Don't tell me you don't know ~ May
MessageSujet: (#) Don't tell me you don't know ~ May     Mer 8 Aoû - 20:47
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Âge : 42 ans
Occupation : Inspecteur à la milice
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Arrivée : Il y a une quinzaine d'année
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Elle était nouvelle ici. À peine ici depuis quatre ans, mais déjà plongée dans les emmerdes jusqu'au cou. Y avait certaines personnes qui emportait leur valise partout où ils allaient, qui pouvaient faire ce qu'ils voulaient pour changer de vie, pour prétendre être clean et donner la patte, y aurait toujours un truc qui irait de travers à un moment, le crime qui les rattrape, l'illégalité dans le sang, presque. Lui, il était pas vraiment un vieux de la vieille par ici, mais en quinze ans, il avait eu le temps de suffisamment traîner ses bottes dans les couloirs du vaisseau pour qu'on ai l'impression qu'il y avait toujours été. D'ailleurs, tout comme elle, il avait pas pu tout laisser là d'où il venait.

Sauf que lui, ce qu'il avait ramené, c'était haine du crime, ou plus précisément la haine de la justice bafouée par des ordures plus grosses qu'elle, qui trimbalaient avec eux non pas leur valise de méfait, mais tout un vaisseau cargo de cadavres et de crimes en tout genres. Et c'était cette haine finalement, cette élévation de la justice au détriment de la loi qui lui faisait rapidement passer l'éponge sur les menus larcins comme ceux de May Read. Du trafic d'alcool. Tch. Comme si c'était important, ou même dangereux. Il l'aurait bouclée quand même, si elle n'avait pas lâché quelques propositions intéressantes, au moment de plaider sa vie, comme ils le faisaient tous dans ces cas-là.

Depuis, May Read et l'inspecteur Holloway collaboraient très secrètement. Elle lui donnait les infos qu'elle avait sur les trafics plus gros et lui, il ne la balançait pour sa participation dans certaines pratiques illégales. Une collaboration qui volait bien, pour le moment. Elle n'avait pas toujours des trucs très intéressants à lui mettre sous la dent, mais quand elle en avait, il pouvait les croiser avec celles d'un autre de ses indics pour remonter plus facilement une piste. Et c'est justement dans le but de récolter certains renseignements promis par la délinquante pas si juvénile que Ledward vint toquer à la porte de sa cabine, ce soir-là, habillé en civil pour ne pas attirer l'attention, sa cigarette électronique bien coincée dans sa paume.

-Read, se contenta-t-il de marmonner lorsqu'elle lui ouvrit.

Sans vraiment attendre qu'elle lui réponde, il força le passage pour entrer, examina rapidement la cabine comme s'il craignait que quelqu'un ne soit caché dans recoin, puis se tourna vers May, rangeant son appareil à fumée dans sa poche. Comme toujours, il avait esquivé son regard jusqu'au dernier moment, tant quelque chose sur son visage faisait naître en lui des souvenirs qu'il aurait préféré laisser enterré quelque part. De préférence avec la personne concernée par ces souvenirs. Putain, il en aurait tiré une gueule, le Morales, s'il avait su.

-Alors, t'as quoi ?

Son obsession pour cette personne avait tellement agacé Ledward qu'il avait déjà dit plusieurs fois à son ancien collègue de lâcher l'affaire, d'arrêter de la convoquer, qu'elle avait rien fait et que ça tournait au harcèlement. Il en avait presque gloussé quand il l'avait attrapé la main dans le sac, quelques temps après leur dispute. Crétin.

