Way of light [May]
MessageSujet: (#) Way of light [May]     Dim 29 Juil - 13:28
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Âge : 35 ans même s'il en paraît plus, abîmé qu'il est par ses deux années passées sur le Lady Grace.
Occupation : Mécanicien. Il a été légionnaire. Pilote. Et il est en train de faire en sorte que cette vocation soit de nouveau sienne.
Habitation : Aujourd'hui sur le Columbiad, il vivait auparavant sur l'Argus One et cet endroit lui manque. Cruellement. Par contre, le Lady Grace sur lequel il a passé deux ans ne lui manque absolument pas.
Arrivée : En 2200. Il avait à peine 8 ans quand il a quitté la Terre. On a suivi maman et papa. Les souvenirs de la Terre s'effritent au fil du temps. Un peu trop à son goût.
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Way of light



Il essuie d'un revers de sa main son front plein de sueur et reprend une profonde inspiration avant de se concentrer de nouveau. Il fronce les sourcils, se penche un peu en avant et perdant patience, termine par envoyer valser le fil de métal dans la cabine avant de se prendre la tête entre les mains. Des jours qu'il est là-dessus et il n'arrive à rien. Rien qui ne lui convienne en tout cas. Et tout est parti de cette rencontre nocturne avec May et cette discussion qu'il a eue avec elle. Même si les sujets abordés ont été difficiles, il a fini, grâce à elle, par être capable de voir un plus loin que jusqu'à présent. Il a fini par être capable de penser à l'après, à ce moment où il se sera pardonné et où il pourra peut-être enfin prétendre à se reconstruire pleinement et à retrouver une vie normale. Même professionnellement parlant, suite à cette conversation, des idées de reconversions lui sont venues. C'est encore trop tôt pour y songer pleinement et même en parler à qui de droit, et il ne se sent pas prêt à le faire, mais la porte est entrouverte. Des projets... Des projets concrets et ce, même s'ils doivent rester encore un moment dans l'espace quand bien même Jyreese préférerait qu'ils mettent rapidement un pied sur Qiang à défaut de pouvoir retourner sur Terre tout de suite. Du futur. Un futur possible. Son futur. Et c'est grâce à elle. Parce qu'elle a su le relever quand il est tombé, et elle a su trouver les bons mots. Ou peut-être est-ce la façon dont elle a amené les mots. Dans le fond il ne sait pas véritablement mais il est clair qu'il se sent différent depuis cette nuit-là, bien qu'elle se soit terminée de manière assez abrupte et que May ait plus ou moins pris la fuite rapidement, c'est en tout cas l'impression que Jyreese a eu mais il ne lui en a pas tenu rigueur. Tout ce qui avait été dit était sans doute trop... Trop tout en réalité. Et depuis, il a réfléchi à un moyen de la remercier, et pour lui avoir sauvé la vie sur la Lady Grace, et pour avoir été là pour lui durant cette nuit un peu particulière. Il a songé à ce qu'il pourrait lui offrir et plusieurs idées lui ont traversé l'esprit et il a fini par décider de fabriquer lui-même un cadeau, parce qu'il s'est dit que ça aurait davantage de sens si c'était fait de sa main et en soi, ce n'était pas une mauvaise idée. Le fait est que Jyreese est mécanicien et pas artiste. Le fait est que le métal, il le répare, mais créer quelque chose à partir de rien... Il s'est pourtant lancé dans cette aventure et il en est à perdre patience tant il n'est pas satisfait. C'est difficile mais abandonner ? Certainement pas non. Alors après s'être un peu rafraîchi, il récupère un nouveau fil de métal et reprend en main le fer à souder avant de se remettre au travail.

Hésitation. Un regard à droite. Un regard à gauche. Un regard pour la porte de la cabine. Peut-être qu'elle n'est pas là. Il n'a pas attendu dans un coin pour la voir rentrer parce que déjà... Déjà être allé se renseigner pour savoir où elle habite... C'est déjà bien assez invasif voire un peu « étrange » comme ça alors carrément l'attendre... Jyreese a donc juste tenté sa chance et décidé de venir voir. Sauf qu'il est là, devant la cabine depuis plusieurs minutes maintenant et s'il croise des personnes on va finir par le prendre pour un type bizarre. Il doit paraître bizarre à se tenir là, tout vêtu de noir comme d'habitude avec son bonnet vissé sur la tête. Sa grande paluche se referme sur le petit morceau de tissu dans sa poche. Morceau de tissu qu'il sort et qu'il ouvre pour regarder une énième fois le résultat d'heures et d'heures passées à tenter de créer un collier qu'il espère assez joli. Peut-être qu'elle n'aimera pas. Peut-être qu'elle détestera. Il faut dire que c'est encore assez brut d'apparence. Il aurait bien aimé pouvoir rendre la pierre plus lisse mais il n'avait pas le matériel pour et il n'était pas certain d'y parvenir. Et la pierre, qu'il a réussi à récupérer auprès d'un extracteur, il ne voulait pas prendre le risque de la casser. Il a déjà assez eu de mal à la manipuler pour lui donner une forme ronde... Oui, ça va aller. Ce n'est pas moche. En tout cas il essaye de s'en convaincre. Il renferme sa création dans le morceau de tissu et replace le tout dans sa poche avant d'oser cogner à la cabine de May. Et alors qu'il le fait, il réalise que s'il a passé du temps à créer ce cadeau, il n'a même pas pensé à ce qu'il pourrait lui dire quand elle va ouvrir. Comment il va lui expliquer qu'il a réussi à la retrouver ? Il va forcément passer pour un type louche et c'est bien la dernière chose qu'il veuille. Panique. Il mime un « merde » silencieux alors qu'il réalise qu'il est là, comme un couillon, sans avoir préparé quoi que ce soit à lui dire. C'est là-dessus que la porte s'ouvre sur May. May qui, bien sûr, ne s'attendait clairement pas à le trouver là, devant chez elle.

« B'soir. » C'est murmuré dans sa barbe parce que oui, c'est « bonsoir » vu l'heure qu'il est. Jyreese esquisse un sourire qu'il voudrait un peu plus détendu mais bon, déjà il parvient à sourire.  « Désolé de te déranger. » qu'il ajoute en n'ayant pas d'autre choix que d'improviser puisqu'il n'a pas pensé à l'avance à expliquer sa présence ici. Il se gratte par ailleurs un peu nerveusement la barbe avant de plonger sa main dans sa poche et peut-être qu'elle va s'imaginer qu'il planque une arme et qu'il va vouloir la descendre (parce qu'après tout elle ne le connaît que très peu et qu'elle a bien le droit d'être méfiante même si elle n'a en fait aucune raison de l'être). Peut-être oui, mais ce n'est pas d'une arme dont il se saisit, non. Sa main se referme sur le morceau de tissu dans lequel est caché le collier. Morceau de tissu qu'il tend ensuite, comme le gros nigaud qu'il est, à May. « C'est pour toi. Pour te remercier de ce que tu as fait pour moi. »

Il s'y prend comme un manche mais l'intention est sincère.
On peut au moins lui reconnaître ça, non ?





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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Lun 30 Juil - 22:26
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Occupation : officiellement, elle est secouriste. officieusement, bras droit de willem et son réseau illégal.
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Elle était lessivée. Complètement. Et si les derniers jours avaient été plutôt calmes en terme d'urgence, c'était bien ça le problème. Car quand il n'y avait pas de grand malheur nécessitant un déploiement des secouristes, ils étaient relégués à ce qu'elle appelait "le cul de la chaîne". Autrement dit, le travail ingrat des petites urgences et autant dire que les stellariens étaient bien moins costauds que les kellaris ou les merrymen. Les urgences du Regina Mercy étaient un vrai moulin et pour un patient qui en sortait, trois y entraient avec tous les maux du monde. Ça l'avait fait sourire au début, cette manie qu'ils avaient de prendre peur à la moindre douleur mais avec le temps, May avait finit par trouver cela plus qu'agaçant et autant dire qu'une May agacée n'était pas des plus douces. Alors elle devait redoubler d'efforts pour ne pas être aussi brusque qu'elle l'aurait été sur Keller : certainement que sur la station elle en aurait renvoyé quelques uns chez eux un coup de pieds aux fesses. Mais ici il fallait sourire, avoir l'air intéressé par leurs soucis et les ausculter avec minutie et douceur. "Ne surtout pas les malmener" qu'on lui avait dit, sous peine qu'ils se découvrent de nouveaux maux ou qu'ils crient au scandale et au manque de professionnalisme. Elle en avait fait les frais dans ses premiers mois dans le service et aujourd'hui si elle n'en était pas plus agréable, elle avait au moins la présence d'esprit de garder ses commentaires moqueurs pour elle. Alors après une journée à soigner des maux de ventres et des toux bénignes, May n'avait qu'une envie : prendre une douche bien brûlante et se verser un verre ou deux d'alcool pour oublier tous ces visages plein de frustration. Quand elle arriva dans ses petits quartiers, elle croisa à peine Galina qui était sur le départ pour une soirée spéciale, décrochant un sourire amusé de la part de May. Etait-ce avec celui qui occupait de plus en plus avec son ami ? Elle le lui demanderait plus tard, quand elle lui ordonnerait de lui raconter en détail sa soirée. Une fois Galina partie, May se glissa sous la douche non sans un soupire satisfait et y resta plus qu'elle n'en avait réellement besoin. Un plaisir comme un autre qui avait bien plus de valeur que les stellariens n'en avaient conscience, car sur Keller comme sur Merryfields les douches étaient bien plus froides et courtes. Une fois dehors, elle enfila un des shorts avec lesquels elle dormait parfois et un pull gris trop grand qui lui tombait presque aux cuisses : sans plans pour la soirée, elle avait opté pour le confortable plus que pour le beau. Même si elle aurait opté pour le même concept s'il y avait eu, justement, des plans.

A peine s'était-elle assise sur le siège de bureau, qui lui servait aussi de canapé à ses heures perdues, qu'on frappa à sa porte. May jeta sa tête en arrière, les yeux fermés : las. Pourquoi fallait-il toujours qu'on vienne la déranger quand tout ce qu'elle demandait, c'était un peu de paix ? Les cheveux encore mouillés, elle se leva pour ouvrir mais avant vérifia à travers l'écran d'accueil qui s'était déplacé.

Jyreese.

À son visage, tout un tas de questions commencèrent à ricocher dans l'esprit de la brune. Pourquoi était-il là ? Comment avait-il trouvé son adresse ? Venait-il la voir, elle, ou sa colocataire et amie Galina ? Sans vraiment savoir pourquoi, elle l'observa un instant à travers l'écran, visiblement nerveux. Et de manière toute aussi inexpliquée, elle qui d'ordinaire portait peu d'attention à son apparence tenta de coiffer ses cheveux humides un minimum avant de lui ouvrir aussi brusquement que les portes mécaniques le lui permettaient. Elle devrait peut-être le saluer, lui demander comment il allait depuis la dernière fois mais il ne lui en laisse pas le temps. À la place, il s'empresse de combler le silence qui pointait déjà le bout de son nez, May étant restée silencieuse. Trop surprise par sa visite pour savoir quoi dire. « B'soir. Désolé de te déranger. » Et elle ne répond pas, bien sûr, parce qu'il lui tend subitement un objet : un geste inoffensif qui provoque néanmoins chez elle un mouvement de recul. May ne s'y attendait pas, et n'était pas vraiment une grande fan des surprises. « C'est pour toi. Pour te remercier de ce que tu as fait pour moi. » C'est si tout aussi abruptement que lorsqu'il avait tendu la main, avec toute la maladresse du monde. Sans doute que quelqu'un d'autre se serait moqué de lui : sa taille, ses épaules larges, sa barbe et cet air sévère qui l'accompagnait partout (peut-être était-ce du au bonnet, puis aux vêtements sombres) rien ne laissait croire que derrière tout ça se cachait un homme aussi incertain que sensible. Suffisamment pour penser à la remercier, à lui offrir quelque chose. Elle ne sait pas quoi dire, ni quoi faire, May. Elle est pas habituée à ça, la secouriste. Ni aux cadeaux, ni aux attentions, ni aux surprises, encore moins aux remerciements. Et comme ce soir là elle a envie de lui fermer la porte au nez plutôt que devoir trainer en terrain inconnu. Mais elle sent ne plus avoir le choix, alors avec appréhension elle attrape le bout de tissu qu'il lui tend son regard concentré dessus. Jyreese... qu'elle souffle tout bas, pensive. Tu n'avais pas à me remercier. Elle en oublie de le saluer, mais le mal est déjà fait et se contente de secouer la tête de droite à gauche désapprouvant l'attention qui la touche plus qu'elle ne se l'avoue. Et elle n'a pas envie d'ouvrir le cadeau devant lui, c'est gênant qu'elle se dit. Alors sans trop réfléchir, elle lui tourne le dos et s'avance dans ses quartiers l'invitant silencieusement à en faire de même. Elle n'a pas besoin de se retourner pour entendre la porte se refermer derrière eux tandis qu'elle profite de l'occasion pour ouvrir le tissu : un collier. Ah. May ne sait pas trop quoi penser, et comme toujours (elle a l'impression) elle nage dans l'inédit. Plus précisément, boit la tasse et s'y perd. Pour être honnête, elle n'en avait jamais porté. Les bijoux, la coquetterie, tout ça c'était du superflu qu'elle n'avait jamais pu se permettre dans sa vie passé. A présent sur la flotte, c'était bien plus commun qu'elle ne l'avait imaginé, alors elle observe le bijou longuement, oubliant l'ex-prisonnier qu'elle avait fait étonnamment entrer chez elle alors qu'elle mettait toujours un point d'honneur à repousser tout le monde. Elle le fait bouger entre ses doigts, remarque des rayures, des défauts, des éclats. Imparfait. Comme elle. Alors elle se surprend à l'aimer un peu, mine de rien, et un sourire s'étend doucement sur ses lèvres. Un cadeau. C'était étrange d'en recevoir un vrai. Un inattendu. Et venant de Jyreese, un probablement plus sincère que ceux qu'on offrait à tout va. Mais elle se rend compte que cela fait déjà trop longtemps qu'elle examine le collier, assez pour rendre l'atmosphère lourde alors elle se racle la gorge, gênée. Hm. elle est censée dire quoi ? Que c'est beau ? Qu'elle le mérite pas ? Merci tout simplement ? Rah. qu'elle déteste ne pas être en contrôle. Elle se racle à nouveau la gorge, s'insultant intérieurement de tous les noms : perdre ses moyens, et puis quoi encore ? A la place, elle se retourne enfin vers Jyreese, le regard toujours intensément posé sur le collier. C'est toi qui l'a fait ? qu'elle demande, l'air désintéressé mais le regard trop appuyé sur le bijou. Y'a sur ses lèvres encore l'ombre d'un sourire, et si elle voulait avoir l'air complètement dure c'est raté.

