« Your life is a long line of fine (Ethan)
MessageSujet: (#) « Your life is a long line of fine (Ethan)     Mar 19 Juin - 2:35
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Your life is a long line of fine.
Ana & Ethan

C’était probablement ça : grandir. Tu t’étais déjà fait la réflexion, plus jeune, que les responsabilités et l’impossibilité de faire ce que tu voulais de tes journées signifiaient que tu devenais adulte. T’avais moins de temps pour toi, moins l’occasion de ne penser qu’à ta petite personne aussi, et surtout tu ne faisais plus ce que tu voulais, te pliant à de plus en plus de contraintes. Cela faisait désormais quelques semaines, si ce n’est mois, que tu retrouvais cette sensation désagréable : l’impression d’être coincée dans un carcan contre lequel tu ne pouvais strictement rien. La milice s’était vue octroyer des tâches supplémentaires qui ne t’arrangeaient pas le moins du monde et le quotidien des personnes les plus proches de ton entourage s’était également vu chamboulé par les multiples allers-retours effectués sur Keller. Des voyages plus longs qui rendaient ta cohabitation avec Rosa plus simple à vivre, mais qui t’empêchaient de profiter autant qu’avant de ton amie. Il en était finalement de même pour Ethan. Tu ne doutais pas du fait que le Kellari devait prendre son pied à rejoindre la station et à en profiter plus longtemps qu’avant et si, au même titre que Rosa, tu ne doutais pas des capacités du blond, tu ne pouvais t’empêcher de t’inquiéter un peu, entre deux journées éreintantes. Inutile d’évoquer la pointe d’envie, nichée quelque part, que tu tentais de délaisser au profit d’un rationalisme plus rassurant : tu étais à ta place au sein de la milice et l’herbe n’était que rarement plus verte ailleurs. Quoi qu’il en soit, tout ceci rendait tes instants en compagnie de tes proches plus précieux que jamais et si tu avais été longtemps capable de renoncer à une sortie entre amis, te refusant à te forcer si tu ne te sentais pas d’humeur, tu faisais désormais largement plus d’efforts. Parce qu’on ne sait jamais.

C’est pour cela que, profitant d’une patrouille sur le Colossus que tu auras tourné à ton avantage, tu profites du retour des douaniers et commissaires pour aborder Ethan, soulagée de rapidement le trouver. Ce fut sans hésiter que tu le rejoignis, en quelques enjambées assurées, l’attrapant par le bras pour l’attirer à toi afin de lui souffler tes directives à l’oreille. Ce soir, 19h, non négociable. Inutile de préciser le lieu du rendez-vous, à savoir l’Albatross, étant donné que la cabine de Rosa n’était pas propice à ce genre de rencards. Ce fut avec un plaisir intérieur certain que la milicienne se donnait de tels airs autoritaire, sachant de toute manière que le blond n’y était pas insensible. Sa façon de l’empêcher de repartir aussi sec toutefois, le temps de lui souffler que la proposition tombait bien car il avait des « trucs » à lui faire goûter, arracha un sourire à la concernée, mettant définitivement fin à ses élans dominatrice. Sa curiosité, exprimée sous forme d’un léger froncement de sourcils, témoigne clairement de son intérêt et si elle s’abstient de demander la moindre précision, se contentant d’hocher doucement la tête, elle n’en est pas moins intriguée. Abandonnant finalement le pilote à son travail, et ne tenant pas spécialement à ce que l’on se fasse trop d’idées quant à la relation qu’ils entretenaient, Anastasia se contenta de retourner à son propre poste, laissant la journée s’écouler comme elle le devait.

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Juchée à califourchon sur le bassin du blond, l’un des bras de la milicienne est passé autour du cou de son amant qu'elle maintenait ainsi pressé contre elle, sa poitrine plaquée contre son torse, ses doigts se perdant dans sa chevelure, s’y agrippant au rythme du plaisir qu’il lui procurait encore. Plaisir qui allait crescendo, le souffle d’Ana se faisant anarchique au possible, ses lèvres tantôt pressées contre celles du pirate tantôt glissées contre son oreille afin d’y gémir son contentement. Accélérant leurs mouvements, quelques suppliques se perdent dans le brouhaha qui habitait le vaisseau avant que l’extase n’apporte un peu d’accalmie, la jouissance mettant un terme à ce vacarme. A bout de souffle, la jeune femme s’accorde quelques secondes avant de reculer légèrement son visage, observant son compagnon dans les yeux avant que l’esquisse d’un sourire ne vienne troubler cette quiétude passagère. Le gratifiant d’un dernier baiser, langoureux, les mains d’Ana finirent par se glisser le long du torse d’Ethan, avant d’y exercer une pression ferme afin de le plaquer sur le lit. « J’comprends vraiment pas ce que Keller peut avoir de plus que moi. » Ironise-t-elle dans un sourire, l’œil brillant tandis qu’elle lorgnait l’homme sous elle, profitant encore un bref instant d’avoir le dessus, même de façon aussi puérile. Profitant encore de cette vision un bref instant, ce fut docilement que la milicienne finit par se pencher en avant, les mains remontant le long du torse du blond en une ultime caresse. Déposant un baisser à la base de son cou, elle se laissa finalement basculer sur le côté, s’allongeant ainsi aux côtés de son amant. Instinctivement, Anastasia avait favorisé le côté où le bras métallique du pirate ne se trouvait pas. Si, depuis le temps, elle s’était habituée à la sensation des doigts de fer sur sa peau et ne trouvait rien à y redire, elle ne pouvait nier préférer qu’il la touche avec ses véritables doigts, aussi avait-elle pris l’habitude de toujours se lover contre lui du même côté, s’octroyant une place presque attitrée dans la couchette du pilote.

