Sergent Malaise [PV Ana]
MessageSujet: (#) Sergent Malaise [PV Ana]     Dim 10 Juin - 21:53
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Well.
Voilà un imprévu dont il se serait volontiers passé. C'était ce qu'il récoltait en pensant se montrer sociable et faire exception à sa précieuse et précise routine... Gentil n'a qu'un œil comme on dit. La prochaine fois, il se gardera bien d'offrir une quelconque aide -suicidaire. "Pas le temps d'aller chercher vos gosses ? Eh bien il fallait pas en avoir, qu'est-ce-que vous voulez qu'je vous dise." Si seulement il avait répliqué cette première phrase qui lui venait à l'esprit, il n'en serait pas là. Là, devant une école primaire au fin fond du Columbiad, à voir son pire cauchemar évoluer en pleine liberté autour de lui, grouillant et hurlant dans une cohue si insupportable qu'il crevait d'envie de tous les attraper par le col pour les ranger en lignes parallèles et immobiles. Les enfants.

Remontons quelques heures plus tôt sur l'Argus One. L'officier Jim a toujours été un bon ami de Drake, ce qui ne sous-entend pas de liens amicaux mais simplement un travail effectué façon méticuleuse et appliquée sans faire de vagues. Travaillant plus tard que prévu et n'ayant personne à disposition, Jim avait cherché quelqu'un qui pourrait récupérer ses deux enfants à la sortie de l'école et les garder quelques heures. En se disant que cela permettrait à l'officier d'avoir l'esprit tranquille pendant ses heures de travail et comme il finissait plus tôt, Drake avait accepté. C'est comme ça, tout le monde a ses petites folies. Il sortait d'une excellente journée et son élan de bonne humeur était de toute évidence parti beaucoup trop loin. "Grave erreur, Drake. Grave erreur. C'est désormais noté dans ma liste mentale des conneries à éviter."

Le voilà donc devant la marée humaine, en train de plisser les yeux pour chercher les deux monstres qu'il n'avait entrevu qu'une ou deux fois auparavant. Il était comme tous les autres parents autour de lui, sauf que ce n'était pas ses gosses, qu'une panique intérieure régnait dans son esprit et qu'il commençait à avoir beaucoup trop chaud sous son uniforme. "Voyons Drake, tu es Sergent Légionnaire, tu devrais être capable de gérer cette situation comme tout le monde." se disait-il alors que son regard se rapprochait dangereusement de celui d'un poisson mort. C'est finalement David qui le reconnut et attira sa sœur avec lui. "Bonjour." Parler, ce n'est pas toujours très facile. "Les... m-marmots." Très bien. Il priait pour qu'aucune de ses connaissances ne le voie dans cet état. Encore heureux que Jim ait prévenu la maîtresse, sans quoi Drake ne lui aurait pas reproché d'avoir de sérieux doutes concernant ses intentions. "C'est moi qui vous ramène aujourd'hui. En marche !" Oui. "En marche ? Tu n'as rien trouvé de mieux à dire, vraiment ?... Qu'est-ce-que je fais maintenant, je suis bon pour improviser sur un champs de bataille, pas avec ces... ça." Ça, réclamait son goûter et se moquait de la démarche robotique du sergent. La soirée promettait d'être mémorable.



MessageSujet: (#) Re: Sergent Malaise [PV Ana]     Mar 12 Juin - 21:54
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Sergent malaise.
Ana & Drake

