‘half in, half out’ game // marian
MessageSujet: (#) ‘half in, half out’ game // marian     Mer 17 Jan - 9:35
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motherfucker, don't play with me
Does she know that you held me in the dark? Does she know that I had you from the start? Does she know that the bruises never change? My marks are on your heart, I had you from the start. Are you gonna keep her?
Ça palpite contre ta gorge. Ton pouls comme une alarme d’incendie – et tout va cramer, c’est certain. T’enrage, Rian. Tu serres puis desserres les poings. Une fois. Puis deux. À la troisième, tu pousses un cri rauque et balances ton pied dans un mur. On te dévisage. On sourcille, mais très franchement, t’en as rien à foutre. T’as rien vu. Rien remarqué. Parce que la colère te dépasse, parce que t’étouffes sous l’émotion. Tu manques d’air – sauf que non, alors pas la peine de tripoter ton inhalateur d’urgence. Tout va bien, il suffit d’inspirer lentement, de respirer à fond. Sauf que t’as pas envie de te calmer. Pas envie d’être « mature et raisonnable » - tant pis maman. Une déception de plus ou de moins hein? Et puis, elle n’en saura peut-être rien – là tu es en pleine désillusion, parce que tu sais TRÈS bien que ta mère apprend toujours tout. Et toi, qui t’amuses à balancer des coups au vaisseau, ça ne va pas lui échapper. Eh merde! Tu dois te ressaisir , ne plus y songer. Alors tu cesses de tourner en rond – et d’inquiéter les gens qui tentent de passer dans le corridor où tu te trouves. Tu dégages même la voie de droite – de rien, bande de chieur! Là, tu peux le faire. Jusqu’à ce que tu aperçoives une tête blonde. Là-bas. Plus loin. Qui émerge d’une cabine. Cette fois, ton poing s’abat assez fort contre la parois, pour arracher un sursaut au passant le plus proche.

D’accord, tu ne gères absolument rien.

Normalement, tu ferais affaire avec Jesper. Il saurait te calmer, lui – peut-être même que pour une fois, tu ne serais pas contre une petite fumette entre pote. Pourquoi est-ce qu’il n’est pas là hein?! Parce que, lui aussi, à la chance d’avoir une vie. Une existence qui n’a rien à faire que Marcus Riley s’éclipse en compagnie d’Elara Hartmann, pour la deuxième fois cette semaine. Non, Jesper à la belle vie lui – son père n’est jamais qu’un amuse gueule, tout le monde sait ça! Et toi, tu souffres – de ça et d’une nomination pour la drama queen du mois, oui. Tu devrais rentrer, ou mieux, courir jusqu’au gym le plus proche. Sauf que non, t’as aucune envie de fuir. Aucune envie de nier. C’est ce que t’as fais la première fois que tu les as remarqué. La première fois que t’as compris – mais que t’as préféré secouer la tête en riant. Bon, d’accord, l’alcool devait y être pour quelque chose. Sobre, t’es pas certaine que ta réaction aurait été la même. Et voilà l’un de tes problèmes actuels : tu es DOULOUREUSEMENT sobre. Ton foie te lances presque, tant il est clean – où est passer Jesper hein?! HEIN?! Pas là, évidemment. Alors tu peux te tripoter les cheveux, les tirer et te mâchouiller la lèvre inférieure jusqu’à en avoir mal, ça ne changera rien. Y’a qu’un goût ferreux qui te hante la bouche. Y’a qu’une angoisse cruelle qui te mord le ventre. Quoi faire? Attendre ici? Rentrer? Tenter de le contacter? Et pour lui dire quoi, hein? « Tu peux te retirer d’Elara, faut qu’on cause? » Oui, très subtil. Très fin, Rian – oh putain, tu vas le faire!

