Hey connard | Crius
MessageSujet: (#) Hey connard | Crius     Mar 7 Aoû - 10:19
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t836-ellie-tell-your-children-not-to-hear-my-word http://beyond-earth.forumactif.com/t838-ellie-pretty-reckless
Messages : 67
Âge : 44 ans
Occupation : Commissionnaire
Habitation : Tiantang, avec sa soeur
Arrivée : 03.07.2227
Pseudo : Frey
Avatar : Alison Mosshart
Crédits : Gif : Kim
« Alors l'vieux, on se cache dans l'coin ? Paraîtrait qu'on t'a coupé sous les couilles après un accident de forage ? » Tu t'appuyais sur le comptoir de la Ruche, un sourire aux lèvres. La figure de Serrano n'avait pas tant changé depuis qu'il avait quitté la flotte et si tes souvenirs d'adolescence commençaient à devenir de plus en plus fou, Crius restait égal à ce que tu avais gravé dans tes souvenirs. « Le retour aux source, heh ? Tu t'trouves de la clientèle sympa dans l'coin ? » Un regard aux mines des gens se trouvant dans la Ruche avant d'hausser les épaules. « Pas d'gamins à exploiter cet'fois, heh ? Paraîtrait qu'ils ne sont pas acceptés sur le Colossus. » En tant que mère, tu acceptais qu'on essaie de protéger au mieux sa progéniture et surtout de l'éloigner des travailleurs qui ne pouvaient garantir leur sécurité, mais interdire l'entrée de tout un vaisseau de vie à des marmots, c'était là le meilleur moyen pour qu'une connerie arrive.

Tu avais évité la Ruche à ton arrivée, peu encline à remuer trop le passé. Tu étais venue pour une bonne raison et te faire garrotter par des souvenirs inopportuns n'était absolument pas ta priorité. Les principes de Crius étaient également, de ton avis, l'une des raisons pour lesquelles ton aîné avec aussi mal tourné et tu ne pouvais t'empêcher de lui en vouloir. Encore un briseur de famille que vous n'étiez pas parvenu à empêcher de sévir. A dire vrai, c'était bien présomptueux de ta part de t'imaginer que tu aurais pu faire quelque chose. Vespillo aurait trouvé un autre modèle de péché ailleurs et se serait probablement inspiré de pire que Crius Serrano.

Au final, ce qui t'avait poussé jusqu'ici était la nostalgie. Elle frappait déjà et fort, surtout. Tu ne t'attendais pas à ce que Keller te manque sitôt. Ta famille, le magasin et l'ambiance avaient pour l'habitude de te bercer et même lorsque tu étais loin de tout cela, ton équipage et ton second donnaient le change. La violence omniprésente dans ta vie se tarissait et le brusque changement de politique de vie et de comportement était peut-être trop brutal pour toi. Trop propre sur soi, la population voyait en quelques vérités une agression soudaine et brutale et tu avais compris que dire ce que tu pensais ne devait être fait qu'avec parcimonie.

Aller retrouver les anciens était donc une tentative d'escapade, de te baigner temporairement dans un ersatz de tes souvenirs, le temps de pouvoir retourner sur Keller, avec tes deux sœurs cette fois-ci. Tu te hissais sur une chaise et tu observais le contenu des verres des gens se trouvant non loin. « Sers moi un truc potable. Si y a quelque chose qui se boit sur ce putain de vaisseau. »


I am also a we
I don't really care about anyone liking me. Most of you motherfuckers don't even like yourselves ▬ if karma doesn't hit you, I fucking will
MessageSujet: (#) Re: Hey connard | Crius     Dim 19 Aoû - 10:26
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t440-this-is-why-we-can-t-have-nice-tings-cassiopee http://beyond-earth.forumactif.com/t449-pervert-but-in-a-romantic-way-crius-serrano-cassiopee
Messages : 97
Âge : 52 ans
Occupation : Gérant d'un bar
Habitation : C5
Pseudo : Elorin
Avatar : Tommy Flanagan
Crédits : Riddermark & Frimelda & Elara