Anastasia avait profité du fait que Rosa travaillait pour prendre le temps de rendre visite à ses parents, eux même bénéficiant d’une journée de congé. Les élections avaient beau être derrière eux depuis un moment, ses géniteurs étaient encore follement enthousiastes à l’idée d’entamer un voyage sur Qiang. L’arrêt sur Byblos avait été un premier pas, et sa mère s’était portée volontaire pour apporter de l’aide sur la Colonie. Ils avaient donc longuement parlé de Byblos, Ana étant incroyablement curieuse et estimant que si elle pouvait se confier à quelqu’un quant à ses ressentis du moment, c’était bien à ses parents. Elle avait évoqué sa jalousie, dans un sourire complice qui témoignait du fait qu’elle ne blâmait personne pour autant. Puis elle s'était plainte de son rôle sur les passerelles de la Flotte, ce que son père comprenait parfaitement, faisant part de son approbation dans un grognement bourru. Enfin, elle avait demandé des nouvelles de son frère. Une première, depuis des années. Elle qui avait toujours évité de le croiser, qui avait toujours laissé ses parents l’évoquer sans ajouter quoi que ce soit, faisant mine de ne pas être le moins du monde intéressée. Elle avait posé des questions. Brèves. Comment allait-il ? Etait-il toujours avec sa compagne, celle là même dont elle ignorait jusqu’à l’identité ? Si les parents Donovan furent surpris de ce retournement de situation, ils ne firent pas l’erreur de poser la moindre question et se contentèrent de répondre aux interrogations de la milicienne. Celle-ci se sentit rapidement mal à l’aise toutefois et sa curiosité vis-à-vis d’Aleksandr signa la fin de leur entrevue. Malgré tout. Elle ne regrettait pas d’avoir demandé, mais il s’agissait d’un premier pas, du genre qu’on assumait qu’à moitié, ressassant son geste pendant des jours en se demandant si c’était la bonne chose à faire. Elle avait peur des premiers pas Ana, peur de l’échec ou du refus qui pouvait suivre, peur des blessures que cela pouvait engendrer. Tout ça depuis qu’elle avait compris qu’elle ne savait pas les gérer.

Alors elle inspire, profondément, une fois qu’elle quitte la cabine de ses parents située sur le Columbiad. S’ils avaient accepté de prendre une cabine plus petite pour pouvoir loger une famille Byblienne, ils avaient insisté pour demeurer sur le vaisseau familial, ayant fini par s’habituer à l’ambiance qui régnait au sein de ce dernier. Son père l’avait d’ailleurs raillé, moqueur comme à son habitude, quand il avait appris que sa fille partageait désormais une cabine avec Rosalija. A quand le mariage ? Avait-il ironisé, et la milicienne s’était prêtée au jeu en soufflant qu’elles y réfléchissaient encore. Ce fut en se raccrochant à cette pensée, pour éviter de songer au reste, que la jeune femme prit la direction du Colossus, par habitude plus qu’autre chose -il lui avait fallu un temps fou pour acquérir le réflexe qui consistait à rejoindre l’Argus One plutôt que son habituel foyer- et en chemin elle passa devant l’école du vaisseau. Les plus jeunes se trouvaient ici et la jeune femme ne peut s’empêcher de lorgner les gamins, un léger sourire flottant sur ses lèvres en découvrant l’hyperactivité de la plupart lorsqu’il était question de pouvoir rentrer chez eux. Elle-même n’avait conservé que peu de souvenirs de ces années là, essentiellement parce qu’elle avait rejoint la Flotte à 9 ans, leur préférant largement ses années passées à l’Académie. Lorsque les choses ont commencé à devenir sérieuses. Le cours des pensées de la milicienne se voit toutefois interrompu lorsqu’elle capte la silhouette d’un homme, qui attendait visiblement des enfants. Anderson. Ses relations avec le légionnaire se résumaient au strict minimum. Tous deux sergents, ils avaient eu l’occasion de travailler ensemble et elle n’avait pu s’empêcher de faire un rapprochement avec Riley, les deux hommes semblant avoir une personnalité similaire. C’est finalement le professionnalisme absolu des deux légionnaires qui empêchaient Ana depuis tout ce temps de les mépriser ouvertement. Si elle n’avait pas de problèmes à regarder de haut un connard qui lui aurait "piqué sa place", il était difficile de faire de même avec un individu qui semblait visiblement mériter son rang. Elle faisait donc de son mieux pour ranger sa jalousie et sa rancœur dans un coin, du moins au travail.

