Serre-moi fort | Dante & Crius
MessageSujet: (#) Serre-moi fort | Dante & Crius     Ven 17 Aoû - 0:09
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Serre-moi fort

Crius & Dante | Août 2227

Serre-moi fort.

Les étincelles crépitent dans l’air du vaisseau, et l’odeur de mort est étourdissante. Theresa s’accroche au corps entre ses cuisses et supplie contre les lèvres teintées de sang. Les coursives jonchées de morts l’indifférent, puisque son amant lui est réduit au silence et ses baisers réchauffent à peine sa bouche qui peine à murmurer son nom. Elle ne sent pas les larmes qui marbrent ses joues, pas plus que l’inclinaison du pont du Jeanne d’Arc…

Tu relis et relis encore les mots dictés à Charlie quelques minutes plus tôt. Dans ton esprit, la scène est autant sensuelle que tragique. Les amants voués à la mort, les derniers baisers qui achèvent la tension sexuelle qui avait électrisé la relation des deux officiers au cours des dix-huit chapitres de ton dernier roman. Il y avait tout pour un bestseller. Les uniformes conventionnels déchirés. Les baises dans les sas oubliés et les réserves d’équipement. L’adrénaline qui se transforme en énergie sexuelle et le risque de mort qui précipite les corps l’un contre l’autre.  Les regards venimeux échangés autour de la table de contrôle et les ordres contradictoires, blasters à la main. La romance interdite, coupée court par l’attaque de dernière minute, la prise d’otage, la mort et les dernières déclarations d’amour.

C’était pourtant à chier.
Ce dernier chapitre en tous cas. L’orgasme n’a rien résolu.

Tu gis sur ton lit à l’instant, encore nu, le terminal dans ta main tandis que tu t’es avachi au milieu des coussins. La cabine est plongée dans la pénombre rosée, seulement perturbée par le bruit de la pompe de l’aquarium posée dans un coin. Tu n’arrives pas à te concentrer sur ta relecture, le corps encore plein de l’odeur de ton amant de la nuit. Le corps encore plein de ton amant de la nuit, qui se repose sur ta poitrine, partage ta chaleur. Tu étouffes dans ta cabine après votre étreinte et vos corps échauffés. Les corps qui se retrouvent avec familiarité, complicité avec le temps. Il n’y a jamais besoin de beaucoup de mots entre vous avant les gestes. Quelques messages d’un terminal à l’autre, des crédits d’un compte à un autre. Est-ce que tu es libre ? Est-ce que tu veux de moi ? Une porte qui s’ouvre et les doigts qui remontent jusqu’à sa nuque pour l’attirer à tes lèvres, dans tes bras. L’homme a du charme et tu en es insatiable. Tu aimes cet arrangement, simple entre vous, limpide comme la manière dont vous avez de vous envoyer en l’air sans faire l’amour ni vous baiser.  La manière dont vous avez de reposer l’un contre l’autre après coups, enlacés, dans un demi-silence, à demi-mots.

Sous ta cuisse cybernétique, il y a la cuisse de Dante, qui semble dormir, mais qui ne ferme pas l’oeil. Il faudrait payer pour bouger.  Tu grognes et tu envoies bouler le terminal sur le sol de ta cabine. Le geste d’énervement mal contenu n’a rien à avoir avec la rencontre de vos sexes. ” - Bullshit.” Tu relèves pour récupérer tes cigarettes et tu reviens, nonchalant tandis que tu l’allumes et revient auprès du prostitué. “- Tu comptes broyer du noir longtemps ? Je t’entends penser.” Tu râles à mi-voix, blasé de la mine que  ton compagnon affiche. Tu as tout du chieur qui va lui demander de sourire pendant que tu le prends. Incompatible pourtant avec la façon dont tu rallonges auprès de lui de tout ton long et que ton bras revient autour de sa taille.

Non, malgré tes mines, sa moue t’intrigue et tu as suffisamment côtoyé le bastard pour savoir que cela cogite, et que l’immobilisme de sa cuisse contre  la tienne enraye le flot de tes propres pensées. Tu as la douceur pirate, un peu sèche aux entournures et après une bouffée de nicotine, tu déposes un baiser revêche sur son épaule, encore envoûté par le contact de sa peau, comme à chaque fois tu profites de chaque minute qu'on te laisse. Sans romantisme inexistant, mais avec ton flegme habituel, entre violence et préciosité.

