Anastasia - I'm just a product of the system.
MessageSujet: (#) Anastasia - I'm just a product of the system.    Anastasia - I'm just a product of the system. 3ViG0Cu Mer 10 Jan - 21:48
Anastasia Donovan
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Messages : 643
Âge : 34 ans
Occupation : Milicienne (sergent) au Colossus 5
Habitation : Colossus 5
Arrivée : Il y a 24 ans (2203)
Anastasia - I'm just a product of the system. HG82 Pseudo : Drathir/Loreline
Avatar : Riley Keough
Crédits : avatar - Isleys ; code sign - Anesidora ; crackship - Elara ♥

ANASTASIA DONOVANAlways had a fear of being typical
NOM : Donovan
PRENOM : Anastasia
DATE DE NAISSANCE/ ÂGE : 33 ans (née en mai 2194).
STATUT CIVIL : Célibataire ; sans enfants
OCCUPATION ET AFFECTATION : Sergent à la milice, affectée au Colosus.
HABITATION : Le Colosus 5.
ARRIVÉE : La famille Donovan est arrivée sur la flotte en l’an 2203, Alekansdr avait alors environ 4 ans, un âge jugé acceptable pour que ses parents prennent la décision de quitter également Lupine pour rejoindre la flotte plutôt que la Terre. Anastasia avait alors 9 ans. Malgré le fait qu’ils soient donc arrivés relativement tôt, les douaniers faisaient déjà leur travail avec toute la hargne qu’on leur connaît et cela a profondément marqué la petite fille qu’elle était alors. Au vu du nombre de personnes ayant également suivi le mouvement, la famille Donovan passa un long moment au sein de leur vaisseau, dans l’attente de se voir affectée dans des locaux plus appropriés au sein du Columbiad (la présence d’enfants jeunes a toutefois permis d’accélérer le processus).


INFORMATIONS PERSONNELLES
LIEU DE NAISSANCE : Née au sein de la colonie Lupine.
FAMILLE : Son père Dimitri (57 ans, militaire au sein de la Colonie Lupine puis de la Flotte, avant de devenir récemment inspecteur à la milice suite à des blessures qui, couplées à son âge avancé, l’ont rendu moins efficace sur le terrain) et sa mère Kate (58 ans, ingénieur en agroalimentaire, travaillant essentiellement pour améliorer la production des fruits et légumes). Anastasia est très proche de ses parents, plus particulièrement de son père dont elle a toujours voulu suivre les traces.
Son jeune frère Alekansdr a quant à lui 28 ans, il est né très peu de temps avant la prise de pouvoir du Triumvirat et c’est l’une des raisons qui ont fait que la famille a rejoint la flotte un peu plus tardivement que prévu. Les diverses carences liées aux difficultés pour vivre sur la Flotte à ses débuts font qu’il a eu une croissance difficile. Il n’en est pas moins légionnaire (armurier plus précisément), une réussite qui a creusé un gouffre incommensurable entre lui et sa sœur. Ils ne se parlent pratiquement plus.
ORIGINES : Un père russe et une mère irlandaise. Tous deux ont vécu leur enfance et adolescence sur Terre, ils ont travaillé très tôt pour la Fédération (au grand dam des grands-parents maternels) et ont fini par quitter la Terre pour vivre et travailler sur Lupine (respectivement en tant que militaire et ingénieur). Anastasia est née au sein de la Colonie, de même que son frère Aleksandr (c’est d’ailleurs la naissance de ce dernier, et son jeune âge, qui ont dissuadé les parents Donovan de s’engager au sein du Columbiad lors du départ de ce dernier pour Qiang, préférant rester dans un endroit sûr, à savoir Lupine).
DOSSIER MÉDICAL : On lui a diagnostiqué une hypothyroïdie auto-immune qui implique un traitement médicamenteux à vie (oublier de prendre son traitement sur le long terme provoque chez elle essentiellement de la fatigue et des risques de dépression). Sinon, son système immunitaire est globalement défaillant.
PSYCHOLOGIE : Arrogante ; Provocatrice ; Amère ; Joueuse (et mauvaise perdante lorsqu’il  y a de l’argent en jeu) ; Pragmatique ; Paie ses dettes (toutes les dettes) ; Curieuse ; Loyale (envers de rares proches) ; Sociable ; Bavarde (surtout quand elle a bu) ; N’a aucune patience avec ses interlocuteurs ; Vulgaire ; A le sens de la famille ; A un faible pour les gosses (sauf ceux qui sont dans leur période du « j’dis toujours non ») ;  Incapable de rester sans rien faire (mais heureusement elle s’occupe très facilement) ; Observatrice (contemplative, aussi)