Aujourd’hui encore, Anastasia aurait pu faire l’effort de simplement lui foutre la paix, s’évitant peut être au passage de se mettre dans une situation inconfortable. En vérité, elle était bien partie pour juste le laisser, se contentant dans un premier temps de l’observer avec une certaine curiosité. Les autres militaires lui paraissaient bien souvent trop stricts, trop psychorigide aussi, pour qu’elle n’envisage spontanément qu’ils aient une vie de famille. Ne parlons pas de leur propension à ne jurer que par le travail. Alors elle l’observe, ce légionnaire qu’elle n’aurait pas imaginé père, et le sourire s’étire lorsqu’elle remarque sa démarche si coincée et surtout la tête qu’il semblait tirer. Est-ce qu’il savait seulement ce qu’il faisait ? Elle en doutait. C’est à ce moment précis que la milicienne commence à se dire qu’il ne s’agissait peut être pas de ses enfants, pour qu’il paraisse à ce point mal à l’aise en leur compagnie. De ce fait il n’était donc pas un père qui méritait sa curiosité, mais simplement un légionnaire dans une situation qui le dépassait. Et ça, ça méritait tous les sarcasmes du monde. Ce fut pour cela qu’elle finit par s’avancer vers eux d’un pas tranquille, ne cherchant pas à se faufiler ou à surprendre plus que de raison le légionnaire. Ça ne l’empêche pas de se glisser à ses côtés, conservant une distance polie entre eux, avant de lâcher sur un ton léger. « Je pensais pas que t’avais des enfants Anderson. Elle a tout juste le temps de finir sa phrase qu’un des deux gamin prend la parole. C’est pas notre père ! - Oh ? Vraiment ? Qu’elle rétorque, sur un taux faussement innocent. L’ironie échappe sûrement aux gamins malgré tout, mais serait peut être plus perceptible du légionnaire. C’est pas comme si ça crevait les yeux, encore qu’elle aurait pu se tromper. Jetant un bref coup d’œil à l’homme à ses côtés comme pour lorgner sa réaction, Anastasia en profite alors pour sortir de la poche de sa veste en cuir une barre chocolatée, ou quelque chose qui y ressemblait. Elle aura tout juste le temps de déballer la friandise, prête à croquer dedans, que déjà les gamins l’avaient dans leur champ de vision. OH ! C’est ça qu’on veut ! On a faim ! » Qu’ils s’exclament alors, le discours du frère rapidement reprit par sa sœur. Incapable de retenir l’esquisse d’un sourire, qui témoignait largement du fait qu’elle avait espéré provoquer un tel engouement, la jeune femme se contenta de dévorer son butin tandis que les marmots s’étaient rapprochés d’eux, se glissant entre leurs jambes pour venir faire les yeux doux à Drake.

- BLACK PUMPKIN


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


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MessageSujet: (#) Re: Sergent Malaise [PV Ana]     Dim 17 Juin - 18:04
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Son sang se glaça lorsqu'il reconnut la voix d'une personne qu'il aurait préféré ne pas rencontrer ici. Le sergent se contenta de trucider du regard l’intrus, loin de rigoler aux moqueries sous-entendues. "Je rend service à un de mes officiers. On fonctionne comme ça chez les légionnaires." répliqua-t-il, un sourire carnassier aux lèvres, le ton dégoulinant de sarcasme. Certes, ce n'était pas sa faute si elle n'avait pas pu faire parti de la légion et toute cette rancune était particulièrement ridicule étant donné qu'elle avait trouvé sa place ailleurs, là où elle était la plus utile, comme tout le monde sur la Flotte. Drake pensait que cette jalousie faisait parti des sentiments inutiles à entretenir, tout comme le besoin d'exprimer sa supériorité inexistante. Enfin... C'était bien joli, mais en attendant, c'était toujours amusant de lancer une pique là où cela faisait mal, même s'il ne pensait pas volontairement blesser.

Drake observa les deux enfants d'un oeil suspicieux. "Ouaiiii ! Et des bonbons ?!" Incroyable. Et l'autre qui tapotait sur sa jambe pour réclamer, c'était quoi cette tenue ?! A l'avenir, il dirait à l'officier Jim de contenir les caprices de ses gosses, se dit-il, tout à fait inconscient du déroulé quotidien d'une vie de famille. Il n'avait d'ailleurs aucune idée de comment nourrir David et Elia autrement qu'en les amenant à la cantine générale dans laquelle il se nourrissait au rythme de deux rations par jour depuis son arrivée sur la Flotte. "Eh bien... Puisqu'Ana est si généreuse, elle va vous offrir un goûter !" C'était lâche, oui. Il en sourit, presque fier. "Je suis sûr qu'elle cache plein d'autres... friandises dans son sac." Il n'arrivait pas à prendre le ton enjoué que tout le monde avait en parlant aux enfants et avait tout simplement abandonné l'idée après un vague essai, restant dans son habituel sarcasme en terrain bien connu. Pourtant il n'en menait pas large et plus ils s'éloignaient de l'école dans une direction à laquelle il n'avait d'ailleurs pas réfléchi, plus il se rendait compte que la présence d'Ana n'était finalement peut-être pas une malédiction. Au moins la sensation de sentir noyé en mer inconnue disparaissait légèrement. Il finit par craquer en voyant Elia courir dangereusement un peu partout en rigolant et ignorant les remarques sèches du sergent. Comment les parents faisaient-ils pour ne pas mourir d'inquiétude ? Il se le demandait bien maintenant... En se mordant la langue, il capitula et lança un appel à l'aide visuel, qui se traduisit par une tête de chien battu et une supplique du regard en direction de la milicienne. Il n'y avait pas de honte à demander de l'aider pour accomplir sa mission au mieux, se répétait-il infiniment dans sa tête. Après un bref silence, il articula difficilement. "OK. Fais quelque chose où je fais un malheur et tu auras la mort d'un enfant sur la conscience." S'il te plais, merci.


