Hey soul sister [Rosa]
MessageSujet: (#) Hey soul sister [Rosa]     Lun 4 Juin - 21:00
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Occupation : Ingénieur en électronique dont le rôle principal est de s'assurer que le matériel de l'équipe d'exploration est en excellent état, et elle affectée sur l'Helios
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La liste de matériel nécessaire était longue. La dernière expédition avait laissé les tiroirs vides. L’équipement scientifique partait extrêmement vite dans ces moments-là. C’était son job de s’assurer qu’il soit de nouveau remplacé et elle le fit avec application. Relisant l’inventaire plusieurs fois, en s’assurant qu’il correspondait à la quantité exigée, elle transféra ensuite le fichier au service des douanes, ceux qui étaient chargés de récupérer ce qu’on leur demandait. Ils réapprivisionnaient régulièrement la flotte, et quand on voulait quoi que ce soit, il fallait passer par eux.

Une fois qu’elle eut fini, elle rangea ses affaires et rentra chez elle. Le délai nécessaire pour demander des ressources était d’une semaine minimum, aussi avait-elle le temps de s’occuper d’autres tâches.

On finit par lui répondre que ses demandes étaient enfin arrivées.

Elle se dirigea vers le Colossus 5 et rejoignit le dock où les douaniers s’affairaient. Autour d’elle des tas de personnes s’activaient. Ils chargeaient et déchargeaient, grouillant à la manière d’une fourmillière, dans un tumulte impressionnant, où les machines ronflaient de partout. Aileas se faufila entre les gens, sautant par dessus ce qui se mettait en travers de sa route, et rejoignit les offices des douaniers. Montant un escalier qui menait à l’étage qui surplombait le dock, elle arriva discrètement, et se rapprocha du comptoir, la tablette en main. Il n’y avait qu’une personne présente et Aileas resta un instant silencieuse avant de héler la personne en question, et de soudain reconnaitre la silhouette qui se dirigeait vers elle. Trop occupée à réviser ses fichiers, elle n’avait pas fait attention, et ses lèvres se serrèrent dans une moue irritée lorsqu’elle reconnut sa demi-soeur.

Dire qu’elle était enchantée de la voir aurait été mentir, mais dans l’espace restreint, et visiblement aucune autre personne pour s’occuper d’elle, elle allait devoir faire avec.

Elle ne se rappelait plus de leur dernière rencontre. A dire vrai il était difficile de s’en souvenir avec exactitude parce qu’elle remontait maintenant. A défaut de se remémorrer de la date, Aileas gardait en mémoire le ton froid et distant de la discussion, et leur mère au dessus de tout cela qui n’avait aidé en rien à tranquiliser la situation.

La gêne dissipée, elle tenta de se recomposer une expression neutre, et posa sa tablette face à Rosa.

- Je viens récupérer une livraison pour l’équipe d’exploration.

L’écran affichait le numéro de la demande, et elle recula d’un pas, laissant Rosa vérifier que tout était en ordre. Pendant que la douanière s’exécutait, la demoiselle évita au mieux de la regarder, laissant ses yeux fixer ses pieds. Mais elle ne put résister bien longtemps et releva les yeux pour détailler sa demi-soeur, se faisant griller au passage, juste quand cette dernière lâchait des yeux la tablette. Furieuse de s’être faite avoir la cadette prit un air renfrogné en retour.

Pourtant sous ses airs revêche, Aileas avait des questions qui lui démangeaient les lèvres.

Elle avait entendu que les douaniers étaient désormais à part du ministère de la défense et que les échanges avec Keller avaient repris. On dépeignait l’endroit comme empli de malfaisance. Quoi qu’on puisse en dire, elle n’avait pas envie de parler à sa demi-soeur, mais elle n’avait pas non plus envie de la voir prendre des risques inconsidérés.