ONELégionnaire. Le titre faisait rêver, surtout pour la fille de militaire qu’elle est. En tant qu’aînée, et indépendamment de son sexe, son père a toujours espéré que sa mioche suivrait ses traces, pas tant par soucis de l’honneur ou de la sécurité de la population que parce que malgré ses airs bourrus et son éducation stricte, il n’en restait pas moins un père inquiet pour sa progéniture. Alors quoi de mieux que d’inciter sa fille à savoir se défendre pour éviter de trop se faire un sang d’encre pour elle alors même qu’ils avaient pris la décision de devenir des hors la loi aux yeux de la Terre. Et elle était douée Ana, déterminée, dotée d’un pragmatisme incroyable qui la rendait à même de prendre des décisions difficiles ou de mettre sa fierté légendaire de côté lorsque cela était nécessaire. Elle aurait dû faire un bon soldat, une bonne légionnaire, capable de gérer les missions risquées. Pourtant, malgré sa détermination et son efficacité, elle a essuyé un refus. Le genre de non qui te fait l’effet d’une gifle, la claque qui te fout à terre et qui menace de te retomber à nouveau sur le coin de la gueule si tu fais mine de vouloir te relever. Un non définitif. Les raisons dudit refus ont été plus terribles à encaisser encore, soit disant qu’elle ne se souciait pas assez de la sécurité de ses collègues. Elle qui avait été persuadée que le plus important était d’être capable de prendre des décisions difficiles, de faire passer la mission avant tout, s’entendait désormais dire qu’elle était trop insensible et inconsciente des vies en jeu pour être apte à rejoindre la Légion. Ah, et apparemment elle n’avait pas non plus un sens d’équipe assez développé. Alors on t’annonce que devenir Légionnaire, tu peux oublier. Mais que Milicienne, ce sera parfait pour toi.

TWOMilicienne. La grosse blague. Peut-être que ça aurait été plus logique de l’envoyer à la douane, là où elle aurait pu cracher sa rancœur au visage des nouveaux arrivants, là où elle aurait pu leur faire peur en posant des questions et en faisant des sous-entendus vicelard afin de leur arracher la vérité. Mais pour ça il aurait fallu qu’elle suive des cours supplémentaires en psychologie et dans d’autres domaines du genre, ce qu’elle n’a évidemment pas fait, persuadée que son avenir était tout tracé à la Légion. Alors la voilà à jouer au flic dans les couloirs des vaisseaux, à régler des querelles entre voisins, à sortir les alcooliques des bars le tout en essayant de pas être trop violente pour pas se taper un blâme de la part de ses supérieurs. La rancœur d’Anastasia a été grande, pendant longtemps, et même si aujourd’hui elle semble s’être apaisée, ce n’est qu’à moitié vrai. Elle lorgne toujours sur les uniformes qui lui font envie et parfois l’ennui qu’elle éprouve en déambulant dans les rues la tue. Elle se dit qu’on la sous-estime, que sa place n’est pas là. Elle s’autorise un sourire narquois, discrètement, quand on l’appelle « sergent » en se disant que la Fédération a tout de même bien réussi son coup en lui offrant cette promotion, ce rang qui faisait office de muselière à son égo. Puis elle donnera des ordres, ce qui lui plaît et l’excite considérablement. Puis elle collera son poing dans la gueule à un troufion qui l’aura mérité, ce qui lui fera un bien fou. Et enfin elle ira savourer quelques verres d’alcool au bar après le service, dans un soupir d’aise et en se disant que la journée s’est peut être pas trop mal passée finalement. Le processus se répétera le lendemain, Anastasia voguant sans cesse entre frustration et satisfaction, rancœur et acceptation, au fil des heures, au fil des jours.