Quartiers de May, juillet 2227.
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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Mar 31 Juil - 22:53
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Et maintenant quoi ? Et si elle lui refermait la porte au nez ? Au moins ça serait réglé. Il resterait sans doute encore quelques instants comme ça, le bras tendu, le cadeau dans sa main, comme un couillon. Il resterait un peu là avant de repartir les épaules voutées, sans trop savoir quoi faire ni du collier ni de sa déception car bien sûr qu'il serait déçu s'il devait faire face à une telle réaction. Car tout ce qu'il veut c'est vraiment la remercier, lui faire plaisir et ça lui ferait plaisir à lui de lui faire plaisir à elle. Tout ceci pourrait donc tourner d'une manière fort désagréable et pendant une seconde il sent le vent mal tourner justement. Il a l'impression que May va refermer la porte sans même lui avoir dit quoi que ce soit et ce sera le signal qu'il a donc été trop loin et qu'il vaut mieux ne pas chercher à la revoir. Et si cette idée n'est là que pendant quelques secondes, elle le contrarie un peu trop en fait. Ne plus la revoir ? Ne plus lui parler ? Oui, cette pensée le contrarie plus que ça ne le devrait. Heureusement, cette dite pensée est balayée d'un coup sec quand May s'empare soudain du tissu, et donc de ce qui s'y trouve même si pour le moment elle ne sait pas de quoi il s'agit. Et elle prononce son prénom tout bas dans un souffle. Pour la première fois en fait. Pour la toute première fois et là aussi, ça lui fait quelque chose. Il ne saurait l'expliquer, mettre des mots mais c'est... Un peu comme une renaissance en fait, quand elle le prononce, elle. Ce « Jyreese » c'est celui qu'il veut devenir, il le sait. Il en a réellement et parfaitement conscience. Alors cet idiot se met à sourire bien malgré lui et ce sourire est bientôt accompagné d'un petit haussement d'épaules quand elle ajoute qu'il n'avait pas à la remercier. Peut-être pas, ou peut-être, mais il avait envie de le faire et il l'a fait, c'est aussi simple que ça. Parce que parfois, les choses peuvent être simples. Pas toujours mais parfois et autant en profiter quand c'est comme ça car la vie peut être si compliquée... Il l'observe sans mot dire alors qu'elle hoche la tête de droite à gauche, insistant ainsi sur le « tu n'aurais pas dû » de façon silencieuse avant de se tourner soudain pour retourner à l'intérieur de sa cabine. Et Jyreese perd soudainement son sourire : qu'est-il censé faire à présent ? Il écarquille un peu les yeux, jette un coup d'oeil autour de lui comme si quelqu'un allait sortir d'un coin sombre et lui dire quoi faire... Sauf que personne n'apparaît pour lui souffler l'attitude à adopter alors il choisit d'y aller à l'instinct et se glisse à l'intérieur de la cabine à la suite de May. En même temps, si elle avait voulu qu'il s'en aille elle l'aurait remercié, ou au moins congédié non ? Oui, c'est ce qu'il se dit et c'est pour ça qu'il pénètre donc chez May et... A peine la porte de la cabine est-elle fermée qu'il se crispe un peu. Disons que c'est assez déconcertant pour lui de se retrouver là, seul, avec May, chez elle. Est-ce qu'il pensait entrer ? En fait il n'avait pensé à rien alors non, certainement pas. Lui offrir le cadeau, discuter, peut-être aller se promener un peu dans les couloirs mais entrer chez elle... C'est que ça fait naître une proximité à laquelle il n'était pas préparé Jyreese.

Une proximité qui le met mal à l'aise autant qu'à l'aise. Contradictoire et paradoxal.

Un peu comme son attitude car s'il est quelque peu intimidé d'être seul avec May dans sa cabine, il n'hésite pas à tendre un peu le cou pour la regarder ouvrir le tissu pour découvrir le collier. Il espère pouvoir voir son visage, une expression, une réaction, mais les cheveux, humides par ailleurs, cachent le visage de May à Jyreese alors il ne sait pas. Il ne sait pas si elle trouve le collier assez joli, il ne sait pas si cela lui plaît. Et le temps s'étire alors qu'elle observe le collier et lui grimace un peu au fil des secondes. Il tenait vraiment à faire ça lui-même et il sait qu'il n'est pas parfait mais si elle pouvait au moins ne pas le détester... Elle termine par se racler la gorge et laisse échapper un « Hm » qui semble dubitatif à Jyreese. Elle réfléchit sans doute encore à ce qu'elle pense de tout ça, du cadeau, de sa présence ici... Voilà qu'il se gratte nerveusement la nuque Jyreese alors que May se racle une seconde fois la gorge. Bon, elle ne sait pas comment dire qu'elle n'aime pas en fait, c'est sans doute ça. Et il est sur le point de lui dire que ce n'est pas grave, qu'il devrait s'en aller mais elle se retourne soudain sans pour autant le regarder, non. Son regard est toujours fixé sur le collier et le regard de Jyreese dérive aussi sur le bijou sur lequel il remarque davantage les imperfections. « C'est toi qui l'a fait ? » qu'elle demande toujours en fixant le collier et c'est bien l'ombre d'un sourire qu'il voit naître sur les lèvres de la secouriste, et bon sang ce que ça fait battre son cœur. Juste... Ce petit, tout petit sourire, ou même ce début de sourire. Alors il sourit aussi Jyreese mais est rapidement rattrapé par sa gêne parce que oui, il est gêné d'offrir un cadeau qui n'est pas parfait. Il aurait pu essayer encore mais il est persuadé qu'il n'aurait pas pu faire mieux. A son tour donc de se racler la gorge non sans se gratter nerveusement une nouvelle fois la nuque.

« Oui, c'est moi. J'ai... Hum... » C'est finalement le dessus de son crâne qu'il vient gratter nerveusement par-dessus son bonnet noir. « Je voulais te faire un cadeau. Le faire pas juste me le procurer alors j'ai réfléchi et puis je me suis dit que ça pourrait peut-être te plaire alors voilà j'ai... » Nouveau raclement de gorge, ils ont ça en commun. « J'ai acheté du fil de métal et j'ai réussi à me procurer un morceau de pierre grâce à un extracteur et puis je me suis lancé là-dedans. Je t'avoue que ce n'était pas évident parce que je ne suis pas un artiste. Je veux dire, je ne sais pas créer des choses, je peux les réparer oui. Oui, ça je sait faire réparer des trucs mais créer quelque chose à partir de rien... » Et au fur et à mesure que les mots sortent, il réalise vraiment à quel point ça a été difficile, de faire ce collier et en même temps... En même temps, même si c'est loin d'être parfait, il est fier d'avoir réussi. Et c'est cette fierté qui le poussé à sourire de nouveau. « Mais j'ai fini par arriver à quelque chose qui m'a semblé... Enfin... Passable ? Pas trop mal ? Je sais que ce n'est pas parfait alors enfin... » Et un troisième raclement de gorge alors que le sourire se transforme en une sorte de grimace un peu crispée. « Je veux dire, si tu ne veux pas le porter ce n'est vraiment pas grave. Tu peux le garder ici, planqué quelque part. » Petit rire nerveux bref avant un petit haussement d'épaules. Et revient ce petit sourire sur les lèvres de l'ancien légionnaire. Un sourire teinté de tendresse. « Je voulais juste faire quelque chose, de mes mains, pour toi. Voilà. »

Puis plus rien. Il est... Gêné, un peu. Parce que dans le fond, y'a ce quelque chose qui lui dit que ce n'était pas simplement pour la remercier.
Pas simplement.




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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Dim 5 Aoû - 20:31
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Ses doigts tracent le chemin qu'a choisi Jyreese pour tordre le fer, s'égarent sur la pierre rêche qu'il a emprisonné à l'intérieur. Et elle se demande ce qui avait bien pu le pousser, vraiment, à lui faire ce cadeau parce qu'au fond elle ne s'en sent pas légitime. Elle n'avait jamais fait que son travail après tout, et encore aujourd'hui aucun de ses anciens patients ne l'avaient ainsi remercié avec autant d'attention. Au mieux, ils l'ignoraient, au pire, tentaient de l'éviter certainement un peu traumatisé par ses manières brusques et impatientes. May n'était pas la secouriste la plus appréciée : la plus efficace, sans doute, car elle s'embrassait de peu d'attentions superficielles. Mais elle n'avait à ses yeux jamais mérité de cadeau. La brune était plus habituée à ce qu'on vienne lui prendre quelque chose (pour ne pas dire lui voler) ou à ce qu'on lui demande un service : rares étaient les fois où on lui donnait réellement quelque chose. Sans contre-partie. Sans piège. Sans attente particulière. Un simple geste, bienveillant, dénué d'arrières pensées. L'était-il vraiment ? Elle releva les yeux vers Jyreese pour l'observer à son tour, suspicieuse même si une voix lui priait de ne pas l'être et d'avoir confiance en celui qui ne lui avait montré jusqu'à maintenant qu'une honnêteté à toute épreuve. Après tout, elle ne le connaissait vraiment que très peu et depuis seulement deux semaines. Pourtant, il avait trouvé le temps de lui faire ce collier.

Elle doute.

Se perd.

Elle ne sait pas quoi dire, ni quoi faire. On ne lui a pas appris à être polie ou à bien recevoir un cadeau. Doit-elle le mettre ? Le reposer ? Le remercier. Sans doute. Mais elle s'y prend comme un manche et à défaut de lui dire merci, s'interroge sur sa provenance. « Oui, c'est moi. J'ai... Hum... Je voulais te faire un cadeau. Le faire pas juste me le procurer alors j'ai réfléchi et puis je me suis dit que ça pourrait peut-être te plaire alors voilà j'ai... » Alors c'était donc ça. Il avait vraiment voulu lui faire un cadeau. L'attention n'en est que plus touchante, car l'implication devient plus que personnelle et May, dans tout ça, s'enfonce. Que ça pourrait peut-être lui plaire ? Avait-il donc pensé la connaître suffisamment après quelques heures seulement en sa compagnie ? Deux semaines avaient été suffisantes pour qu'il trouve son adresse, c'était vrai. Il ne s'est trompé ni sur le lieu, ni sur ses goûts. Et ça l'angoisse un petit peu d'être ainsi si facile à lire par quelqu'un d'autre. Elle, l'éternelle solitaire à la carapace aussi solide que les murs du Colossus 5. Et tandis qu'il se lance dans une longue explication de ce qu'il avait du faire (ou subir) pour créer de toute pièce le collier, May replonge son regard sur ce dernier. Gênée d'avoir été le point de départ de toutes ces difficultés, pourtant elle ne peux pas s'empêcher de glisser un cynique mais vrai Rien n'est parfait. quand il s'inquiète de ne pas avoir touché la perfection. Elle se rend compte de son erreur et se mure rapidement dans un silence plus encore troublé. Quelle conne. Pas même foutue d'accepter un cadeau.

Mais c'était pas qu'un cadeau.

C'était le témoin de toute autre chose, d'une affection qu'elle pouvait sentir provenant de l'ex-prisonnier qu'elle ne savait pas comment assimiler. Une amitié naissante chez elle mais déjà bien présente chez lui. Ça l'embête, c'était pas prévu ça, de se faire un nouvel ami. Pourtant, le collier en est la preuve et elle finit par refermer sa main dessus. Elle n'a pas envie de le porter. Pas maintenant. Pas tout de suite. Il semble s'en rendre compte, en rit même et May lui lance enfin un petit sourire incertain. Je voulais juste faire quelque chose, de mes mains, pour toi. Voilà. Et sans réfléchir, un Merci. tout bas lui échappe, plus naturel qu'elle ne l'aurait pensé car totalement incontrôlé. Avant qu'elle ne se racle la gorge pour s'obliger à se reprendre. Elle ne pouvait pas être autant troublée par deux bouts de fer et une pierre. Non. Elle n'était pas ce genre de femme. À la place, elle se corrige. Merci, c'est très gentil de ta part. qu'elle lui dit, à l'opposé du naturel. Avant d'enchaîner, un peu plus elle-même.