Le cœur battant à la chamade, Anastasia s’accorde à nouveau un peu de temps pour calmer ces pulsations incessantes et cette respiration saccadée, passant le temps tantôt en observant dans la pénombre les traits du vaisseau, qu’elle commençait à connaître par cœur, tantôt en prêtant une oreille attentive à l’homme à ses côtés. La milicienne s’est toujours dit que la relation qu’entretenait Ethan et Rosa était particulière, sûrement suffisamment pour qu’ils discutent quotidiennement de choses personnelles. Elle savait que pour elle, cela avait été plus compliqué. Dans un premier temps parce qu’elle ne lui avait pas fait confiance, puis parce que leur relation s’était vu accompagnée de sexe, mais sans amour particulier tant et si bien qu’elle avait estimé qu’il n’était pas utile de parler de leurs vies privées. La transition vers une relation plus solide n’avait pas été simple en fin de compte et ils avaient dû compter sur ces moments pour s’ouvrir : ces confessions sur l’oreiller, c’est finalement ce qui marchait le mieux entre eux. Ce fonctionnement s’était mué en habitude pour la jeune femme, celle-ci ayant pris goût à leurs conversations nocturnes, avec la sensation puérile que ces échanges ne pouvaient quitter le lit. Pivotant finalement la tête en direction de l’homme qui occupait ses pensées même les plus superficielles en cet instant, elle finit par reprendre la parole : « Tu repars quand ? » Tôt. Probablement. Elle imaginait que, pour tout un tas de raisons, le blond aimait se rendre sur la station et si l’occasion se présentait, il n’hésiterait pas à y retourner au plus vite.

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MessageSujet: (#) Re: « Your life is a long line of fine (Ethan)     Jeu 21 Juin - 23:41
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C’est dans un grognement qu’Ethan s’enfonce lourdement dans le matelas, plaqué par les deux mains ferment de la rouquine qui le chevauche. Il relâche aussitôt la tension, loin de lui l’envie de mettre fin à la vision qu’elle lui offrait. « J’suis pas sûr que tu veuilles vraiment savoir. » Répond-t-il aussitôt, l’air à moitié convaincu, à moitié amusé alors qu’il sous-entendait sans crainte que Keller avait un plus que Anastasia n’avait pas. C’est à contre cœur qu’il la suit du regard s’allonger à sa gauche, le torse encore agité par sa respiration haletante. Il est pris d’un léger rire, sans raison apparente sinon la satisfaction de leurs ébats.

Le blond cache son visage sous son avant-bras, se plongeant dans l’obscurité pour entrer dans un pseudo sommeil. Sa prothèse qui grattait le haut de son torse montrait qu’il était toujours attentif, prêt à répondre ou réagir. Il profitait néanmoins du calme qui suivait leur tempête langoureuse, ne pensant à rien d’autre le bien être procuré par l’assouvissement de leurs plaisirs. Pourquoi continuaient-ils à se voir ? Pourquoi restait-elle dans son lit quand bien même avait-elle obtenu ce qu’elle voulait ? Pourquoi prenait-il toujours autant goût à ces soirées qui s’éternisaient de plus en plus ? Des questions qui avaient déjà traversés son esprit mais dont il n’avait jamais pris le temps de répondre. Parce qu’il voulait profiter du moment. Parce qu’il se projetait difficilement dans un futur lointain.

Il leva son bras de son visage à sa question, ouvrant un oeil pour regarder en direction de la jeune femme. Son regard semble chercher une réponse vers le plafond quelques instants avant d’abaisser son bras afin de prendre appui sur sous coude. A moitié relevé, Ethan se penche au-dessus d’elle, l’air intrigué. « Pourquoi ? Je te manque ? T’es inquiète quand je pars loin de toi ? » Son sourire s’élargit plus il pose de question. Il se pince les lèvres, ses yeux faisant l’aller-retour sur sa poitrine étendue juste sous lui. Tenté quelques secondes, il finit par céder en venant embrasser cette dernière jusqu’à sa clavicule. Il redresse alors son visage au-dessus du sien, ses yeux bleus la détaillant. « T’attend mon retour avec impatience, c’est ça ? »




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MessageSujet: (#) Re: « Your life is a long line of fine (Ethan)     Ven 29 Juin - 21:53
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Il a raison, elle ne veut pas vraiment savoir. Elle a beau percevoir le plaisir qu’il prenait à se rendre sur la station, elle ne voulait pas savoir à quel point il pouvait préférer celle-ci à ses relations sur la Flotte. A leur relation, quelle qu’elle soit. Elle passait trop souvent au second plan : après un travail, une passion, ou un foyer visiblement. Alors elle se félicite intérieurement, de ne pas être éprise du blond, de ne pas être une idiote amoureuse, d’avoir suffisamment de recul pour se contenter du sexe et de leurs échanges, certes de plus en plus intime, sans attendre de lui qu’il ne s’accroche à elle. Car il ne s’accrocherait probablement pas. Muette, la milicienne se contenta de lui rendre l’esquisse d’un sourire avant de se laisser doucement tomber sur le côté, s’allongeant près du pirate dans un soupir d’aise. Plongée dans ses pensées pendant un instant, elle finit par pivoter la tête dans sa direction, avant de le questionner quant à la date de son prochain voyage pour Keller. La façon qu’il eut alors de la regarder en coin, puis de se perdre dans la contemplation du plafond, lui fit croire qu’il songeait sérieusement à tout ceci, peut être qu’il y aurait un aveu quelconque à venir, une discussion profonde. Une fois de plus, c’était trop en espérer d’Ethan étant donné que ce dernier préférait désormais se redresser sur un coude, se penchant légèrement sur elle, pour ne répondre qu’en posant de nouvelles questions. A peine les formule-t-il qu’Ana lève les yeux au ciel dans un soupir, bien que l’esquisse d’un sourire orne ses lèvres. Elle ne le changerait jamais pas vrai ? En même temps, le voulait-elle vraiment ? Non. C’était probablement ça qui lui plaisait le plus, il la prenait telle qu’elle était et l’inverse était tout aussi vrai. Cela ferait peut-être des étincelles un jour, des conflits d’intérêts, des désaccords, mais pour l’heure elle estimait qu’ils ne se débrouillaient pas trop mal.