THREEDans le cadre de ses fonctions, Anastasia a été confinée sur divers vaisseaux. A la fin de ses études (à 23 ans), la jeune femme est affectée au Columbiad, un endroit relativement serein pour lui permettre de commencer ses années en tant que milicienne. Agacée par l’autorité, encore incroyablement amère suite à ses désillusions d’étudiante, elle s’efforce toutefois de rentrer dans le moule, dans l’espoir de passer à autre chose et, qui sait, d’obtenir des promotions qui la valoriseront. Après quatre années passées sur ce vaisseau, elle sera ensuite affectée deux ans sur le Tiantang. L’ancien vaisseau de croisière lui a toujours fait envie, malgré son histoire peu reluisante, et y déambuler dans le cadre de ses patrouilles lui a toujours fait plaisir (moins que l’idée de pouvoir cogner des alcooliques ne voulant pas obtempérer). Ce sera par ailleurs suite à une résolution de conflit quelque peu délicate qu’Anastasia se verra offrir une promotion, devenant officiellement sergent (ça tombait bien, l’un d’eux prenait sa retraite. C’est fou comme le monde est bien fait pas vrai ?). Dans la foulée, la jeune femme a été affectée au Colosus 5, vaisseau sur lequel elle habite. Le changement a été radical, même pour elle, mais cela lui plaît. Elle n’a pas changé d’affectation depuis et cela lui convient parfaitement, appréciant l’impression de gigantesque bordel qui émane du vaisseau. Un bordel qu’elle avait à gérer. Et si cela ne la gêne donc pas de travailler ici, c’est différent lorsqu’il est question d’y vivre. Compréhensive quant à la nécessité d’avoir des petites habitations, cela ne l’empêche pas de se sentir régulièrement à l’étroit. Et la manie qu’ont les ouvriers de réparer des vaisseaux tôt, la privant ainsi de potentielles grasses matinées lors de ses congés, n’arrangent rien à cela.

FOURAnastasia ne touche pas à la drogue, elle est par ailleurs contre cet aspect du marché noir (de même que le trafic d’armes qui a le don de l’agacer, tant elle préfère l’idée d’être la seule -avec les militaires- bien armée sur la Flotte.) Elle a également en horreur l’esclavage qui peut avoir lieu un peu partout dans l’espace, bien qu’elle ne puisse y faire grand-chose. En revanche, la jeune femme pourrait bien apprendre que son voisin se procure et refourgue illégalement du tabac, de l’alcool, ou tout autre service n’allant pas à l’encontre de ses principes à elle, que cela ne lui ferait ni chaud ni froid. Anastasia se moque bien des affaires des autres tant que cela ne lui nuit pas à elle, ou qu’on ne se met pas sur sa route. De plus, il faut admettre qu’elle est en vérité bien contente de voir prospérer le marché noir, que ce soit pour se procurer des gadgets à la noix qui ont le don de lui faire passer le temps ou de l’amuser un peu comme une gosse, ou alors pour se procurer de l’alcool fort. Car si la milicienne ne devait avoir qu’un seul vice, ce serait bien celui-là. Pas de drogue, rarement du tabac, mais de la vodka à n’en plus finir pour seule hydratation, alors ça oui. Elle se procure donc régulièrement ce genre de boisson, du moins quand ses moyens le lui permettent, et s’avère prête à rendre quelques services en échange parfois.