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MessageSujet: (#) Re: Serre-moi fort | Dante & Crius     Dim 19 Aoû - 15:40
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SERRE-MOI FORT
CRIUS SERRANO & DANTE MARSH
Tu n’avais jamais été un grand causeur, même lorsque tu étais un enfant. Tu préférais laisser les autres parler. Tu ne voyais pas l’intérêt d’ouvrir la bouche lorsque le silence te semblait la meilleure chose à faire. On ne pouvait pas dire de toi que tu étais un prostitué très parlant, que ce soit pour échanger avec tes clients ou même lors de l’acte pour laquelle tu recevais un salaire. Hormis si tu étais particulièrement d’humeur peut-être. Il ne fallait juste pas le prendre personnellement. Quitte à ce que tu te fasses chier avec quelqu’un, plus jamais tu ne le voyais. Et ça, tu l’apprécies particulièrement avec Crius. Il n’était pas chiant, il te donnait un peu d’affection après l’orgasme, ça ne te dérangeait jamais de rester en sa compagnie s’il voulait de toi. Tu ne partais que rarement comme un voleur avec lui. Non, tu prenais ce qu’il t’offrait, sans aucune raison. Alors que d’autres, tu préférais les faire payer. Pour le privilège de ta présence. Si c’était vraiment comme ça que c’était vu. Non, il y avait quelque chose avec l’homme de la cinquantaine, de rassurant, presque paternel. Même si ici, la comparaison était particulièrement malhabile et sordide.

Tu te complais dans le silence que vous partagez ensemble. Tu ne remarques que tardivement qu'il est en train de s'énerver sur son terminal. Non, à la place, tu as le regard perdu dans le vide, tu ne remarques même pas que ton visage s'est même refermé. Ton index et ton majeur retracent des tatouages que tu avais vu des dizaines, des vingtaines de fois et sûrement plus encore. Ça t'aide à te concentrer. Sa voix est lointaine. Comme ton esprit l'est tout autant. Tu pensais à Orson, à Syjad, à chaque membre des Bastards. Tout le monde allait bien pourtant. L'opération de celui que tu considérais comme l'un de tes grands-frères de cœur se remettait lentement et sûrement de sa blessure. Ton capitaine veillait au grain pour lui. C'est ce qui t'inquiétait en fait. Entre deux mots que tu avais échangés avec le danseur du duo, tu avais vite compris que ton ami voulait un peu rester en retrait, au moins pour les quelques mois de convalescence de l'ours de service. Tu comprenais. Au vu du caractère du blessé, celui-ci n'allait en faire qu'à sa tête et risquerait de saloper le travail du médecin. Cela voulait dire aussi, que tu devais surveiller les Bastards pendant tout ce temps. Ce n'était pas un fardeau, loin de là. Mais tu devais bien l'avouer : ça te faisait peur de devoir t'occuper des autres.

C’est seulement quand l’homme bouge pour aller chercher on ne sait quoi que tu t’éloignes de son corps, reposant ton regard clair sur lui. Tu ne peux t’empêcher de fixer un bref instant les prothèses qui le soutiennent, admirant la complexité de l’œuvre. Pourtant, tu plissais un peu les lèvres quand l’odeur de cigarette vient chatouiller ton nez. Tu en réclamerais bien une, mais la demande restait coincée dans le fond de ta gorge. Tu te laissais de nouveau happer par ses bras. L’air bourrus du « vieil » homme te plaisait, il était doux dans sa brutalité d’homme ours. Il te faisait un peu penser à Orson, te demandant si l’homme deviendrait ce genre-là une fois les premiers cheveux blancs arrivés. Tu n’étais pas un grand parleur. Tu n’avais pas envie de partager ton inquiétude, pas avec un client en tout cas. Pourtant, avec Crius, ça ne sonnait pas pareil. Cela aurait été n’importe qui d’autre, tu n’aurais pas hésité à prendre ton jean et ton t-shirt sans lui dire merci. Il y avait peut-être, un peu de respect pour les gens en toi « C’est débile. ».

