perfect meeting (albrian)
MessageSujet: (#) perfect meeting (albrian)     Sam 27 Jan - 18:10
perfect meeting
Eirian Reyes & Alban Milanovic
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Il avait dit oui. Un mot prononcé à l’envolé. Sans réel sens pour le jeune homme. Et pourtant. Le corps embarqué dans une situation presque burlesque. Guidé par des instructions féminines. Ecrit à l’encre sur un bout de papier. Un lieu de rendez-vous. Une heure distincte. Aucun retard n’était toléré. Avec ça, Alban il ne se sentait pas serein. Il aurait pu prétendre une maladie. Ou une quelconque excuse mais Alban il ne faiblissait jamais devant ses missions. Même devant cette étrange perception de s’embarquer dans quelque chose inédit. La cause de tous ces tourments : Clara. Une femme déjà conquise par le temps, dont l’espoir reposait sur une jeunesse florissante. Une femme douée médicalement parlant et dont l’éloquence avait captivé le jeune homme. Puis surtout Alban, il n’aimait pas ça, faire du tort aux autres. Même si l’ennui débordait de ses lèvres. Il trouvait toujours quelque chose pour le distraire. Elle avait évoqué un lieu agréable où sans aucun doute il pourrait s’y retrouver pleinement. Où son esprit pourrait voguer tranquillement. Un lieu de sérénité où enfin il pourrait s’affranchir progressivement de cette prison métallique dans laquelle, Alban, il étouffait. Une illusion vaine mais si réaliste qu’elle était certaine de plaire au jeune homme. La curiosité d’Alban l’avait conquis. Epris de l’illustration émotionnelle qu’elle lui avait décrite. Pris au jeu, pris par l’envie soudaine de savourer ces sensations, bien qu’éphémère mais réelles le temps de quelques instants. Alors il marche. Il avance délicatement, d’un pas presque las vers le cœur de cette carcasse. Un lieu qu’il ne connaissait pas vraiment. Juste de temps pour y avoir fait quelques courses. Mais l’ambiance trop guerillet l’effrayait presque. Comme si la plupart avait oublié. Des souvenirs terrestres presque effacées par toute cette effervescence toxique. Alban il soupirait déjà à l’entente des rires. A l’entente des cris de joie et des parades sûrement alcoolisées. Il soupirait d’agacement devant un tel monde crédule devant ce flegme persistant. L’air est lourd pour ses poumons. Il le sent, toxicité rampante qui lui glisse contre l’épiderme. Qui lèche sa trachée de ses flammes ardentes. La corrosion du vice qui grimpe dans les veines, ne fait plus avec l’hémoglobine carmine. Il sentait son pouls incendiés sa cage thoracique tant l’endroit lui tordait le bide. Des exaltations qui écorchent le jeune homme. Il n’était pas bien devant ce halo d’émulsion humaine. Il n’aimait pas les gens, Alban. Une asociabilité maladive qu’il s’était progressivement approprié au fil du temps. Force d’exaspération devant les absurdités humaines. Tout simplement, il ne comprenait pas son monde. Les décisions ni même les raisons d’un tel désastre de vie. Alban il ne se sentait presque pas à sa place. Et pourtant, après des années sur ce tas de ferraille il était parvenu à se créer une place. Un petit chemin distinct et tranquille. Où l’allégresse n’était pas commun et la connaissance restait sa plus fidèle alliée. Alors évidemment, Alban ce n’était pas le garçon à croiser au premier coin de rue. Mais plutôt à rester solitaire, passer des soirées à contempler les astres du haut de ses hublots, à perdre ces prunelles de cet horizon infini qui l’effrayait presque. Un garçon sérieux et presque trop calme. Ce n’était pas l’envie d’exploser qui manquait. Mais il n’était jamais en position de force. Alors il abandonnait rapidement. C’était plus simple. Peut-être lâche, ou alors raisonné, tout dépend des points de vue. Mais Alban il s’en fiche, ce qui compte c’est lui. Et personne d’autres. Le bout de papier dans la main, il le froisse à mesure qu’il sincère dans la foule. Il bouscule, pousse et heurte les habitants sans aucune formule de politesse pour excuser cette brusquerie. Peu importait, ils étaient trop occupés pour remarquer le jeune homme. Maître de l’invisible. Une petite maison entre deux boutiques. Le nom il le reconnait, il est imprimé sur le papier donné. Il avance, doucement sans quitter des yeux son objectif. Il avait presque peur. Il franchit la porte et finalement, ses