MessageSujet: (#) Re: Sergent Malaise [PV Ana]     Dim 17 Juin - 22:32
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Sergent malaise.
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Outch. La pique du sergent suffit à lui faire ravaler son sourire, ce dernier disparaissant un bref instant tandis que le regard de la milicienne se mettait à flamboyer d’une colère contenue. Comme elle l’avait pensé un peu plus tôt, venir provoquer le légionnaire risquait de la mettre dans une position délicate également et elle en faisait déjà les frais. Elle ne s’était toutefois pas attendue à une telle répartie et en grinçait désormais des dents, fusillant son interlocuteur du regard avant d’afficher un nouveau sourire narquois au possible, bien que légèrement crispé. La milicienne préfère toutefois ne plus y penser, trouvant refuge dans son environnement désormais, observant devant elle pour ne pas avoir à accorder d’attention à son compagnon du moment. Elle en profite pour se rassurer, songeant à ce que la milice incarnait pour elle. Elle avait beau se plaindre, elle avait beau demeurer frustrée d’une certaine façon, elle n’en était pas moins entourée de soldats compétents qu’elle se plaisait à côtoyer au quotidien. Certes il y avait des cons, mais visiblement pas autant qu’au sein de la légion. Ce fut ainsi sur cette remarque méprisante, soufflée en son for intérieur, qu’Anastasia parvint à retrouver un semblant de sérénité. C’est cet instant d’accalmie qui lui donna l’idée de savourer sa friandise personnelle sous les yeux des gamins, qui n’attendirent guère longtemps pour manifester leur envie de savourer le même genre de nourriture. Le frère et la sœur se glissaient désormais entre leurs jambes, attirant l’attention de Drake, tapotant sur le genou de ce dernier en guise d’insistance. Du coin de l’œil, Anastasia observe la scène, un sourire visiblement satisfait aux lèvres alors qu’elle achevait sa barre de chocolat, ne prenant guère le temps de la savourer. Elle en était à se sucer le pouce pour ôter une trace de chocolat lorsque le légionnaire reprit la parole, expliquant qu’elle se ferait un plaisir de nourrir les enfants dont il avait la charge.

« Navrée, je suis gourmande mais j’ai mes limites. » Se justifie-t-elle simplement, tirant sur l’intérieur des poches de sa veste pour les faire sortir et prouver ainsi à tout le monde qu’elle n’avait plus aucune sucrerie de planquée sur elle. La forme de son jean, à hauteur des poches, témoignait quant à lui qu’elle n’avait rien glissé à l’intérieur de celles-ci. Elle le regretterait presque à vrai dire. C’est qu’elle aurait bien aimé voir la tête de Drake si elle n’avait eu sur elle que de quoi satisfaire un seul des enfants, poussant ainsi l’autre à chouiner dans les jambes du soldat en criant à l’injustice. Un plaisir dont elle devra visiblement se passer. Pour l’heure, elle préfère se focaliser sur un détail : la façon qu’avait eue Anderson de l’interpeller. Ana. C’est con, mais elle n’aurait pas cru l’homme capable de l’appeler par son prénom, et encore moins par son diminutif. Elle était habituée à l’armée, à la façon qu’ils avaient tous de se désigner par leurs rangs ou leurs noms de famille, une habitude qui les poursuivait parfois même en dehors du travail. Et vu qu’elle prenait le légionnaire pour un autre de ces hommes strict au possible, elle n’aurait pas pensé qu’il se permettrait une telle familiarité avec elle, même au nom du sarcasme. Ce n’est pas que ça la dérangeait, elle ne s’y était simplement pas attendue de sa part. Elle ne s’était pas non plus attendue à capter le regard abattu de l’homme à ses côtés, une supplique silencieuse cachée au fond de ses prunelles, témoignant de son désarroi le plus complet. Faut dire qu’il ne savait définitivement pas comment s’y prendre, vu comment la plus jeune galopait désormais partout sans se préoccuper du danger, et il était incapable de la ramener à leurs côtés. Anastasia avait beau savoir que cela n’avait rien de simple que de s’occuper des enfants des autres, elle ne parvenait qu’à rire au détriment de Drake. Cela ne l’empêchait pas toutefois de guetter les enfants de temps à autre, du coin de l’œil, afin de s’assurer qu’ils ne fassent pas de bêtises quelconque. Elle avait beau vouloir profiter du ridicule de la situation, pour rien au monde elle ne souhaiterait que les enfants se fassent mal dans le processus.