Tu attrapais le coussin derrière ta tête pour le plier un peu, avant d'appuyer ta tête sur son avant-bras, replié à l'arrière. Le baiser offert sur ta peau allège un peu ton coeur, te fais fermer les yeux et entrouvrir les lèvres. C'était mignon. Il y avait définitivement quelque chose de réconfortant chez l'autre et tu n'avais aucune envie de lui faire l'affront de lui laisser le souvenir de ta tête de con. Il lui jetait un coup d'oeil rapide, avant de lui voler sa cigarette pour voler une bouffée avant de lui rendre. « Syjad veut s'occuper d'Orson qui sort d'une grosse opération. Prothèse dans le genou. Donc moins présent pour les autres. Il dit que je serais parfait comme remplaçant. » Tu secouais la tête, contrarié. Ça t'énervait. Tu ne voulais pas de ce rôle. Parce que ça n'avait jamais été ton rôle. « Je ne suis pas fait pour ça. Je suis juste bon avec les machines et avec mes poings. » Pas pour diriger une compagnie d'anciens esclaves au sang chaud pour la plupart. Tu pourrais crever pour eux, littéralement te jeter devant un membre pour lui garantir la vie sauve. Mais les décisions et le reste ? Non, ça n'avait jamais été ton truc. Tu préférais rester dans l'ombre, comme à chaque fois. Pourquoi ça changerait maintenant...
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MessageSujet: (#) Re: Serre-moi fort | Dante & Crius     Lun 17 Sep - 11:48
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Serre-moi fort

Crius & Dante | Août 2227

Il n’a pas la tête à ça, et les doigts ailleurs quand ils caressent ta peau sont d’autant d’insultes que tu pourrais prendre personnellement, financièrement, professionnellement. Après tout, combien payer une pute qui pense à la prochaine Australe en même temps ? Mais vous êtes en dehors des horaires. Tu le sais, et cette conscience te rampe sous la peau, vaguement dérangeante. Tu t’attardes entre deux eaux, entre deux corps. Payer pour le plaisir de Dante ou d'autres simplifie tout. Tu n'as pas à avoir le palpitant qui s'emballe. Pas de crainte à avoir de louper le grand amour, le vrai, celui qui ne serait pas dans tes bras. Il n'y a pas à rejouer une histoire trop terne, qui n'est jamais conforme à ton cœur, toujours salie par les conjonctures de la basse réalité. Tes vieux fantasmes de jouvence. Tu n'auras pas le grand amour, celui dont on meurt. A la place tu embrasses les corps qui se vendent. Le besoin primaire de ton bas-ventre et de tes rêves assouvis pour 5 crédits de l'heure, quand ton romantisme reste à la porte, reste condamné à ta cabine, dans son écrin de velours. Inutile. Intact. Virginal.

Pourtant, tu n'as guère envie de t’extraire de l'étau de ces cuisses où tu as joui. Tu commets une erreur, mais à la manière de ton pouce caresse sa hanche lascive, il n’y a rien d’émotif. Il n’y a que du confort sous la pu le un peu rustre de tes poids. Il n'y a que deux hommes et une nuit de plaisir – une soirée. L'un d'eux beau comme un dieu, doué comme un diable, l’autre beau comme un diable, doué aux mêmes choses qu'eux.
Cela te fait plutôt chier aussi, de lui tirer des vers du nez. Si tu avais envie d’entendre des confidences, de voir de jolis gredins maussades, tu avais la Ruche. Tu tiques, la langue dans la boursouflure interne de ta cicatrice, dans ta joue. Et pourtant tu es là, à frotter sa peau dans un geste lent et régulier, cuisses chaude contre cuisse inerte. Ton bras entre vous se perd dans la douceur de la peau de l'intérieur de ses cuisses, mais tu ne le regardes que de travers, alangui sous la fumée de la ta clope. Tu perçois bien son regard sur la cigarette que tu t’allumes et le feu qui te réveille au fond du gosier. Tu ne lui proposes rien de plus que la chaleur de ton flanc pourtant, et ton avant-bras en travers de son ventre d’éphèbe. Tu ne donnes rien si on ne te l’a pas demandé, les seules mains tendues qui t’ont élevé c’étaient quand elles filaient une paire de claque. Mais toi et Dante, vous venez du même monde : juste pas du même moule.

