupirer.

Tout ça te fatigue tellement. Il ne te reste qu’a serrer ton corps, à deux bras. Ceux croisés sous ta poitrine.

Toute occupée que tu es à observer le sol, tu ne remarques pas que les deux hommes t’approchent. Pas avant qu’Orion ne hausse la voix. Pour t’avertir – parce que c’est un vrai ami – qu’ils arrivent. Le dos un peu plus droit, tu te redresses aussitôt pour croiser une fois de plus, le regard de votre supérieur. Mais tu souris déjà légèrement à ton meilleur ami et lui attrape un bras. « Aller, demain c’est jour de repos et tu as les bras tout gonflés. Vous discuterez un autre jour, une douche nous attend! » Et pas le temps d’emprunter celle du gym, pourquoi faire d’abord? Vos cabines sont très bien équipés et tu tires sur le bras d’Orion. Avant, vous auriez marché tous les trois, en discutant. Tu te serais mêlé à leur conversation, y aurais même pris plaisir. Plus maintenant. Non, tu réclames du temps privé avec Orion et offre tout juste un signe de tête à Marcus. « Riley... » c’est une façon comme une autre de dire au revoir à quelqu’un. AHEM.

Tu ne prend pas même le temps de remarquer la réaction d’Orion à tout ce cinéma, que tu l’entraines déjà, le détachant de Marcus. Il est à toi dorénavant, tant pis pour le copain d’Elara. Qu’il aille se faire voir! Et même s’il ouvre la bouche, qu’il s’apprête à parler, tu passes plutôt un bras autour d’un biceps à ton meilleur ami, l’entrainant à l’écart. « Kai bosse jusqu’à tard ce soir, je t’ai pour moi toute seule, he he! On pourrait se laver le dos mutuellement, j’ai besoin d’un bon massage même que! » Tu presses le pas et voilà, vous avez devancé votre supérieur. Tu grimaces d’ailleurs quand tu croises le regard de ton prisonnier – comme s’il souffrait, ahem. « Quoi? Je t’ai dis que je m’étais prise la tête avec Riley, je ne déconnais pas. » Oh et puis zut, tu lances même un regard derrière vous. Parce qu’il n’est pas très loin. Normalement, tu lui tirerais la langue. Mais plus rien n’est normal et tu te contentes de le fixer un bref instant, avant de ramener la tête vers l’avant et de plutôt écraser ta joue contre le bras tout collant d’Orion. « J’étais sérieuse, tu sais… pour la douche… je sens le sportif. C’est immonde... » Parce que c’est bien connu, les hommes puent davantage que les femmes et tu souris contre le bras du brun.

De fait, c’est sa cabine à lui que vous rejoignez – près de la tienne de toute manière, mais qu’importe parce que tu t’es enfin décidé : c’est aujourd’hui que tu vas tout lui raconter. Tout lui avouer. Puisque sa sœur quitte la flotte le lendemain, c’est un bon moment, non? Tu l’espères. En attendant, tu te glisses dans sa cabine sans plus attendre, retirant tes vêtements sans t’inquiéter. Parce qu’il s’agit d’Orion. Parce que vous avez dépassé le stade charnel depuis un sacré bout de temps. Il n’y a donc rien de sexuel dans son corps nu, seulement une superbe mécanique – celle que tu admires, tout en lui virant son t-shirt, en gloussant. « T’empestes encore plus que moi… c’est terrible! » Et tu ris encore, alors que tu frousses le nez et met l’eau de la cabine de douche en route. Ton rire à un son étrange dorénavant, parce que trop peu utilisé dernièrement, sauf ici. En compagnie d’Orion. Alors que tu lui frottes la nuque et le dos, que tu le chatouilles même quand il se montre trop silencieux – vos soucis dilués par l’eau chaude de la douche, mais pas encore enfoncé dans le drain. Ce qui explique qu’ils sont toujours présents, lorsque vous émergez pour vous effondrer sur son lit.