Anderson se décide finalement à mettre des mots sur ce qu’il semblait éprouver, avouant son incapacité à gérer la situation. Visiblement elle pouvait crever pour avoir le droit à la plus élémentaire des politesses, et le légionnaire n’avait rien trouvé de mieux à faire que de tourner ses propos en une espèce de chantage, insinuant que si elle ne s’occupait pas de prendre en main les choses, elle aurait la mort d’un des gosses sur la conscience. Un nouveau sourire naquit sur les lèvres de la milicienne, preuve qu’elle ne le croyait pas une seule seconde. Certes il aurait probablement fini complètement fou, et peut-être les enfants auraient fini traumatisés par les méthodes éducatives du légionnaire, mais de là à penser qu’il en aurait tué un ou qu’ils étaient sincèrement en danger en sa présence… « Ton officier devait vraiment être désespéré, constate-t-elle dans un premier temps, moqueuse. Ou alors il n’avait pas conscience des tares de Drake en matière de gosses. Malgré la moquerie, Anastasia n’attend pas longtemps pour poursuivre plus sérieusement. C’est quoi leurs prénoms ? Attendant une réponse de son interlocuteur, elle se servit alors de l’information pour héler la plus jeune, qui ne cessait de courir sans faire attention où elle allait, bien que demeurant plus ou moins dans leur sillage, sûrement par peur de les perdre définitivement. Tu sais Elia, si tu continues de t’éloigner on pourra pas savoir ce que tu veux pour ton goûter et ton frère sera le seul à en profiter ! La remarque semble faire mouche et, dans ce qui semblait être un sursaut, la gamine se remit à courir, dans leur direction cette fois. Le sourire ô combien satisfait qu’arborait David fut suffisant pour faire de sorte que sa sœur demeure en place à ses côtés, malgré la moue renfrognée qu’elle arborait désormais. Jetant un coup d’œil à Drake, Ana ne peut résister à la tentation d’hausser les sourcils, geste provocateur pour signifier quelque chose du style : prends en de la graine. Consciente toutefois qu’elle ne pouvait demander à des enfants, qui plus est aussi jeunes, de simplement marcher à leurs côtés sans avoir la moindre occupation, la milicienne reprit la parole. Bon soyez attentifs, il faut trouver un distributeur automatique maintenant. L’air atrocement sérieux qu’elle arborait, sans parler de celui, naturel, qui ornait le faciès du légionnaire, incitèrent brièvement les enfants à en faire de même, leur faisant ainsi gagner un peu de temps. Rapidement cependant, David en vint à poser une question. Diiiis, pourquoi t’es là ? Papa il nous a dit que Drake viendrait nous chercher mais il nous a pas parlé de toi. Tu le connais ? L’esquisse d’un sourire aux lèvres, autrement plus doux que ceux qu’elle pouvait réserver à Anderson, la jeune femme n’attendit pas longtemps pour répondre à son jeune interlocuteur. Non je ne connais pas votre père. En fait Drake et moi on devait se retrouver mais il a dû oublier, du coup je suis venue vous rejoindre quand même. Elle relève alors les yeux en direction du concerné, soudainement soucieuse. Mais c’est vrai que je n’ai pas demandé… Si tu préfères Drake on peut remettre ça à plus tard ! J’voudrais pas déranger. » Si elle parvient à jouer le jeu, un éclat autrement plus taquin se met à faire étinceler son regard. Il était clair qu’elle profitait de la situation et du fait que le légionnaire ne pouvait pas ouvertement la renvoyer. Il avait visiblement trop besoin d’elle. Et cela durerait sûrement encore, maintenant qu’Elia s’exclamait à leur attention qu’elle venait de trouver un distributeur, désignant ce dernier du doigt.

