Le soleil se lève même après les nuits les plus sombres [May]
MessageSujet: (#) Le soleil se lève même après les nuits les plus sombres [May]     Lun 2 Juil - 0:40
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Tu t'étais mis d'accord avec l'idée de mourir. Ce n'était pas une sensation étrangère pour un pilote. Ce n'était peut-être pas réellement vrai. Tu ne t'étais que très rarement retrouvé dans une situation tellement irrécupérable que la mort te renvoyait ton regard, mais la fréquence avec laquelle cet échange pouvait avoir lieu n'était rien comparé au sentiment que l'on pouvait ressentir en cet instant. Le simple fait d'y goûter suffisait généralement pour toute une vie. Tu pouvais dire que tu l'avais assez goûté pour durer une dizaine de vies. Alors quand les nouvelles du Jeanne d'Arc avaient commencé à faire surface, tu ne pouvais pas dire que tu n'étais pas accoutumé au sentiment froid et rampant dans ton estomac, qui grattait tes entrailles de ses doigts crochus. Tu ne pouvais pas sincèrement prétendre que tu n'étais pas familier avec la peur abrutissante qui alourdissait ta langue sous ton palais.

La première fois que tu t'étais fait à l'idée de mourir, tes deux pieds étaient enfoncés sur le plancher du vaisseau et celui-ci opérait une manœuvre aussi stupide que dangereuse entre deux autres coureurs. Jusqu'ici, l'idée de mourir t'avait effleuré l'esprit mais ne s'y était jamais logée comme l'avait pu le faire en cet instant la sensation de tourner sans jamais pouvoir t'arrêter à gravité zéro. Lorsque tu paniquais, la première odeur qui assaillait tes narines, presque trop fort pour être supportable, était l'odeur de transpiration et de vieux cuir, suivi par celle d'huile de moteur que tu utilisais partout à l'époque où tu avais commencé les courses. L'attaque du Jeanne d'Arc avait été un coup sans en être un. En tant que co-pilote, tu t'étais retrouvé à plusieurs reprises dans le navire à la place à côté du navigateur. Tu connaissais le vieux vaisseau, tu avais même appris à l'aimer.

La brûlure de l'alcool te fit déglutir et tu fermais les yeux un instant tandis que tu suivais le parcours du liquide jusque dans ton ventre. Tu fixais le verre dorénavant vide avec insistance, espérant que celui-ci serait capable de purger toutes les peurs et les « et si » qui avaient germé dans ton esprit les derniers jours. Tu t'humectais les lèvres en faisant signe au tenancier de te resservir, acquiesçant distraitement sur ton moyen de paiement. Tu observais le contenu du verre un instant avant de te décider à le soulever et t'éloigner, un peu trop, il te fallu quelques pas pour bien te redresser et te diriger vers la silhouette qui te faisait de l’œil depuis un petit moment.

Avec un sourire trop grand, pas aussi sincère que celui que tu lui aurais offert habituellement, tu te glissais à ses côtés, veillant à ne jamais la toucher. Tu posais le verre entre vous deux et tu te frottais frénétiquement les yeux avec les deux mains, tirant un peu plus sur le col de ta veste d'uniforme, cherchant du bout des doigts les ouvertures de celle-ci pour t'aider à respirer. Un mal de tête latent et des difficultés à prendre des inspirations suffisantes par le nez laissaient sous entendre qu'il allait être nécessaire de passer dans les prochains jours dans une clinique ou subir des migraines et de la fièvre le temps que l'habituelle sinusite soit éradiquée par ton système immunitaire... ou se développe en quelque chose de moins réjouissant. « Hey May, un verre ? » Les yeux brillants et la difficulté qu'il te fallu pour te hisser proprement sur ton siège te firent grimacer et tu glissais tes mains au niveau de tes côtes sous ta veste pour y chercher un peu de chaleur.