« J’ai changé d’avis, rétorque-t-elle rapidement, faussement blasée par le manque de sérieux de son compagnon. Difficile de lui en vouloir longtemps de toute manière, surtout quand ses lèvres parcouraient ainsi sa poitrine, pour mieux remonter jusqu’à son cou. Instinctivement l’une des mains de la milicienne remonta pour se perdre dans la chevelure du blond, tant par simple plaisir de jouer avec les mèches que dans une invitation à poursuivre ses attentions. Le sourire s’étire légèrement et les doigts dévient jusqu’à la joue d’Ethan qu’elle finit par caresser du bout de l’index tandis que ce dernier penchait son visage au dessus du sien, achevant de la questionner en cherchant à savoir si elle attendait son retour avec impatience. Etait-ce vraiment le cas ? Elle-même ne saurait le dire. Certes les habitudes nocturnes prises avec le blond pouvaient rendre les absences de ce dernier pénibles, dans une certaine mesure. Mais elle avait elle-même trop de travail pour vraiment regretter le pirate au quotidien. Plutôt que de lui offrir la vérité toutefois, la jeune femme préfère conserver ce léger sourire avant de répondre dans un souffle : Tu rigoles Ethan, mais si je répondais oui à toutes tes questions avec la ferveur d’une femme éprise, j’pense que tu te sentirais bien con. A moins que ce ne soit elle qui finisse avec un sentiment de malaise intense au fond des tripes si jamais l’homme avait le malheur de lui dire à quel point elle comptait pour lui. Elle balaie cette possibilité de son esprit toutefois, se contentant d’hausser les épaules avant de poursuivre sur un ton un peu plus sérieux. Mais oui il m’arrive de penser à toi, et je m’inquiète un peu quand ça arrive. Je sais pas à quel point cela peut déranger sur Keller que l’on se soit un peu plus imposé sur la station. Je sais pas grand-chose en fait, vu que j’y suis pas, alors j’suis soucieuse quand les choses changent, même un peu. Le sourire s’étire alors, plus large et témoignant du caractère moqueur des propos à venir : Pis comme en plus t’es sacrément con et inconscient, ça m’aide pas à être confiante. Ironise-t-elle avant de s’emparer prestement, et pour un moment, des lèvres de son compagnon, comme pour tuer dans l’œuf toute tentative de rébellion. Savourant l’étreinte, elle laissera finalement de nouveau tomber sa tête sur l’oreiller pour mieux ancrer son regard dans celui de son compagnon. C’est grave ? » souffle-t-elle, sérieuse malgré ce ton vaguement amusé. Grave que de s’inquiéter pour lui ? Grave que de se méfier de Keller et du comportement qu’il pourrait adopter là bas ?

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MessageSujet: (#) Re: « Your life is a long line of fine (Ethan)     Dim 8 Juil - 3:24
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Ethan ne sait quoi répondre. Il a un léger sourire mais aussi les sourcils froncés. Signe qu’elle avait raison. Rare était les fois où il s’avouait vaincu dans sa propre connerie. Quoique la milicienne arrivait plus souvent que la moyenne à sortir gagnante. Surement pour ça qu’il était là, encore à ses côtés au lieu de disparaître comme à son habitude.
C’est avec attention qu’il finit par l’écouter, conscient qu’il s’agissait cette fois de la vérité. Il ne s’en formalise pas pour autant. Le pilote est persuadé qu’elle est inquiète comme elle peut l’être pour Rosa ou pour d’autre collègue envoyé sur Keller. Ce n’est pas lui le problème. C’est la station. Il redevient attentif lorsqu’il perçoit le sourire de la rouquine, ne pouvant pas s’empêcher de limiter sans même savoir ce qui allait traverser ses lèvres. Il commence un rire par le nez alors qu’il se fait traiter de con pour la deuxième fois. Rapidement étouffé par son baiser soudain, il abandonne l’idée de répliquer pour mieux s’emparer de ses lèvres. C’est grave ? Demande-t-elle après coup. « De quoi ? M’aimer ? » Ce à quoi il hausse les épaules, étirant ses lèvres dans un sourire à l’envers l’air de dire je-ne-sais-pas avant de rire dans un souffle. L’épaule endolorie, il retombe finalement à côté de la jeune femme. Il plie son bras sous son crâne, la tête légèrement surélevée pour continuer à la regarder.