J'peux t'offrir un verre ? Histoire qu'on soit quitte ? Ah, la voilà, May. La pirate. La contrebandière. La Kellari. La Merrywoman. Celle qui a toujours appris qu'on avait rien sans rien. Que les cadeaux ça n'existait pas : qu'on donnait jamais rien à quelqu'un, qu'on le payait toujours d'avance d'un service quel qu'il soit. Et que les mains tendues ça n'existait pas : c'était jamais que des mains qu'on serre pour sceller un deal en acceptant l'aide d'autrui. Oeil pour oeil, dent pour dent. Les gens honnêtes, ça n'existe pas. Pourtant il y en avait bien un devant elle, mais elle préférait se voiler la face plutôt qu'accepter tout ce que le collier impliquait. Elle ne lui laisse pas trop le choix et s'avance vers son bureau sortant d'un tiroir une bouteille de Whisky avant de partir dans sa petite salle de bain chercher deux verres qu'elle rince. Ou tente de : car la tuyauterie faisait des siennes depuis quelques jours et quand elle actionne l'évier c'est un jet d'eau qui lui revient dessus dans un cri surpris (et agacé).

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Way of light



Est-ce que c'est trop ? Beaucoup trop ? Peut-être oui. Sans doute. Peut-être aurait-il mieux fait d'attendre, de revenir lui parler avant de débarquer comme cela avec un cadeau fait de ses mains. Peut-être aurait-il même dû totalement s'abstenir. Parce que c'est trop. Maintenant qu'il est là, chez May, le cadeau donné, il réalise que... Il réalise que ce cadeau a un goût de trop personnel, trop intime sans doute alors qu'ils ne se connaissent finalement que si peu. Si peu... Deux rencontres au total et une où ils ont véritablement parlé, échangé, quoique Jyreese ait été davantage locace que May cette nuit-là, face à l'immensité de l'espace. Mais elle est restée. Elle l'a aidé, elle l'a écouté, elle a su trouver les mots pour l'apaiser et même lui permettre de voir plus loin, chose qui n'était arrivée qu'à Byblos pour Jyreese alors il a voulu la remercier. Il a voulu lui faire plaisir. C'est trop mais il a voulu. Il a voulu... Subsiste cependant le doute qu'il n'aurait pas dû vouloir. Alors, quand May souffle finalement un « Merci. » il est un peu soulagé Jyreese, car le ton qu'elle emploie... Il y a quelque chose dans la façon de prononcer ce mot qui réchauffe agréablement le cœur et l'âme de Jyreese. C'est con mais c'est comme ça, ça lui fait cet effet-là. Ce n'est qu'un petit mot, ce n'est qu'un merci finalement mais il a ce quelque chose de plus que tout ce qu'elle a pu dire jusque-là. Elle semble sincèrement touchée alors il en est heureux Jyreese, de lui avoir fait plaisir. S'il a pu apporter cette petite étincelle à May oui, il en est heureux. Parce qu'il y a cette ombre dans son regard qui lui fait mal à Jyreese en fait et qu'il aimerait pouvoir faire disparaître parce qu'il ne devrait pas y avoir une telle ombre dans le regard de cette jeune femme, non. Il ne devrait pas... Tout comme elle ne devrait pas se racler la gorge et remercier une seconde fois avec un air plus détaché, plus solennel presque. Il sourit doucement l'ancien légionnaire mais avec plus de réserve. Parce qu'en réalité, il se verrait presque là. La façon dont elle se reprend, la façon dont elle semble ne pas vouloir laisser transparaître la moindre... Faiblesse ? Parce qu'apprécier un cadeau c'est faire preuve de faiblesse, c'est montrer que ça nous touche et montrer qu'on est touché c'est être faible. C'est l'impression qu'il a Jyreese. Il peut comprendre. Oui, il le peut mais intérieurement, il se fait la promesse de réussir à montrer à May que face à lui, elle peut être naturelle, sincère, touchée. Qu'il ne la jugera pas faible.

Qu'il n'utilisera pas les émotions de la jeune femme contre elle.

Il s'accroche d'ailleurs davantage à cette promesse faite intérieurement quand elle propose un verre pour qu'ils soient « quitte ». Il hausse un peu les sourcils Jyreese, manière de montrer son étonnement. Il n'est pas contre un verre, au contraire, mais pas dans ce sens-là. S'il boit un verre avec May c'est pour partager un moment avec elle bien volontiers, mais certainement pas pour qu'elle ne lui soit pas redevable. Car elle n'est pas redevable. Non, elle ne l'est pas. Un cadeau est un cadeau. Et ça le touche Jyreese, à un point... Parce que même s'il ne sait finalement quasiment rien d'elle, entre les mots qu'elle a pu employer la nuit où ils ont discuté et la façon dont elle se comporte encore maintenant... Eh bien c'est clair dans l'esprit de l'ancien légionnaire : elle a dû en baver May. Elle a vraiment dû en baver. Alors il est d'autant plus décidé à s'accrocher à la promesse qu'il s'est fait : il va lui montrer. Oui, il va lui montrer que ça peut être mieux. Que les gens peuvent être meilleurs. Il n'a cependant pas le temps de lui expliquer qu'il accepte le verre mais pas parce qu'elle est redevable, juste parce que boire un verre avec elle lui ferait plaisir, qu'elle s'éloigne déjà pour aller chercher ce qu'il faut. Après. Quand elle reviendra il va lui dire. En attendant il regarde un peu autour de lui, pris d'une once de curiosité. Il voudrait la connaître plus, en découvrir plus sur elle. Il sursaute quand il entend May crier dans la salle de bain où elle s'est éclipsée sans doute pour aller chercher des verres, la bouteille de whisky étant déjà prête à être entamée sur le bureau. Aussitôt il se précipite Jyreese, l'inquiétude lui nouand les entrailles : est-ce qu'elle s'est fait mal ? C'est sa première pensée oui, qu'elle ait pu se faire mal. Il est donc soulagé quand en arrivant dans la salle de bain il se rend compte que May n'est pas blessée. Elle est simplement en train de se débattre avec un jet d'eau. Jyreese reste un instant sans bouger, un petit sourire aux lèvres (pas moqueur mais tendre plutôt) en voyant l'air agacé de May. Ce petit moment passé, il s'approche d'elle et vient poser ses grandes mains par-dessus celles de May pour contenir le jet d'eau, ce qu'il arrive à faire pendant une seconde avant que May ne retire ses mains. De l'eau s'échappe de nouveau, trempant son visage et son bonnet au passage et il replace ses mains. Il ne se formalise pas de la réaction de May parce qu'il a compris. Plus ou moins, il a compris.

« Je peux te réparer ça mais faut couper l'arrivée d'eau sinon on n'arrivera à rien. »

Calme Jyreese. Dégoulinant au niveau du visage mais calme. Il a même un petit sourire accroché aux lèvres, un sourire qu'il espère assez rassurant pour que May ne panique pas de l'avoir autant à proximité. Parce que pour couper l'arrivée d'eau, elle va devoir s'accroupir et passer devant les jambes de l'ancien légionnaire.

« Ou je peux le faire et tu remets tes mains mais faut presser fort sinon il va y en avoir un peu plus partout. »

May se décide finalement à couper l'arrivée d'eau. Jyreese ne bouge pas, il la laisse faire et quand il sent enfin la pression cesser sous ses mains il les retire avec prudence et pousse un soupir de soulagement quand il voit que l'eau ne coule bel et bien plus. Il retire son bonnet, l'essorre dans l'évier avant de le remettre sur ses cheveux qui ont aussi un peu pris l'eau et qui vont continuer avec le bonnet sur la tête. Il s'essuie les mains sur son pantalon (mauvaise habitude de mécano) avant de se pencher pour regarder le robinet de plus près. Il plisse les yeux alors que ses doigts bidouillent un peu.

« Je pense qu'il faut changer le joint et resserrer tout ça. Tu as une boîte à outils ? » qu'il demande en se retournant vers May.





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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Jeu 9 Aoû - 20:49
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Le jet d'eau fait valser les verres qu'elle tenait par terre dans un fracas qui lui crispe les tympans un instant. Les morceaux s'éclatent sur le sol, s'éloignent et viennent se cogner sur les murs : c'est qu'il n'y avait pas vraiment la place pour qu'ils aillent se perdre sous un meuble. Ses quartiers étaient petits et fonctionnels. Du moins, lorsque ceux-ci voulaient bien -justement- fonctionner. Et ça n'était plus le cas depuis bien longtemps. Galina avait beau eu la bassiner, May avait fait retarder l'échéance et si son amie lui avait à plusieurs reprises montré la fuite, elle n'avait rien fait. Tout bonnement. Parce qu'à ses yeux cela pouvait attendre. Elle avait eu d'autres soucis ces derniers temps : il avait fallu qu'elle gère ses différents avec Wilhem et qu'elle se sorte du dos Morales et Holloway qui avaient tous les deux trouvé le moyen de venir la faire chier. Tout ça, sans parvenir à se défaire de la tête les quelques heures qu'elle avait passé avec Jyreese face à l'immensité du vide qui les entourait. Ça lui était resté là, dans un coin de la tête sans qu'elle ne puisse l'ignorer. Comme un caillou dans sa chaussure, ou un grain de poussière sous sa paupière : ça l'avait dérangé. Parce qu'elle ne comprenait pas pourquoi, soudainement, ses pensées se retrouvaient tournées vers lui. Pourquoi elle trouvait toujours un moyen de revenir à ses mots, comme les siens. Et le sommeil alors, elle ne l'avait retrouvé qu'à moitié se tournant et se retournant dans son lit sans plus oser sortir. Parce qu'elle pouvait le recroiser, et qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'elle devrait lui dire à ce moment là.

Pourtant, il avait fini par venir la voir. S'était introduit chez elle dans une invitation qu'elle lui avait faites sans plus y penser puisqu'encore une fois il venait chambouler son quotidien et ses habitudes. Tout comme il venait souffler un vent plein de doutes sur les idées reçues que May avait des hommes et des inconnus. Un vent dans lequel elle ne savait pas si elle devait lutter ou danser. Qu'importe. Elle devait se battre avec son évier d'abord. Ses cheveux déjà mouillés ne souffraient pas trop de la situation, c'était surtout son pull gris clair qui virait au gris foncé maintenant qu'il était trempé. Et son short qui ne protégeait pas ses jambes toutes aussi mouillées. Quel enfer. La seule chance qu'elle avait pour le moment, c'était que le collier trônait encore dans sa main (elle ne l'avait pas fait tomber à l'instar des verres) et qu'elle n'avait pas marché dans le verre. Une aubaine. Elle sent alors Jyreese s'arrêter devant le spectacle qu'elle lui offre malgré elle, faisant non pas naître un sourire sur ses lèvres mais une grimace agacée : qu'attendait-il ? Est-ce que ça lui plaisait de la voir comme ça ? Une petite voix lui dit de se méfier, que la salle de bain est petite, qu'elle n'aurait pas l'avantage (parce qu'elle est comme ça, May, elle analyse malgré elle toujours ses chances) alors elle se crispe un peu et s'écarte comme elle peut quand il s'avance. Mais il l'étonne (encore) quand il pose ses mains sur les siennes pour recouvrir le jet et le maintenir maîtrisé pour le moment. Ses doigts disparaissent sous ceux du mécanicien, et même si elle peut sentir une certaine chaleur émaner de sa peau elle enlève ses mains comme s'il venait de la brûler. Mais il ne dit rien. Il l'ignore quand d'autres se seraient moqués ou interrogés : elle le voit. Ça la surprend.

Je peux te réparer ça mais faut couper l'arrivée d'eau sinon on n'arrivera à rien. Et qu'est-ce que sa voix est calme alors, quand May s'était presque égosillée en recevant le jet d'eau. Elle avait encore le coeur qui battait à mille à l'heure d'adrénaline et d'agacement. Mais lui, il était tout à l'opposé. Si May avait été une tempête sans doute aurait-il été le calme la précédant. Et puis il sourit, alors que ses lèvres à elle sont pincées en une fine ligne alors qu'elle reprend son souffle après s'être démenée seule sous l'eau. Mais Jyreese n'a pas le rictus malin. C'est plus doux. C'est étrange. Et ça a le don de la rassurer un peu sur les intentions que son esprit lui avait imaginé : elle le contrôle pas, elle le sait, ça l'énerve. May devrait lui faire plus confiance, il avait prouvé son honnêteté à plusieurs reprises déjà mais elle n'arrivait pas à ne pas se méfier. L'eau qui dort, tout ça, on le lui avait assez souvent rabâché. Ou je peux le faire et tu remets tes mains mais faut presser fort sinon il va y en avoir un peu plus partout. Oh. Son regard dévie vers l'endroit où se trouve l'arrivée d'eau, et déjà sa gorge se serre. C'est con, mais elle n'a pas très envie de le faire. Ce serait comme demander à un chien de ne pas se méfier d'un bâton avec lequel on l'a déjà frappé. Elle la connait la technique, elle les connait toutes. Mais c'est Jyreese. C'est Jyreese. Il n'a d'impressionnant que la carrure, le reste, elle l'a déjà vu et compris pour savoir qu'il n'a pas de mauvaises intentions. May veut y croire; Mais y'a cette voix encore qui lui crispe la mâchoire. Alors même si c'est Jyreese elle y va à reculons et son attention se tourne dans son dos plus que sur ce qu'elle fait, prête à se dégager au cas où.  Et quand elle se relève, ce n'est que pour reculer aussi loin que possible (autant que sa salle de bain étriquée le lui permet) tout en gardant un oeil sur lui. Quand même. Sait-on jamais.