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MessageSujet: (#) Re: Le soleil se lève même après les nuits les plus sombres [May]     Lun 2 Juil - 21:43
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Occupation : officiellement, elle est secouriste. officieusement, bras droit de willem et son réseau illégal.
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Arrivée : il y a quatre ans, c'est si frais et en même temps si peu dans sa vie.
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Ses derniers jours avaient été plus que mouvementés. Riches en émotions, en sensations qu'elle n'avait pas totalement maîtrisé et cette perte de contrôle était loin de lui plaire. May s'était toujours targué d'avoir sa vie entre ses deux mains, fermement maintenue : c'était elle qui décidait de ce qu'il s'y passait, elle n'était plus depuis longtemps passive. Victime du destin. Elle s'était reprise littéralement en main dans sa jeunesse et était bien trop fière pour accepter de perdre à nouveau le contrôle. Galina, puis Wilhem en avaient fait les frais après deux disputes qui s'étaient enchaînées presque ironiquement. Puis il y avait eu Jyreese, dont elle ne pensait pas recroiser la route : un fantôme de ses premières années de secourisme, sauvé puis incompris. Et le nuage de fumé qui entourait l'ex-prisonnier ne s'était pas encore totalement levé. Son agacement était en perpétuelle augmentation, se nourrissant des petites frustrations quotidiennes qui se mêlaient à celles plus sérieuses de ces derniers jours. Elle avait besoin de relâcher la pression, et pour ce faire, elle connaissait exactement le lieu pour : sa fidèle ruche. Le nom en était presque devenu ironique quand on savait à quel point l'endroit était devenu son petit territoire, sa cachette, sa ruche. Assise à sa table habituelle, celle au fond de la salle dans le coin le plus éloigné de la porte, elle observait les clients du bar : habitués, nouvelles têtes, rien ne semblait lui échapper. Et c'était bien là la seule raison pour laquelle cette table était devenue sa favorite : elle lui permettait d'avoir une vue d'ensemble sur la ruche.

À son arrivée lorsqu'elle avait cherché un endroit où étancher sa soif, ses réflexes de merrywoman avaient pris le dessus sur ceux de la nouvelle stellarienne qu'elle était devenue. Alors ses yeux s'étaient posés sur cette table, qui ne comportait pas vraiment d'angle mort : elle avait fonctionné à l'instinct de survie, comme si elle se trouvait encore sur Merry Fields ou sur Keller. Aujourd'hui, la raison de son choix semblait ridicule lorsqu'on connaissait le pourcentage de délinquance de la flotte et qu'on le comparait à celui de Keller. Mais elle avait gardé cette habitude qui n'avait pas lieu d'être. Et comme toujours, elle y était assise, un verre de vin sur la table. Lorsque Qordis vint s'assoir à sa table, May ne broncha pas et continua même d'observer un moment le reste de la salle profitant des dernières secondes de quiétude qu'elle était venue chercher ici avant qu'il n'entame la conversation. De sa chaise, elle pouvait sentir l'odeur de l'alcool blanc dont était friand le pilote : il n'était pas à son premier verre, le nombre exact lui était cependant inconnu. Hey May, un verre ? ce à quoi un rire moqueur lui échappa, ses sourcils s'arquant dans une fausse expression surprise. Est-ce que j'ai vraiment le choix ? demanda-t-elle sans attendre de réponse, celle-ci se trouvant déjà dans la présence du brun à ses côtés sans qu'elle n'ait eu le temps de protester. Ou l'occasion. Mais elle secoua la tête négativement tout de même, décidant d'arrêter sa pseudo mauvaise humeur. J'ai déjà de quoi faire. lui fit-elle remarquer en levant son verre à pied avant d'en prendre une gorgée. Elle le reposa en s'humectant les lèvres avant d'enfin daigner regarder Qordis. Qu'est-ce qui t'emmènes ? lui demanda-t-elle, sans passer par quatre chemins. La dynamique de leur amitié était telle qu'il ne venait que rarement la voir sans une idée (une demande, en vérité) derrière la tête. Demande à laquelle elle disait rarement non, surement parce qu'il était de Keller lui aussi et que sur la flotte aussi surprenant cela pouvait-il paraître on se serrait les coudes entre kellaris.

La Ruche, 1 juillet 2227.
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MessageSujet: (#) Re: Le soleil se lève même après les nuits les plus sombres [May]     Ven 6 Juil - 16:43
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On repérait aisément à l'attitude et aux postures ceux qui étaient sur la flotte depuis longtemps et ceux qui avaient connu un ailleurs. Une méfiance exacerbée, une tension entre les épaules, des regards en coin et un besoin de toujours chercher une sortie, un moyen d'esquive et un point de surveillance. Tu te souvenais de la gamine qu'était May sur Keller – et pour toi, May restait une enfant, dans sa forme comme dans sa vision du monde. Une sauvageonne que tu n'aurais jamais cherché à apprivoiser. La flotte t'avait longtemps rendu mou et il avait fallu que tu retournes plusieurs fois sur Keller pour reprendre les quelques réflexes que tu y avais adopté. On t'avait depuis signalé en ricanant qu'il était inutile d'autant s'inquiéter en entrant dans un bar et de cesser de jeter autant de coups d'oeil derrière soi sous peine de croire qu'il était plus occupé à regarder des choses peu légales sur son terminal. « Est-ce que j'ai vraiment le choix ? » Tu te contentais de sourire alors que tu prenais toi même tes aises. Tu ne lançais qu'un bref regard par dessus ton épaule, surtout destiné à voir où se trouvait le propriétaire des lieux avant de retourner toute ton attention sur la secouriste. Tu avais une ardoise assez conséquente à la Ruche et la seule raison pour laquelle tu n'étais tout simplement pas persona non grata était ton habitude de rembourser régulièrement Crius. Cependant, ce n'était pas le jour où tu pourras t'acquitter de ta dette auprès de l'ancien kellari, tu avais d'autres dettes plus urgentes à régler. « J'ai déjà de quoi faire. » Tu souriais, ravi de ne pas avoir à te relever pour aller commander quelque chose pour la jeune femme. La question était de toute façon assez rhétorique, si May avait besoin de quelque chose, tu ne comptais pas sur le fait qu'elle te le demande. Tu attrapais alors le verre que tu avais posé entre vous deux pour prendre plusieurs gorgées, attendant que la jeune femme daigne tourner son regard vers toi. L'attitude de May te rappelait parfois celle de petites frappes qui avaient gagné du galon, une suffisance et une attitude qui puait la peur, une façon de se démarquer des autres en n'accordant de l'importance que selon son bon vouloir.