Tes doigts volent de sa cuisse à la tiennent et tapotent ta prothèse, égrenant une mélodie de métal : l'air de rappeler ; je sais. Tu connais les Bastards plutôt bien depuis vos premières rencontres sur la Station. Tu connais Orson, tu l’apprécies, le vieux bâtard, tu as un plan pour occuper ses nuits immobiles. Tu as une petite idée des convalescences, la cybernétique rampant jusqu'à l'un de tes genoux, jusqu'à la jonction de ta hanche de l'autre côté. Tu retiens un rire qui te sort par les naseaux, et laisse reposer ta main à l'intérieur de sa cuisse, s'enroulant contre celle-ci que tu caresses nonchalamment. « - Et ? »   Tu fronces les sourcils et  le regarde, dubitatif. Tu exégètes :  « - Et alors? »  De ton autre main, tu tapotes son torse, entre ses deux pectoraux, de tes doigts d'où fument ta nicotine de synthèse. Accusateur. Provocateur.  L'air de ne pas voir le problème. « - Tu vas nous les brouter encore longtemps avec tes doutes existentiels ? »  S'il attendait de toi que tu lui dises : tu vas être génial chéri, il n'aurait pas du se coucher dans ton lit. Ce n'est pas ton genre, et tu n'as jamais été membre d'équipage.  Non, tu ne sais pas ce qui fait un bon capitaine. Tu ne sais pas si Dante a ça en lui. Mais tu ne vas certainement pas le dorloter comme un enfant à perte des siens. Tu en as vu des ratés dans tes bars.

« - Tu crois qu’il y a un seul pirate qui était fait ça pour ça ? » Ton rire qui distend ta cicatrice, est sans illusion. Tu continues la mise à mort, appuyant de tes deux doigts sur le torse de Dante, et articules lentement : « -  Tu penses que tu t’y connais mieux que Syjad peut-être ? Tu n’as pas confiance dans ton captaine ? » Il y a une insulte dans tes yeux de vieux loup de l'espace.   « - Tout le monde apprend sur le tas. Tu prends les rênes, ou tu les laisses clamser et te baiser dans le dos. Si tu veux avoir des états d'âmes, et te pisser dessus, frère. » Tu accentues ce dernier mot. Des frères par de-là les étoiles et les lois, unis que par le sang qui a coulé. Des pirates.Des Kellaris. Ton ton grave, venu de souvenirs anciens, s'adoucit, plus séducteur, tu glisses tes lèvres contre sa joue, ta main rampant jusqu'à son entre-jambe, presque comme une menace.  « - Prend ta retraite et écris des livres. »

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MessageSujet: (#) Re: Serre-moi fort | Dante & Crius     Jeu 18 Oct - 23:08
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CRIUS SERRANO & DANTE MARSH
Pour une fois dans ta putain de vie Dante, tu n'avais pas pu la garde fermer ta bouche si souvent scellé. À quel moment avais-tu pensé que c'était une bonne idée de livrer tes états d'âmes à un vieux pirate comme Crius Serrano ? Tu avais presque l'impression d'avoir un père qui t'engueulerait, sauf que ton père ne te baisait pas parce que tu n'en avais pas, pour cette seule et unique raison. Le vieux sur le vaisseau de Monsieur cela avait été le seul que tu aurais pu considérer comme un père ou une figure s'y rapprochant. C'est lui qui avait vu en toi de quoi t'en sortir avec tes doigts sur des machines et des boulons. Non vraiment, sans déconner, qu'est-ce que ce vieux charmant pouvait en avoir à foutre de tes questions existentielles comme il le disait si bien ? Rien. Il ne te devait rien, il t'avait déjà pris dans la nuit, il n'allait pas t'offrir la putain de séance de psy en même temps hein. Tu plissais les lèvres, tournant… c'était combien déjà ? Sept fois sa langue dans sa bouche ? Tu étais doué pour faire ça habituellement. Mais hey, il avait insisté pour ça.
Tu tiquais un peu comme pour espérer le faire taire. Bien sûr que oui, il y avait des gens qui savaient faire ça. Ils avaient ça en eux, ils avaient le charisme, la prestance, quelque chose qui faisait qu'ils étaient des leaders naturels. Tes yeux sont plongés dans les siens avec une intensité qui est pourtant rare chez toi. En fait, tu peux sentir ta mâchoire se serrer,tu joues de tes molaires les unes contres les autres les autres. Tu sentais l'insulte recouverte d'une belle couche de moquerie. Si tu ne doutais pas de Syjad et que si c'était le cas, c'était ton putain de problème et pas celui de ce vieux pirate, tu encaissais rarement bien les remarques sur ton capitaine. « Ce n'est pas compris dans notre arrangement ça. » Pour ta confidence, sa bonne humeur ou le fait de te faire pisser dessus ? Très peu pour toi dans les deux derniers cas. Tu laissais un soupire échapper à tes lèvres, fermant un peu les paupières comme pour laisser échapper ses stupides angoisses qui avaient enserre sa poitrine pour une partie de la soirée. Quel vieux salopard charmant, vraiment, un pur plaisir. Heureusement que c'était un bon client et un mec qui savait se servir correctement de sa queue.