Quant à sa question, elle portait sur un de ses suspects lié au trafic d'arme. Un type peu réglo, comme il les aimait. Un type qu'il aimerait bien coincer en refus de coopérer, juste pour avoir une bonne excuse pour lui refaire le portrait façon art abstrait. Un type qu'il allait coincer, avec la gracieuse participation de May, si celle-ci voulait bien faire sa partie du taff alors que son propre regard allait examiner un coin de mur lui paraissant soudainement suspect.
MessageSujet: (#) Re: Don't tell me you don't know ~ May     Ven 10 Aoû - 20:29
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Âge : trente-quatre ans, quelque chose comme ça. ça n'a pas d'importance.
Occupation : officiellement, elle est secouriste. officieusement, bras droit de willem et son réseau illégal.
Habitation : petite cabine du regina mercy trop étroite pour être partagée avec un byblien.
Arrivée : il y a quatre ans, c'est si frais et en même temps si peu dans sa vie.
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C'était son jour off. Son jour, à elle. Et pourtant, elle avait eu l'impression de passer sa journée accompagnée de pensées si intrusives qu'elle l'avait vécu comme du harcèlement. Elle qui se voulait si indépendante, si seule voilà que quelqu'un d'autre occupait ses pensées. Ça ne lui plaisait pas vraiment, parce qu'elle avait peur. Peur de devenir dépendante, peur de pouvoir (devoir) compter sur quelqu'un. Peur de n'être plus seulement qu'elle. Et dans le tourbillon d'emmerdes qu'était devenu sa vie sur la flotte, elle qui était pourtant venue s'y caser en espérant y trouver un refuge apaisant, il ne manquait plus que ça. Qu'elle s'attache malgré elle à quelqu'un. Cette réalité la gênait, May préférait la pousser loin dans son esprit et se tuer à la tâche au travail pour ne pas avoir à y penser. Mais l'ancien prisonnier revenait quand même, lui et les vagues de questions qui l'accompagnaient. La secouriste avait besoin de souffler, pour une fois, et avait passé la journée chez elle à ne rien faire de particulier. Elle espérait en se terrant chez elle retrouver un semblant de tranquillité. Et c'était véritablement plus ou moins peine perdue. Alors dans un dernier élan de tentative, elle s'était préparée à sortir afin de broyer ses pensées dans la Ruche son bar favoris. Sans doute qu'elle y croiserait quelqu'un, qu'elle écouterait d'une oreille faisant semblant de s'intéresser à une conversation qui n'était, en réalité, qu'une diversion. De quoi s'occuper l'esprit, un verre d'alcool en main.

Mais alors qu'elle était enfin prête (une préparation bien basique pourtant, qui se composait d'un simple attirail de vêtements noirs : jean, t-shirt, veste en cuir qui l'avait suivie depuis Keller, bottes qu'elle avait troqué à une ancienne légionnaire) on frappa chez elle. Et comme à chaque fois, elle poussa un long soupire agacé. Si elle était chez elle, c'était bien qu'elle ne voulait voir personne. Non ? Et sur le point de partir, ça ne signifiait qu'une chose : qu'on allait la retarder. Le visage sur l'écran d'accueil du terminal de sa porte fit naître en son sein autant de colère que d'appréhension. Holloway. Qu'avait-elle fait cette fois pour mériter sa visite ? Avant de lui ouvrir, elle jeta un coup d'oeil à ses petits quartiers afin de vérifier si elle n'avait pas laissé traîner de quoi l'inculper. Ce qui était rarement le cas, surtout depuis que Galina partageait ses quartiers. Mêler sa meilleure amie à tous ses soucis était bien la dernière chose qu'elle souhaitait, et Galina était surement la personne qui comptait le plus pour elle sur la flotte. La trahir serait son plus grand échec. Quand elle ouvre enfin, il la bouscule presque pour rentrer chez elle sans même lui lancer un regard et May se retient de l'insulter tandis que la porte se referme derrière lui. Pourtant, elle n'en pense pas moins et ne répond pas à son semblant de salutation. Elle n'avait pas envie de le voir. Alors, t'as quoi ? Quatre mots qui ne la surprennent pas. Mais cette fois, elle ne sait pas quoi répondre : elle s'était tenue éloignée du trafic des autres et s'était concentrée sur le Regina Mercy. Tout ce qu'elle avait était mêlé à Wilhem et elle, alors hors de question de lui en faire part.

Ça va t'étonner, mais rien. lâcha-t-elle, mordante, parce qu'ouvertement exaspérée par sa présence. Elle se contient, cependant, parce que c'est à Holloway qu'elle parle et qu'elle sait qu'elle n'a pas l'avantage ici. Même chez elle. Même quand il est en civil. C'est toujours lui qui mène la danse, et elle en a horreur tant cela lui rappelle ses années de piraterie forcées. Puis d'un mouvement de tête elle lui montre la porte. J'ai à faire, alors tu peux partir. c'est jamais qu'une invitation, parce qu'elle n'est pas en position de le foutre dehors. Pas quand elle n'est libre que parce qu'il a été suffisamment stupide pour faire un deal avec elle. Mais ça y ressemble fortement. Elle prend le risque. Elle est pas d'humeur. Elle le regrettera surement.