La dynamique de votre relation ne pouvait de toute façon pas réellement être qualifiée d'amitié, mais tu ne t'en inquiétais guère. Le fait était que May et toi n'aviaient jamais cherché à améliorer votre façon de vous comporter, vous basant chacun sur vos habitudes pour vous rassurer et votre attitude extérieure n'était qu'un reflet de vos propres problèmes. « Qu'est-ce qui t'amènes ? » Tu passais ta main entre tes deux yeux, appuyant fermement sur tes sinus pour atténuer la douleur dans un geste vain mais rassurant. Il te fallu quelques inspirations pour calmer le souffle court qui commençait à prendre place avec ton trop plein d'alcool et l'infection. Tu repris une gorgée de ta boisson, espérant anesthésier la douleur dans le bourdonnement de l'ébriété. « Rien qui ne change de d'habitude. J'ai besoin de crédits. » Inutile de passer par quatre chemins avec May, tu préférais tout comme elle aller directement aux raisons de ta venue. Tu fermais compulsivement les yeux pour les rouvrir et tu lui offrais un sourire, t'appuyant sur la table avec le coude et posant ton menton dans ta main. « C'est un peu urgent, pour ça que je viens vers toi. »



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MessageSujet: (#) Re: Le soleil se lève même après les nuits les plus sombres [May]     Jeu 12 Juil - 19:19
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Elle pouvait presque déjà entendre la voix de Qordis lui demander des crédits. Parce que c'est souvent le cas, mais le lui avouer aurait quelque chose de malsain. Loin d'elle l'idée d'installer une habitude entre eux, que le fait qu'il vienne la voir soit une solution de facilité, un service plus qu'un dernier recours alors elle attend sa réponse. Presque impatiente. Elle voit bien que quelque chose cloche, le gêne mais elle ne parvient pas à savoir quoi : a-t-il simplement déjà trop abusé d'alcool ? La secouriste en doute, quelque part, se souvenant de l'avoir vu dans un plus piètre état à une heure bien plus tardive. Non. C'est autre chose, plus physique. Elle l'observe se pincer l'arrête du nez dans une grimace qui ne lui est pas peu familière et c'est sa position de secouriste qui parle quand elle pense que le kellaris a des problèmes de santé. Une migraine peut-être, mais dans ce cas l'alcool n'était pas franchement la meilleure des solutions au contraire : il risquait de le déshydrater et augmenter son mal de tête. Alors elle soupire, las de voir les gens autour d'elle agir comme des enfants (ou des ignorants). Elle ne dit pas un mot pourtant, parce qu'elle n'est pas sa mère à Qordis et qu'elle a autre chose à faire que de courir après lui pour qu'il aille voir un médecin.