prunelles s’extasient devant ce nuancier de surprise. Une décoration agréable. Une ambiance sonore qui délivre une sensation de bien-être et des lumières qui modèlent les pensées d’un calme évident. Il s’attarde quelques instants sur le palier, ne sachant que faire devant une beauté inhabituelle. En effet, le lieu lui plaisait. Il y avait quelques coins de canapés où quelques personnes s’étaient installées pour s’adonner à la lecture. D’autres préféraient le comptoir où la discussion était plus favorable. Mais Alban il ne voyait que le fond de la salle. Une vue magnifique sur le lointain firmament céleste. C’était beau. Quelques guirlandes pour décorer les contours du hublot et des sièges en velours idéals pour une romance. Et pourtant, Clara n’était pas ici. L’heure à son poignet il dérive sa contemplation à la recherche d’informations. Il était arrivé quelques minutes plus tôt. Sûrement du à cette course effréné dans cette foule dissonante. Une femme vint alors l’accueillir, vêtue d’un tablier, l’évidence était certaine, elle travaillait dans ce lieu. « J’attends Clara. » Des mots jetés avec retenu, pour ne pas brusquer l’élégante femme. Sauf qu’il avait manqué de subtilité en évoquant le prénom de sa collègue si familièrement à cette serveuse. Comme si elle pouvait la connaître. Il s’apprêtait à rectifier ses paroles incohérentes or un son aigu dispersa la volonté du médecin. « Veuillez me suivre. » Interdit devant cette annonce. Et sans un mot il la suivit. Attentif au chemin, comme s’il découvrirait d’autres recoins emblématique de ce petit café. « Je vous pries de patienter, madame ne devrait pas tarder. » Un embryon de sourire vint se dessiner sur son visage. La place idyllique dont l’admiration lui avait pris quelques minutes leur avait été réservée. Presque étrange. Presque trop intime pour deux collègues. Mais il ne posa aucune question, au contraire, il prit place avec détermination, avant de poser son regard vers l’extérieur. Le panorama astral lui offrait des sensations particulières. C’était telle qu’un parfum de liberté. Une évasion cosmique à travers la beauté de ce lieu mais également l’ouverture vers ce ciel remplie d’astérisques. Des bruits de pas, une installation inattendue, Alban il tourne les iris pour s’apercevoir que son invité était arrivée. Mais il fut surpris de constater qu’il ne s’agissait pas là de sa collègue. Plutôt d’une femme inconnue dont le visage familier laisser un goût amer de discorde. « Vous êtes ? » C’était trop tard. Il avait compris. Et sur le coup, Alban il maudissait Clara Reyes. Plus encore pour avoir mis au monde cette femme.
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MessageSujet: (#) Re: perfect meeting (albrian)     Mar 13 Fév - 21:19
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come on, zero fucks about it
Pretty boys, they didn't teach me things I didn't know. They don't have the thing that I need, but they don't know they don't.
T’avais tout d’abord refusé. De marcher. De jouer le jeu – encore une fois. De plus. De trop. Tu t’étais affirmer, trop vieille pour ce genre de bêtise, capable de faire ton propre chemin – de choisir un compagnon selon tes propres critères. Seulement, ta mère n’avait pas démordu – jamais même. Elle avait insisté. Et t’avais faiblis. Plier. Par amour, parce que Epsilon t’aurait assurément fait les gros yeux. Accepte Rian, ça ne va pas te tuer. C’est jamais qu’un rencard. Seulement, Epsilon était mort. Il ne savait pas combien maman était aujourd’hui exigeante. Assoiffée, même. De ton sang, de cet enfant qui ne viendrait jamais – pas sans ton accord. Jamais donc. Et c’est un peu par culpabilité, pour ce jamais, pour cette décision définitive – non assumé, cependant – que tu avais finalement cédé. Que tu avais même fait un minimum d’effort, rangeant tes jeans confortable, tes t-shirts usés, pour tripoter une jupe. Sans grande excitation. Ce n’était pas même la faute du pauvre type – pas encore du moins, ça viendrait cela dit – mais celle de ta mère. Parce qu’elle avait le chic de dégoté tout et n’importe quoi. Parce que tu ne savais jamais sur quel genre de spécimen tu allais tomber. Parce que la dernière fois, elle t’avait arrangé le coup avec un homme ayant plus en commun avec ton père – y compris son âge – qu’avec toi.