T’as tout juste le temps d’attraper ton terminal, que tu reconnais son pas. Tu effleures son nom, sa photo, du bout des doigts, mais c’est peine perdu. Parce que le grand, plus grand que nature ouais, Marcus Riley est de retour. Et que toi, pauvre conne, t’es postée devant ses appartements. Le pouls trop rapide. Les mains moites – assez pour que ton terminal t’échappe. S’échoue au sol dans un bruit TOUT sauf discret – t’as la bienséance de grimacer. Sauf que ça ne change rien, sinon repousser le moment décisif. Parce qu’il ralentit le pas. Parce que Marcus t’as remarqué et qu’il ne comprend probablement pas ce que tu fais là. Ce que tu veux – et pourtant, c’est pas faute d’avoir essayer de lui expliquer à plusieurs reprises. C’est que le bonhomme est un peu con quand même – « je n’ai pas mis de culotte avant de venir » ce n’est pas une suggestion pour aller au gym, bordel! Bon aller, tu respires un bon coup et tu te redresses, ton terminal encore glissant entre tes doigts. Et Marcus qui te dévisage toujours – pourquoi il a arrêté de marcher hein? Peut-être parce qu’il empeste le sexe?! Franchement, y’en a qui n’ont pas de coeur et voilà, il se mérite un regard plein de dédain – tu es injuste, Rian, mais tu t’en fou totalement. Ouais, tellement que tu croises maintenant les bras, agressive comme pas possible – mais tu te retiens de retrousser les babines pour qu’il voit tes dents. Plus tard, ça. « J’vois qu’t’as réussis à retrouver ton froc, super nouvelle ça. Faut qu’on cause, ouvre. »

Oui, bonsoir à toi aussi, Marcus, sauf que voilà, t’en as rien à faire de la politesse. Il peut l’ouvrir, la putain de porte?! Tu tapes même du pied, impatiente. Oh aller, tu hausses maintenant les sourcils – parce que bordel, elle l’a quand même pas épuisé au point qu’il ait besoin d’une pause avant d’atteindre sa cabine et d’ouvrir hein?! IL A PAS INTÉRÊT!! Est-ce que tu songes à lui faire goûter de ton genou, Rian? Oh oui. Seulement, tu es une gentille fille – pour l’instant hein – et tu ravales ton agressivité. Tu te contentes de serrer les bras, ceux croisés sous ta poitrine – ceux qui tentent maintenant de faire remonter ton buste dans ta gorge. Et malheureusement, même ça, ça ne suffit pas à te calmer. Alors dès que la porte est ouverte, tu n’attends pas même qu’il t’invite – ha ha ha elle est bonne celle là! – que déjà tu le bouscules pour le dépasser et pivoter, une fois au milieu de son espace de vie. Cette fois, ton regard n’est pas dédaigneux, il est assassin – et pas ceux normal, nan, le tien il dégouline de poison. Tu devrais te lancer à l’attaque, lui balancer tes accusations à la gueule – des faits surtout, parce que coucher avec Elara n’est pas un crime. SAUF pour lui, mais ça, il ne le sait pas encore – ça viendra. Et pourtant, tu attends. Qu’il referme la porte – pas de drama devant publique, hein Rian? T’essaies ouais, t’essaies même foutrement fort!
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MessageSujet: (#) Re: ‘half in, half out’ game // marian     Mar 23 Jan - 15:10
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‘half in, half out’ game
we wear the same shadows, darling, we are burned by the same flames and there’s a desperation in the way you sometimes speak my name
▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵
Tu te sentais bien Marcus. Malgré la libération imminente de Goldstein, malgré les ecchymoses s'effaçant doucement de ton visage suite à une rencontre sur le ring avec Krishvin. Malgré plusieurs facteurs, tu te sentais bien, oui. Parce qu'il y a ce petit éclat dans le regard bleuté qui se retourne une dernière fois vers toi, un sourire sur ses lèvres. L'un que tu retournes, ta propre esquisse grignotant ta bouche tandis que tu lui fais un léger signe de la main. Un départ entre amis en simple spectacle pour peu que l'on ignore la chaleur au fond de tes billes. Le temps d'un battement, tu prends le chemin inverse, laissant la blonde retourner au chaos de son propre vaisseau. C'est vers tes propres quartiers que tu te diriges, jonglant avec l'idée d'une douche rapide avant d'attraper ton dernier repas de la journée. Enfin, tout ça, c'est un semblant de plan qui se retrouve bien vite en suspend alors que tu remarques une tête brune bien familière devant ta porte. À peine redressée comme si elle venait d'échapper quelque chose, les traces d'un juron contre ses lèvres. Seulement c'est l'expression qu'elle porte qui te force à considérer de faire le prochain pas dans sa direction. Un peu perdue, comme si elle n'avait pas réussi à échapper à une mauvaise nouvelle et tu hésites. Considère si c'est Reyes qui se tient devant toi, plus loin, ou tout simplement Rian. Rian la trouble fête, Rian la famille, Rian la femme qui ne veut plus être gamine. Ça devient de plus en plus difficile avec le temps, de savoir quel rôle se tient devant toi, quel rôle tu te dois de voir afin de mieux rejeter les autres. Jusqu'à ce qu'elle s'impatiente, visiblement, te balançant un regard que tu t'es déjà mérité certes, mais dont tu n'avais pas expérimenté le plein degré, à voir sa tête actuellement.