Ton corps roule tout naturellement près du sien et allongée sur le ventre, tu glisses tes pieds contre les siens. Câline, tu viens caler ton bras contre le sien et frotte même le bout de ton nez contre le sien. « Comment tu vas, ‘Rion? » cette fois, tu chuchotes presque. Le regard plus doux, de la tendresse jusqu’au bout des cils. Parce que tu tiens terriblement à cet homme et que sous sa carapace, tu le sais aussi tendre que toi. Ton index glisse même contre la courbe de son nez et tu lui souris légèrement, inquiète. Tellement inquiète, maintenant que vous avez terminé de rire et de dissimulé vos blessures mutuelles. « Mmn, il est temps qu’on parle, tu crois pas? ... » De ses discussions qui font mal. Qui font peur. Mais pas avec lui, voilà ce que ton regard cherche à lui faire comprendre. « Alors... » que tu commences d’une voix douce, ton index remontant contre son arcade sourcilière. « … Je te raconte ce qui se passe entre Riley et moi... » tu sais très bien qu’il veut savoir. Qu’il est curieux. Inquiet, lui aussi. Aussi, tu souris un peu – pour le rassurer – alors que ta paume glisse doucement contre son front, ta main s’enfonçant gentiment dans sa tignasse. Pour le cajoler comme un enfant. « … Et en échange, tu me racontes ce qui se passe, ici. Dans ta très jolie tête » ta préférée, oui. « Deal? »
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You see the turmoil,

⊰ the demolition, but do you see the girl?


Sometimes I’m not sure I do either. You can be so much softer than me with your sweet nothings. I’m not like that. I don’t know how to love anything without sinking teeth into it.
MessageSujet: (#) Re: past-mourning // orian     Jeu 3 Mai - 13:33
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Eirian Reyes et Orion Hartmann

Past-Mourning


L’eau brûlante qui se déversait contre sa nuque charriait du savon, de la mousse et pas mal de la frustration qu’avait accumulée Orion au cours des dernières semaines. Les mains agiles d’Eirian s’activaient fébrilement, frottant ses épaules nues sans la moindre sensualité ; pourtant, elles contribuaient à desserrer le noeud d’angoisse qui lui obstruait la gorge. Il lui rendit bientôt la pareille, se penchant vers elle, remettant en place les mèches de cheveux qui s’enroulaient comme des lianes autour de son cou, veillant à bien frotter son dos. Il s’attarda au niveau des épaules et des omoplates, songeant qu’un massage improvisé lui ferait du bien. Tous deux avaient besoin de cette tendresse quasi fraternelle - « quasi », car jamais il n’aurait jamais voulu prendre de douche avec Ela, ça aurait été trop… uughhh nope !! déjà qu’elle portait des décolletés beaucoup trop décolletés -, de ce moment de douceur et de sourires échangés à travers le rideau de pluie artificielle qui leur écrasait la tête. Ils dégageaient tous deux la même soif d’étreintes amicales, tant ils étaient éreintés par les entraînements, par les courbatures et par le silence qui s’était peu à peu tissé entre eux depuis quelques temps.

C’était un silence épais, chargé de non-dit qui ajoutaient un poids supplémentaire dans la cage thoracique du légionnaire. Ce silence puisait sa source dans une histoire entre Eirian et le sergent Riley, et… c’était tout ce qu’Orion savait. Son amie était restée très vague dans ses explications, et il n’avait pas non plus cherché à la presser de questions, devinant que cela le conduirait à une impasse.

D’ailleurs, lui non plus ne se sentait pas d’humeur spécialement bavarde, ces derniers temps. Il était pourtant obligé de se montrer plus loquace, depuis que Eirian se refermait comme une écoutille dès que leur supérieur apparaissait à l’horizon. Il fallait bien quelqu’un pour discuter avec celui-ci ou avec les collègues ! Et si Orion n’était pas spécialement mauvais à ce jeu-là, il savait que jamais il ne surpasserait son amie lorsqu’il s’agissait de sociabiliser. Elle était lumineuse, un véritable rayon ultraviolet qui faisait rosir les joues de ses interlocuteurs de plaisir ou d’amusement, alors que lui… sans être une mauvaise ampoule, il restait une ampoule, diffusant une lumière qui n’avait rien de spécialement bluffant. Et qui avait perdu quelques volts depuis le décès de son meilleur ami. (Et on s’arrêtera là pour les métaphores de prof de physique.)