Alors oui, tu allais enfiler cette fameuse jupe fleuris et tu te coifferais Eirian, mais tu ne pousserais pas le vice au-delà. Par respect pour toi-même. Parce que même ton amour pour te mère, avait sa limite. Parce que franchement, tu ne t’attends pas à grande chose – encore une fois. À chaque fois.

C’est pourtant avec un bref résumé que tu gagnes le lieu de rendez-vous : Dr.Milanovic, chirurgien. Sérieux. Regard expressif. Était-elle sérieuse? Aucune idée. Pas avec elle, ta mère comme entouré d’un mystère propre à sa personne – assurément trop portée par les romans et le radiothéâtre pour ton propre bien. Aurait-elle seulement avertit le pauvre bougre de ce qui l’attendait? De quoi son résumé avait-il été fait? Des questions qui s’emmêlent dans tes cheveux, alors que tu passes les ponts, que tu quittes les remparts d’acier – la protection de l’Argus One, peu attrayant mais plus résistant selon toi – pour les doux mensonges du Columbiad. Et si la mer de corps à de quoi te faire sourciller, tu t’efforces d’être agréable, de contourner les corps, d’éviter d’enfoncer ton coude dans tout ce qui remue trop près de toi. Aussi bien dire que lorsque tu gagnes enfin le point de rendez-vous, tu as l’impression de sortir d’une épreuve – la première manche, oui. La seconde se trouve juste devant toi, dans l’intérieur de la presque maisonnette. Un autre mensonge, typique des entrailles de Columbiad. La chaleur pour rassurer, pour engourdir. Émoussé les sens. Tu prends une grande inspiration, trouve même la force de sourire et t’engouffre à l’intérieur. Une serveuse t’apostrophe alors même que tu sondes la foule du regard – qui peut bien avoir l’air sérieux, avoir un regard « expressif » - qui sait ce que c’est d’ailleurs – et avoir un petit air hautain? Pas le temps. Parce qu’il suffit que tu souffles le nom de ta génitrice, pour qu’on t’enrôle, scénario catastrophe en devenir. Un désastre, oui, dès que tu poses le regard sur lui.

« C’est une blague? ... » Dire que tu es sous le choc est un doux euphémisme. Parce que devant toi se trouve l’un des plus récents goujats que tu as eu la chance de rencontrer au gym. Tu ne souris plus. En fait, tu grimaces même. Si tu pouvais, tu exigerais un remboursement – seulement, Alban n’est pas un « achat ». Pas de remboursement. Pas d’échange. Tu peux bien lancer un regard désespéré autour de toi, personne ne va venir à votre rescousse. La sienne, comme la tienne. Parce qu’il est tout autant déçu que toi – bien piètre consolation, oui. « Vous êtes ? » Tu croises maintenant les bras, ennuyée et n’ayant plus aucune raison de sourire. « Maudite. »  Et pas qu’un peu. Mais lui aussi et dans un grand soupire – ultime souffrance qu’est sa compagnie – tu glisses sur le siège en face de lui. La serveuse – soit habituée à ce genre de bêtises ou vous ayant déjà repéré par le passé? - se contente aussitôt de vous sourire, de laisser deux menus et de filer. Comme si tout allait bien. Comme si vous n’étiez pas sur le point de vous lancer la poivrière et la salière – qui te font signe, là juste à ta droite. Sous le hublot. Sous l’espace infini, qui capte brièvement ton attention. Seulement, tu auras beau fixer les étoiles, en retraces les constellations, Alban ne risque pas de disparaître. Il faut faire face Eirian! « Je suppose qu’elle n’a pas dit grand-chose, mmn? » Aller, tu fais ton effort – ultime oui – et tu braques un regard agacé sur l’homme. Chirurgien? Guère étonnant, il a l’air pincé fait sur mesure avec le métier. Pleine de préjugé? Allons, évidemment!

Si tu avais l’intention d’être une bonne fille pour ce « rencard », l’identité de ton fameux compagnon d’infortune, fiche en l’air toutes tes bonnes résolutions. Elles rejoignent l’espace. Les étoiles. Et toi, tu croises lentement les bras sur la table, sans t’intéresser au manque de politesse de la chose – ce ne sont jamais que des bras. Jamais que toi. Tu as déjà enfilé une jupe, par toutes les constellations! « Après… je suppose qu’on ne peut pas la blâmer d’avoir arranger pareille situation… Elle ne pouvait pas savoir que tu étais aussi mauvais perdant. Ma mère ne traine pas dans les gyms, donc… » Parce que, bien entendu, tout est entièrement de sa faute. Aussi, tu enfonces ton menton dans le creux de ta main et le fixe avec une moue ennuyée. « Enfin, je suppose que je peux au moins avaler un café, pendant qu’on met au clair ce qu’on lui racontera. Parce que je t’assure qu’elle ne laissera pas passer, elle tient à ces rencards. Donc, mieux vaut – pour toi, comme pour moi – lui fournir une explication au pourquoi ça n’aura pas duré plus de quelques minutes. On peut aussi mentir… tout me va. » Tu hausses une épaule sans grande conviction et secoue ta main libre, pour obtenir l’attention de la serveuse. Parce que quitte à souffrir, aussi bien le faire avec de la caféine dans le sang.
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You see the turmoil,

⊰ the demolition, but do you see the girl?


Sometimes I’m not sure I do either. You can be so much softer than me with your sweet nothings. I’m not like that. I don’t know how to love anything without sinking teeth into it.

RÉPONSE RAPIDE