Tu sourcilles, la dévisages un peu plus si c'est possible et accélère enfin le rythme pour le rejoindre devant ta porte. « J'vois qu't'as réussis à retrouver ton froc, super nouvelle ça. Faut qu'on cause, ouvre. » Si tu es un habitué de la crudité de la brunette, son choix de termes te fait cependant ravaler toute réplique qui pourrait tenter de s'échapper. Il ne reste que de l'incompréhension visible à son attaque, étouffant doucement la pointe de méfiance l'accompagnant. C'est un fait, tu déchantes là. La descente est brutale. Un instant tu avais les traits doux d'Elara te souhaitant une bonne soirée et maintenant, tu étais face à un bulldog. Seulement, tu n'arrives pas – ou refuse – de faire la connexion entre ces deux points pour le moment. Tu te contentes donc d'un simple commentaire. « Ouais, bonsoir a toi aussi Reyes. Tu gardes les portes maintenant ? » que tu marmonnes, l'ennui clair dans ta voix. Seulement, elle s'en fiche, sait très bien que ce n'est pas son sergent qui se tient devant elle en ce moment. Non, c'est à Marcus qu'elle montre presque les dents, refuse de s'étaler davantage dans la petite scène qu'elle est en train de causer et c'est tant mieux. Par chance – si vraiment tu dois appeler ça comme ça – elle ne fait que taper du pied, accentuant son impatience. Tu l'observes quelques secondes, lâchant un son qui joue entre la moquerie et l'incrédulité, pour finalement ouvrir la porte. Et lorsqu'elle te bouscule sans honte pour s'approprier ton espace, pénétrant dans tes quartiers sans même attendre ton accord, tu ne peux que rester à l'extérieur une seconde de trop. Le regard perdu dans le couloir, pinçant tes lèvres pour prendre un respire.

Quelque chose te dit que tu auras besoin d'une cigarette à la fin de tout ceci.