Ils se connaissent depuis trop longtemps pour qu'il lui fasse le déplaisir de tourner autour du pot. Au contraire, il va droit au but arrachant à May un maigre sourire satisfait.  « Rien qui ne change de d'habitude. J'ai besoin de crédits. » Tiens. Elle s'en doutait et ses sourcils se haussent dans une grimace qui transpire sa réaction quelque peu satisfaisante. Un genre de Sans blague ? silencieux qui l'aurait presque fait rire si elle n'avait pas eu envie de se poser plus que de faire affaire ce soir. La suite lui arrache un sourire, trouvant la position que venait de prendre le brun bien trop innocente pour ce qu'il faisait actuellement : lui demander de le sortir d'une mauvaise passe, surement parce qu'il ne savait pas gérer ses envies que May voyait comme des faiblesses. « C'est un peu urgent, pour ça que je viens vers toi. » un soupire faussement amusé lui échappe tandis qu'elle prend une gorgée de son vin, avant de reposer le verre à pied sur la table devant elle. Je m'en doute. lui répondit-elle, le ton coloré de sarcasme. Il venait rarement la voir en première, préférant surement emprunter de l'argent à des amis proches, de vrais compagnons, plutôt que May. Ce qu'elle avait toujours compris sans pour autant le questionner : elle comprenait qu'en vivant derrière des barrières qu'elle avait elle-même érigé, peu de personnes la considéraient vraiment comme une véritable amie. Il te faut combien ? finit-elle par demander, sans s'inquiéter de savoir pourquoi Qordis avait tant besoin d'argent ce soir. Elle ne le lui demandait jamais car même si sa curiosité la démangeait, c'était une question de bon sens. Moins elle en savait, mieux c'était. De même pour Qordis qui ne lui demandait pas d'où elle sortait les sommes qu'il lui demandait avec autant de facilité. Chacun restait sur son territoire par sécurité. J'ai peut-être un boulot pour toi, si tu es libre samedi soir. dit-elle en faisant tourner son verre sur la table, d'apparence distraite et détendue. Rien de sûr, tout dépendrait de ce qu'il lui demanderait et de si elle jugerait que le travail en retour serait suffisant pour couvrir l'emprunt.

La Ruche, 1 juillet 2227.
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MessageSujet: (#) Re: Le soleil se lève même après les nuits les plus sombres [May]     Sam 14 Juil - 23:09
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Les mimiques de May t'arrachent un sourire et tu accompagnes le sien, ta risette ne cessant d'augmenter au fur et à mesure des mimiques de la jeune femme. Certains pourraient penser que tu y voyais déjà une victoire, mais tu ne pouvais répondre aux plaisirs des autres que par le tien propre. Tes yeux s’étrécirent d'une joie que tu ne parvenais pas tout à fait à contenir et tu sentais une chaleur se frayer un chemin dans tes tripes. « Je m'en doute. » Avec dérision, tu haussais les épaules, les deux paumes levées vers le ciel l'air de dire qu'y puis-je. Le ton, l'attitude, rien ne t'atteint et tu laissais couler paisiblement le léger reproche que tu pouvais sentir. La chaleur est retombée, mais elle a permis de mettre de côté, ne serait-ce que quelques instants, la douleur qui te tiraillait les sinus. « Il te faut combien ? » Tu te raclais la gorge, te passant la main au niveau du coup pour remonter sur ta nuque. « 600 crédits. » Tu te sentais obligé de rajouter après quelques secondes : « Pour l'instant. »

En tant que pilote de course sur Keller, tu avais brassé de formidables sommes, qui ne t'étaient pas toujours revenue ; il fallait payer le vaisseau, le carburant, les modifications et les réparations, mais également l'entreprise, les sponsors, éponger tes dettes et celles de ta mère qui te suivaient malgré sa mort. Tu avais toujours vécu ta vie d'adulte au milieu d'argent qui ne t'appartenait pas réellement, passant entre tes mains avant de disparaître dans la poche d'un autre. Tu te plaisais à imaginer que ce serait toujours comme ça et qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter, les crédits finiraient toujours par retrouver leur chemin jusqu'à ta poche et qu'en attendant il était juste nécessaire de prendre ton mal en patience. Tu ne pouvais pas uniquement perdre.

« J'ai peut-être un boulot pour toi, si tu es libre samedi soir. » Tu te redressais, les yeux papillonnant, acquiesçant par réflexe, rapidement, essayant de montrer plus de volonté que tu n'en ressentais réellement l'envie. « Je t'écoute, May. » Tu extirpais de ta poche ton terminal et tu lui tapotais plusieurs fois dessus pour le sortir de la veille forcée dans laquelle tu l'avais mise. Tu ne pouvais t'empêcher de penser à propos de ton terminal en termes exclusivement féminins. Tu considérais que, comme tous les vaisseaux que tu avais piloté, Charlie avait son âme propre qui méritait autant d'attention et de respect que tout être vivant. « Hey, Charlie. » Tu ne pus empêcher le ravissement de poindre dans ta voix lorsque l'interface s'allumait et que l'IA pris le temps de te répondre avant de te signaler que tu avais plusieurs messages en attente. Tu parcourais rapidement de l'index la liste de ceux-ci, nerveusement, observant les rappels d'un air plus circonspect, mais également les propositions de jeu et les invitations de collègue à aller boire un coup. « Tu me sauves la mise, May. »



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