Falling awake. [Crius] (Flashback)
MessageSujet: (#) Falling awake. [Crius] (Flashback)     Mer 1 Aoû - 18:15
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Falling awake.


« Ton visage...
- C'est ce qui arrive quand tu tentes d'assassiner quelqu'un maman... Les autorités interrogent et ne le font pas à moitié. »

Une pointe de rancoeur dans le ton qu'emploie Isiry et à raison. Elle a été emmenée, interrogée de manière un peu brutale au point qu'on lui a mis une gifle avant qu'un autre vienne calmer un peu le jeu. Joel. Quand elle pense à lui elle a encore plus de rancoeur Isiry. Bien plus... Il est venu tout calmer mais il aurait pu intervenir avant, il aurait dû intervenur avant parce qu'ils se connaissent si bien... Ou pas finalement. Peut-être qu'elle ne le connaît pas si bien que cela. Sa main glisse sur sa joue où trône l'hématome qui a résulté de la fameuse gifle. Puis Isiry soupire avant de se frotter le visage. Cela fait plus de deux jours qu'elle n'a pas dormi. Elle est épuisée. Au bord de la crise de nerfs.

« Izy... »

Sous ses mains, elle cache ses yeux qui se remplissent doucement mais sûrement de larmes.

« Je ne comprends pas... » qu'elle souffle la voix tremblante avant de retirer ses mains pour observer sa mère à travers le voile de ses larmes. « Pourquoi t'as fait ça maman ? »

Pas de réponse. Sa mère s'évertue à rester silencieuse et Isiry termine par secouer la tête de droite en gauche en fermant les yeux. Ses épaules se voutent tandis qu'elle courbe la nuque.

« Après ce qu'on a subi toutes les deux... On n'a jamais... La violence ça n'a jamais été pour nous et toi tu... »

Les épaules du médecin tremblent. Elle entend sa mère soupire et relève alors son visage pour l'observer. Elle sourit. Sa mère sourit mais il est si triste ce sourire. Si triste...

« Il faut parfois faire des choses qu'on déteste faire pour le bien des autres. »

Isiry fronce les sourcils.

« Assassiner quelqu'un c'est agir pour le plus grand bien ? »

Petit haussement d'épaules de la part de sa mère et Isiry fronce les sourcils, essuyant à la va vite les larmes sur son visage.

« Qui t'a mis ça dans la tête maman ? Je veux savoir. Qui ? »

Mais aucune réponse. Isiry n'obtient que quelques mots de sa mère mais pas la réponse à sa question.

« Je t'aime Izy. »

C'est une sorte de rire sans joie et amer qui s'échappe des lèvres du médecin alors qu'elle se redresse. Bien qu'elle soit en larmes, son regard clair foudroie sa mère.

« Si tu m'aimais vraiment, tu m'aurais parlé plutôt que de te laisser embarquer là-dedans. Ils vont t'exécuter maman. Tu le sais en plus. Tu le sais que c'est la peine capitale pour ça... »

Et elle sait oui vu son attitude. Elle sait. Et ça brise un peu plus Isiry qu'elle sache et qu'elle ait malgré tout pris cette décision.

« Tu t'en sortiras sans moi. Tu t'en sors déjà très bien sans mois.
- Excuse-moi de m'en sortir sans toi mais il fallait bien que je me débrouille. Fallait bien que je me batte pour réussir. Je voulais pas m'éteindre. Je voulais pas me laisser éteindre et toi tu t'es laissée éteindre et j'y suis pour rien.
- Je ne le disais pas com...
- Peu importe. C'est trop tard pour tout ça. »

Un silence. Une hésitation. Mais la rancoeur est trop forte. Les mots doivent sortir.

« Tu m'as abandonnée quand tu as pris cette décision.
- Comme ton père nous...
- Non ! »

Et là Isiry tape soudain du plat de la main sur la table en métal.

« Non ! »

Puis elle pointe un index tremblant vers sa mère.