« Je pense qu'il faut changer le joint et resserrer tout ça. Tu as une boîte à outils ? » Merde. Elle en a pas. Le verre craque sous les chaussures de l'ancien légionnaire et ses pieds nus à elle font attention là où ils se posent. May réfléchit à une solution, en passant ses mains dans ses cheveux trempés les plaquant en arrière dans une tentative de se dégager le visage en un chignon décoiffé. Ou plutôt fait à l'arrache avec un élastique à son poignet. Hm, non. Désolée. lui répond-t-elle, le regard braqué vers l'évier plutôt que vers lui qui trop près l'angoisse un peu. Puis l'éclat de génie la frappe et elle se reprend. J'ai juste un vieux couteau-suisse, tu crois que ça irait ? puis elle se rend compte de sa stupidité et secoue la tête dans un soupire exaspéré. J'imagine que non... Peut-être que je peux demander à mes voisins. qu'elle dit finalement, un brin pensive parce qu'elle se demande s'ils pourraient l'aider même si franchement, elle ne leur a jamais réellement adressé la parole en dehors des "bonjour" sans valeur lancés l'esprit encore embrumé. Et ce qui devait arriver, arriva : si elle évitait soigneusement les bouts de verre en se dirigeant vers la porte, elle glissa sur l'eau présente sur tout le sol de la petite pièce. Elle ne tombe pas pourtant, regagnant rapidement l'équilibre en s'ancrant maladroitement sur le sol les deux pieds bien appuyés : un geste un peu brutal, un peu maladroit et auquel elle aurait du plus réfléchir car s'il y a de l'eau il y a aussi du verre. Et quand elle pose hâtivement son pied par terre pour regagner l'équilibre, elle le fait sur un bout de verre qui craque sous sa plante avant de s'y enfoncer.

Y'a pas de cri, juste une longue inspiration qui réfrène en fait surtout une plainte qu'elle ne veut pas assumer. Ça lui fait un mal de chien et elle pâlit un peu sous la douleur fulgurante qui lui embrase le pied. Mais elle ne dit rien. Elle encaisse. Se retourne même pas alors qu'elle sent bien le regard de Jyreese sur elle. À la place, elle expire enfin, se rendant compte qu'elle s'était même arrêté de respirer un instant, et déglutit la gorge serrée au possible. Elle avait vécu bien pire, elle pouvait faire avec au moins jusqu'à la chaise de bureau où y'avait son sac de secours. Alors elle ne demande pas d'aide, même si celle-ci se trouve juste derrière elle. Lâchant un petit Je reviens. alors qu'elle lève enfin le pied pour avancer laissant sur son passage une empreinte écarlate. Y'a plus que ses orteils qui touchent le sol à droite, mais elle avance en boitant quand même jusqu'à l'extérieur de la salle de bain, non sans se demander combien de verre s'était planté dans sa peau, la taille des morceaux aussi, la profondeur de la plaie, l'ampleur des dégâts qu'elle s'était infligée comme une abrutie en face de Jyreese. Après le collier et son évier en panne, May se trouvait terriblement ridicule.

Elle avait aussi, terriblement besoin d'un verre.

Quartiers de May, 15 juillet 2227.
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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Dim 12 Aoû - 20:54
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Sans boîte à outils cela va être compliqué. Impossible même en réalité car à mains nues il n'y arrivera clairement pas. S'il a de la force, il n'en a certainement pas assez pour ça. Il reste là Jyreese, à observer May qui semble réfléchir de son côté. Cela veut sans doute dire que non, elle n'a pas de boîte à outils et très rapidement, elle vient confirmer la pensée de l'ancien légionnaire en lui confirmant que non, elle n'en a pas, non sans avoir plaqué un peu ses cheveu en arrière avant et Jyreese se surprend à apprécier ce geste, à apprécier voir un peu plus son visage. Il balaye rapidement la pensée, le sentiment agréable né de la pensée et réfléchit en détournant le regard : est-ce qu'il retourne chez lui ? Le temps qu'il y aille, qu'il revienne... Il peut le faire mais ce n'est franchement pas le plus pratique. Le mieux serait de demander aux voisins. Il y a bien quelqu'un qui doit avoir une boîte à outils dans le coin. Il reporte son regard sur May quand elle mentionne un couteau-suisse et il affiche une petite moue qui veut tout dire : non un couteau-suisse ne peut clairement pas faire l'affaire. Et voilà qu'elle met finalement des mots sur ses propres pensées à lui : les voisins. C'est véritablement la meilleure solution oui. Elle peut y aller et lui va l'attendre là. Ou alors peut-être vaudrait-il mieux qu'il y aille histoire qu'il vérifie que la boîte à outils contienne bien tout ce dont il va avoir besoin ? Oui ce serait sans doute la meilleure chose à faire. May s'élance cependant déjà et Jyreese ouvre la bouche, prêt à lui dire qu'il va y aller lui-même car c'est plus simple de cette façon quand elle glisse soudainement en manquant de tomber. Il a le réflexe de tendre les bras mais n'a finalement pas besoin de la rattraper puisqu'elle parvient à ne pas tomber. Jyreese se fige un instant une fois que May ne bouge plus : il a entendu un « crac » non ? Si ? Non ? Il baisse son visage pour observer le sol et écarquille les yeux quand il voit les morceaux de verre. Il a marché sur les débris des verres avec ses chaussures mais n'y a pas vraiment songé plus que cela. Le problème est que May est pieds nus.

Et elle vient clairement de marcher sur un morceau de verre.

Il relève son visage vers May et respecte la force dont elle fait preuve. Elle aurait pu jurer, crier, elle pourrait même verser une larme car cela doit très clairement faire un mal de chien mais non, elle reste stoïque, quoique son visage laisse transparaître une certaine douleur. D'ailleurs il lui semble qu'elle pâlit un peu. Il pourrait balancer un « est-ce que ça va ? » mais ce serait totalement stupide : elle vient de s'enfoncer un morceau de verre dans le pied, ça ne va pas non. Il reste silencieux, garde ses mains près de lui n'osant pas lui proposer la moindre aide pour sortir de la salle de bain : il a bien compris qu'elle n'aime pas être touchée que ce soit avec ou sans demande préalable. Il se souvient de son refus de la prendre dans ses bras, de cette poignée de main très brève. Après encore quelques instant et une profonde respiration prise par May, elle lâche un « Je reviens. » avant de lever le pied pour s'avancer. Un nouveau coup d'oeil au sol et il aperçoit la traînée de sang laissée par May et il fronce les sourcils Jyreese parce que pour que ça saigne autant, c'est qu'elle n'a franchement pas dû se louper. Il relève son regard et s'aperçoit que May s'est installée pour s'occuper elle-même de son pied. Là encore il pourrait proposer son aide mais il préfère ne pas le faire. Il préfère la laisser demander si jamais elle en a besoin et qu'elle se sent assez à l'aise pour le faire. Lui jette un coup d'oeil circulaire et reporte son attention sur l'évier qui ne va pas se réparer tout seul. Il réfléchit un instant puis laisse échapper un soupir : il vaut mieux qu'il aille chercher les outils. Il retire son bonnet pour l'essorrer un bon coup dans l'évier et au moment de le remettre il hésite : l'air que ça lui donne... Il s'en contrefout d'ordinaire mais là, il est sur le point d'aller frapper à la porte d'une ou plusieurs cabines et mieux vaut qu'il fasse bonne impression et ce bonnet, quand bien même il aime se cacher dessous, ne fait pas vraiment bonne impression. Il a quand même un long moment d'hésitation avant de se décider et le laisse finalement sur le bord de l'évier avant de sortir de la salle de bain, prenant garde à ne pas marcher dans le sang. Il replace ses cheveux en arrière, pas particulièrement à l'aise sans son bonnet mais il va devoir faire avec pour quelques minutes.

« Je vais aller demander à tes voisins une boîte à outils et je reviens. »

Autant ne pas perdre de temps puisque May semble préférer se débrouiller seule. Il contourne donc la jeune femme non sans jeter un coup d'oeil à son pied pour se rendre compte que plusieurs morceaux de verre se sont enfoncés alors il s'arrête. Parce qu'il a beau essayer de lui laisser de l'espace, c'est plus fort que lui.

« Si jamais tu n'y arrives pas toute seule, je pourrai t'aider quand je serai revenu. »

Et sur quoi il la dépasse pour finalement sortir de la cabine. Une fois dans le couloir, il reste un petit instant sans bouger. C'est étrange. Ce que May fait naître chez lui. Il ne sait pas vraiment mettre des mots dessus mais il ne peut nier aimer être en sa présence, même si elle ne se montre pas très... Réceptive. Elle a malgré tout apprécié le cadeau à n'en pas douter et il se met à sourire tout seul Jyreese en songeant à la façon dont elle l'a remercié. Mais son sourire se fane bien vite parce qu'il pense ensuite au fait qu'elle se soit sentie redevable : il va vraiment falloir qu'il éclaircisse ça avec elle. Avant ça, il a un robinet à réparer et il va devoir déranger plusieurs personnes avant de tomber sur une personne possédant les outils adéquats mais pas de quoi changer le joint malheureusement. Il va devoir improviser. Il esquisse malgré tout un sourire et de politesse et de remerciement en récupérant les outils mais au moment de partir s'arrête et fait demi-tour.

« Excusez-moi mais, vous n'auriez pas à tout hasard deux verres à me prêter s'il vous plaît ? »

Parce que les verres se sont cassés, qu'il n'en a pas vu d'autres, et qu'il a bien envie de le boire ce verre avec May même s'il doit avant cela mettre les choses au clair. Le couple qu'il a dérangé est plutôt généreux et prête les deux verres bien volontiers et Jyreese leur offre un nouveau sourire avant de s'en retourner jusqu'à la cabine de May qui lui rouvre en se tenant sur un pied, l'autre n'étant toujours pas bandé. Elle n'a donc pas encore réussi à enlever tous les morceaux sans doute. Il lève la boîte à outils et les deux verres qu'il maintient entre ses doigts de l'autre main.

« De quoi réparer et boire après. » qu'il lui dit dans un sourire avant de pénétrer à l'intérieur de la cabine. Il dépose les deux verres près de la bouteille et retourne dans la salle de bain pour commencer à démonter le robinet, non sans avoir remis son bonnet avant. C'est en silence qu'il le fait, n'osant d'abord pas le rompre. Quand il atteint le joint, il se rend compte qu'il avait raison : il est à changer, mais il n'en a pas. Il jette un regard circulaire autour de lui et s'arrête en voyant May toujours penchée sur son pied. Il s'approche d'elle. « Excuse-moi, tu aurais de la bande adhésive dans ta trousse ? Je n'ai pas trouvé de joint et ça fera tenir en attendant... » Il patiente et quand May lui tend la bande adhésive salvatrice, il esquisse un sourire qui accompagne un « Merci. » avant qu'il ne s'en retourne à la salle de bain. « Tu sais... » qu'il finit par lancer de la salle de bain alors qu'il entreprend de faire plusieurs tours avec la bande adhésive par-dessus le joint abîmé afin de le faire tenir. « Le cadeau est un cadeau. Je n'attends pas quoi que ce soit en retour venant de toi. » Il faut qu'il le dise. Il n'ose pas la regarder en le disant mais il faut qu'il le dise. « C'est juste un cadeau. Je suis content de boire un verre avec toi mais ça ne doit pas être en remerciement du cadeau. Tu ne me dois strictement rien May. » Que les choses soient claires. Sur quoi il coupe la bande adhésive et resserre le robinet. Il observe le tout quelques instants et se décide à risquer de remettre l'arrivée d'eau. Pas d'eau qui coule, c'est déjà un bon point. Maintenant en mettant le robinet en marche... Pas d'eau non plus. Il passe sa main tout autour du robinet et esquisse finalement un sourire satisfait. « C'est du rafistolage mais ça pourra tenir jusqu'à demain. J'irai chercher de quoi te le réparer correctement. » qu'il dit en se baissant pour ramasser les morceaux de verre restés sur le sol de la salle de bain pour les mettre un à un dans la poubelle. Sauf si elle ne veut pas qu'il vienne réparer le robinet, il enverra un plombier, à elle de le lui dire. En attendant il propose, il est là.

Pour elle.