Tu aimes être préparé Marcus. C'est sans doute pourquoi tu te diriges vers ces dernières dès que la porte se referme derrière toi. Que tu l'extirpes d'un tiroir, tes doigts tripotant le paquet en considération. Tu te tiens loin, imposant autant de distance que possible entre vous. Parce que tu sais qu'une Rian énervée – et tu n'es pas suffisamment con pour te dire qu'elle est seulement irritée en ce moment – a besoin d'espace pour se défouler. Et parce que tu ne sais plus vraiment comment être près sans te considérer comme l'étant trop. Que malgré les années, les limites sont encore trop brouillées pour toi. Aussi bien tenter de les retracer aussi loin que possible. De fait, tu te retournes et t'adosses contre un mur, ton regard retrouvant sa silhouette, s'égarant un instant contre ses joues rouges de colère. « Tu peux me dire ce qui se passe ? Hm ? Au lieu de me regarder comme si tu voulais m'arracher la tête. » Ce serait bien oui, malgré le ton que tu emploies. Toi qui la persifle sans honte en cet instant présent. La faute à son attitude, à son goût pour l'énormité des sentiments, quels qu'ils soient. Trop expressive, noyée dans ses émotions aux yeux de tous. Et pourtant, tu jurerais qu'elle hésite à cet instant. S'attendait-elle à ce que tu luttes ? Lui refuse l'entrée ou la jette tout simplement dehors sans la moindre explication ? Que tu l'accueilles avec la même férocité comme lorsqu'elle te teste, toi et les autres pour jouer de sa dominance ? Tu arques un sourcil, ta phrase muette. Je te connais Rian, comme si elle avait besoin que tu le lui rappelles. « Parle. » que tu finis par encourager, un peu sèchement. « Les silences dramatiques, c'est pas mon truc. » T'as jamais eu réellement la patience pour ça, de toute manière. Epsilon aurait sans doute honte de ton manque de douceur. Et pourtant, t'étais pas du family material et certainement pas avec Rian, malgré les années. Et pour diverses raisons. T'étais content de ce côté, de pas avoir à affronter Epsi.
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In my destruction, I found strength.
Forgive me if I taste a little too much like poison. If I am full of too much chaos. Forgive me if I have too much bottled within me that it makes the earth quiver. But I won’t apologize for the monster I became to survive the monsters around me.
MessageSujet: (#) Re: ‘half in, half out’ game // marian     Lun 19 Fév - 7:41
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Les bras serrées autour de toi, tu retiens tout ton corps. Ton coeur de sortir de ta poitrine. Ton ventre de s’écraser au sol. Parce que tu enrages – encore, toujours – de tout. De lui, surtout. Mais il prend son temps, évidemment. Alors tu fermes les yeux, Rian. Et tu respires. Un. Deux. Trois – il faut que tu te calmes. Il faut qu’il referme la porte – qu’il la verrouille, si possible. Tu dois oublier, l’envie d’hurler, combien tu serres fort contre tes côtes. Que l’air commence presque à manquer – sauf qu’avec lui, tu es toujours un peu en apnée, n’est-ce pas? Se noiera, se noira pas. Am stram gram, Pic et pic et colégram.

Il peut bien longer le mur, se jeter sur ses cigarettes comme sur une bouée – tu es la tempête. Tu es l’ouragan et quand tu ouvres enfin les yeux, ce n’est certainement pas avec la douceur d’Elara. Il ne te reste pas une once de tendresse. Pas quand tu tâches de ne pas éclater, de ne pas exploser. De tout dégommer – déformation professionnelle, certainement. Parce que tu es bien trop douée en destruction, parce que parfois, c’est ce qui te fait le plus peur. Tu refuses de pousser le hurlement qui se noie dans ta gorge. Trop gênant. Humiliant. Tu ne veux pas être « celle-là », celle qui hurle, celle qui pique une crise. L’hystérique. Seulement, tu es « celle-là », celle qui contracte lentement la mâchoire alors que Marcus te dévisage. Qu’il t’étudis du regard, là à l’autre bout de la pièce – trop conscient du danger que tu représentes. De combien tu peux être nocive – toxique. Et tout est de sa faute – encore. Toujours. Parce qu’il est avec elle – Elara. Avec elle et pas avec toi. Une belle connerie. Une putain d’erreur. Parce qu’elle est similaire à l’ancienne – la femme gangrène, celle qui le dévorait de l’intérieure. Celle à qui tu l’as dérobé, quelques instants – trop longtemps déjà. Le temps qu’il comprenne, qu’il voit, son erreur. Que jamais ça ne fonctionnaire. Et pourtant, il s’entête. Recommence. Avec Elara. La douce, la tendre, la si gentille et conciliante Elara. Battu par son époux puis nichée dans les bras forts – mais déjà réservés, oui – de Marcus. Pourquoi doit-il être aussi stupide? Pourquoi ne voit-il rien? N’a-t-il pas suffisamment souffert – et elle alors? Tu ne comprends pas et tu le lui reproches. Ça et son manque d’originalité.