« Ne compare pas ce qu'il a fait et ce que tu as fait ! Lui, il a essuyé des tirs de blasters pour qu'on puisse s'enfuir. Toi, t'as essayé d'assassiner une personne pour quoi exactement ? Parce que toi et ceux avec qui tu traînes n'aimez pas ce qu'elle propose ? Le vote est là pour ça ! On ne tue pas ! »

C'est son corps entier qui tremble maintenant et les larmes redoublent d'intensité.

« Je suis médecin moi. Je sauve des vies, je ne les prends pas... »

Elle se brise. Au fil des secondes elle se brise Isiry.

« Jamais je te pardonnerai... »

Et c'est après ces mots qu'Isiry vient cogner à la porte pour qu'on lui ouvre. Puis elle s'en va. Sans un regard. Sans un mot. Le jury se réunira en fin de journée, sa mère sera problemenr exécutée juste après. Et elle ? Elle... Elle, elle ne sait pas. Elle ne sait plus. Elle pleure. Elle n'est plus capable de s'arrêter et ses pas deviennent plus rapides à mesure qu'elle s'éloigne de cet endroit qu'elle considère comme horrible. Elle essuie des regards sur son passage parce que son visage est tristement connu à cause des actes de sa mère mais elle ne s'en occupe pas non. Elle avance, elle avance, elle court presque en fait et ses pas le mènent jusqu'au seul endroit où elle veut aller en cet instant. Rester seule ? Non. Et il n'y a que dans ses bras à lui qu'elle pourra faire face. Elle le sait. Parce qu'il a pris tellement d'importance à sa façon durant ces deux dernières années... Une amitié sincère, du plaisir partagé certaines nuits, un ami/amant auquel elle dit tout et dont elle ne pourrait pas se passer, c'est un fait. C'est donc devant la cabine de Crius qu'elle s'arrête, essuyant en vain son visage avant de faire savoir sa présence. Et elle espère, Isiry, qu'il sera là. Parce que sans lui là... La porte de la cabine s'ouvre rapidement et à peine pose-t-elle son regard sur lui qu'elle craque un peu plus Isiry. Il sait d'où elle vient, parce qu'elle le lui a dit la veille au soir. Il sait. Et c'est parce qu'il sait qu'il tend les bras et qu'elle vient s'y blottir.

Sa mère va mourir ce soir.




(c) sweet.lips


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Isiry parle en 00cc99
Crius parle en ...


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by wiise
MessageSujet: (#) Re: Falling awake. [Crius] (Flashback)     Dim 19 Aoû - 10:24
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Falling awake

Crius & Isiry | Flashback
Tu regardes comme un imbécile tes tortues qui vaquent à leur vie dans un coin de ta cabine. Un doigt dans l’eau, tu effleures le petit crâne fragile, de la petite vie que tu couves à défaut d’être capable de garder une femme ou un homme, une fille ou un fils. Tu as perdu ta muse aujourd’hui.  Charlie tourne en boucle, répète la dernière phrase laissée en suspens. Coïtus interrompus, plutôt littéralement. Dans deux heures, tu dois ouvrir la Ruche, mais tu n’as pas le coeur de compter les beuveries des soudards. Tu n’es pas d’humeur à faire plaisir à tes habitués, tendre l’oreille à leurs misères sans leur répliquer qu’ils n’ont rien vu, rien connu. Tu as un sale goût en bouche.

Tu te souviens de ton père qui n’a jamais prononcé le prénom donné par ta mère. Tu ne te souviens pas du jour où il est mort, explosé comme une étoile, laissant les retombées de sa réputation vous souiller et éteindre la vie dans les yeux de ta mère. Pourquoi t’as les souvenirs moches qui te revienne en mémoire ? D’habitude, ce qui te torture, ce sont tes actes, le sang et les esclaves sur ta conscience. La peur dans ses yeux à elle, certaines nuits. Là c’est toutes ces erreurs dont tu n’es pas responsable et les coups de ceinturons que tu n’as jamais eu, l’orphelin de père, la mauvaise graine cataloguée comme pirate dès l’enfance. La rancoeur qui se mélange à l’admiration. Tu égregnes un peu plus de nourriture pour tortues dans l’aquarium, le regard distant, vague. Tu penses clairement à autre chose.