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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Dim 12 Aoû - 23:21
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Elle se sentait stupide. Et à y réfléchir, à part quand elle lui était venue en aide, May ne s'était jamais que sentie ailleurs en la présence de Jyreese. Est-ce qu'il l'impressionnait à se point ? Elle ne le craignait pas pourtant, et le malaise qu'elle ressentait n'était pas vraiment de la gêne. À ses côtés, May perdait simplement tout repère. Il était à l'opposé de ce qu'elle avait toujours connu et c'était un peu de sa faute aussi car elle n'avait jamais laissé de chance à ceux qui s'étaient approchés d'elle d'une manière ou d'une autre. Pourtant, Jyreese était encore là. Dans sa salle de bain même et la simple réalisation lui semblait venir tout droit d'un film : ça n'avait rien d'habituel. Assise sur son fauteuil, elle avait allumé la lampe de bureau et l'avait tournée sur son pied ensanglanté. Elle y jetait un coup d'oeil quand l'ancien légionnaire fit son apparition, sa silhouette happa son regard une fois avant de se replonger sur sa blessure, puis une seconde fois quand elle se rendit compte qu'il ne portait pas son bonnet. Il avait les cheveux... longs ? May s'attarde un peu sur lui, se surprend à le trouver beau. Plus que sans son bonnet avec lequel elle l'avait toujours vu et sur laquelle elle s'était posé beaucoup de questions. C'est qu'il lui donnait un air renfrogné loin de la vérité : c'était un homme bien plus ouvert et attentionné. Je vais aller demander à tes voisins une boîte à outils et je reviens. et elle le suit silencieusement des yeux quand il s'approche et la contourne. Un peu malgré elle, tout de même. Si jamais tu n'y arrives pas toute seule, je pourrai t'aider quand je serai revenu. ce à quoi elle répond un Ok. trop hésitant à son goût. Il prenait les choses en main sans lui demander son avis, ne lui laissant plus qu'une chose à faire : attendre qu'il revienne, s'occuper de son pied sans s'inquiéter du reste et... compter sur lui ? La porte se refermer derrière lui, la laissant seule soudainement. Et elle ne sait pas trop quoi faire tout à coup, parce qu'on ne s'était jamais autant démené ainsi pour elle ou du moins, elle ne l'avait jamais vraiment permis. Mais Jyreese la prenait toujours pas surprise. Et le voilà qui parlait à ses voisins, leur expliquant certainement la situation et qu'il cherchait des outils pour elle. Ça la travaille mine de rien. Et elle a du mal à retirer les morceaux de verres qui se sont plantés dans son pied. Pas à cause de son manque d'expérience (elle en avait traité des blessures similaires) mais parce qu'elle a la tête ailleurs, qu'elle se demande ce qu'il fait, ce qu'il dit, à qui il parle. Et ça l'agace autant que ça l'intrigue.

Presque trop vite à son goût, on sonne à la porte et il lui faut un instant pour aller ouvrir en boitant prenant appuie sur ses orteils uniquement. C'est lui, bien sûr, et elle ne tarde pas à lui ouvrir (à nouveau) et à le laisser entrer chez elle (encore) là où peu pouvaient se vanter d'y être entré. Mis à part Galina, Wilhem et quelques intrus par toujours appréciés, Jyreese devait bien être le seul. De quoi réparer et boire après. lui annonça-t-il en levant boîte à outils et... verres ? Où avait-il trouvé ça ? Elle fronce un peu des sourcils, à peine car c'est un sourire agréablement surpris qui se dessine sur ses lèvres face à l'ingéniosité du mécanicien. Décidément, il ne finissait pas de la surprendre. Mes voisins doivent bien t'aimer... se permit-elle de plaisanter, elle qui ne leur avait jamais vraiment parlé et sans doute qu'ils avaient un bon nombre d'aprioris sur elle et sa réputation de secouriste mal léchée. Elle retourna doucement à sa place, Jyreese se dirigeant déjà dans la salle de bain après avoir déposé les verres près de la bouteille. Faisant presque comme chez lui, il était étonnamment à l'aise sans que ça n'inquiète May. Un pas en avant de fait, inconsciemment ou non, elle acceptait enfin sa présence chez elle ce qui était pour la merrywoman beaucoup. Elle reporta son attention sur la plante de son pied, enlevant les morceaux un à un avec plus de facilité cette fois mais les plus petits lui donnaient plus de mal. Elle avait beau tordre sa cheville sous la lumière et charcuter sa peau elle n'y arrivait pas. Du moins, pas assez facilement pour l'impatiente qu'elle était. Elle n'est interrompue que par Jyreese qui vient chercher de la bande adhésive et elle le lui tend sans trop y réfléchir, se faisant néanmoins une note dans le coin de son esprit d'en récupérer le lendemain. May ne pouvait pas se permettre d'avoir une trousse de secours à moitié pleine, pas même chez elle. Le Tu sais... de Jyreese l'interpelle et elle s'arrête le temps d'écouter la suite ne sachant pas à quoi s'attendre. Le cadeau est un cadeau. Je n'attends pas quoi que ce soit en retour venant de toi. C'est juste un cadeau. Je suis content de boire un verre avec toi mais ça ne doit pas être en remerciement du cadeau. Tu ne me dois strictement rien May. La brune écoute attentivement chacun de ses mots qui s'ancrent un peu en elle. C'est une définition de cadeau qu'elle connait mais qu'elle ne parvient pas à assimiler, pas avec son passé, tout ce qu'elle a vécu, pas avec son expérience tout simplement. Et ça la touche, pourtant, qu'il prenne le temps d'être clair. Qu'il se confie sur ses intentions, qu'il la dédouane de toute redevance. Parce que c'est tellement lui, de dire ça. Et ça reflète tout ce qu'il a été avec elle les rares moments (suspendus dans le temps) qu'ils ont passé ensemble. L'accident. La nuit. Maintenant, ici. Le tu ne me dois strictement rien May la touche particulièrement, sans savoir comment y répondre. Alors elle préfère rester silencieuse sur sa chaise de bureau et méditer ses paroles plutôt que souffler un Merci qui lui semble bien trop faible. Après un moment de silence, Jyreese réapparait bonnet sur la tête et bouts de verres en main qu'il va jeter dans sa poubelle. C'est du rafistolage mais ça pourra tenir jusqu'à demain. J'irai chercher de quoi te le réparer correctement. et dans ses mots encore une proposition qui n'en est pas forcément une : à nouveau, il prend les devants et agit avec un naturel qui la surprend presque. Et ça semble l'être, naturel chez lui d'aider les autres. Mais pour May, c'est surprenant, troublant même de voir à quel point ça semble facile. Alors elle lui répond un Ça marche. détaché, avant de rajouter plus sérieusement Merci pour tout. T'étais pas obligé. évidemment qu'il ne l'était pas, mais les personnes gentilles l'intriguent. Surtout lui, à vrai dire. Mais elle ne se l'avoue pas encore à la place elle préfère lui rappeler (lui rabâcher) qu'il n'avait pas besoin d'être si attentionné, qu'il n'y était pas forcé. Et ça montre bien le décalage entre eux et leurs parcours. Elle avait vécu dans un monde où tout se payait, même la vie d'autrui quant à lui... elle ne savait pas vraiment, mais il lui semblait avoir toujours vécu ici.

J'imagine que c'est maintenant qu'on trinque ? demanda-t-elle d'un ton un peu plus léger, même si entre ses mains à présent rouges il y avait toujours son pied et les derniers vestiges de verres qui résistaient à sa pince. Mais dont elle espérait venir à bout bientôt pour pouvoir bander les plaies et ne plus en parler : elle pouvait voir dans son regard que ça dérangeait Jyreese. Mais elle ne parvenait pas, au fond, à s'abaisser à demander de l'aide. Elle était trop fière et ne s'en rendait pas compte, préférant se repencher sur son pied et se tordre la cheville dans tous les sens à la quête d'une position qui lui permettrait de s'en sortir. Et c'est maintenant que son regard est concentré sur le verre coincé dans et sous sa peau qu'elle sort, l'air de rien Je t'avais jamais vu sans ton bonnet. avant de rajouter un peu plus bas un peu moins certaine d'assumer le compliment qu'elle allait faire. Ça te va bien... Mais si t'as froid... sous-entendu Bah garde le. Parce que ce n'est pas son genre de faire des compliments à tout va, qu'elle n'allait pas non plus en faire sans en ajouter derrière de quoi le cacher. Et elle ne sait pas ce qui lui prend, parce qu'elle ne se serait jamais imaginé dans cette situation. Mais encore une fois : les moments avec Jyreese lui semblaient toujours irréels, parce que complètement absurdes, inattendus. Et elle s'y permettait bien plus de familiarité qu'avec un autre inconnu qu'elle aurai rencontré plus tôt. Allez savoir pourquoi.

Quartiers de May, 15 juillet 2227.
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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Mar 14 Aoû - 18:01
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Âge : 35 ans même s'il en paraît plus, abîmé qu'il est par ses deux années passées sur le Lady Grace.
Occupation : Mécanicien. Il a été légionnaire. Pilote. Et il est en train de faire en sorte que cette vocation soit de nouveau sienne.
Habitation : Aujourd'hui sur le Columbiad, il vivait auparavant sur l'Argus One et cet endroit lui manque. Cruellement. Par contre, le Lady Grace sur lequel il a passé deux ans ne lui manque absolument pas.
Arrivée : En 2200. Il avait à peine 8 ans quand il a quitté la Terre. On a suivi maman et papa. Les souvenirs de la Terre s'effritent au fil du temps. Un peu trop à son goût.
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Way of light



Elle ne repousse pas l’idée qu’il revienne le lendemain terminer de réparer le robinet et ça le soulage. De savoir qu’il va pouvoir revenir demain, que la porte ne lui sera pas fermée. Oui, ça le soulage qu’il ait cette possibilité de venir revoir May, qu’elle ne soit pas totalement opposée à l’idée. Alors il esquisse un sourire Jyreese avant de finalement hausser brièvement les épaules quand May rajoute le « Merci pour tout. T’étais pas obligé. » Non, il n’était pas obligé pas ça lui fait plaisir d’être là pour elle, c’est tout. Il pourrait répondre un « Y’a pas de quoi. » mais s’abstient pour la bonne et simple raison qu’il a le sentiment que de tels mots seraient déplacés. Si May tient à le remercier qu’elle le remercie. Répondre un « Y’a pas de quoi. » serait donner une sorte d’insignifiance aux mots de la secouriste et Jyreese ne veut pas de ça non. Il prend plutôt place sur une chaise en silence, regardant May se débrouiller avec son pied, sans plus reproposer son aide : il l’a fait avant d’aller chercher des outils et si elle veut demander elle le peut, il est là. Si elle préfère s’abstenir il ne peut que respecter son choix. Et il le comprend, ce choix de se débrouiller seule parce qu’il a bien saisi qu’elle ne veut surtout pas être redevable de quoi que ce soit. Et ça le tue de devoir la laisser se débrouiller seule, même s’il voudrait pouvoir lui faire comprendre qu’on n’a pas être redevable de quelqu’un qui vous apporter son aide. En tout cas, pas quand c’est lui. Alors non, il n’insiste pas, il se contente de l’observer en silence même si Un silence que May vient briser en proposant de trinquer sur un ton un peu plus léger alors qu’elle trifouille toujours son pied ensanglanté. Jyreese fait taper ses mains sur ses cuisses avant de se redresser pour aller récupérer la bouteille et les deux verres gentiment prêtés par les voisins. Et alors qu’il est sur le point de verser l’alcool dans le premier verre, la voix de May se fait de nouveau entendre à l’intérieur de la cabine et le sujet abordé surprend Jyreese, le prend de court même au point qu’il s’arrête dans son geste, bouteille en main. Le « Je t’avais jamais vu sans ton bonnet. » le fige littéralement sur place pendant quelques secondes mais à l’intérieur c’est moi figé car le cœur vient tout juste de s’emballer. Juste à cause de l’anxiété née du sujet fraîchement évoqué. « Ca te va bien… » que May rajoute et ce con rougit malgré lui. « Mais si t’as froid… » Le sous-texte est clair et le sourire qui se peint sur le visage de l’ancien légionnaire est bien moins doux, bien moins rayonnant, il est plus froid, plus résigné, comme son air, comme ses épaules qui s’affaissent un peu. Si c’était aussi simple que cela, s’il ne s’agissait qu’une frilosité maladive… Il préférerait mais non, ce n’est pas de cela dont il s’agit. C’est bien plus complexe, bien plus… Tordu en fait.