C'est sa voix grave qui te fait de nouveau ouvrir les yeux, respirant calmement par le nez, ton regard ne remarquant que tardivement la main se dirigeant rapidement vers ton bas-ventre. Tu posais ton index sur la main menaçant de venir éveiller une nouvelle passion pour un nouveau round. À la place, tu plongeais tes yeux sur son visage abimé par les bagarres, une vie de mauvais garçon et trop de cheveux blancs pour les compter. Tu te demandais si un jour tu atteindrais un âge si vénérable. Allais-tu survivre jusque-là ? Pas certain. Tu t'interrogeais sur quelle leçon tu pourrais tirer de toute cette expérience et si tu pourrais aussi, envoyer chier un jeune connard sur les roses pour avoir une crise existentielle. « Tu me laisses ta place pour écrire ou j'dois te faire de la concurrence, mon frère ? » Tu parles, tu savais tout juste épeler un mot. Même si tu avais un goût pour la littérature, tu ne serais pas un bon écrivain tu en étais sûr et certain. Tu relâchais doucement sa main pour la laisser là où elle en avait envie.

Mais il n'avait pas tort le vieux. Si Syjad t'avais dit qu'il te confiait les Bastards, c'était une preuve de confiance en tes capacités. Tu allais faire des conneries, plus grosse que ta personne, mais tant que tu assumais et que tu protégeais les Bastards au mieux, alors tu avais tout gagné dans l'histoire. Au moins, tu savais chez qui ne pas aller hormis pour passer du bon temps et laisser tes cuisses détendues. Tu déplaçais tes lèvres vers lui, venant prendre les siennes pour échanger un baiser. Il y avait plus de tendresse entre vous que tu n'en avais avec d'autres clients. Hormis peut-être Wil, quand il n'était pas d'une humeur de chien à vouloir te casser les reins. « Mais je garde l'idée dans un coin. » Tu murmures contre son oreille, promenant tes doigts sur les jambes de métal, remontant jusqu'à son ventre. « Et on va dire que tu as raison, pour l'instant. » Tu en savais foutrement rien, mais il ne pouvait pas passer toute la nuit à radoter, même si ton esprit était pollué par tes inquiétudes que tu ne pouvais contrôler entièrement. Mais Crius avec son flegme habituel, balayait tout ça. Te rappelant d'arrêter de chouiner. Pour la peine, tu te penchais pour attraper ton propre paquet de clope et lui demander de quoi allumer ta cigarette, tes jambes mélangées aux siennes. « Ton bouquin ? » Il avait l'air d'en chier. Ça se voyait sur sa gueule de frustré qu'il bloquait.
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MessageSujet: (#) Re: Serre-moi fort | Dante & Crius     Jeu 1 Nov - 11:06
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Crius & Dante | Août 2227
Ton sourire se fait carnassier, lorsque la menotte abîmée du mécano joue à se faire désirer. Tu n’es pas à plaindre, détendant tes doigts contre la peau, douce, fragile, de l’intérieur de sa cuisse. Chaude. Tu le laisses t’ordonner et t’interdire l’accès à son corps, avec un amusement de brigand palpable. Vous n’êtes pas à votre place, alangui dans des draps payés par un Etat-Providence qui te file la chair de poule, les membres rompus par l’orgasme. Vous êtes des imposteurs. Rêvant à rester des pirates dans un monde aseptisé. Tu n’as pas besoin de la liberté de ta main pour avoir des pensées impures et pour envisager un second round. Pourtant, tu ne le touches pas. Tu ne le paies pas. Tu ne te vautres pas sur lui. Tu ne touches qu’avec les yeux.