Et il n’y a nul amour, nul romantisme, nulle petite mort dans tes pensées pour une fois.

Tu te dis que la mère de ton enfant a bien fait de partir avant que tes ratés ne brisent la prunelle de tes yeux.

Le son contre ta porte te tirent de ta transe et tes pensées de vieux cynique. Tu agites le doigt pour signifier à Charlie d’ouvrir la porte, pas de questions posées. Cela te donne le temps de venir réceptionner Izy contre ta poitrine. Tu refermes la porte du bout du pied, tes bras prises par la jeune femme dans tes bras.   “- Hey, hey, doc…” Ta voix grave est rauque, mais presque chantante, berceuse tardive. Mélodie qui se veut apaisante, mais qui tombe à côté, bien sûr. Ce n’est pas ton genre, tu es le croque-mitaine des gamins, le client des putains et le pirate à la retraite. Tu n’es pas un père, tu n’es pas un époux, tu n’es pas un petit-ami. L’intention est louable, mais ton accent kellarien ruine un peu l’effet.

Tu t’attendais à sa visite. Tu y as pensé toute la journée à ce que tu pourrais lui dire. Et pour une fois, finir au lit ne sonne pas correct dans la réalité loin de tes romances fictives. Non, tu n’as pas connu sommeil ni inspiration la nuit dernière, pas depuis qu’elle t’a quitté. Pas depuis qu’elle t’as annoncé la future exécution de sa mère - bien sûr tu as appris la tentative de meurtre. Dommage que ton goût du scoop brise ta muse.

Tu l’enveloppes dans tes bras sans un soupir, l’y fait disparaître, la protège du monde et de leurs rires. Rester debout immobile mets toujours à rude épreuve tes prothèses, mais tu n’en as rien à foutre ce soir. Tu déposes un baiser sur ses cheveux. Tu aurais pu l’aimer cette doctoresse. Tu aurais dû peut-être, mais l’amour, cette chose que tu tentes d’apprivoiser en vain avec tes grands mots, ce n’est pas si facile. Dans les histoires, c’est toujours le coup de foudre, et les obstacles. Mais tout compte fait, dans la réalité c’est des idées qui défilent et le rituel étudié de la nouvelle année. L’envie de plaire d’une façon détournée. Tu n’as pas envie de savoir que tu n’es pas fait pour elle. C’est le genre de questions qui ne se posent pas - bien sûr, que si vous cherchiez, les mêmes défauts que chacune de tes relations t'agaceraient. Vous, c’est plus simple, aucune contrainte, aucun rythme imposé sinon celui de vos désirs. Cela ne date pas tant que ça, ce que vous avez, mais tu goûtes sur ta langue le caractère unique de la chance. Il n’y a pas d’efforts, pas de compromis.  Des baisers qui s’échangent et des soupires qui se rencontrent en même temps que leurs lèvres; des draps chauds perclus de rires et des rêveries échangées, complicité à fleur de peau. Une longueur d’onde et des feux d’artifices. Tu ne pensais pas ajouter au cocktail un chagrin qui ne venait pas des histoires qu’elle t’inspire. Tu ne pensais pas avoir le visage chiffonné à la sentir tremper ta chemise de ses larmes, tu ne pensais pas qu’elle viendrait jusqu’à toi. Tu recules jusqu’au lit et tu la fait s’y asseoir, tu viens près d’elle et ton pouce redessine le bord de sa  joue, repousse la mèche de ses cheveux. Nez à nez avec la jeune femme, tu froisses ses cheveux dans sa nuque, front contre front et le coeur en vrac.  ”- Tu n’es pas ta mère, love. C’est bientôt… ” terminé. Et les sanglots se tariront après le premier désastre. Tu te sens vieux à la garder contre toi et promettre que la révolution des astres ne s’arrête pas aux coeurs brisés des humains. Résilience.


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Oberon n’attendait plus rien de la vie, le cœur brisé par son premier et seul amour ; s’installer sur la Flotte c’était prendre sa retraite et couler des jours tranquilles. Mais il va bientôt apprendre que l’amour a plus d’une façon de s’exprimer dans la Fédération.
©️ FRIMELDA



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