Serre-moi fort | Dante & Crius
MessageSujet: (#) Serre-moi fort | Dante & Crius     Ven 17 Aoû - 0:09
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t440-this-is-why-we-can-t-have-nice-tings-cassiopee http://beyond-earth.forumactif.com/t449-pervert-but-in-a-romantic-way-crius-serrano-cassiopee
Messages : 97
Âge : 52 ans
Occupation : Gérant d'un bar
Habitation : C5
Pseudo : Elorin
Avatar : Tommy Flanagan
Crédits : Riddermark & Frimelda & Elara

Serre-moi fort

Crius & Dante | Août 2227

Serre-moi fort.

Les étincelles crépitent dans l’air du vaisseau, et l’odeur de mort est étourdissante. Theresa s’accroche au corps entre ses cuisses et supplie contre les lèvres teintées de sang. Les coursives jonchées de morts l’indifférent, puisque son amant lui est réduit au silence et ses baisers réchauffent à peine sa bouche qui peine à murmurer son nom. Elle ne sent pas les larmes qui marbrent ses joues, pas plus que l’inclinaison du pont du Jeanne d’Arc…

Tu relis et relis encore les mots dictés à Charlie quelques minutes plus tôt. Dans ton esprit, la scène est autant sensuelle que tragique. Les amants voués à la mort, les derniers baisers qui achèvent la tension sexuelle qui avait électrisé la relation des deux officiers au cours des dix-huit chapitres de ton dernier roman. Il y avait tout pour un bestseller. Les uniformes conventionnels déchirés. Les baises dans les sas oubliés et les réserves d’équipement. L’adrénaline qui se transforme en énergie sexuelle et le risque de mort qui précipite les corps l’un contre l’autre.  Les regards venimeux échangés autour de la table de contrôle et les ordres contradictoires, blasters à la main. La romance interdite, coupée court par l’attaque de dernière minute, la prise d’otage, la mort et les dernières déclarations d’amour.

C’était pourtant à chier.
Ce dernier chapitre en tous cas. L’orgasme n’a rien résolu.

Tu gis sur ton lit à l’instant, encore nu, le terminal dans ta main tandis que tu t’es avachi au milieu des coussins. La cabine est plongée dans la pénombre rosée, seulement perturbée par le bruit de la pompe de l’aquarium posée dans un coin. Tu n’arrives pas à te concentrer sur ta relecture, le corps encore plein de l’odeur de ton amant de la nuit. Le corps encore plein de ton amant de la nuit, qui se repose sur ta poitrine, partage ta chaleur. Tu étouffes dans ta cabine après votre étreinte et vos corps échauffés. Les corps qui se retrouvent avec familiarité, complicité avec le temps. Il n’y a jamais besoin de beaucoup de mots entre vous avant les gestes. Quelques messages d’un terminal à l’autre, des crédits d’un compte à un autre. Est-ce que tu es libre ? Est-ce que tu veux de moi ? Une porte qui s’ouvre et les doigts qui remontent jusqu’à sa nuque pour l’attirer à tes lèvres, dans tes bras. L’homme a du charme et tu en es insatiable. Tu aimes cet arrangement, simple entre vous, limpide comme la manière dont vous avez de vous envoyer en l’air sans faire l’amour ni vous baiser.  La manière dont vous avez de reposer l’un contre l’autre après coups, enlacés, dans un demi-silence, à demi-mots.

Sous ta cuisse cybernétique, il y a la cuisse de Dante, qui semble dormir, mais qui ne ferme pas l’oeil. Il faudrait payer pour bouger.  Tu grognes et tu envoies bouler le terminal sur le sol de ta cabine. Le geste d’énervement mal contenu n’a rien à avoir avec la rencontre de vos sexes. ” - Bullshit.” Tu relèves pour récupérer tes cigarettes et tu reviens, nonchalant tandis que tu l’allumes et revient auprès du prostitué. “- Tu comptes broyer du noir longtemps ? Je t’entends penser.” Tu râles à mi-voix, blasé de la mine que  ton compagnon affiche. Tu as tout du chieur qui va lui demander de sourire pendant que tu le prends. Incompatible pourtant avec la façon dont tu rallonges auprès de lui de tout ton long et que ton bras revient autour de sa taille.