Hey connard

Crius & Elleen | Août 2227
« - Ramène tes fesses derrière le comptoir, que je te les montre, petite. » tu répliques sans te retourner, continuant à remplir le shaker derrière comptoir. Combien de fois on te l’a demandé depuis l’incident, si t’avais encore des couilles et tout ce qu’il s’ensuit ? Cela perd son charme au bout du troisième sous-entendu des familles. Tu n’as pas besoin de te retourner pour entendre la voix éraillée par la clope et la niaque, pour la reconnaître sans un coup d’œil. On te l’a dit : les Krishvin étaient de retour sur la flotte, les pirates qui débarquent et sèment les troubles sur leurs pas. Les blousons de cuir et la clope aux lèvres, l’allure patibulaire, elles attirent les regards comme des aimants, attirent les murmures et l’admiration des plus jeunes. Quels pirates n’ont pas une foutue histoire tragique pour se vanter ?
Elle a grandi, la petite. Comme tu as pris des mèches blanches parmi les gris, des rides parmi les cicatrices, des câbles parmi les nerfs. Il paraît que la puberté, les enfants, les deuils et la vie, cela vous transforme en femme. Bien sûr, elle a changé depuis le départ du roublard de Keller. Mais elle a toujours quelque chose de bébé Krishvin dans sa posture. « - Si t’as trouvé le moyen d’interdire un truc à un gamin sans le traumatiser à vie, fais-moi signe, je prends. » Tu ne te gênes pas pour les déculottées, pour tous ceux qui passent le nez dans ton alcôve. Tu t’es adouci, pas ramolli. Tu ne les exploites plus, ils vont à l’école. Mais il connaissait une fratrie qui ne se plaignait pas tellement des crédits distribués sous le comptoir.
Tu t’es retourné, enfin. Tu la fixes, avachi contre l’étagère derrière toi, le coude entre les bouteilles pleines et ta main sur ton poignet. Tu la jauges, la gamine montée en graine. Jolie teigne qui a trop sa place dans ton bar pour être honnête. Commissionnaire, t’ont dit tes petites abeilles. Elle qui a la liberté dans les ailes, elle s’agite dans le piège à miel. Pourquoi venir ici, quand on peut boire sur Keller ? C’est tellement propre et policé, le Colossus par rapport à la station. Tu as mis des années à t’habituer à ne pas frôler les joues de tes phalanges, à chaque regard échangé ; sur ce vaisseau, les règles tacites sont les mêmes, car tous partagent la même nostalgie, le même besoin irrémédiable de se contrôler. La même incompréhension et envie face à la flotte.
« - Rien qui ne vienne pas de la maison. » Tu te décides à lâcher après ton examen minutieux, te décollant de tes réserves et tu ouvres un petit cabinet pour en sortir une bouteille qui l’air mal en point. Tu mates, évidemment. Tu mates le corps autant que l’âme. Loin du magasin, Eileen se détache en contraste, comme si tu ne l’avais jamais vu. Elle est étrangère à la flotte. Cela faisait longtemps que tu ne t’étais pas rendu compte du décalage entre le simulacre de domestication de la Ruche, et la réalité, la violence de votre foyer. Cela fait longtemps que tu ne t’es pas pris l’uppercut de la nostalgie dans la mâchoire. Celle-ci s’agite d’un tic, mais tu continues de verser le liquide si clair qu’il devient lumineux. La contrebande autrefois si rare, interdite dans ton bar, depuis les nouvelles lois est réservée aux initiées. La rasade est loin des doses officielles de la flotte, clapotant à la limite du verre quand tu le pousses vers elle. « - T’en penses quoi ? » Et le regard d’intelligence que lui lance le vieux loup de l’espace, souligne plutôt la flotte, que la boisson.


code by bat'phanie


Oberon n’attendait plus rien de la vie, le cœur brisé par son premier et seul amour ; s’installer sur la Flotte c’était prendre sa retraite et couler des jours tranquilles. Mais il va bientôt apprendre que l’amour a plus d’une façon de s’exprimer dans la Fédération.
©️ FRIMELDA