« Tu fais partie de quel type de stellarien ? Ceux qui ont peur d’Keller ou ceux qui sont attirés ? J’veux dire… C’est un nid à légende aussi effrayantes que passionnantes, t’es pas un peu curieuse ? » De voir le vrai du faux, de se faire un avis à soi, vivre l’expérience Keller. Il avait bien une petite idée de ce qu’elle ressentir, sans pour autant partager son idée. Elle l’avouait déjà à demi-mot : l’inconnu lui fait peur. Dans ces cas-là, l’espace entier devenait effrayant. Ce qu’elle craignait, à l’inverse, rendait Ethan assoiffé de curiosité. Mais peut-être se trompait-il. « Quand j’étais sur Merry Field… Il avait repris sans réfléchir, se rendant compte qu’il allait évoquer cette planète qui le paralysait rien que d’entendre son nom. Son hésitation est palpable. Pourtant il reprend. Quand j’étais sur Merry Field et j’étais obsédé par ce qu’il pouvait bien avoir au-dessus. J’t’assure. Je me suis écorché les mains plus d’une fois à marcher le nez en l’air. Il y avait tellement de vaisseau différent… J’voulais partir avec chacun d’entre eux, j’voulais voir d’où il venait. » Avec le recul, c’était une sorte de souvenir joyeux. Nostalgique. Un rare qu’il n’osait jamais rejouer dans son esprit. Comme par instinct, il vient poser sa main métallique sur la croix dorée qui pend sur le haut de son torse. Puis il fronce les sourcils. « C’pour ça que j’arrive pas à concevoir comment vous faites pour rester ici. »




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MessageSujet: (#) Re: « Your life is a long line of fine (Ethan)     Jeu 12 Juil - 22:46
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Ana & Ethan

Tu souris, doucement, lorsqu’à ta dernière question le pirate répond par la même interrogation avant d’hausser les épaules, l’air de dire qu’il n’en savait rien. C’était probablement vrai. Son rire t’apaise toutefois, signe qu’il ne prenait pas trop à cœur l’instant et qu’il n’irait pas se faire une entorse au cerveau avec ces problématiques futiles. Il est pas comme toi pour ces choses là. Tu fais souvent semblant Ana, tu fais croire que peu de choses t’atteignent, que tu te moques de tout. Ton train de vie sentimental devrait être la preuve que tu te fichais bien de ce que pouvait éprouver ton palpitant, la vérité c’est plutôt que tu t’étais résignée. T’aurais probablement peur d’aimer à nouveau, peur de te laisser aimer en retour également. Ces ébats avec Ethan avaient le mérite de te rappeler que l’on pouvait t’apprécier, au moins pour ça, et sa façon de s’éterniser peut être plus longtemps à tes côtés qu’auprès d’autres femmes suffisait à ton égo. Et au moins, ainsi, vous ne vous encombriez pas des désavantages propres à chaque relation. Ce fut sur ces pensées que tu daignas abandonner ta contemplation du plafond, après qu’Ethan se soit à nouveau décalé, pour te concentrer de nouveau sur le pirate, pivotant légèrement la tête pour pouvoir l’observer, croisant tes mains sur le sommet de ta poitrine. Tu sais pas combien de temps t’aurais pu passer à simplement l’observer, avant de chercher à te nicher de nouveau contre lui pour mieux t’endormir, prête à disparaître au petit matin sans réclamer plus. Mais c’est lui qui brisa le silence cette fois, lui qui te questionne, lui qui se montre curieux. Lui qui s’ouvre aussi, se confiant sur un aspect de sa vie tellement particulier que tu te mords la langue pour retenir tes réponses à ses précédentes questions. Tu voulais pas le couper, pas maintenant, ta retenue se manifestant simplement par une légère crispation, avant que tu ne te détendes pour lui prêter toute ton attention.

Tu le laisse prendre son temps, parce que t’as toujours su te montrer patiente avec les gens que tu aimais. Parce que si tu ne pourrais jamais vraiment savoir l’enfer qu’avait pu incarner Merry Field, tu n’en restais pas moins consciente de la dureté que représentait la colonie. Le bras mécanique du pirate était également un précieux rappel. Alors tu dis rien, malgré cette pointe de satisfaction purement égoïste qui se loge quelque part quand tu l’entends poursuivre son discours, malgré ce que ça doit lui coûter. Tu souris doucement en l’imaginant se casser la gueule juste pour ne pas avoir regardé où il mettait les pieds et tu ne t’offusques pas de son incompréhension totale de ton mode de vie. Au contraire, tu te contentes d’hausser légèrement les épaules avant de répondre. « Parce que j’ai jamais éprouvé l’envie de partir. J’ai la belle vie Ethan, depuis toujours. Lupine, c’était une belle colonie, avec mon frère on s’adorait et j’ai jamais manqué de rien. Pourquoi désirer partir quand t’es bien là où tu te trouves ? Et puis après j’suis arrivée sur la Flotte, trop jeune pour m’offusquer du changement plus de quelques mois. Elle connaissait des gens, qui étaient passés par la case « pirate », qui avaient atterri sur des colonies douteuses, qui en avaient chié avant d’arriver ici. Si elle comprenait qu’une poignée d’entre eux parvenait à se satisfaire de la Flotte, elle comprenait aussi aisément que d’autres se sentent entravés. Sans parler des mœurs, des habitudes et des tics qui diffèrent. Le danger n’existait pas sur la Flotte, pas comme ailleurs, rendant incompatible ce mode de vie auprès de certains individus. Sur Lupine, j’aurais pu partir. A n’importe quel moment on aurait pu décider de prendre des vacances. C’est la seule chose qui me manque un peu en vérité : avoir le choix. Le choix de vivre sur la Flotte, mais d’aller voir ailleurs également, par plaisir, le temps d’une semaine ou deux. Te méprends pas, je suis curieuse de Keller et jalouse de ceux qui y vont, comme je suis jalouse de ceux qui sont allés sur Byblos. J’voudrais probablement pas multiplier les allers-retours comme vous le faîtes, mais y aller au moins un peu, pour découvrir autre chose, quitte à en être dégoûtée… Ouais ça me plairait. »