Non, malgré tes mines, sa moue t’intrigue et tu as suffisamment côtoyé le bastard pour savoir que cela cogite, et que l’immobilisme de sa cuisse contre  la tienne enraye le flot de tes propres pensées. Tu as la douceur pirate, un peu sèche aux entournures et après une bouffée de nicotine, tu déposes un baiser revêche sur son épaule, encore envoûté par le contact de sa peau, comme à chaque fois tu profites de chaque minute qu'on te laisse. Sans romantisme inexistant, mais avec ton flegme habituel, entre violence et préciosité.

code by bat'phanie


Oberon n’attendait plus rien de la vie, le cœur brisé par son premier et seul amour ; s’installer sur la Flotte c’était prendre sa retraite et couler des jours tranquilles. Mais il va bientôt apprendre que l’amour a plus d’une façon de s’exprimer dans la Fédération.
©️ FRIMELDA


MessageSujet: (#) Re: Serre-moi fort | Dante & Crius     Dim 19 Aoû - 15:40
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t544-dante-marsh-i-set-my-standards-pretty-low-so-i-m-never-disappointed http://beyond-earth.forumactif.com/t548-dante-i-never-ask-anyone-their-opinion-because-i-don-t-give-a-shit
Messages : 18
Âge : 37 ans
Occupation : Machiniste et vend son corps en échange d'affection et de chaleur.
Habitation : Colossus 5, sur le vaisseau des Wūtuōbāng Bastards dont il est membre.
Arrivée : 2217, comme les autres.
Pseudo : Akira
Avatar : Ryan Gosling
Crédits : Wiise | Bat'Phanie

SERRE-MOI FORT
CRIUS SERRANO & DANTE MARSH
Tu n’avais jamais été un grand causeur, même lorsque tu étais un enfant. Tu préférais laisser les autres parler. Tu ne voyais pas l’intérêt d’ouvrir la bouche lorsque le silence te semblait la meilleure chose à faire. On ne pouvait pas dire de toi que tu étais un prostitué très parlant, que ce soit pour échanger avec tes clients ou même lors de l’acte pour laquelle tu recevais un salaire. Hormis si tu étais particulièrement d’humeur peut-être. Il ne fallait juste pas le prendre personnellement. Quitte à ce que tu te fasses chier avec quelqu’un, plus jamais tu ne le voyais. Et ça, tu l’apprécies particulièrement avec Crius. Il n’était pas chiant, il te donnait un peu d’affection après l’orgasme, ça ne te dérangeait jamais de rester en sa compagnie s’il voulait de toi. Tu ne partais que rarement comme un voleur avec lui. Non, tu prenais ce qu’il t’offrait, sans aucune raison. Alors que d’autres, tu préférais les faire payer. Pour le privilège de ta présence. Si c’était vraiment comme ça que c’était vu. Non, il y avait quelque chose avec l’homme de la cinquantaine, de rassurant, presque paternel. Même si ici, la comparaison était particulièrement malhabile et sordide.

Tu te complais dans le silence que vous partagez ensemble. Tu ne remarques que tardivement qu'il est en train de s'énerver sur son terminal. Non, à la place, tu as le regard perdu dans le vide, tu ne remarques même pas que ton visage s'est même refermé. Ton index et ton majeur retracent des tatouages que tu avais vu des dizaines, des vingtaines de fois et sûrement plus encore. Ça t'aide à te concentrer. Sa voix est lointaine. Comme ton esprit l'est tout autant. Tu pensais à Orson, à Syjad, à chaque membre des Bastards. Tout le monde allait bien pourtant. L'opération de celui que tu considérais comme l'un de tes grands-frères de cœur se remettait lentement et sûrement de sa blessure. Ton capitaine veillait au grain pour lui. C'est ce qui t'inquiétait en fait. Entre deux mots que tu avais échangés avec le danseur du duo, tu avais vite compris que ton ami voulait un peu rester en retrait, au moins pour les quelques mois de convalescence de l'ours de service. Tu comprenais. Au vu du caractère du blessé, celui-ci n'allait en faire qu'à sa tête et risquerait de saloper le travail du médecin. Cela voulait dire aussi, que tu devais surveiller les Bastards pendant tout ce temps. Ce n'était pas un fardeau, loin de là. Mais tu devais bien l'avouer : ça te faisait peur de devoir t'occuper des autres.