Quartiers de May, 07 août 2227.
May parle en 993333





EVERYONE I KNOW GOES AWAY IN THE END
☾☾ AND YOU CAN HAVE IT ALL MY EMPIRE OF DUST ☾☾
MessageSujet: (#) Re: Don't tell me you don't know ~ May     Dim 12 Aoû - 15:25
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C'était écrit sur sa gueule, qu'elle voulait pas le voir traîner ses pattes dans son appartement. En fait, c'était écrit sur sa gueule que si elle avait pu ne plus jamais voir la sienne, elle se serait pas gênée pour le faire. Si tu crois que ça me fait marrer de faire des heures sup', tu te plantes. Cependant, il aurait pu passer au dessus de son regard noir, si l'impertinence n'avait pas franchis ses lèvres en même temps que l'avoeu qu'elle avait failli à le tâche, sommes toutes simple, qu'il lui avait confié en échange de sa putain de liberté. Les yeux de Ledward s’étrécirent alors qu'il tournait brusquement la tête vers elle.

Sans rien dire, il lui laissa la temps de regretter les paroles de trop alors qu'il faisait un pas vers elle, puis un deuxième, sans cacher ses intentions menaçantes malgré son absence de précipitation. Il n'avait pas le temps de jouer à des jeux stupides avec elle. Pas plus qu'il n'éprouvait de patience envers les merdeuses dans son genre qui avaient été assez stupides pour se faire prendre sur de l'importation de contrebande, et dont le cul avait été sauvé du Lady Grace uniquement par la valeur des informations qu'elle pouvait donner sur d'autres trafiquants bien plus dangereux.

-Tu t'prends pour qui exactement ? Gronda-t-il. T'sais quoi, j'crois qu't'as raison, t'as mieux à faire que d'te balader en liberté sur cette putain de station. Genre aller purger ta putain d'peine sur le Lady, comme tous les crétins avant toi à qui j'ai passé les bracelets.

Il lui lança un regard de dégoût en attrapant l'un des pans de sa veste en cuir, juste pour attirer l'attention dessus avant de la lâcher. Ça se passait de mots. C'était pas le genre de vêtements qu'elle aurait pu porter, ni le genre d'endroit où elle aurait pu être si elle avait été chopée par n'importe qui d'autre que Ledward. Aucune putain de reconnaissance. Elle devrait le remercier à genoux et lui lécher les pompes vu ce qu'il lui avait évité. Les femmes sur le Lady, elles ressortaient pas pareil que quand elles y entraient.

-J'suis pas ton putain d'pote. Tu crois que tu taff pour le Mercy ? Il laissa échapper un reniflement dédaigneux, dénué d'amusement. Tu t'plantes. C'est pour moi qu'tu taffes. Alors tu m'parles mieux et tu fais s'que j'te dis.

Il la repoussa légèrement, pour avoir un peu d'air, mais aussi pour lui montrer que ça n'était pas à lui de reculer, entre eux. Ça n'était pas à lui de se faire sortir parce que madame avait à faire. Ils étaient chez elle, mais elle n'était pas aux commandes de ce qu'il s'y déroulait tant qu'il était dans la même pièce. Son territoire. Sa domination. Encore une fois, il soutint son regard le plus possible, puis il finit par rejoindre le premier meuble un peu bas de la cabine pour poser une demi-fesse dessus, croisant les bras d'un air maussade.

-J'te laisse une dernière chance. T'as quoi.