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MessageSujet: (#) Re: Sergent Malaise [PV Ana]     Hier à 23:24
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Jim, désespéré ? "Oui." répondit simplement le sergent, ne voyant aucune utilité à nier un fait ou à s'en vexer. Il haussa les épaules. "David et Elia." Restant en retrait de la petite troupe, Drake croisa les bras, observant méticuleusement. Oh... Ainsi matait-on les enfants en utilisant l'avidité humaine, bon à noter. Il haussa les sourcils lui aussi en simple réponse, l'air de dire : "Intéressant, mais encore ?" A vrai dire, maintenant que la tension redescendait, il pourrait presque trouver amusant cet échange muet. Presque, jusqu'à ce qu'elle prenne de nouveau avantage de la situation sur un terrain bien trop glissant. Malgré sa furieuse envie de lui jeter un regard noir, Drake se surprit à "sourire". Non, il ne lui donnera pas ce qu'elle voulait voir et s'il bouillait bien d'exaspération grâce aux âneries d'Anastasia, il était malheureusement pour elle capable de rester de marbre. Le sergent opta pour une mine légèrement choquée. Simuler des expressions n'était pas dans ses meilleures capacités mais un rictus suffisait à passer le message.

La renvoyer ? Il n'était pas fou et même s'il le faisait, il était plutôt certain qu'elle trouvait la situation bien trop intéressante pour partir de son propre gré. " Oh ! Non bien sûr... Je ne voudrais rater pour rien au monde notre petite soirée..., Ana." susurra-t-il, articulant particulièrement les deux dernières syllabes de sa phrase. Autant rentrer dans son stupide jeu et ce comme un gros bourrin, car faire dans la finesse n'était pas son fort. Il savait déjà qu'il allait regretter d'avoir mordu à l'hameçon, mais comme il ne voyait pas de conséquences sur ses responsabilités professionnelles, cela lui passait pour le moment au dessus de la tête. Ignorant les réactions des gamins, Drake remarqua le distributeur qu'avait trouvé Elia et paya les friandises achetées sans vraiment regarder le prix. Pas qu'il soit généreux mais comme il n'avait rien dépensé pour lui-même depuis des années, ses crédits commençaient à former une somme intéressante qu'il ne craignait pas de faire descendre. "Je vais annuler la réservation sur le TianTang, ce n'est pas approprié aux enfants..." Il cita ainsi tous les noms de bars qui lui passaient par la tête, en commençant par La Ruche. Bien sûr, il n'avait aucune idée de ce dont il parlait, mais les commentaires de ses officiers qu'il écoutait d'une oreille distraite pendant la pause suffisait à donner une idée représentative de l'endroit... et des mensurations des serveuses, mais passons.

Son terminal lui indiquait qu'il restait encore trois heures avant que son officier ne puisse reprendre ses devoirs de famille. Drake ne pouvait s'empêcher de trouver ce délai extrêmement long et fastidieux. Sa progéniture venait certes de se remplir l'estomac, mais cela ne lui indiquait pas ce qu'il était censé faire ensuite. Un parc, peut-être ? Une sieste ? A quelle heure se couchaient ces monstres ? Et le repas ? Est-ce-que ça mange encore des purées immondes à cet âge là ? Non, ils avaient bien suffisamment de dents pour grignoter. Et les couches ? Il se souvenait maintenant, que Jim avait mentionné quelque chose à ce propos... Comme quoi Elia n'était pas encore tout à fait propre. Drake fixa la petite de quatre ans d'un air vide. Comme il n'avait aucune idée de ce que cela signifiait, il avait simplement ignoré la phrase. Le déni était présent. N'osant plus s'adresser directement aux mômes, il plissa les yeux en direction de la sorcière qui l'accompagnait.


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