Tu penches la tête sur le côté, avec un petit signe presque naïf. Ta voix est toujours aussi rustre et douce à la fois quand elle sort pourtant. Ce qui est sûr : le gamin ferait un mauvais auteur de roman à l’eau de rose, et ton regard s’attarder sur son corps sans pudeur. Il est une œuvre d’art, un héros, pour le corps et la ligne des épaules, des romans d’amour pour lesquels on meut d’amour. « - Tu devrais me survivre, d’abord pour ça. » C’est comme une comptine, même pas un défi tant tu sais que cela n’arrivera pas. Il ne prendra pas ta place, et tu leur survivras tous. Comme un cafard derrière ton comptoir. Tu ne vas nulle part Crius, pas même à la maison, cette station de bric et de broc et de bras cassés. Et surtout pas pour reposer en paix et laisser à quelqu’un le dernier mot.
Tu souris sous le baiser de Dante, et dépose d’autres baisers appuyés contre ses lèvres. C’est agréable et sa main sur ton ventre ne laisse pas place à l’imagination – ou juste assez pour imaginer la chair de poule qui devrait parcourir tes cuisses de métal, le retournement d’orteils qui ne sont plus que des appendices mécaniques. Ne pas sentir les mains d’un amant derrière tes genoux, le long de tes cuisses est plus douloureux que les longues heures de station debout sur des prothèses cybernétiques en manque de réfection. Tu claques ta langue contre ton palais, le regard éclatant. « Ce n'est pas compris dans notre arrangement ça. » Tu le singes, quand il te demande des nouvelles de ta dernière œuvre en cours. C’est faux, tu adore parler des livres avec des putains. L’artiste maudit, tourmenté, qui a besoin de faire exister son œuvre entre des cuisses, tester des positions et d’oreilles attentives à défaut d’un cœur brûlant… c’est tout toi dans tes bons jours.

Tu es juste assez vieux pour avoir le droit de faire la leçon, encore assez jeune pour pouvoir la faire au pieu. Et tu as vu assez de kellaris et de stellariens se noyer dans la cirrhose quand l’angoisse oppresse la poitrine.
Tu minaudes avec une moue de mijaurée, et tu prends la pause, presque séducteur ( tu es si nul à ça pourtant, quand tu n’achètes pas la réponse du courtisé.e avec des crédits ). « - Pourquoi tu crois que je t’ai appelé, hm ? » Parce que tu es bloqué, et que tu as besoin d’une muse introuvable dans les coursives, parce que tu es bloqué et que tu as besoin de penser à autre chose, parce que tu es bloqué et que tu as besoin d’inspiration, de te vider l’esprit et les couilles.  D’habitude, Dante est plus doué avec sa langue pour te faire oublier, mais à croire qu’à force de se torturer et d’utiliser sa langue à autre chose, l’angoisse est communicative. Tu te réinstalles les omoplates dans les coussins, gigotant un instant pour te mettre à l’aise – tes doigts frottent définitivement sa cuisse en douceur. Pour que sa langue se délie, le mécanicien doit être torturé, bouffé de l’intérieur. Cela parasite tes idées, ce qui émane de lui au-delà de la chair chaude et du visage angélique. « - Première fois que je fourre un capitaine, tiens. » Tu as l’air extrêmement satisfait de ce développement, nonchalant, tandis que tu récupères ta clope pour jouer avec, faisant tourbillonner le bout incandescent entre tes doigts jusqu’à la brûlure. C’est stupide.
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MessageSujet: (#) Re: Serre-moi fort | Dante & Crius     Hier à 23:37
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CRIUS SERRANO & DANTE MARSH
De toute manière, tu ne serais qu'un piètre écrivain. Si la lecture au fil des années étaient devenues ton salut, ce n'est pas pour autant que tu étais capable de former de jolies phrases pouvant faire fantasmer les esprits des gens. Tu aimais te rouler en boule dans ta petite cabine minable chez les Bastards, un lit une place, une tonne de plaids comme pour te cacher, tandis que la voix de Charlie ronronnait entre les murs de taules pour te raconter l'histoire de Don Giovanni et du fantôme de son père lui annonçait que l'Enfer n'attendait que lui. Quelle pièce tragique. Le concept d'Enfer métaphysique t'échappait totalement. Pour toi, il avait existé pendant une grande partie de ta vie quand tu étais aux mains des esclavagistes et de tes acheteurs. Tu ne voyais pas l'intérêt d'en imaginer un autre après ta mort, qui serait sans doute misérable et sans gloire. Sans avoir des pensées suicidaires, tu ne t'étais jamais vu vieillir de toute manière. Non, tu ne te voyais pas plus âgé que Crius. Chaque décennie passer, chaque année passée, tu étais toujours étonné d'être toujours en vie, incapable de te projeter. Et maintenant on voulait te refiler le poste de capitaine intermittent ?
Comme quoi, la vie adorait vraiment te baiser autant qu’elle le pouvait jusqu’à ce que tu ne puisses plus tenir correctement sur tes jambes. Ton feu, tu l’attends toujours quand le vieux te répond pour son bouquin. Tu sens la moquerie dans son regard, l’irritation, pourtant il continue de faire semblant qu’il n’en a rien à foutre de ta question. Ou en tout cas, que tu n’aurais pas de réponse bien claire. Ça lui apprendrait à vouloir faire la conversation et à se montrer sympa. La cigarette coincée entre ses lèvres, c’est à ton tour de laisser apparaître un air moqueur envers le vieil homme. « Tu ne vois pas que je fais un effort enfoiré ? Donne ton feu. » Tu ne jouais jamais avec les mots même si tu en connaissais plus que tu ne voulais l’avouer. Tu t’en gardais de sortir un langage pointu avec Crius. Tu avais beau apprécié le vieil homme, tu ne sais pas si parfois tu n’aurais pas envie de lui envoyer ton poing dans la mâchoire. Il en avait tellement vu dans sa vie qu’il te rigolerait au visage de toute manière d’avoir réussi à le faire saigner du nez.