Une question posée sur le ton de l'affirmation, encore. Il ne lui laissait pas le loisir de choisir de répondre, elle allait faire son taff et lui donner les informations qu'elle avait, chercher bien au fond de son crâne de criminelle pour lui dégotter la plus petite piste que ce soit sur le type dont il lui avait parlé, sinon il allait devoir passer au blâme et elle n'avait pas envie de passer par là.
MessageSujet: (#) Re: Don't tell me you don't know ~ May     Mer 15 Aoû - 13:16
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Les voilà les conséquences de son audace. Elle se les prend de plein fouet, sans pour autant regretter totalement avoir été désagréable. Ledward le méritait : lui et la menace qu'il faisait peser sur elle par pur intérêt. Elle le détestait autant qu'elle le craignait, même si May faisait de son mieux pour ne pas flancher sous son regard noir et ses menaces. Et tandis qu'il avançait vers elle avec une lenteur mesurée, l'ancienne pirate avait tout le luxe de s'imaginer sa sentence. Son passé et son expérience nourrissaient son imagination, elle qui avait subit plus d'un châtiment pour avoir prononcé le mot de trop mais c'était une époque révolue et à présent, elle s'interdisait de ployer l'échine. D'avoir peur du bâton. Alors si Led se rapprochait, May, elle, se figeait prête à faire front. Elle se tenait droite et se refusait de baisser les yeux, quitte à paraître plus encore effrontée face à son maître chanteur. Tu t'prends pour qui exactement ? Sa voix rauque résonna entre les murs métalliques de sa cabine, non sans provoquer un frisson d'appréhension chez la brune. Malgré tout, elle devait se retenir de lui répondre tant les mots lui brûlaient la langue. T'sais quoi, j'crois qu't'as raison, t'as mieux à faire que d'te balader en liberté sur cette putain de station. Genre aller purger ta putain d'peine sur le Lady, comme tous les crétins avant toi à qui j'ai passé les bracelets. Et à la mention du Lady Grace, elle serre les dents, se fait plus dure autant pour cacher la peur profonde d'y mettre un pied que pour retenir toutes les insultes qui tentent de se faufiler entre ses lippes. Dès qu'elle faisait l'erreur de remettre en question la dynamique de leur relation (à savoir son ascendant sur elle), l'inspecteur ne se gênait pas pour lui rappeler la peine qu'elle pouvait purger s'il le décidait. Un manque de contrôle sur sa propre destinait qui l'agaçait plus que de raison, gorgeant ses entrailles d'une nouvelle haine pour le milicien. Et quand il attrapa sa veste en cuite, la tirant légèrement vers lui, May ne pu s'empêcher de se crisper plus encore, s'empêchant de lui empoigner les mains et de le repousser avec violence : elle s'en prendrait certainement une si elle osait le toucher. Ledward avait la gifle facile, elle en avait déjà fait les frais. Mais il la relâcha avant qu'elle ne craque, le coeur au bord de l'arrêt tant il battait vite.

J'suis pas ton putain d'pote. Tu crois que tu taff pour le Mercy ? Tu t'plantes. C'est pour moi qu'tu taffes. Alors tu m'parles mieux et tu fais s'que j'te dis. Elle enregistre, interdite, se demande si elle ne pourrait pas quelque part utiliser la certitude qu'il avait contre lui. Tout était bon pour l'atteindre et jusqu'ici, elle ne s'était sentie que piégée par le deal qu'elle avait fait. Il faudrait qu'elle trouve un jour comme le lui faire payer et d'une manière ou d'une autre, May se vengerait. Fallait-il encore qu'elle sache comment. Quand il la poussa, elle ne chercha pas à résister et recula d'un pas en arrière s'empêchant ainsi de trébucher. Droite, stoïque, un calme qui n'était que le témoin de la tempête qui bouillait entre ses tempes. Si elle avait été sur Keller, là où les loi se tordent et se manipulent, elle l'aurait jeté dans le vide à la première occasion venue sans éprouver le moindre remord. Mais la flotte pour conserver un semblant de paix se pliait à de nombreuses interdictions : chaque accident été étudié alors que sur la station, on fermait facilement les yeux. May se contente de le fusiller du regard, plus noir encore qu'ordinaire, un air de dégoût qu'elle réfrène sur le visage. J'te laisse une dernière chance. T'as quoi. dit-il sans appel, allant s'installer faussement paisiblement plus loin dans ses quartiers. May resta près de l'entrée, là où il l'avait bousculée et laissa peu de place au silence dont il se jouait. Je te l'ai dis. J'ai rien sur ton gars. cracha-t-elle en fronçant des sourcils, se voulant forte et loin d'être impressionnée par le manège violent de Ledward. Elle n'était pas une gamine de la flotte, elle était née sur Merry Fields, avait fait ses armes sur Keller : si elle craignait Ledward pour l'endroit où il pourrait la jeter, May n'était pas une femme facilement impressionnable. Avec le Jeanne D'Arc et les déserteurs, il se fait petit, j'ai pas entendu parler de lui depuis des semaines. explique-t-elle, désagréable, se retenant de rajouter un si vous faisiez votre taff' y'aurait pas eu de déserteurs et donc des infos, crétin mais ce serait lui donner une excuse pour lever la main sur elle. Elle ne peut pas, pourtant, ravaler ce qui suit. Alors, non, j'ai rien. Ok ? Lâche moi la grappe, ajouta-t-elle pleine de dédain, peu amusée de devoir se répéter à trois fois pour qu'il imprime que non, elle n'avait rien et que les infos, ça ne pleuvait pas comme ça. Juste parce qu'on était pas foutu de les trouver soi-même.


Quartiers de May, 07 août 2227.
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MessageSujet: (#) Re: Don't tell me you don't know ~ May     

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