« Merci. » qu’il parvient à souffler dans sa barbe quand il parvient de nouveau à s’animer après quelques instants de silence. Puis, il entreprend de remplir le premier verre, en silence, réfléchissant tout bonnement à ce qu’il va dire. Est-ce qu’il lui dit la vérité ? Est-ce qu’il évite le sujet ? Il aimerait dans le fond ne pas parler de cela et en même temps… En même temps, d’une façon totalement incroyable et inexplicable, se confier à May lui semble particulièrement facile. Alors il laisse échapper un profond soupir avant de remplir le second verre. « Ce n’est pas que j’aie froid. » qu’il termine par dire pour débuter l’explication. Il se saisit des deux verres et se retourne vers May qui a toujours les mains occupées sur son pied. Il repose les deux verres remplis puisqu’il ne boira pas tant qu’elle ne pourra pas boire également et il reste encore quelques secondes debout avant de finalement reprendre place sur la chaise, les doigts se tortillant de nervosité et son regard se détourne de May pour s’intéresser de plus près à ses doigts justement. « C’est juste… » C’est qu’il ne s’est jamais expliqué auprès de personne à ce propos, pas même auprès de son jumeau. « J’ai commencé à le porter sur le Lady Grace et quand je suis sorti, je n’ai pas réussi à m’en séparer. » Son corps se tend bien malgré lui à l’évocation de sa peine purgée sur le vaisseau de glace et au moment où les mots sortent de sa bouche, il réalise qu’ils ne sont pas tout à fait exacts. « Je n’ai pas voulu m’en séparer. » qu’il corrige de lui-même en insistant sur le verbe vouloir. « Enfin un mélange des deux. » car il a bien essayé de le retirer ce foutu bonnet pour sortir de sa cabine mais il a toujours été pris d’un élan de nervosité au point d’être obligé de le visser de nouveau sur sa tête. « C’est… » Et les doigts qui se tordent s’élèvent pour venir se saisir du bonnet et le retirer. Des mèches tombent devant ses yeux mais il ne s’en formalise pas, ça ne le gêne pas plus que ça. Ses doigts passent et repassent sur le bonnet noir et il fronce les sourcils non sans laisser échapper un énième soupir. « Je suis l’ex-prisonnier avec ce bonnet sur la tête et comme tu le sais, j’ai du mal à me voir en étant autre chose que « ça » pour le moment. » Oui elle le sait, cela fait partie des choses plutôt douloureuses et très personnelles dont il lui a parlé durant la nuit où ils se sont vus. Le regard de Jyreese ne quitte plus le bonnet. « Je me cache là-dessous en fait, c’est ça la vérité. Parce que le retirer c’est laisser tout ça derrière moi et je ne sais pas si je suis prêt. En même temps, si ça se trouve, je ne le serai jamais vraiment et il va falloir que je dépasse tout ça et que je me force. » C’est une éventualité oui, qu’il faille qu’il se force pour dépasser cette culpabilité et accepter de redevenir lui, juste lui, et pas celui qui a pris la vie de quelqu’un. Ceci dit, au milieu des doutes, au milieu de la peur du futur, voilà que Jyreese se remet à sourire comme un couillon en repensant aux mots de May. « Je suis content… » qu’il souffle un peu plus bas, en réalité un peu gêné de l’admettre de but en blanc de cette façon mais… Il relève son regard azur vers May, ce petit sourire toujours accroché à ses lèvres. « Je suis content que tu apprécies ce que tu vois sans le bonnet. C’est encourageant. »

Il se racle un peu la gorge le tout en se forçant justement à ne pas remettre son bonnet pour le moment. C’est dur, ses doigts le démangent mais il essaye. Et il n’ose plus rien dire, à ce propos en tout cas.

« Est-ce que ça va aller ton pied ? »

Inquiétude sincère mais il est vrai qu’il en profite pour changer de sujet.



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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Mer 15 Aoû - 15:05
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Elle se mord la lèvre inférieure, concentrée. Agacée. Elle s'énerve sur son pied car elle n'arrive pas à attraper les derniers morceaux et demander de l'aide lui traverse à peine l'esprit : ce serait gênant. Alors May a un peu honte de demander à Jyreese la moindre aide, ce serait s'abaisser et se montrer faible. Tout ce qu'elle évite d'ordinaire, donc elle balaye l'idée en se pinçant plus encore les lèvres, sourcils froncés. Il n'y a pas de raison pour laquelle elle n'y arriverait pas, après tout. Elle s'était toujours débrouillée seule jusqu'à présent et profiter de la présence de l'ancien légionnaire lui semblait complètement infaisable. Autour d'elle, il s'affaire et semble servir deux verres d'alcool mais elle ne bronche pas : la politesse de Jyreese ne fait qu'ajouter une pièce de plus aux raisons pour lesquelles il grimpe dans son estime. Doucement. Plus que n'importe quel inconnu qui sur son chemin s'était simplement écarté face à l'image renfermée et inatteignable qu'elle rejetait. Lui semblait ne pas abandonner, et May ne comprenait pas bien pourquoi. C'était peut-être pour ça que malgré sa concentration sur les bouts de verres qui lui résistaient, elle gardait une oreille sur les moindres gestes de son "invité" par habitude comme par méfiance.

Le silence s'est installé, si bien qu'elle en relève le regard, intriguée par l'immobilité du jeune homme après son compliment qu'elle avait fait passer pour un rien en l'accompagnant de banalités. Elle ne l'assume pas totalement, mais il lui a échappé sans qu'elle ne puisse le rattraper à temps. Merci. Bon. Rien d'étrange jusque là, alors à la place elle se reconcentre sur ses plaies certaine que la page s'est tournée et que le sujet n'est plus un problème. Pourtant, peu après qu'elle ait détournée le regard, Jyreese reprend. Ce n’est pas que j’aie froid. dit-elle en se retournant, le mouvement happant à nouveau le regard de la brune qui relève la tête et cherche à savoir ce qui pousse le colosse à se justifier. À ses yeux, si ça n'est pas pour le froid, alors c'est un simple choix vestimentaire qui ne mérite pas une tirade. Ses billes le suivent quand il s'approche pour poser les vers sur le bureau à côté d'elle et s'interrogent quand il ne récupère pas le sien. C’est juste… J’ai commencé à le porter sur le Lady Grace et quand je suis sorti, je n’ai pas réussi à m’en séparer. Ah. C'est donc ça la vraie raison. Le visage de May se détend un peu, touchée malgré elle, tandis que celui de Jyreese se crispe sans doute parce qu'à nouveau il se confie sur son passage en prison. Comme la dernière fois, devant les baies vitrées du Columbiad à l'abris des regards mais sous la surveillance des étoiles. Alors elle écoute plus attentivement, lâchant son pied qui de toute façon ne la mène nulle part, incapable de se débrouiller seule cette fois. Elle écoute, parce qu'elle sait que c'est un sujet sérieux mais aussi parce qu'elle a terriblement peur d'y mettre les pieds à son tour : sauf qu'elle en a déjà un là-bas, la faute à Ledward. Condamnée, déjà. Elle le sait qu'elle finira par y aller, mais repousse la date comme elle peut. Je n’ai pas voulu m’en séparer. Enfin un mélange des deux. Elle dit rien, se contente d'être une oreille à l'écoute mais elle note quelque part. Là où tout ce qu'elle savait sur l'ancien légionnaire était entreposé, et avait la fâcheuse tendance d'hanter ses journées et ses nuits remontant à la surface des questions plein la tête. Et contre toute attente il enlève le dit bonnet, May remarquant à nouveau la différence frappante entre l'homme qu'il était avec et sans : c'était fou ce que son visage pouvait changer et ses traits s'adoucir quand il ne portait pas l'accessoire. Je suis l’ex-prisonnier avec ce bonnet sur la tête et comme tu le sais, j’ai du mal à me voir en étant autre chose que « ça » pour le moment. May fronce des sourcils, encore, comme quand il s'était auto-flagellé la nuit où elle l'avait aidé. Il se sous-estimait avec une telle force que parfois, elle se demandait comment pouvait-il encore tenir debout s'il avait si peu d'estime pour lui-même. Il était bien là, cependant. Même si avant qu'elle ne lui pose la questions, il avait été un tout autre homme : prenant les choses en mains à deux fois, avec une assurance qui avait laissé May silencieuse. Je me cache là-dessous en fait, c’est ça la vérité. Parce que le retirer c’est laisser tout ça derrière moi et je ne sais pas si je suis prêt. En même temps, si ça se trouve, je ne le serai jamais vraiment et il va falloir que je dépasse tout ça et que je me force. se confie-t-il, et May se demande encore un peu pourquoi à elle et pourquoi pas à quelqu'un d'autre. N'avait-il pas de proches ? Etait-il aussi seul qu'elle, finalement ? C'était peut-être pour ça qu'il s'était accroché, qu'il n'avait pas fuit. Parce que lui aussi cherchait un point d'attache, et qu'il l'avait trouvé chez elle. Après tout, quand elle y réfléchissait elle savait à présent beaucoup de choses sur lui : ancien légionnaire, elle connaissait son crime, sa peine, son accident, son état, ce qu'il faisait maintenant, ses craintes et l'espoir qu'il conservait. Elle avait eu aussi tout un tas de signes qui le qualifiaient d'honnête, d'avenant, de prévoyant, de sensible et d'altruiste. Plus qu'elle ne l'avait jamais été. Alors pourquoi pas elle, finalement, puisque quelque part elle avait été témoin de sa chute ne devait-elle pas aussi le voir se relever ? Je suis content que tu apprécies ce que tu vois sans le bonnet. C’est encourageant. Ça la fait rire, soudainement, parce qu'elle ne s'y attend pas et qu'il y a quelque chose d'amusant dans sa dernière phrase. Comme de l'autodérision qui lui arrache un éclat de rire, aussi petit soit-il car elle est loin de rire à gorge déployée. Mais elle ne répond pas à ses remerciements pour autant, s'apprêtant plutôt à retourner la conversation vers le sujet du bonnet. Du Lady Grace. Est-ce que ça va aller ton pied ? Il la coupe, d'une question qu'elle préfère ignorer d'abord. Tu sais, avant d'être un ex-prisonnier, t'es aussi surtout un ex-légionnaire. On dirait que tu fais exprès de l'oublier... ne se gêna-t-elle pas de dire, manquant peut-être de tact mais c'était un trait de caractère chez elle. Les broderies, elle n'en faisait jamais et allait toujours droit au but quitte à blesser au passage un égo ou un sentiment, préférant être honnête. À mon avis, tu sauras si t'es prêt qu'en tentant le coup. et ça avait l'air si simple dans sa bouche, le faire le serait moins. Evidemment. Mais c'est que mon avis, tu fais c'que tu veux. dit-elle en haussant les épaules, se dédouanant d'avance de tout résultat négatif. Elle ne faisait que le conseiller, quant au reste, elle n'en savait sincèrement rien. Puis elle se tourna pour attraper son verre, laissant celui de Jyreese derrière elle mais l'invitant à se lever pour l'attraper lui-même d'un signe de tête. À... commença-t-elle, ne sachant pas trop à quoi trinquer. La loi de Murphy ? parce que si l'on regardait ses quartiers : l'eau, les bouts de verres, les traces de sang, les vêtements trempés de l'un comme de l'autre, tout semblait pointer vers une tempête qui venait de se produire. Et si Jyreese était venu simplement lui offrir un cadeau sans rien demander en retour, il s'était retrouvé dans l'oeil d'un ouragan très vite. Puis elle descendit son verre d'une traite, depuis le temps qu'elle l'attendait pour atténuer un peu la douleur qui ne la quittait pas depuis qu'elle avait marché sur le verre. Dans une grimace (l'alcool lui brûlant brutalement l'oesophage) elle reposa son verre derrière elle, avant de reposer son regard sur son pied. Ça va aller. J'ai juste quelques morceaux à sortir encore, mais j'arrive pas à les atteindre... ce qui sonnait presque comme (enfin !) un appel à l'aide, mais qu'elle faisait passer pour une simple constatation.

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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Sam 25 Aoû - 18:20
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Way of light



Et ça ne prend pas. Est-ce qu'il est surpris ? Dans le fond pas véritablement parce qu'il a déjà compris, même s'ils ne se connaissent encore que très peu, trop peu, que May n'est pas femme à se laisser dicter sa conduite. Non pas que c'est ce qu'il essaye de faire car il ne lui imposerait rien, jamais, mais il tente de changer de sujet. May choisit cependant de ne pas le faire, elle refuse de laisser Jyreese de noyer le poisseau dans l'eau et les mots fusent, cinglants, tranchants, incisifs, mais d'une vérité sans nom et essentielle bien qu'elle ne soit pas aisée à entendre et à accepter. Alors il baisse le regard Jyreese, quand elle lui jette presque à la figure qu'il donne l'impression de faire d'oublier qu'il a été autre chose qu'un ex-prisonnier. Il détourne le regard parce qu'elle a raison, tout simplement. Oui, il le fait exprès, oui il s'impose de n'être que l'ex-prisonnier tant parce qu'il estime ne pas mériter être autre chose que parce qu'il craint de vouloir être chose et de ne pas pouvoir l'être. Essayer c'est prendre le risque de ne pas y arriver et cet échec-là, il ne sait pas s'il pourrait le supporter ou non. « A mon avis, tu sauras si t'es prêt qu'en tentant le coup. » Il relève à ces mots-là son regard vers May, restant silencieux. « Mais c'est que mon avis, tu fais c'que tu veux. » qu'elle ajoute bientôt en haussant les épaules. Les mots font leur chemin dans l'esprit de Jyreese car May dit tout haut ce que son esprit lui souffle tout bas depuis de longues semaines maintenant. Il sait qu'elle est dans le vrai, il sait que tant qu'il ne tentera pas d'être autre chose que l'ex-prisonnier, il ne pourra pas savoir s'il peut être véritablement autre chose, et ça lui fait envie comme ça lui donne envie de fuir. Envie de se cacher. Sous son bonnet. Son regard azur se reporte d'ailleurs sur le petit couvre-chef en laine qu'il fait de nouveau glisser entre ses doigts en fronçant les sourcils. Est-il capable de faire cela ? Et qu'est-ce qui l'attend s'il en est capable ? Est-ce qu'une nouvelle vie est envisageable ? Véritablement ? « A... » Les yeux se reportent sur May. « La loi de Murphy ? » Il ne lui faut que quelques secondes pour aller dans le sens de la secouriste : c'est plutôt bien trouvé comme « toast ». Il se saisit de son verre et boit une bonne gorgée du liquide ambré s'y trouvant, liquide qui réchauffe en un instant sa gorge. May, elle, a déjà terminé le sien et reporté son attention sur son pied et Jyreese fait de même et est soulagé quand il entend May lui expliquer que ça va aller. « J'ai juste quelques morceaux à sortir encore, mais j'arrive pas à les atteindre... » Il se fige un instant, le verre à la main. Il hésite. Il sait qu'elle ne demandera pas, elle ne le fera pas. Cependant, la façon dont elle vient de dire ça... Il termine son verre qu'il repose et n'hésite plus.