Mais tu voulais rester en bon terme avec lui alors tu ne ferais rien. De plus, plus tu le regardais, plus tu te disais que tu aimerais garder Crius dans tes relations intimes. Juste de temps en temps. Tu finis par attraper ce maudit feu pour aller ta cigarette avant de lui renvoyer sur le ventre tandis qu'il se réinstalle dans son coin, alors que tu tirais lentement, laissant le tabac venir un peu pourrir l'intérieur de tes poumons et de ton corps. Tu passais ta langue sur tes lèvres, repoussant finalement la fumée vers le plafond de la cabine. Ton regard se perd sur l'homme d'âge mûr, avant de sourire en coin, faussement désolé. Il était frustré donc il avait eu besoin de ton corps pour trouver l'inspiration. Tu ne le dirais pas, mais tu étais flatté qui t'appelle pour ça. Tu avais l'impression d'être une muse, quelque chose d'extraordinaire dans les mains de Crius alors que tu n'étais qu'un déchet humain. « Tu veux un remboursement en nature ou en crédit ? » La proposition t'échappe le plus naturellement du monde. Tu es vil, tu es moqueur, mais tu n'étais pas un mauvais gars dans le fond, tu avais même la capacité à faire un geste commercial.

Tu reprenais une nouvelle bouffée de ta cigarette, avant de pointer Crius, tenant ta cigarette entre ton index et ton majeur. « Doucement joli cœur. Tu baises toujours un machiniste pour l'instant. Tu baiseras un capitaine quand je rentrerai en fonction. » Tu approchais ta cigarette du cendrier pour en faire tomber les cendres avant de coincer de nouveau la clope entre tes lèvres encore gonflé par le plaisir. Visiblement, Crius n'était pas prêt à dévoiler pourquoi il n'arrivait pas à écrire. « Ça arrive à tout le monde les pannes. » Jeu de mots et blague graveleuse : check. Il avait qu'a pas être a moitié agréable et a moitié cynique. Dansant entre l'un et l'autre, donnant presque mal au crâne au blondinet. Pourtant, tu laisses un silence s'installer un bref instant, d'un mouvement de tête, alors que la caresse répétitive sur ta cuisse te permet une certaine paix. « J'arrête tout ça de toute manière. Tu veux qu'on continue ? » Mais sans argent. Ça ne serait pas aussi régulier et tu n'allais pas accourir dans la minute. Mais ils pourraient quand même continuer. Parce que tu l'aimais bien. Et tu ne pouvais pas lui enlever qu'il n'était pas créatif et expérimenté le salopard.
code by bat'phanie


I've lost myself somewhere
Man, the next word that comes out of your mouth better be some brillant fucking Mark Twain shit, cause it's definitely getting chiselled on your tombstone. ▬ The Devil's Rejects


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