« Tu peux me dire ce qui se passe ? Hm ? Au lieu de me regarder comme si tu voulais m'arracher la tête. » Cette fois, tu renifles. Avec agacement – un peu d’humour aussi, celui noir. Comme ton regard. Parce qu’il te gronde encore, tente de jouer l’adulte – de faire de toi l’enfant. Sauf que non. Pas cette fois, tu refuses. Tu avances alors, trois pas vers lui – les sourcils froncés un peu plus fort à chaque pas. Comme si sa proximité suffisait à répandre un goût amer sur ta langue. « Oh, c’est pas ‘comme si’, je ne demande pas mieux » que tu siffles presque. Que tu grondes, petite fille fait chienne. De celle qui morde. L’écume au bord des lèvres, sans vaccin possible pour la rage qui gronde dans son ventre. Celui douloureux depuis que tu as posés les yeux sur lui. Et même son petit regard, celui complice – presque intimide – et qui te rappelle qu’il connaît déjà tout ce que tu lui étale sous le nez, ne suffit pas à te calmer. Ça n’efface rien. De ta frustration. De l’injustice actuelle. De ce que tu ressens – et tant pis si chez toi tout est trop sensible, trop réelle. Parce que toi, au moins, tu ressens. Il est d’ailleurs temps qu’il le sache, qu’il le comprenne. « Parle. » qu’il jappe à son tour. Oh, tu plisses les yeux, alors que tu dénoues lentement tes bras de ton corps – de crainte que tout ne retombe. Que tout ne s’écroule. Là à tes pieds. La vérité dissimulé dans tes tripes, un beau sac de nœud. « Les silences dramatiques, c'est pas mon truc. »

Cette fois, tu éclates de rire. Ça t’échappe, l’hystérie roule sur ta langue. Dans ta gorge. Tu la vomis autour de toi – de lui – de ce vous qui n’est jamais qu’une vague entité. Un fantasme. Le tien. Tu ris d’une voix rauque, la tête doucement rejeté vers l’arrière. Ton ventre s’ouvre, tout grand, tout rond. Et tout en tombes – trop lentement. Puis, tu cesses de rire, la voix encore chaude – cruelle : « Naaaaan, c’vrai ça! Ni les silences, ni les relations, hein Marcus? Sauf que finalement, le relationnel, tu sais faire, vu qu’tu t’tapes Hartmann... » tu craches son nom en grimaçant. Ça n’a rien de personnel – en réalité, tu apprécies même la charmante demoiselle. Seulement, Marcus est un sujet sensible, lui et toute son anatomie. Et tu es une adepte du principe que « si tu ne peux pas l’avoir, personne d’autre ne l’aura. » Sauf qu’on t’as devancé. Sauf qu’il n’a pas attendu, pas reçu le mémo. Pauvre con. Son corps, c’est une chose, mais Elara ne joue pas à ce genre de jeu. Elle n’est pas de votre espèce – celle qui sait diviser le corps du coeur, qui voit l’espace les séparant. Tantôt celles en années lumières – Epsilon et toi – puis celle d’un cheveux – celle entre Marcus et toi, autrefois. Avant qu’elle ne soit évincée, cette autre contre laquelle il ne ferait jamais suffisamment chaud pour lui. Parce qu’il n’y a qu’une fine marge de manœuvre entre lui et toi – pour toi, Eirian. Pas pour lui. Parce que tu n’es rien – qu’une erreur, oui – à ses yeux. Une petite sœur adoptive, la rebelle qui refuse son sort. Son titre. Pas cette fois. Pas encore. Ça suffit à te faire avancer jusqu’à lui. Un sourire douloureux aux lèvres. « T’as vraiment rien appris d’ta séparation hein…? » Tu te fais presque douce. Presque.