« Tu veux que j'y jette un œil ? J'y arriverai peut-être mieux. »

« Peut-être » et pas « sans doute », mots choisis avec raison car il ne veut pas sous-entendre qu'il est le seul à pouvoir l'aider et qu'elle n'est pas capable de gérer. La seule raison qui fait qu'elle a besoin d'aide, bien qu'elle ne le demande pas, est que le dessous du pied est difficile à atteindre pour elle, c'est tout. Il n'est pas certain qu'elle va accepter, s'attend même sincèrement à un refus mais elle termine par hocher la tête, et elle ne semble pas ravie à cette idée. Il imagine qu'elle se sent coincée, forcée de compter sur lui alors il va faire vite. En tout cas il va essayer. Il se redresse et pose le bonnet à côté du verre vide (sans même véritablement y penser en réalité, le geste se fait presque tout seul) et s'approche de May. Il se met finalement à genoux au sol et tend les mains, attendant qu'elle veuille lui tendre son pied car non, il ne la touchera pas sans qu'elle ne lui ait tendu son pied auparavant. Quand elle se décide finalement, ses grandes paluches attrapent le pieds blessé de May, il se fait la réflexion qu'il est fort petit ce pied, et y regarde de plus près. « Tu as presque tout retiré. » qu'il lui dit en faisant glisser le pied dans sa main gauche avant de récupérer la pince avec sa main droite. Il approche la pince du dessous du pied mais hésite. Il relève son regard vers May en affichant un air... Sincèrement désolé en réalité. « Pardon si je te fais mal. » Il s'excuse à l'avance puis reporte son regard sur le pied et dans des gestes plus sûrs qu'il ne l'aurait cru, il retire les quelques morceaux de verre trop enfoncés pour que May ait pu les atteindre effectivement. Et quand c'est fait, il jette un dernier coup d'oeil pour s'assurer que c'est bon, désinfecte la plaie et vient vaporiser avec un peu de spray cicatrisant. Puis, après avoir posé une compresse contre le pied, il le repose. « C'est bon. Je te laisse terminer. » Autrement dit faire le bandage elle-même. Ce n'est pas par flemmardise ou parce qu'il ne souhaite pas le faire. S'il s'écouterait, il banderait le pied de May, terminerait de s'occuper d'elle mais il préfère la laisser faire, là encore dans un désir sincère de la laisser gérer seule parce qu'il sait que cela compte pour elle. Il se redresse. « Je nous sers un autre verre ? » Parce qu'ils l'ont bien mérité ce deuxième verre après tout. Il attend cependant d'avoir l'accord de May avant de récupérer son verre et de le remplir de nouveau, remplissant de nouveau le sien au passage également avant de venir reposer le verre de May près d'elle pendant qu'elle termine de s'occuper de son pied. C'est en la regardant faire que la question lui vient finalement alors qu'il ramène la chaise pour s'asseoir un peu plus près mais à une distance assez raisonnable pour ne pas envahir l'espace de May. « Tu as toujours voulu être secouriste ? » Certes la question sort de nulle part mais il a envie, avec sincérité, d'apprendre à la connaître, d'en savoir davantage sur elle, sur ce qu'elle aime. « Ou tu aurais voulu faire autre chose de ta vie ? » Lui qui ne s'est jamais vu être autre chose que militaire se pose la question : était-ce une vocation pour May ou un choix par défaut ?

Il veut vraiment la connaître.
Vraiment.



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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Dim 9 Sep - 17:59
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C'était peut-être l'alcool qui faisait enfin effet. Ou était-ce simplement la gentillesse de Jyreese, mais les épaules de May s'étaient lentement détendues. Avait-elle enfin accepté la présence du colosse ? Peut-être un peu, oui. Peut-être même qu'elle était prête à baisser sa garde pour lui laisser une chance, elle qui n'en donnait jamais vraiment aux autres. Mais il l'avait aidé, sans rien demander en contre partie et même si elle avait encore un peu de mal à totalement y croire, elle le voulait. Ses propres mots, pourtant conseillés à l'attention de Jyreese, lui reviennent en plein visage : elle ne saura pas tant qu'elle ne tentera rien. Alors elle demande l'air de rien de l'aide, dans une constatation qui -elle l'espère- suffira pour que l'ex-légionnaire attrape la perche qu'elle lui tend. Il n'avait pas attendu pour s'occuper de la catastrophe qui avait transformé sa salle de bain en piscine et son salon en jeu de piste sanglant, il y avait donc une chance pour qu'il comprenne sans qu'elle n'ait à complètement sortir de sa zone de confort. Et ça prend. Tu veux que j'y jette un œil ? J'y arriverai peut-être mieux. Même si elle s'y attendait, au fond ça la surprend et il lui faut un temps d'arrêt pour peser le pour et le contre. Elle sait qu'elle en a besoin, elle en a même quelque part envie mais elle ne peut s'y résoudre sans réfléchir. Un brin piégée, elle finit par hocher la tête silencieusement incapable de dire à voix haute qu'elle a besoin de son aide. Ce serait trop lui en demander, trop tôt. Ses pas en avant sont petits, tout comme son pied qu'elle tend à Jyreese alors agenouillé devant elle. Il s'empresse de le prendre entre ses mains, et le contact la fait frissonner : loin d'être habituée. Pourtant, il la manipule avec soin, tendresse presque, et elle se demande même s'il est toujours aussi doux avec les personnes autour de lui. Elle se demande aussi comment est-ce que quelqu'un comme lui peut avoir survécu sur le Lady Grace aussi longtemps. Il a l'air... trop gentil. Tu as presque tout retiré. Pardon si je te fais mal. À nouveau elle hoche la tête l'air de dire que ça ira, et le laisse faire en l'observant. Profitant de sa concentration sur les morceaux de verres pour étudier ses traits qu'elle s'étonne d'apprécier : fins, forts, ses yeux perçants se plissent tandis qu'elle les redécouvre loin de l'ombre du bonnet sous lequel elle l'a toujours connu finalement. Jyreese était un bel homme, c'était certain. Est-ce qu'il partageait sa vie avec quelqu'un ? La question lui traverse l'esprit (non sans la dérouter) et elle se dit que sans doute. Un type comme lui, serviable, honnête et charmant, malgré le bonnet et les terreurs nocturnes ne devait pas être seul. Elle cille quand il reprend la parole, la tirant de ses pensées. C'est bon. Je te laisse terminer. ce à quoi elle répond, presque du tac-o-tac. Déjà ? Le temps était passé plus vite qu'elle ne l'avait pensé, et le contact finalement ne l'avait pas tant gênée qu'elle ne l'avait imaginé : pas du tout même, allant jusqu'à oublier ses mains contre sa peau. Epatant. Repliant la jambe pour reprendre possession de son pied et finir le travail, May soupira un petit Merci. hésitant, ne sachant trop quoi dire dans ce genre de situation. Trop rares. Je nous sers un autre verre ? La question raccroche son regard au sien, tandis qu'elle sourit à la proposition et hoche la tête vers la positive. Puis elle n'attend pas plus longtemps pour s'occuper les mains en désinfectant et bandant son pied, une manière comme une autre de s'occuper l'esprit même si finalement toute son attention se tournait inlassablement vers Jyreese qui semblait prendre ses aises. Il avait rapproché une chaise.

Tu as toujours voulu être secouriste ? Ou tu aurais voulu faire autre chose de ta vie ? sa question déboule quand elle termine tout juste de bander son pied, et de scotcher le tissu. Elle s'arrête un instant dans son geste, avant de reprendre et poser le bandage sur le bureau. Bonne question pense-t-elle, parce qu'elle n'y avait jamais réfléchi. Et pour gagner un peu de temps, elle prend une gorgée d'alcool avant de lui répondre : étonnamment, les mots lui viennent tout seuls et elle ne s'empêche pas de les prononcer comme elle le fait parfois. La faute à l'alcool, la fatigue... ou Jyreese tout simplement. Avec qui les choses semblent à la fois plus complexes et terriblement plus faciles. Je n'ai pas vraiment eu le choix. finit-elle donc par répondre, énigmatique. Quand je suis arrivée sur Keller, j'ai pris le premier job à peu près respectable qu'on m'a proposée en fait. elle laissa malgré elle entendre qu'elle ne vient pas de là, mais qu'elle y a vécu. Ça ne s'entend pas pourtant, parce qu'elle n'a pas l'accent de la station. Le sien est plus chaud, du genre de Merry Fields, mais elle n'en parle pas. Pas encore. Ça aurait pu être ça, comme ça aurait pu être mécanicienne ou pilote, ou je n'sais pas quoi. Je n'sais pas quoi de bien moins louable, comme ce qu'elle avait du faire pour survivre sur Merry Fields après y avoir été abandonnée une seconde fois. Son visage s'assombrit un peu quand elle y repense, et l'ancienne pirate apporta une nouvelle fois son verre à ses lèvres dans l'idée de noyer les soudain souvenirs dans l'alcool. Après avoir avalé le liquide brûlant, elle se pince les lèvres et hausse les épaules. J'ai eu d'la chance. dit-elle, petit sourire triste en coin quand elle repense à cette vieille femme qui l'avait prise sous son aile. Qui lui avait tout appris et ouvert la voie vers la flotte sans le savoir. Elle lui devait tout, et elle était morte. Alors May était seule, dans son genre de succès : l'était plus encore dans le chaos qu'il était devenu au contact de Wilhem, Khan, Joel et Ledward. Fuck la vie était vraiment une bitch parfois. La preuve, elle avait envoyé Jyreese sur le Lady Grace alors qu'il était vraisemblablement quelqu'un de bien. Pas comme elle. Et toi ? Tu vas tenter de redevenir légionnaire ? qu'elle lance pour changer le sujet qui devenait délicat dans son esprit, réveillant trop de souvenirs enfouis et de vérités qu'elle tentait stupidement d'éviter. Elle demandait sans même savoir si c'était possible. Mais il le méritait, c'était le principal.

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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Sam 15 Sep - 17:13
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Alors ? Vocation ? Travail part défaut ? La question brûlait les lèvres de l'ancien légionnaire et il osé la poser. Il a osé faire ce pas pour essayer de mieux connaître May. Il y a cette petite voix, dans sa tête, qui lui souffle qu'il n'aurait peut-être pas dû, qu'étant donné la façon dont elle peut être sur la défensive, le mieux qu'il aurait à faire serait d'y aller plus en douceur encore, de la laisser parler d'elle si elle en a envie mais le fait est que Jyreese n'est pas certain qu'elle parlera d'elle s'il ne l'y incite pas. Alors oui, il a osé. Et il osera sans doute encore à moins qu'elle ne se ferme totalement à lui et qu'elle ne refuse de lui dire quoi que ce soit. Ce qui, maintenant qu'il y songe plus avant, est totalement possible en réalité. Il faut dire que May ne semble pas être décidée à répondre. Elle prend son temps pour terminer de bander son pied, reprend une gorgée d'alcool... Peut-être a-t-il mis le doigt sur un sujet trop délicat et il s'en veut en fait déjà si bien qu'il vient perdre son regard azur dans son verre pas encore tout à fait vide. Il reboit un peu par ailleurs, ça lui permet de s'occuper tout en réfléchissant à de potentielles excuses pour avoir froissé May. « Je n'ai pas vraiment eu le choix. » qu'elle termine cependant par répondre, faisant relever le regard de Jyreese vers elle, les sourcils un peu froncés à l'évocation du manque de choix. Pourquoi n'aurait-elle pas eu le choix ? Un début d'explications tombe et les doigts de l'ancien légionnaire se resserrent autour du verre quand elle mentionne Keller. Il comprend tellement mieux les réactions qu'elle a pu avoir et dans son esprit, alors que May explique qu'elle a pris le premier job à peu près respectable qu'on lui a proposé, des images s'imposent. Des images qu'il s'invente, des images qui en fait sont malheureusement plus réelles qu'il ne peut l'imaginer en cet instant. Il imagine le pire, tout simplement. Et il enrage, tout simplement aussi. Et puis l'esprit de Jyreese finit heureusement par divaguer un peu ailleurs : elle a dit « quand je suis arrivée » donc elle n'est pas née là-bas. D'où vient-elle ? Cela aussi il voudrait bien le savoir mais là, pour le moment, il n'ose pas. On verra plus tard. Peut-être même un autre jour parce qu'il a conscience, Jyreese, que si elle voulait le dire maintenant elle en aurait profité pour le glisser. Or, elle ne l'a pas fait.

Plus tard donc pour ses origines.