T’avais relevé les yeux vers le plafond, brièvement pensive. Peut-être aussi que tu voulais y aller pour de mauvaises raisons. Ce ne serait pas étonnant après tout, que d’apprendre que tu désirais y aller simplement pour prouver que tu en étais capable. Que malgré ta vie bien tranquille, tant sur Lupine que sur la Flotte, tu pouvais te débrouiller, t’adapter. Douce ironie quand l’on songe au fait que tu t’étais toujours pas adaptée à un vulgaire échec dans ta carrière. Alors tu sais pas trop, si tu tiens à prouver des choses aux autres, ou plutôt à toi-même. Tu sais pas si t’es simplement curieuse de Keller comme tu pourrais l’être de Byblos ou de Qiang. Une voix au fond de ton crâne te souffle toutefois que les difficultés de Keller t’intriguaient pour le défi qu’elles constituaient. « J’ai pas peur parce que vous êtes sur Keller. J’ai peur parce que je suis au loin. Un souffle, un aveu, qui te noue un peu la gorge. Parce que c’est ta putain d’angoisse Ana, c’est de cette sensation que tu puises toute ta haine : être reléguée au second plan. Être au loin : de l’action, des gens, de ce qui est essentiel. T’es d’autant moins à l’aise que ces simples propos pouvaient suinter d’arrogance pour quiconque te connaissait mal. Oh sûrement que tu tires une satisfaction personnelle du moindre exploit, mais ça dure jamais longtemps et t’éprouves encore moins l’envie de t’en vanter sérieusement. Alors tu finis par soupirer avant de te tourner sur le côté pour faire face au pirate. Tu l’observes un bref instant avant de te rapprocher pour nicher ton visage dans son cou, y déposant un baiser avant que ta respiration ne prenne le relais pour chatouiller sa peau. Un silence, avant que tu ne daignes poser la question qui te triturait depuis qu’il avait admis à voix haute ne pas comprendre le mode de vie des Stellariens. Qu’est ce qui te retient alors ? » Un murmure, comme pour contrebalancer l’audace de ta question. Qu’est ce qui l’empêchait d’abandonner la Flotte ? En tant que commissionnaire, rusé qui plus est bien que tu t’abstiennes de trop le complimenter en ce sens, il pourrait probablement s’éclipser une fois sur la station et il serait difficile pour la Flotte de le retrouver, si tant est que des efforts soient menés en ce sens. Entre son travail et son trafic du marché noir passé, il aurait peut être de quoi refaire sa vie ailleurs ? De la façon qu’il désirait. A moins que ce qui le retenait justement, c’est qu’il n’était pas encore prêt -financièrement ou autre- à partir.

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MessageSujet: (#) Re: « Your life is a long line of fine (Ethan)     Lun 16 Juil - 2:49
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Il y avait quelque chose de naturelle dans la façon de répondre d’Anastasia. Elle s’expliquait sans même vraiment réfléchir aux arguments qu’elle lui exposait. Aucunes hésitations et encore moins de remords. Une façon instinctive de parler qui traduisait la sincérité de ses propos. Au lieu de contrarier Ethan, comme d’autre l’aurait sûrement fait en méprisant sa question, elle apporte une sorte de compréhension. A défaut, de l’empathie, chose rare. S’il n’arrivait pas à se projeter dans une enfance heureuse et insouciante, il se reportait sur cette poignée d’année après s’être séparé de son équipage de mercenaire. Il avait envie d’aller partout et nulle part. Il se contentait de vivre quand d’autre ne pensait qu’à gravir des sommets, par survie ou par ambition. Il devait sûrement pouvoir comparer ça aux ressentis de la milicienne. Elle voulait vivre à son aise quand d’autre, comme lui, ne pensait qu’à fuir. Le pilote avait simplement hoché la tête lorsqu’elle avait terminé. Signe qu’il comprenait avec un sérieux qu’on lui connaissait peu.

J’ai peur parce que je suis au loin. Ethan hausse un sourcil, son regard glissant en direction de la jeune femme qu’il peine à percevoir complètement tant elle est proche de lui. Il voit essentiellement sa chevelure quelque peu en bataille. Il ne la savait pas si inquiète. Ou plutôt si protectrice, dans le cas où elle sous-entendait son impuissance pendant leurs absences. Peut-être aussi qu’elle évoquait une certaine jalousie. Confus, le bond ouvre les lèvres pour poser la question. Puis il se ravise, pas certain de trouver les mots pour le faire avec finesse. Il abandonne l’idée et vient à la place porter sa main dans ses mèches rousses dans une caresse réconfortante. « Tu l’as dit toi-même, j’suis suffisamment con pour faire une connerie que t’sois loin ou non. Et pareil pour Rosa, malgré les apparences. » Il un sourire à l’idée d’accuser son amie. Après tout, elle avait initié leur collaboration illégale.