Néanmoins, même lorsqu’elle n’était pas dans son assiette, Eirian continuait de le faire rire, cherchant à le chatouiller sous la douche. Il se laissa faire en ricanant tout bas (… en vérité, étourdi par la chaleur, il n’était pas assez rapide pour lui attraper les poignets et l’immobiliser), et quitta finalement la cabine avec l’impression qu’on avait délesté son coeur de trois bon kilos. (Il en restait au moins trois autres, malheureusement.)

Il s’échoua sur son lit avec l’élégance d’un militaire (c’est à dire : avec la lourdeur d’un ordinateur qui tournait sous Windows 1998) et caressa doucement le bras d’Eirian, faisant mine de rentrer la tête dans les épaules quand elle approcha son nez du sien.  « Comment tu vas, ‘Rion? » « Je vais aussi bien que possible, sachant qu’une créature aux pieds terriblement froids est train de squatter mon lit » répondit-il en essayant de lui adresser une grimace, mais le sérieux qui perçait dans les yeux d’Eirian l’effaça rapidement.

Il baissa les yeux, comprenait, à la douceur de son amie, qu’il était temps de parler. De crever la bulle de silence, quelle que soit la réalité qu’elle contenait. Elle le confirma d’ailleurs bien rapidement. « Mmn, il est temps qu’on parle, tu crois pas? ... » Il hocha la tête. « … Je te raconte ce qui se passe entre Riley et moi... » Il hocha de nouveau la tête, définitivement piqué par la curiosité. « … Et en échange, tu me racontes ce qui se passe, ici. Dans ta très jolie tête » Il se mordit la lèvre, réprimant un faible sourire, touché par le compliment.  « Deal » répondit-il aussitôt, glissant ses doigts au milieu de ceux d’Eirian pour l’encourager à se confier.

Il approcha ensuite son visage du sien, cherchant à fouiller son regard, fronçant brièvement les sourcils.  « J’espère simplement que ça ne va pas me faire regarder le sergent trop… différemment. » Par exemple, il n’était pas totalement certain de vouloir savoir à quoi ressemblaient ses fesses. Car c’était bien cela qu’il s’était passé entre son amie et leur chef, n’est-ce pas ? Il connaissait sa fascination - son obsession - pour l’homme, et il devinait qu’un pas avait été franchi dans leur relation. Il fallait bien ça pour qu’une telle froideur - pourtant polie, ni l’un ni l’autre n’étant visiblement désireux de mêler vie privée et vie professionnelle - se déploie entre eux.

Tu n’aurais pas dû aurait-il presque pu ajouter, les mots lui chatouillant déjà les lèvres, mais il n’avait ni l’envie ni l’énergie d’accabler Eirian de reproches. D’autant plus qu’elle semblait très bien s’auto-flageller toute seule ; il aurait été au mieux inutile, au pire cruel d’enfoncer le clou. Alors il ravala son amertume et posa une main légère, délicate, sur la cuisse de la jeune femme, près de son genou rafistolé.  « Ce n’est pas… ça… qui l’a rebuté, au moins ? » Cela aurait été décevant de la part de Reyes. Mais Orion soupçonnait quelque chose de plus simple, et pourtant tout aussi douloureux pour Rian, il le devinait aisément : Marcus Reyes n’était pas le genre d’homme à être facilement amadoué et à mettre tous ses principes aux tapis pour une subordonnée, fusse une amie, une soeur, une… une amante ?

Eirian avait dû se heurter à un gros rocher.

Et Orion regrettait déjà de ne pas avoir pu la retenir, et plus largement de n’avoir rien vu venir ; alors il pressa sa cuisse avec douceur, et reprit sa main, jouant avec ses doigts, cherchant à l’apaiser par ce contact physique.

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