FIVEAnastasia adore l’art, sous toutes ses formes. De par l’éducation militaire qu’elle a toujours reçu, la jeune femme s’est vite rendu compte qu’elle a autant d’imagination qu’une IA : on peut lui demander d’élaborer une stratégie, un plan de bataille ou autre qu’elle saura se défendre en la matière, mais demandez lui d’imaginer la planète sur laquelle ils pourraient vivre à l’avenir et elle sera bien incapable de vous en faire la moindre description. De ce fait, elle a toujours été fascinée par ce qui pouvait sortir du crâne des gens, ces dessins qui ne s’ancrent dans aucune réalité si ce n’est celle de l’esprit de leur créateur, ces musiques qui puisent leur éclat dans l’âme de leur compositeur. Elle n’a aucun talent pour tout ça mais, loin d’en être dérangée, la jeune femme ne fait qu’être admirative devant tous ceux qui la surpassent largement en la matière. Ainsi tout y passe : dessin, peinture, musique, chant, danse, sculpture, certains écrits parfois (bien qu’elle a en horreur les poèmes). Et ce qu’elle aime encore plus, c’est le cinéma. Essentiellement du comique (et c’est encore mieux quand ce n’est pas politiquement correct) même si elle adore surtout les vieux films de fiction. Elle a failli s’étouffer à force de rire en découvrant de très très vieux films dans les archives, à une époque où la Terre n’envisageait même pas de pouvoir vraiment voyager dans l’espace. Le futur peint dans ce cinéma est tellement ridicule désormais, tellement loin de la réalité telle qu’elle la connaît, que cela l’amuse considérablement.

SIXLa milicienne a des contacts à la douane, bien évidemment, parfois de bons contacts, voire de très bons. Elle sait globalement faire la part des choses, pourtant lorsque ses yeux se posent sur le Saskia, parfois même simplement lorsqu’elle observe le col rouge si réputé de cette faction, elle ne peut s’empêcher de songer à son arrivée sur la Flotte. Un frisson irrépressible la parcourt alors, un peu de peur, un peu de rancœur, puis plus rien tandis qu’elle détourne les yeux et hausse les épaules en se rappelant qu’ils ne font que leur travail et, qu’à leur place, elle serait peut être plus terrible encore. Malgré tout, elle se voit toujours gamine, âgée de neuf ans à peine, coincée avec son frère entre ses parents, débarquant sur la flotte. Elle se souvient de sa voix tremblante dans le vaisseau lorsqu’elle a dû décliner son identité en s’approchant, mais surtout elle se souvient de l’interrogatoire. Celui là même où elle s’est retrouvée seule face à des douaniers, surprise de ne pas être avec ses parents. Une voix fluette, des tremblements de peur irrépressibles, le regard glacial de son interlocuteur qui ne semblait pas s’émouvoir de se retrouver en présence d’une gamine qui ne l’aurait sûrement pas fait flancher même en se jetant sur lui de toutes ses forces. Et les questions, toujours les même, plutôt courtes, répétées un nombre incalculable de fois si bien qu’elle avait fini par paniquer en croyant qu’on la prenait pour une menteuse à force de lui demander la même chose. Elle avait éclaté en sanglots à la fin et l’interrogatoire avait pris fin ici, les douaniers s’étaient excusés auprès de ses parents, leur expliquant qu’elle avait été un peu trop sensible, et ils en été restés là. En grandissant, Anastasia a continué à avoir peur d’eux, tout en conservant une rancune certaine vis-à-vis de l’homme qui l’avait lui-même interrogé. Désormais adulte, l’angoisse s’est volatilisée, se muant en une forme de compréhension surtout désormais que la Flotte vivait au loin depuis longtemps (il semble ainsi normal à Ana d’être plus méfiant aujourd’hui encore, après tout ce temps). Les sentiments sont malgré tout contradictoires et la jeune femme déteste évoquer son arrivée sur la Flotte juste à cause de cet événement.