May poursuit en affirmant qu'elle aurait pu faire un tout autre métier et là encore ça fait froncer les sourcils de Jyreese : il ne parvient pas à adhérer à ce discours en fait. Parce qu'il l'observe, il se souvient de la façon dont elle s'est occupée de lui sur le Lady Grace, puis dans ce couloir froid sur le Columbiad. Il la voit, là, maintenant, et non, il n'adhère pas à son discours. Il a cette impression qu'elle se dénigre ou, si elle ne se dénigre pas, qu'elle sous-estime ses propres choix. Comme lui peut se sous-estimer à bien des égards comme elle le lui a déjà fait remarquer. « J'ai eu d'la chance. » et là encore il n'est pas d'accord. Il ne sait pas d'où elle vient, il ne sait finalement rien de son passé, strictement rien, mais il ne croit pas qu'il s'agisse de chance ni d'un manque de choix. Surtout pas quand il voit ce sourire triste en coin venir étirer les lèvres de la jeune femme. Et comme il n'aime pas cette ombre de tristesse sur ses lèvres, comme il voudrait pouvoir la faire disparaître. « Et toi ? » qu'elle bascule soudain. « Tu vas tenter de redevenir légionnaire ? » Bien entendu que la question le prend d'abord de court.

« Hum... » est tout ce qu'il est capable de répondre sur le moment. Il réfléchit Jyreese, il réfléchit : est-ce qu'il va tenter de redevenir légionnaire ? Pendant une seconde il s'imagine l'uniforme de nouveau porté, un vaisseau de nouveau piloté et un petit sourire vient étirer ses lèvres. Il pourrait. Il pourrait vouloir. Mais... Ce qu'il doit faire pour pouvoir ne serait-ce que l'envisager lui fait perdre son sourire alors que son regard vient de nouveau se perdre dans le fond de son verre. Il soupire. « Je ne sais pas. Je pourrais essayer mais pour pouvoir essayer, il faudrait que je fasse... » Il s'arrête, déglutit, boit par ailleurs une nouvelle gorgée d'alcool et souffle avant de relever son regard vers May. « Il faudrait que je demande à faire effacer mon casier judiciaire en fait et je ne suis pas prêt pour ça. » Ses lèvres s'étirent un petit sourire triste. « Je ne suis pas prêt à presque faire comme si tout ça n'était pas arrivé. Non. » Oh que non. Ceci dit... Son sourire se fait un peu moins triste et se teinte de chaleur. « Pas encore en tout cas mais je n'exclue plus l'idée. » Et le mot essentiel dans cette phrase est « plus ». Il l'a longtemps exclue mais ce n'est plus le cas. « Aujourd'hui j'ai retiré mon bonnet, qui sait ce que je vais être prêt à faire demain ? » qu'il ajoute finalement avec un très léger rire et un bref regard en coin pour le dit bonnet. « On verra. » Oui, il verra bien. Et alors qu'il observe le bonnet, il repense à ce que May a dit, il repense à la façon dont ça n'a pas sonné juste à ses oreilles. Il fronce un peu les sourcils. « Tu sais... » qu'il commence, un peu hésitant avant d'oser reporter un regard sûr et profond sur May. « Je pense que tu te trompes quand tu dis que tu as eu de la chance et que tu n'as pas vraiment eu le choix. Je sais que je ne connais pas ton histoire et je ne prétends pas tout remettre en cause. » qu'il ajoute rapidement. « Mais tu as choisi. Tu as peut-être eu de la chance oui, en ayant la possibilité de choisir là où d'autres n'ont peut-être pas pu, mais tu as choisis. Tu aurais pu décider de faire autre chose d'effectivement bien moins respectable mais tu ne l'as pas fait. Tu as choisi ce métier-là parce que tu es quelqu'un de bien. Quoi qu'il se soit passé dans ta vie... » Parce qu'il est persuadé que la partie cachée de l'iceberg est fort immense et très douloureuse pour May. « Je suis sûr que tu es quelqu'un de bien. Tu ne pourrais pas faire ce métier sinon May. On ne peut pas venir en aide aux autres par défaut. » Et de cela il est certain mais peut-être a-t-il encore une fois dépassé les bornes. Alors il reboit, termine son verre et en observe le fond quelques petites secondes. « Je suis désolé si je hum... » qu'il essaye de s'excuser mais il n'y parvient pas réellement. « C'est juste comme ça que je te vois. » qu'il parvient à souffler finalement non sans difficulté. « Je devrais y aller, il est tard et, je t'ai assez dérangé comme ça. » Et hop, il se lève, pose le verre et récupère son bonnet avant de relever son regard sur May. Peut-être va-t-elle lui demander de rester mais il en doute. « A quelle heure demain ? Pour venir te réparer ton robinet, à quelle heure je peux venir ? » Parce qu'il ne va pas débarquer à chaque fois sans prévenir.





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MessageSujet: (#) Re: Way of light [May]     Mar 2 Oct - 23:27
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Il se faisait tard, et May ne savait pas trop ce qu'il se passait. Là. Si on lui avait dit la tournure qu'allait prendre sa soirée quelques heures plus tôt elle n'y aurait pas cru. Pourtant, il était bien là et elle aussi. Le pied bandé, le collier sur la table, le verre entre les mains. Le regard qui se pose sur lui et qui essaya encore une fois de savoir ce qu'il se passe derrière ses billes bleues. Il a tout de l'homme honnête mais l'ancienne pirate a vécu trop de drames pour ne pas s'attendre à un retournement de situation. Elle a trop souvent été trompée pour y croire. Tout simplement. Jyreese la trouble : il a ce quelque chose d'apaisant dans lequel il se fait bon de se reposer mais il réveille malgré lui des souvenirs qu'elle préfère conserver siens pour le moment. Sa bienveillance lui plait, sa curiosité moins, pourtant elle ne peut pas non plus s'empêcher de lui poser à son tour des questions qui fâchent : allait-il redevenir légionnaire, ou avait-il véritablement tourné la page ? Elle a ses doutes sur le sujet, pas sur le fait qu'il en soit à la hauteur. Pour le peu qu'elle ait vu, il est bien plus méritant que la moitié des légionnaires et miliciens qu'elle avait croisé.

Elle le voit sourire d'abord, avant de froncer des sourcils quand celui-ci disparait. Comme s'il envisageait la chose sans pour autant s'en sentir capable et elle est prête, May, à lui répéter ce qu'elle lui sermonnait depuis qu'elle le connaissait. Qu'il en valait la peine, qu'il fallait qu'il se prenne en main. Mais elle n'en a pas le temps et il finit par se confier. May se fige, elle écoute. Attentive. Elle arrête même de boire alors qu'il ne lui reste qu'une petite gorgée d'alcool à descendre. Je ne sais pas. Je pourrais essayer mais pour pouvoir essayer, il faudrait que je fasse...  Il faudrait que je demande à faire effacer mon casier judiciaire en fait et je ne suis pas prêt pour ça. Je ne suis pas prêt à presque faire comme si tout ça n'était pas arrivé. Non. Encore le même discours. Elle ne cache pas son regard qui s'assombrit, en colère un peu contre lui qu'il puisse encore penser ça. Il ne semble pas comprendre, qu'accepter ce qu'il avait fait ça ne voulait pas forcément dire passer toute sa vie à en payer le prix. Il avait le droit de vivre aussi. Ça l'agace, alors elle boit d'une traite la gorgée qu'il lui reste avant de reposer bruyamment son verre vide derrière elle. Il continue. Pas encore en tout cas mais je n'exclue plus l'idée.  Aujourd'hui j'ai retiré mon bonnet, qui sait ce que je vais être prêt à faire demain ? On verra. Ah. Surprise, elle ne dit rien d'abord car pour une fois son discours ne se termine pas par une énième note négative. Elle lit entre ses mots qu'il a un peu d'espoir à présent, que la lumière n'est plus bien loin et elle repère le "plus" au lieu de "pas". Y'a sa poitrine qui se met à chauffer alors qu'elle sourit, satisfaite de sa réponse quelque part. On verra. qu'elle répète d'abord, d'un air de dire que c'est certain, qu'ils verront. Rien n'est écrit à l'avance. qu'elle conclut même de manière vaporeuse. Puis le silence s'installe, pendant lequel elle l'observe sans un mot. Quand il reprend la parole elle cille, comme si elle s'était l'espace d'un moment égarée dans ses pensées. Tu sais...  Je pense que tu te trompes quand tu dis que tu as eu de la chance et que tu n'as pas vraiment eu le choix. Je sais que je ne connais pas ton histoire et je ne prétends pas tout remettre en cause. Mais tu as choisi. Tu as peut-être eu de la chance oui, en ayant la possibilité de choisir là où d'autres n'ont peut-être pas pu, mais tu as choisis. Tu aurais pu décider de faire autre chose d'effectivement bien moins respectable mais tu ne l'as pas fait. Tu as choisi ce métier-là parce que tu es quelqu'un de bien. Quoi qu'il se soit passé dans ta vie... Prise de court, au début la jeune femme se braque. Elle se redresse un petit peu, ferme son visage qui s'étire, agacée par cette soudaine remise en question. Ce sermon dont elle n'a que faire. Les mots la touchent mais elle n'y fait pas attention, blessée dans son ego elle y réfléchira plus tard. Quand elle sera laissée seule face à ses pensées, quand il sera trop tard pour regretter sa réaction trop sauvage. Ouai, tu ne me connais pas. se contente-t-elle de dire plus comme un fait que comme un reproche. Et elle n'a pas envie de batailler, ou de se confier. Elle ne lui doit rien qu'elle se dit : comme si pour se livrer, il faudrait qu'on l'y oblige ou qu'on achète ses mots. Comme si se confier n'était que si peu naturel qu'il faudrait alors une raison hors de sa portée pour qu'elle se prête au jeu. Qu'elle soit au pied du mur pour s'y abaisser, parce qu'à ses yeux plus les gens en savent sur elle, plus y ont de raisons, de matériel ou d'excuses pour la blesser. C'était jamais qu'un mécanisme de défense, et c'était loin d'être le plus sain.

 Je suis sûr que tu es quelqu'un de bien. Tu ne pourrais pas faire ce métier sinon May. On ne peut pas venir en aide aux autres par défaut. La naïveté de Jyreese, malgré son passé et son physique qui voudraient pourtant pointer vers l'inverse la fait rire l'air mauvais. Elle s'en voudra (s'en veut déjà) mais c'est plus fort qu'elle. Il ne pense pas à mal, elle le sait bien. Mais c'est soudainement absurde. Alors elle ricane un peu. Je n'suis pas quelqu'un de bien, je mériterais le Lady Grace si on savait tout ce que j'avais fait. Ça sort tout seul et l'espace de quelques secondes elle se demande si Jyreese ne la balancerait pas le lendemain. Sans doute avait-il encore des contacts dans l'armée, les légionnaires, la milice... Bien sûr, elle avait tu les pans de son histoire les plus sombres pour se vendre à son arrivée sur la flotte. Sans mentir, elle avait simplement omis les faits les plus simples : le meurtre de son ancien maître était devenu une dispute, le passage à tabac des autres un affranchissement des plus banals, le vol de son vaisseau un cadeau de ses maîtres. C'était du self-défense, mais c'étaient des crimes quand même. Sur le moment, elle regrette alors. Lève ses yeux du sol qu'elle avait fixé pendant son sermon vers ceux du légionnaire qu'elle questionne la peur presque au ventre avant de brusquement défaire son regard du sien. Je suis désolé si je hum... C'est juste comme ça que je te vois. Je devrais y aller, il est tard et, je t'ai assez dérangé comme ça. Et voilà, elle l'avait fait fuir. Pas étonnant qu'elle se dit et déjà elle se déteste d'être comme ça. C'était à cause d'elle qu'elle était seule. Mais encore une fois, la solitude comme le silence avaient quelque chose de rassurant : être seule, c'était être intouchable. Le silence, c'était être prête au moindre bruit suspect. Le regard de May se baisse une nouvelle fois, cette-fois un peu triste. Elle s'en veut mais ne le dira pas. Bien sûr. Pourtant elle a tord. A quelle heure demain ? Pour venir te réparer ton robinet, à quelle heure je peux venir ? Oh. Il l'étonne encore une fois. Toujours, devrait-elle dire. Et sur le moment elle ne sait pas quoi répondre ni comment répondre : elle vient de l'envoyer chier, de se moquer de lui et lui continue de lui tendre la main comme s'il voyait déjà à travers tous les efforts qu'elle faisait pour maintenir quiconque à distance. Et que malgré les kilomètres qu'elle laissait entre elle et les autres, tout ce qu'elle désirait au fond, c'était ne plus être seule. Elle ne l'avouera probablement jamais. C'est pour ça que même là, encore, elle ne lève par les yeux et préfère se lever à son tour d'abord pour faire mine de ranger les verres et l'alcool non sans boiter quand son pied blessé touche le sol. Hm... Tu peux venir en fin de soirée, quand tu veux j'serais là de toute façon. finit-elle par répondre, lointaine et en même temps piquée de l'envie de le revoir. Une contradiction qu'elle balaye d'un Bonne nuit Jyreese. avant de profiter de la lenteur de sa porte coulissante pour glisser un Merci... quand il passe à travers celle-ci. Comme si c'était plus facile d'accepter son aide lorsqu'il avait le dos tourné.

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