MessageSujet: (#) Re: Hey connard | Crius     Lun 20 Aoû - 0:17
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t836-ellie-tell-your-children-not-to-hear-my-word http://beyond-earth.forumactif.com/t838-ellie-pretty-reckless
Messages : 67
Âge : 44 ans
Occupation : Commissionnaire
Habitation : Tiantang, avec sa soeur
Arrivée : 03.07.2227
Pseudo : Frey
Avatar : Alison Mosshart
Crédits : Gif : Kim
Tu ne prends pas au mot les paroles de Crius, derrière le comptoir c'est son territoire et vos retrouvailles ne sont pas assez effusives pour te permettre d'enjamber tout ce qui vous sépare. Appuyée sur cette barrière métaphorique, tu l'observes qui s'affaire. Les mouvements te sont familier et tu te prends à projeter le passé dans les muscles de l'homme. Sa stature, sa position, son visage, les années marquées dans son visage et au fond de ses yeux font que celui qui a hanté tes nuits a irrémédiablement changé. Il était quelqu'un, Crius, l'homme qu'aspirait être Vespillo et, fiévreuse, tu t'inquiétais que ce rêve se réalise. Au final, tu ne sais pas si l'homme a dépassé le mentor. « Une bonne paire de claques et y marchent droit, les mômes. Quoi qu'j'pense qu'ici faut même pas penser à foutre une fessée à un chiard. » Éducation positive mon cul, tes gamins avaient besoin de comprendre les limites avant de les franchir ou ils risquaient de finir écartelés sur une place publique, vidés de leurs organes par un de ces enculés en rouge. Tu pouvais te considérer heureuse que tes propres enfants n'aient jamais eu trop de problèmes et que l'éducation que tu leurs avais donné – en plus de celle de Vegtam – en avait fait des mômes obéissants et forts. Tes frères n'avaient pas eu cette chance, le benjamin avait perdu un enfant il y a peu, dans l'attaque qui avait handicapé ton propre père et Vespillo se chargeait bien tout seul d'éliminer sa progéniture. « T'as vieilli Crius, mais pour c'que ça vaut, ça fait plaisir de voir quelqu'un avec un peu d'gueule. » Tu lui souris, un rictus tordu entre tes doigts. Tu le laisses t'observer sans broncher. Qui ne le fait pas ? Les regards se portent constamment sur toi, trop brute, trop sûre de toi, tu avances sans laisser aux autres l'opportunité de se demander si tu vas les laisser passer. Tu es moins polie qu'eux, un caillou brut, peut-être moins jolie mais tu es sûre qu'on ne te brisera pas au premier coup.

La promesse de quelque chose de plus fort, de quelque chose de vrai te fait te redresser sur ton siège et tu fais passer ta tignasse blonde sur le côté de ton cou que tu tends pour observer ce qu'il sort, pour le plaisir des yeux aussi. Tu ne t'abaisses pas à lui demander s'il aime ce qu'il voit, tu sais qu'il sait. Tu attrapes le verre et tu le montes face à tes yeux pour l'observer. Aucune goutte sur les parois. « J'aime pas. Y a pas d'vie, y a pas d'image, y a pas d'odeurs. On s'croirait dans la câle d'un vaisseau neuf, même le Colossus fait minable. Tout est trop propre. » Tu prends une gorgée du liquide miracle, celui qui t'empêchera de foutre une rouste au premier qui regarde trop tes fesses, celui qui, salvateur, parviendra à calmer l'humeur bouillonnante qui prend forme au creux de tes entrailles. « T'as pas intérêt à respirer plus fort que ton voisin si tu veux pas qu'il s'voit déjà agressé. » Tu secoues la tête à la négative, écoeurée par tes paroles, la grimace n'atteint pas tes yeux lorsque tu reposes le verre sur le comptoir. « Qu'est-ce que tu lui trouves à ce vaisseau ? » Ta langue claque contre ton palais. Pas le meilleur tord-boyau que tu ais pu goûter, mais il fait son office. Satisfaite, tu t'étales un peu sur le comptoir, les bras croisés, le sourire aux lèvres. « On s'y habitue ? » Que tu ne peux t'empêcher de demander, cherchant peut-être du réconfort dans une question qui te servira surtout à jauger l'homme qui te fait face. Tu as l'impression constante de te retrouver dans un de ces moments de flottement où tout le monde sait qu'il va se passer quelque chose, où on longe les murs en espérant être en sécurité quand tout va exploser. La flotte pour toi, c'est ça. Marcher sur des écrous en espérant poser le pied sur la passerelle.


I am also a we
I don't really care about anyone liking me. Most of you motherfuckers don't even like yourselves ▬ if karma doesn't hit you, I fucking will
MessageSujet: (#) Re: Hey connard | Crius     

RÉPONSE RAPIDE