SEVEN« Comment ça la madame elle peut pas avoir un autre bébé ? » Une question anodine formulée par la jeune Anastasia alors qu’elle devait avoir douze ans. A force de côtoyer d’autres gosses à l’école, d’entendre les règles de la Flotte être répétées en boucle et de voir diverses annonces régulièrement pour justement mettre à jour le dit règlement, la jeune fille avait fini par comprendre que les parents ici ne pouvaient avoir le droit qu’à un seul enfant. Sa mère lui a rapidement donné des détails : oui un seul enfant, sauf exception. Non ce n’est pas parce que les gens ont fait quelque chose de mal. Oui c’est parce qu’il y a déjà beaucoup de monde, donc il ne faut pas qu’il y ait trop de bébés. Et c’est à partir de ce moment là qu’Ana prit conscience de l’importance du lien qui l’unissait à son frère, de cinq ans son cadet. Car des frères et sœurs, si certains nouveaux arrivants en avaient déjà, cela ne serait plus le cas à l’avenir pour qui que ce soit. Aleksandr fut lui aussi, un peu plus tard, en âge de le comprendre et le frère et la sœur devinrent plus proches que jamais au fil des années, conscients de leur lien privilégié et du fait qu’ils pourraient toujours compter l’un sur l’autre, contrairement à d’autres.

EIGHT« Tu passeras nous voir après le service Ana ? - … Aleks sera là ? – Non. Mais tu sais… - J’viendrais oui, j’te laisse, j’dois y aller. » L’hologramme représentant sa mère va se dissiper face à elle et en quelques mouvements le long de la plaque translucide accrochée à un brassard sur son avant bras, la communication prendra définitivement fin tandis que la jeune femme se mettra à soupirer, soudainement mal à l’aise. C’est pareil à chaque fois, Anastasia est proche de ses parents et éprouve donc un plaisir certain à les voir régulièrement, quand ils ont tous un peu de temps libre devant eux. Mais les réunions familiales sont désormais toujours amputées d’au moins un membre : le frère ou la sœur, tant les deux ne parviennent plus à se voir ou à communiquer. La milicienne sait que c’est de sa faute, elle sait que c’est puéril et son cœur qui tambourine dans sa poitrine lui rappelle continuellement à quel point cette situation la bouffe. Pourtant elle n’arrive pas à revenir sur sa décision, celle la même qu’elle a prise il y a de cela des années, lorsque son frère a réussi à se faire intégrer au sein des Légionnaires. Il avait réussi là où elle avait échoué. En vérité les tensions datent d’avant cela, datent du jour où Aleksandr pris la décision de tenter le coup lui aussi. Ana y a vu une compétition déplacée, elle s’est sentie trahie, a commencé à avoir peur de voir son frère réussir alors qu’elle n’en avait pas été capable. Le jour fatidique de la remise des diplômes, elle n’a pas réussi à être heureuse pour lui. Et lui n’a pas réussi à lui dire à quel point cela ne représentait rien. C’était insignifiant, ce n’était qu’un rang, un rôle parmi tant d’autres. Mais il n’a pas trouvé les mots, et elle n’a pas été capable de lui dire tout le mal que cela pouvait lui faire. Alors les inséparables Donovan ont fini par s’éloigner l’un de l’autre, ne se revoyant qu’en de rares occasions durant lesquelles ils échangeaient des banalités absurdes en se regardant à peine dans les yeux. Aujourd’hui encore, Ana éprouve l’envie de pleurer devant de vieilles photos, de vieux souvenirs et cadeaux. Aujourd’hui encore elle résiste à l’envie de se fracasser le crâne et les poings contre un mur tout en se traitant d’idiote incapable de gérer ses émotions. Mais plus le temps passe, et plus ces instants de regret absolu deviennent rares. Plus le temps passe et plus l’indifférence prend le dessus. Il n’est pas encore trop tard pourtant, mais cela finira sûrement par le devenir.

NINEAnastasia adore les gosses. Elle sait pas trop pourquoi en vérité mais elle a toujours eu un bon contact avec eux. Si elle a en horreur les garnements qui se plaisent à dire non à tout bout de champ juste pour se rebeller, elle éprouve au contraire une affection particulière pour tous les petits curieux, quitte à ce qu’elle n’ait pas réponse à toutes leurs questions. Elle est fascinée par l’innocence des garnements, fascinée par leur capacité à s’émerveiller devant tout et n’importe quoi. Et surtout elle adore leur franc parlé. Certes entendre un gamin vous dire que vous ressemblez à sa mère quand la concernée a vingt ans de plus que vous, ça fait mal, mais Ana oublie bien vite ces insultes involontaires pour s’extasier devant les remarques naturelles qui peuvent sortir de la bouche des enfants. Il n’y a pas de filtres avec eux, pas de hiérarchie ou de norme sociale pour leur imposer quoi que ce soit. Pas encore. Ils prennent la vie simplement et la jeune femme estime qu’il y a parfois beaucoup à apprendre de ces troubles fêtes hauts comme trois pommes. Si elle ne sait pas trop quel genre de femme elle est devenue, si elle ignore être bonne ou mauvaise, ou à quel point la vie et l’expérience a pu la façonner, elle est sûre d’une chose : elle était une chouette gamine. Comme eux.