Le visage d’Ana au creux de son cou, le blond relève le menton pour le poser sur le dessus de sa tête. Sa main se trouvait toujours dans ses cheveux, bougeant sensiblement ses doigts dans des caresses qui l’apaisaient. La question, soudaine et certainement innocente, le prend de court. Pourtant elle touche un point essentiel. Lui qui râlait depuis sept ans de sa présence en ces lieux, se trouvaient pourtant toujours ici, enfermé. Que faisait-il là, toujours sous le joug de la Fédération s’il désirait tant sa fameuse liberté ? La réponse : ce n’était pas aussi facile qu’il le laissait croire. Il tire sur la chaîne de son collier, relevant le pendentif religieux de façon à mieux l’observer entre ses doigts de fer. « C’pas l’bon moment. » Lâche-t-il enfin. Il ne voulait pas faire comme ses parents. Ne pas partir à l’aventure, des idées plein la tête pour finalement atterrir sur Merry Field. Une évasion, ça se prévoyait. Il fallait les ressources, attendre le bon moment. Mais pas trop attendre non plus, au risque de se retrouver lié sans le vouloir à l’endroit. Ce qui était peut-être déjà le cas pour Ethan.« Tout est une question de timing. Et c’pas l’bon. » Il expédie le sujet. Le temps qu’il a mis à répondre traduisant la complexité des raisons qui le poussait à rester ici.

« Et toi ? Son torse son gonfle puis redescend aussitôt la réciproque posée. Ses mains jouent toujours, l’une avec sa main, l’autre avec sa croix. Pourquoi t’vas pas voir comment c’est Byblos ? Tu pourrais si tu joignais la délégation. Tu pourrais aussi pour Keller. » Si tapait du pied plus fort pour rejoindre la légion. Un détail qu’il se retient néanmoins de souligner.



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MessageSujet: (#) Re: « Your life is a long line of fine (Ethan)     Mer 22 Aoû - 22:22
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Your life is a long line of fine.
Ana & Ethan

Un frisson, délicat, suivit d’une profonde inspiration dès lors que les doigts du pirate viennent se loger dans la chevelure de la milicienne, la gratifiant de caresses subtiles mais réconfortantes. Elle sait pas Ana, à partir de quand elle a commencé à se sentir bien dans les bras du blond et pas simplement parce que les bienfaits du sexe se faisaient encore sentir au creux de son organisme. Mais elle aime ça, quand il la touche, quand il l’effleure, quand il lui parle aussi. Toutes ces attentions diverses et variées qu’elle avait fini par ne plus vouloir analyser, mais qui n’en était pas moins précieuses. En cet instant, c’est d’autant plus important qu’elle ne pouvait s’empêcher de craindre que ses propos soient mal interprétés. Qu’on l’imagine arrogante au point de croire que rien ne pourrait arriver sous sa garde ou, pire peut-être, qu’on l’imagine capable de croire qu’Ethan ou Rosa étaient incapables de s’en sortir sans elle. Elle ne sous-estimait pas ses comparses, mais l’impuissance la tuait. D’une certaine façon, Anastasia fut ainsi rassurée de constater que son compagnon ne tenait pas à lui demander plus d’explications que cela, pas plus qu’il ne s’était mis à tiquer devant ses propos. C’est pour cela qu’un léger sourire finit par naître sur les lèvres de la concernée dès lors que le blond reprend la parole, signalant que de toute manière sa présence ne changerait rien à la situation. Il était capable de faire des conneries en sa présence (le fait qu’il ait fait semblant de s’en prendre à elle pour éviter que sa précieuse contrebande ne se fasse saisir en témoignait par ailleurs) et il en était de même pour Rosa, quoi que le monde puisse en penser. Pour toute réponse, la milicienne se contentera de grogner dans le creux du cou de son partenaire, comme si elle admettait de mauvaise grâce qu’il avait raison et ce malgré le sourire qui continuait d’orner son visage. L’amusement laisse toutefois rapidement place au sérieux lorsqu’elle en vint à le questionner à son tour, dans un souffle. Pourquoi restait-il ? Lui qui n’était pas satisfait de sa vie au sein de la Flotte, lui qui ne jurait que par ses trajets sur Keller et ses trafics. Pourquoi demeurait-il ?

Anastasia se doute que la question n’est pas simple à entendre et qu’il est encore plus difficile d’y répondre. En vérité, elle l’imaginait déjà lui répondre que c’est compliqué. Cette réponse passe partout qu’elle-même employait bien trop souvent, simplement pour ne pas avoir à trop en révéler ou pour éviter de confronter ses propres démons. Il était plus aisé de dire que la tâche était complexe, que les étoiles n’étaient pas alignées ou un tas de conneries du genre plutôt que d’admettre qu’on osait pas agir. Que quelque chose nous retenait. Et ça Ana, elle le sait, elle connaît ce sentiment. L’impression d’être enchaînée, au fond. De ne plus être vraiment maîtresse de son destin et ce simplement parce qu’elle n’avait pas réussi à emprunter la voie qu’elle avait tant désirée. Elle avait perdu de sa fougue, de sa confiance en elle et s’était résignée. Mais elle ne le disait que rarement à voix haute. C’est compliqué, qu’elle dit avant de vaquer à d’autres occupations moins douloureuses que ses pensées. C’est pour cela qu’elle ne se serait guère offusquée d’entendre la même excuse émaner de la bouche du blond. Elle aurait compris, sûrement dans un léger sourire, avant d’hocher doucement la tête tant pour signifier sa compréhension que pour mieux se caler contre lui. Sauf que ce n’est pas vraiment ce qu’il dira. C’est pas que c’est compliqué -bien que si au fond- c’est que c’est pas le bon moment. Une excuse autrement plus acceptable quand on sait qu’il est plus aisé de rejoindre la Flotte que de la quitter, aussi la prudence était de mise et elle savait qu’Ethan ne lésinerait pas sur les efforts pour s’assurer que tout se passe bien. Alors la milicienne comprenait le soin qu’il prenait à choisir son moment, pourtant elle comprend également que la situation lui pèse. Elle le devine à ses silences et hésitations, le voit à sa façon de jouer avec la croix qui lui servait de pendentif. Lui aussi doit affronter la situation, lui aussi doit faire face à quelques problèmes bien qu’elle n’en devine pas la teneur. Elle imagine que l’attente lui coûte, de plus en plus au fil des années. Sûrement avait-il espéré être plus libre de ses mouvements. Tout comme elle avait cru que rejoindre la légion serait facile, il s’était sûrement dit que partir le serait tout autant. Et les voilà tous les deux, contraints de faire au mieux avec la situation qu’on leur imposait. A la différence, peut-être, qu’Ethan se remuait sûrement plus qu’elle. Lui se battait encore, du moins étais-ce l’impression qu’elle avait.