C’est seulement quand l’homme bouge pour aller chercher on ne sait quoi que tu t’éloignes de son corps, reposant ton regard clair sur lui. Tu ne peux t’empêcher de fixer un bref instant les prothèses qui le soutiennent, admirant la complexité de l’œuvre. Pourtant, tu plissais un peu les lèvres quand l’odeur de cigarette vient chatouiller ton nez. Tu en réclamerais bien une, mais la demande restait coincée dans le fond de ta gorge. Tu te laissais de nouveau happer par ses bras. L’air bourrus du « vieil » homme te plaisait, il était doux dans sa brutalité d’homme ours. Il te faisait un peu penser à Orson, te demandant si l’homme deviendrait ce genre-là une fois les premiers cheveux blancs arrivés. Tu n’étais pas un grand parleur. Tu n’avais pas envie de partager ton inquiétude, pas avec un client en tout cas. Pourtant, avec Crius, ça ne sonnait pas pareil. Cela aurait été n’importe qui d’autre, tu n’aurais pas hésité à prendre ton jean et ton t-shirt sans lui dire merci. Il y avait peut-être, un peu de respect pour les gens en toi « C’est débile. ».

Tu attrapais le coussin derrière ta tête pour le plier un peu, avant d'appuyer ta tête sur son avant-bras, replié à l'arrière. Le baiser offert sur ta peau allège un peu ton coeur, te fais fermer les yeux et entrouvrir les lèvres. C'était mignon. Il y avait définitivement quelque chose de réconfortant chez l'autre et tu n'avais aucune envie de lui faire l'affront de lui laisser le souvenir de ta tête de con. Il lui jetait un coup d'oeil rapide, avant de lui voler sa cigarette pour voler une bouffée avant de lui rendre. « Syjad veut s'occuper d'Orson qui sort d'une grosse opération. Prothèse dans le genou. Donc moins présent pour les autres. Il dit que je serais parfait comme remplaçant. » Tu secouais la tête, contrarié. Ça t'énervait. Tu ne voulais pas de ce rôle. Parce que ça n'avait jamais été ton rôle. « Je ne suis pas fait pour ça. Je suis juste bon avec les machines et avec mes poings. » Pas pour diriger une compagnie d'anciens esclaves au sang chaud pour la plupart. Tu pourrais crever pour eux, littéralement te jeter devant un membre pour lui garantir la vie sauve. Mais les décisions et le reste ? Non, ça n'avait jamais été ton truc. Tu préférais rester dans l'ombre, comme à chaque fois. Pourquoi ça changerait maintenant...
code by bat'phanie


I've lost myself somewhere
Man, the next word that comes out of your mouth better be some brillant fucking Mark Twain shit, cause it's definitely getting chiselled on your tombstone. ▬ The Devil's Rejects


Just a reminder:
 


MessageSujet: (#) Re: Serre-moi fort | Dante & Crius     Lun 17 Sep - 11:48
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t440-this-is-why-we-can-t-have-nice-tings-cassiopee http://beyond-earth.forumactif.com/t449-pervert-but-in-a-romantic-way-crius-serrano-cassiopee
Messages : 97
Âge : 52 ans
Occupation : Gérant d'un bar
Habitation : C5
Pseudo : Elorin
Avatar : Tommy Flanagan
Crédits : Riddermark & Frimelda & Elara

Serre-moi fort

Crius & Dante | Août 2227

Il n’a pas la tête à ça, et les doigts ailleurs quand ils caressent ta peau sont d’autant d’insultes que tu pourrais prendre personnellement, financièrement, professionnellement. Après tout, combien payer une pute qui pense à la prochaine Australe en même temps ? Mais vous êtes en dehors des horaires. Tu le sais, et cette conscience te rampe sous la peau, vaguement dérangeante. Tu t’attardes entre deux eaux, entre deux corps. Payer pour le plaisir de Dante ou d'autres simplifie tout. Tu n'as pas à avoir le palpitant qui s'emballe. Pas de crainte à avoir de louper le grand amour, le vrai, celui qui ne serait pas dans tes bras. Il n'y a pas à rejouer une histoire trop terne, qui n'est jamais conforme à ton cœur, toujours salie par les conjonctures de la basse réalité. Tes vieux fantasmes de jouvence. Tu n'auras pas le grand amour, celui dont on meurt. A la place tu embrasses les corps qui se vendent. Le besoin primaire de ton bas-ventre et de tes rêves assouvis pour 5 crédits de l'heure, quand ton romantisme reste à la porte, reste condamné à ta cabine, dans son écrin de velours. Inutile. Intact. Virginal.