TENL’affection d’Anastasia pour les enfants fait qu’on lui demande souvent pourquoi elle n’en a pas elle-même. Généralement la concernée se contente d’hausser un sourcil pour faire comprendre que la question est déplacée et en cas d’insistance, elle n’hésitera pas à se montrer plus véhémente pour faire piger qu’elle ne souhaite pas répondre à ladite question. La vérité, c’est qu’elle ne sait pas pourquoi elle n’est pas encore mère. Oh certes, l’absence d’un homme dans sa vie (dans son lit elle arrive généralement à se débrouiller) fait qu’elle n’est pas prête d’engendrer car la milicienne ne veut pas avoir à élever seule un enfant. Mais outre cela, la question la fait paniquer. Incertaine au possible, elle se dit parfois qu’elle voudrait bien d’un gosse, la chair de sa chair, qui serait un peu à son image, qu’elle essayerait de façonner pour se rendre compte, comme tous les parents, qu’elle ne peut pas en faire tout ce qu’elle veut. Elle voudrait avoir un petit être à elle, qu’elle défendrait farouchement, à qui elle offrirait le plus de chance possibles dans la vie. Quelqu’un pour qui se dépasser. Mais d’un autre côté, elle a peur d’être justement une mère médiocre, qui n’apporterait rien à son bambin, qui se laisserait au contraire bouffer par lui. Elle craint également de ne plus pouvoir évoluer, professionnellement par exemple, à cause de cette entrave enfantine. Elle fantasme les avantages, craint les inconvénients et les contraintes. Son incertitude la conforte dans l’idée qu’elle n’est pas faite pour tout ça. Et puis de toute façon, le temps passe vite. Elle n’aura bientôt plus l’occasion de se poser vraiment la question.

Que pensait votre personnage du gouverneur Adam Wilkinson? Quelles sont ses pensées maintenant qu’il est mort, laissant derrière son plus grand projet
Le respect qu’elle éprouvait pour Adam est immense, ne serais ce que vis-à-vis du courage qu’il aura fallu à cet homme pour s’élever contre le Triumvirat, pour tuer lorsque cela était nécessaire, et pour réussir à mener autant de gens vers l’espace et leur servir de guide durant la traversée. Il en faut des couilles pour en arriver là et il est donc inconcevable pour la milicienne qu’on ne puisse pas, au minimum, admirer l’ancien amiral pour cela. Sa mort n’était toutefois pas véritablement une surprise, il fallait bien que cela arrive, et si Anastasia a pu être attristée, son pragmatisme naturel aura vite repris le dessus. De ce fait elle a rapidement regretté le fait que l’Amiral n’ait pas désigné un successeur, cela n’aurait certes pas été le plus démocratique mais aurait peut-être évité des querelles inutiles. De plus, il s’agissait avant tout de son projet et Anastasia craint que la vision des choses des prétendants au poste ne soit finalement qu’une insulte à la mémoire de Wilkinson (sans parler du fait qu’elle leur souhaite bon courage pour réussir à reprendre le flambeau après un homme à ce point vénéré de sa population). Enfin, outre ces questionnements et son scepticisme incessant, Anastasia ne peut aussi s’empêcher d’être inquiète à l’idée que la flotte soit finalement poussée dans une direction à laquelle elle n’adhérerait pas. Au moins avec l’Amiral tout était clair, il n’y avait rien à remettre en question et elle suivait le mouvement sans protester. Mais cela ne sera peut-être plus le cas dans les mois à venir…