Par fierté elle ne demanda rien.
MessageSujet: (#) Re: Hey soul sister [Rosa]     Jeu 14 Juin - 22:23
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« Sergent, j’dois vraiment prendre une pause, j’sens plus mes pieds. » Rosalija lève les yeux de sa tablette de travail, le doigt suspendu quelques centimètres au-dessus de l’écran, pour dévisager avec incrédulité le douanier qui la regarde avec insistance. Elle plisse le nez en constatant certaines évidences : d’une part, ils sont déjà en sous-effectif en raison d’un douanier qui a dû retourner prématurément chez lui sans qu’un remplaçant puisse être trouvé en temps opportun, et d’autre part, s’il quitte, c’est elle qui devra jouer au commis. Quand on lui avait offert une promotion au rang de sergent, il va sans dire qu’elle ne s’imaginait pas passer les deux tiers de son temps à gérer des crétins au mauvais système vasculaire. « Tu te plaindras à Park, il avait qu’à pas avoir de gosse enrhumé à aller récupérer à la maternelle », ironise-t-elle, lui faisant tout de même signe de filer vers le local aménagé en cuisine qui leur servait de salle de repos. Paraître intransigeante était à son avantage – l’être réellement ne ferait que lui rendre la tâche plus difficile qu’elle ne l’était déjà. Alors que le douanier file, elle soupire, sachant qu’elle retournait temporairement au bas de l’échelle du poste : commis de comptoir.

Aussitôt regretté, aussitôt interpellée; on la hèle et elle se doit de répondre à la demande, ne manquant pas de remarquer immédiatement qu’elle aurait mieux fait d’être complètement imperméable au caprice du douanier qu’elle avait laissé partir. Rosalija avait toujours un arrière-goût doux-amer au fond de la gorge lorsqu’elle se retrouvait face à face avec Aileas; ça avait sûrement quelque chose à voir avec le fait qu’elle s’était métaphoriquement démembrée pour s’occuper d’elle lorsqu’elle était gamine afin que leur mère puisse être toujours dévoue à son travail. Maintenant, leur relation était au plus bas; le fond du baril, et qui avait-on à remercier pour ça? Maman chérie. Le ton d’Aileas ne passait pas avec Rosalija. « Bonjour à toi aussi Aileas », raille-t-elle en attrapant la tablette, feuilletant les commandes avec une habitude et une désinvolture qui aurait pu laisser croire qu’elle n’avait jamais quitté le poste de commis. Elle poursuit, sans même relever les yeux : « Ça te coûte tant que ça de faire semblant d’être polie? » Le reproche était de trop et elle le savait, mais c’était plus fort qu’elle. Elle n’était pas sa mère, même si l’ombre d’une plaisante interaction, aussi forcée soit-elle, lui aurait fait plaisir. Les documents semblent en ordre alors elle relève la tête, croisant le regard inquisiteur de la gamine, qui semble contrariée d’avoir dû établir un contact, quel qu’il soit, avec sa demi-sœur.

Attrapant son terminal, elle déblatère une série d’acronymes, le jargon douanier bien spécial qu’on acquérait au fil du temps, vérifiant par la même occasion si d’autres auraient besoin de ses services dans l’immédiat. « Viens, quelqu’un assemble tout ça derrière. Y’a aussi une commande en retard pour ton équipe que je peux te laisser prendre avec toi. Ça fait pas mal de boîtes alors quelqu’un t’aidera. » Certains très petits vaisseaux avaient été réquisitionnés par divers services, notamment la douane, pour livrer les articles volumineux d’un bout à l’autre de la flotte; un autre fonctionnement aurait été bien trop complexe. Elle invite Aileas à passer devant elle, fermant la marche en la dirigeant vers l’arrière du post, qui débouche sur un autre dock où des travailleurs s’affairent à déplacer caisses et marchandises sans relâche. Le silence est tendu et Rosalija n’ose rien dire, se contentant de mordiller nerveusement sa lèvre inférieure sans s’en rendre compte. « Ça doit être pas mal occupé pour toi ces temps-ci », s’aventure-t-elle d’un ton désinvolte qui dissimule bien son malaise. Le small talk par excellence. Sur Terre, ça aurait été il fait beau aujourd’hui, pas vrai?, mais l’absence de toute condition météorologique sur la flotte réduisait ce genre de tentative de discussion superficielle à néant.


mama called me
destructive
said it'd ruin me one day

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