« J’comprends. » Qu’elle souffle à son attention. Puis le silence s’abat sur eux et la jeune femme se sent idiote, avec la désagréable impression de ne pas en dire assez. Il n’y a pourtant rien de plus à signaler, elle avait parfaitement compris qu’il était inutile d’exiger une réponse plus complète de la part d’Ethan, si tant est qu’il en ait une à offrir. Pourtant, elle éprouve une sensation d’inachevé, non pas à cause de ce qu’il ne disait pas mais à cause de son mutisme à elle. Anastasia avait été tentée, un bref instant, de plaisanter. De dire à quel point ça lui ferait des vacances de ne plus l’avoir dans ses pattes, qu’elle avait hâte qu’il se tire. Elle avait renoncé à cette plaisanterie à peine celle-ci avait-elle pris forme dans son esprit, l’humour douteux rapidement remplacé par une peur plus diffuse. Comment se sentirait-elle, lorsqu’il partirait ? La question ne s’était jamais vraiment posée, en partie parce qu’elle avait longtemps douté de l’envie du blond à partir et encore plus de la détermination qu’il mettrait dans la tâche en question mais également parce qu’elle n’avait jamais suffisamment tenu à lui à l’époque pour s’en soucier. Aujourd’hui les choses étaient différentes, peu importait leur propension à ne jamais mettre de mots sur leur relation et bien qu’elle n’avait pas la moindre idée de la réaction qu’elle pourrait avoir suite au départ du pirate, elle se doutait désormais que cela ne serait pas quelque chose de plaisant. C’est qu’elle a jamais aimé la sensation d’être abandonnée Ana, trop angoissée d’envisager qu’elle n’était pas assez bien pour retenir quiconque. Pourtant elle tente de balayer cette pensée égoïste, estimant qu’elle n’avait de toute façon rien à exiger d’Ethan et encore moins sa liberté. La respiration de la milicienne se détend de ce fait progressivement, en même temps que celle de son compagnon tandis que lui-même se décidait à reprendre la parole, pour mieux lui retourner la question ô combien délicate qu’elle lui avait posé plus tôt.

Et toi ? Elle ? Tu sais bien qu’elle y pense sans vraiment y songer. Tu sais qu’elle se cache dans cette zone grise, partagée entre une rancœur qui lui permettait de tenir bon toutes ces années et le sentiment gratifiant procuré par son utilité au sein de la milice. Elle sait toujours pas tourner la page, malgré qu’elle daigne se poser quelques questions aujourd’hui. Et puis il y a toujours ce cœur qui se contracte, en même temps que ses autres muscles qui se crispent, tandis qu’elle songe au fait qu’elle ne progressait pas. Elle en était toujours au même point, malgré son élévation relativement ancienne en tant que sergent. Toujours la même routine, les mêmes questions, les mêmes angoisses et la même incapacité à se décider. La peur de faire un choix et de voir ce dernier piétiné comme la première fois. Il le sait Ethan, pourtant il pose encore la question et la milicienne prend note de ce détail, se promettant d’y revenir après avoir offert un semblant d’explications à son compagnon. Des explications qui deviennent un peu plus simple à fournir dès lors que le pirate précise sa pensée, évoquant Byblos ou Keller. Oui, elle aussi aurait pu voir du pays en rejoignant la délégation de Byblos. « Byblos ? Pour y faire quoi ? S’amuse-t-elle doucement. Certes elle aurait pu aider, toute bonne volonté était bonne à prendre dans ce genre de cas et malgré ses échecs elle n’était pas une handicapée à qui l’on ne pouvait pas confier la moindre tâche. C’est pas comme si la milice avait quoi que ce soit à y foutre » Qu’elle précise tel une évidence. La milice restait sur la Flotte prendre soin des Stellariens, c’était bien connu et l’idée d’y renoncer pour simplement faire elle ne savait quoi sur Byblos la gênait quelque peu. Peut-être étaient-ce ses principes qui la retenaient, à moins qu’il ne s’agisse simplement d’une nouvelle peur : celle de ne pas réussir à sortir du rôle qu’on avait bien voulu lui attribuer. Elle n’était peut-être pas légionnaire mais elle était militaire, de même elle prenait goût à son brassard de milicienne. Elle ne sait pas. Etait-ce simplement trop égoïste que de vouloir rejoindre la délégation simplement pour le plaisir de voir autre chose que les vaisseaux du nœud à travers les vitres des passerelles ?