Quelle est l’opinion de votre personnage sur les candidats qui se présentent pour remplacer Wilkinson? En ce moment, auquel d’entre eux pense-t-il donner son vote?
Un seul candidat trouve grâce aux yeux d’Anastasia et il s’agit de Jonathan Zafy. Difficile pour la jeune femme ne pas se sentir concernée par le discours de son homologue Lupis : elle-même n’était qu’une enfant lorsqu’elle est arrivée sur la Flotte et avant cela elle a passé son temps sur une Colonie. La Terre ne représente donc rien pour elle, n’y ayant même jamais mis les pieds et ne connaissant de cette planète que des photos et des histoires. L’idée de se battre pour la reconquérir ou de négocier pour pouvoir la découvrir un jour, ne l’intéresse donc pas le moins du monde et seul le désir de colonisation de Jonathan trouve grâce à ses yeux. Elle laisse la nostalgie a ceux qui sont assez vieux pour y être sensible et se contente de se focaliser sur l’avenir dans l’espace, leur avenir. Anastasia n’en est pas moins impatiente de trouver une nouvelle planète à coloniser, une terre ferme sur laquelle habiter. Elle croit férocement que Zafy est le seul capable de trouver cette planète avant qu’elle ne meurt et elle place tous ses espoirs en lui. Peu à même de comprendre la politique toutefois, la milicienne se contente de l’admirer de loin et d’afficher publiquement son soutien au besoin.

Anastasia respecte néanmoins Leona, si elle ne partage pas le moins du monde son désir de reconquérir la Terre, elle ne peut pas rester insensible face aux promesses militaires (dont une hausse des salaires sur laquelle elle ne cracherait pas) ou devant l’autorité et le pragmatisme dont fait preuve la candidate. Priya en revanche n’attise pas le moins du monde l’intérêt de la jeune femme, cette dernière estimant qu’il ne faut pas faire confiance au Triumvirat et considérant de ce fait qu’il s’agit d’une hérésie que de chercher à négocier avec eux.


Le 20 mars, Priya Mugheri est officiellement devenue la nouvelle Amirale de la flotte. Était-elle votre favorite aux élections ? Que pensez-vous d’elle et son nouveau rôle ?
Anastasia a voté Priya, par dépit plus qu'autre chose. Zafy l’horripilait malgré son amour pour ses idées et Leona proposait une guerre pour une planète qui ne l'intéressait pas le moins du monde. Mugheri était donc le seul choix relativement viable et si la milicienne est contente de la savoir à la tête de la Flotte plutôt que les autres, curieuse également de découvrir Qiang, elle ne peut pas s'empêcher de regretter ce retour sur la Terre. A ses yeux, les vingt-sept années de fuite viennent d'être gâchées mais elle attend de voir la suite des événements, prête à se laisser porter.

La flotte met le cap sur Qiang et s’apprête à entrer en contact avec le Triumvirat. Quelles sont vos attentes, vos espoirs ou vos craintes sur ces deux projets ?
Anastasia, bien qu'elle ne se l'avoue pas entièrement, a hâte de découvrir Quiang. Ses parents et elle même auraient du la coloniser, si son petit frère n'avait pas été dans les parages, et l'idée d'avoir malgré tout l'occasion de découvrir la planète lui plaît grandement. Elle a hâte, dans le fond, de pouvoir remettre un pied sur une terre ferme. Quant à ce qui concerne la Terre et le triumvirat, la milicienne espère que tout se passera pour le mieux, n'ayant pas le moins du monde envie de se battre pour cette planète ci. Elle espère donc que tout ira bien, dans la mesure du possible, mais ne se fait pas trop d'illusions : ce serait trop facile. Elle attend donc de voir, appréhendant l'instant tout en étant relativement excitée par les événements.




PSEUDO/PRÉNOM : Drathir/Loreline ÂGE: 23 ans PAYS : France COMMENTAIRE : Garruuuuuuuuus  Anastasia - I'm just a product of the system. 2916133416  AVATAR ET CRÉDITS : Riley Keough (c) Isleys


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


Rosa, love of my life:
 

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