Il voit évidemment clair dans ton jeu, il te connaît si – trop – bien, Eirian. Il sait ce que tu comptes faire dès que tu étires le bras. Dès que tu t’empares d’un livre, qui déjà vole dans sa direction. La colère éclate, comme une soudaine averse – seulement dans l’espace, il ne pleut pas Rian. Et alors? Si Marcus est incapable de ne pas sauter tout ce qui est blond, fragile et adorable, eh bien toi tu es tout autant incapable de ravaler tes élans violents. Ceux qui lui lancent maintenant la veste qu’il a laissé trainer sur le bord de son lit – ouais bon, tu fais avec ce qui te passe sous la main. « Tu peux me dire ce que tu FOU avec ELLE?! J’croyais que c’était fini cette putain d’période?! » Cette fois, tu ne souris plus. Fini. Tu ne joues pas, ne ravale plus rien alors que tu le laisses apercevoir combien ils t’effraies, son halo et lui. Marcus dans toute sa gloire – héros éternel. Sauveur attitré de la petite sœur, de la femme battue et puis quoi encore?! « Blonde, fragile, distinguée et ayant besoin que tu la sauves, ça ne te sonne aucune cloche? DING DING DING, Marcus!! Tu ferais une saloperie d’copier coller d’ton ex-femme, qu’ce serait pratiquement la même chose!! » Cette fois, c’est contre son torse que tu déverses ta colère. Le repoussant contre le mur. Fort. Parce qu’il a le toupet – le putain de culot oui – de te dévisager comme s’il ne comprenait pas. Comme si c’était toi, qui hallucinait. Comme si tu ne faisais pas de sens – alors qu’ici, tu es la plus lucide. La plus enragée aussi, mais c’est jamais qu’un détail.

Le souci avec les vérités, surtout les plus acides, c’est qu’une fois qu’on a commencé à les vomir, il devient impossible de s’arrêter. La bouche pleine d’acide à batterie, tu relâches alors tout. Avec un empressement qui te contracte le ventre. Qui fait trembler ta voix. Le regard un peu paniqué. « J’refuse de te laisser recommencer! Pas ENCORE!! » Tu ris encore. Sans joie. En secouant la tête alors que tu empoignes son chandail et le repousse, encore – mais sans grand effort cette fois – contre la paroi derrière lui. « Pourquoi faut que tu sois aussi con hein?! Pourquoi faut qu’tu tombes dans les mêmes pièges, Marcus?! Tu ne culpabilises pas déjà assez comme ça?! » Tu crèves d’inquiétude. Tu te noies dans ta rage, Rian. Et pourtant, tu t’acharnes. La voix écorchée et le regard luisant – de sa douleur, de celle que tu partages, qu’il en soit conscient ou pas. Parce que celle qu’il a jadis trompée en ta compagnie, était ton amie aussi. Parce qu’elle te faisait confiance – son erreur, mais aussi la tienne, de t’être attachée à elle. Et si lui, culpabilise de ce qui c’est déroulé – trop vite – entre vous, toi tu culpabilise pour l’inverse. Pour cette absence de regret – de remord. Trop habituée à ne pas être celle qu’on espérait de toi – ni papa, ni maman. Pas même Epsilon. Trop afamée de lui. De ce vous qui flotte perpétuellement dans ton esprit. « Pourquoi fallait que tu ailles la voir, ELLE?!! » que tu te lamentes. Sans honte. Les traits cripsés. Douloureux. « Alors que j’ai tout fait pour te libérer de la première! Pourquoi tu cours d’un trou noir à l’autre?! »

Cette fois, tu recules, non pas sans avoir pousser un grondement. De frustration. De douleur. De convoitise. Parce que ce qui est à elle, te revient de droit : Marcus. Parce que tu n’es qu’une petite fille, parfois, Eirian. Une petite sauvageonne, alors que tu repousses tes cheveux de ton visage. La colère dans les tripes. La peur dans le ventre. Qu'il te rejette. Enfant trop sauvage. Ta respiration presque sifflante.
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