Pourtant, tu n'as guère envie de t’extraire de l'étau de ces cuisses où tu as joui. Tu commets une erreur, mais à la manière de ton pouce caresse sa hanche lascive, il n’y a rien d’émotif. Il n’y a que du confort sous la pu le un peu rustre de tes poids. Il n'y a que deux hommes et une nuit de plaisir – une soirée. L'un d'eux beau comme un dieu, doué comme un diable, l’autre beau comme un diable, doué aux mêmes choses qu'eux.
Cela te fait plutôt chier aussi, de lui tirer des vers du nez. Si tu avais envie d’entendre des confidences, de voir de jolis gredins maussades, tu avais la Ruche. Tu tiques, la langue dans la boursouflure interne de ta cicatrice, dans ta joue. Et pourtant tu es là, à frotter sa peau dans un geste lent et régulier, cuisses chaude contre cuisse inerte. Ton bras entre vous se perd dans la douceur de la peau de l'intérieur de ses cuisses, mais tu ne le regardes que de travers, alangui sous la fumée de la ta clope. Tu perçois bien son regard sur la cigarette que tu t’allumes et le feu qui te réveille au fond du gosier. Tu ne lui proposes rien de plus que la chaleur de ton flanc pourtant, et ton avant-bras en travers de son ventre d’éphèbe. Tu ne donnes rien si on ne te l’a pas demandé, les seules mains tendues qui t’ont élevé c’étaient quand elles filaient une paire de claque. Mais toi et Dante, vous venez du même monde : juste pas du même moule.

Tes doigts volent de sa cuisse à la tiennent et tapotent ta prothèse, égrenant une mélodie de métal : l'air de rappeler ; je sais. Tu connais les Bastards plutôt bien depuis vos premières rencontres sur la Station. Tu connais Orson, tu l’apprécies, le vieux bâtard, tu as un plan pour occuper ses nuits immobiles. Tu as une petite idée des convalescences, la cybernétique rampant jusqu'à l'un de tes genoux, jusqu'à la jonction de ta hanche de l'autre côté. Tu retiens un rire qui te sort par les naseaux, et laisse reposer ta main à l'intérieur de sa cuisse, s'enroulant contre celle-ci que tu caresses nonchalamment. « - Et ? »   Tu fronces les sourcils et  le regarde, dubitatif. Tu exégètes :  « - Et alors? »  De ton autre main, tu tapotes son torse, entre ses deux pectoraux, de tes doigts d'où fument ta nicotine de synthèse. Accusateur. Provocateur.  L'air de ne pas voir le problème. « - Tu vas nous les brouter encore longtemps avec tes doutes existentiels ? »  S'il attendait de toi que tu lui dises : tu vas être génial chéri, il n'aurait pas du se coucher dans ton lit. Ce n'est pas ton genre, et tu n'as jamais été membre d'équipage.  Non, tu ne sais pas ce qui fait un bon capitaine. Tu ne sais pas si Dante a ça en lui. Mais tu ne vas certainement pas le dorloter comme un enfant à perte des siens. Tu en as vu des ratés dans tes bars.

« - Tu crois qu’il y a un seul pirate qui était fait ça pour ça ? » Ton rire qui distend ta cicatrice, est sans illusion. Tu continues la mise à mort, appuyant de tes deux doigts sur le torse de Dante, et articules lentement : « -  Tu penses que tu t’y connais mieux que Syjad peut-être ? Tu n’as pas confiance dans ton captaine ? » Il y a une insulte dans tes yeux de vieux loup de l'espace.   « - Tout le monde apprend sur le tas. Tu prends les rênes, ou tu les laisses clamser et te baiser dans le dos. Si tu veux avoir des états d'âmes, et te pisser dessus, frère. » Tu accentues ce dernier mot. Des frères par de-là les étoiles et les lois, unis que par le sang qui a coulé. Des pirates.Des Kellaris. Ton ton grave, venu de souvenirs anciens, s'adoucit, plus séducteur, tu glisses tes lèvres contre sa joue, ta main rampant jusqu'à son entre-jambe, presque comme une menace.  « - Prend ta retraite et écris des livres. »

code by bat'phanie


Oberon n’attendait plus rien de la vie, le cœur brisé par son premier et seul amour ; s’installer sur la Flotte c’était prendre sa retraite et couler des jours tranquilles. Mais il va bientôt apprendre que l’amour a plus d’une façon de s’exprimer dans la Fédération.
©️ FRIMELDA


MessageSujet: (#) Re: Serre-moi fort | Dante & Crius     

RÉPONSE RAPIDE