« Quant à Keller… » Un léger ricanement lui échappe, à la limite du reniflement dédaigneux alors qu’elle abandonnait soudainement, mais non sans précaution, sa position contre le blond. Se décalant légèrement, elle finit par se redresser en position assise, en tailleur, ses mains reposant à même le drap entre ses cuisses. Nullement gênée par sa nudité, à savoir que le drap ne tenait clairement pas tout seul contre sa poitrine, ni par la sensation de froid qu’elle aurait pu éprouver, la jeune femme se contenta d’observer un point invisible devant elle. Inutile de parler de Keller, la station qu’elle ne pourrait rejoindre qu’en étant légionnaire, ou en décidant de revoir définitivement sa vocation en devenant pilote ou autre chose du genre. Un changement de carrière qu’elle ne désirait pas, de ça elle en était convaincue. C’est pour cela qu’Anastasia ne précise pas sa pensée mais finit par tourner la tête en direction du blond toujours allongé à ses côtés. L’observant, pensive, pendant un bref instant, elle finit par poursuivre. Tu sais… T’es le seul à me parler encore de tout ça. Elle constate, avec un certain sérieux bien que l’on sentait qu’elle ne savait pas trop quoi faire de cette information. Les rares qui se permettaient d’aborder le sujet ont abandonné l’idée il y a longtemps, probablement en même temps que moi en fait. Elle ne blâmait personne, elle avait renoncé à se battre il y a longtemps malgré la rancœur qui demeurait et tout le monde avait plus ou moins décidé de juste la prendre telle qu’elle était devenue sans chercher à la conseiller plus longtemps. De toute façon, tous pouvaient constater que rien ne changeait. Mais pas Ethan. Toi tu t’obstines et… Et quoi ? Elle sait pas, alors elle s’interrompt, incapable de mettre des mots sur ce que ce simple constat pouvait lui faire éprouver. Devait-elle l’estimer complètement fou ou con pour ainsi s’entêter de la sorte ? Devait-elle lever les yeux au ciel et lui signaler qu’elle était une grande fille qui n’avait pas besoin qu’il soit buté pour deux. Ou alors, devait-elle simplement le prendre pour ce que c’était : une simple attention de sa part ? Une preuve d’affection peut-être, un intérêt qu’il ne manifesterait pas pour tout le monde. Il s’obstinait, ça voulait bien dire quelque chose non ? C’est gentil. » Finit-elle par murmurer, incapable d’en arriver à une autre conclusion. L’une de ses mains avait par ailleurs quitté son refuge pour venir délicatement se reposer sur le torse de son interlocuteur, caressant la peau du bout des doigts comme pour accentuer ses propos.

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† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


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MessageSujet: (#) Re: « Your life is a long line of fine (Ethan)     Lun 22 Oct - 4:29
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Elle ne peut pas voir, mais son visage se fronce quand elle prend sa proposition de Byblos à la rigolade. Ce n’était pas tellement un argument valable, n’importe qui pouvait s’envoler pour la planète dictatoriale. L’impression qu’elle se cherche une excuse lui traverse un instant l’esprit. Ou peut-être qu’il n’arrive toujours à concevoir l’idée qu’on puisse être bien entre ses murs. Après tout, c’était peut-être lui qui se voilait la face. Il disait que ce n’était pas le bon moment mais il y en avait-il vraiment un ? La vrai raison résidait dans son entourage, ceux qu’il n’osait pas laisser derrière pour satisfaire son envie de grand espace. A quoi bon parcourir l’univers seul.

Quant à Keller… Ethan sait qu’il ne la froissera pas en posant la question, ce pourquoi il ramenait de temps en temps le sujet à leur discussion. Elle quitte ses bras, laissant un vide avec lequel il doit composer. Ces changements de position tire les draps jusqu’à la frontière de son bassin - il ne prend même pas la peine de retenir le tout. Ses yeux glissent sur le corps de la rouquine. Il a un sourire, oui, mais un sourire d’aise comme à chaque fois qu’ils se posaient tous les deux après avoir fougueusement échanger leur passion. Parce que la vue est belle, parce que les draps sont jamais plus confortables que lorsqu’elle est dedans. Il doit bien avouer ne pas l’écouter attentivement jusqu’à ce qu’elle souligne son obstination. Le blond hausse les sourcils, comme en attente de son jugement pour se montrer aussi têtu. Il ne redoutait pas, ce n’était clairement pas la première fois qu’elle le lui reprochait (et elle n’était pas la seule).

Puis qu’elle le remercie. Ethan observe quelques secondes de silence, les sourcils froncés. « Quoi ? J’ai pas entendu pardon. Si on peut lire l’incompréhension sur son visage, il n’arrive pas à retenir un sourire taquin. C’est quoi ? » Il vient chercher sa main qui grimpe sur son torse et c’est avec douceur qu’il la tire  vers lui comme pour mieux l’entendre répéter. Chose qu’il n’obtiendra pas, repéré dans son manège depuis longtemps. Le pilote l’amène à lui d’un geste plus ferme et, venant la faire de nouveau tomber à ses côtés, il se redresse aussitôt sur son coude pour s’imposer au-dessus d’elle. « Excuse-moi d’en profiter ! » Ce n’était pas tous les jours qu’on le remerciait pour son obstination. Il ne savait pas réellement ce que ça voulait dire. Il n’était pas certain que ça l’aide à continuer ses efforts ou si elle avait abandonné depuis longtemps. Il sent néanmoins que le sujet n’a pas besoin d’être évoqué plus longtemps.

« Comptez sur moi Sergent Donovan. J’vous ferais chier jusqu’au bout. » Et à ces mots, il avait déjà atteint ses lèvres pour l’empêcher de répliquer. Une sorte de promesse silencieuse aussi débile que vrai. Son corps avait basculé sur les siens alors que ce baiser éveillait de l’envie nouvelle de se plonger dans la chaleur de ses reins.  

***




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