just gotta let yourself fall (elarus #3)
MessageSujet: (#) just gotta let yourself fall (elarus #3)     Dim 13 Mai - 22:37
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gotta let yourself fall

« She wasn't exactly sure when it happened. Or even when it started. All she knew for sure was that right here and now, she was falling hard and she could only pray that he was feeling the same way. »
Oui. le terminal connecté en wifi à l'oreillette qu'elle porte, Elara répond brièvement en parcourant le salon un vase à la main. Je sais. Là aussi elle répond du bout des lèvres, alors qu'elle range méticuleusement le vase dans un carton. C'est que la personne à l'autre bout du terminal ne lui laisse pas trop de temps pour en placer une, donc elle répond plus par politesse, par réflexe, que par réelle envie de faire la conversation. Hm, hm. Et dans l'oreillette, son père continue son long discours. C'est qu'il est trop âgé pour partir du Byblos et le voyage historique que s'apprête à prendre Elara, il le vit à travers sa fille... qu'il ne laisse pas vraiment s'exprimer pourtant. Je crois que- mais c'est peine perdue, Ela soupire et roule des yeux en fermant le carton qu'elle vient de terminer. Et lui, il continue à poser des questions auxquelles il s'empresse de répondre lui-même quand il n'empêche pas malgré-lui Elara de lui expliquer le déroulement de sa mission. Il s'enthousiaste, s'extasie quand au fait de poser les pieds sur une planète étrangère, une colonie jusqu'ici isolée. Il lui demande, aussi, de ne pas seulement faire ce qu'on attend d'elle en tant que contremaître mais de penser à sa famille (aka, lui) et de prendre des notes, des échantillons sur la composition de la planète, de la faune, la flore, bref tout et n'importe quoi. Papa ? demande-t-elle bien que certaine qu'il ne l'écoute plus vraiment depuis un moment et qu'il s'est lancé dans un de ses légendaires monologues plein d'entrain et d'excitation scientifique. La blonde soupire, à nouveau, alors que cette-fois c'est le cadre de Rhil qu'elle empaquète minutieusement. C'est qu'elle déménage la blonde. Encore. Après à peine quelques mois dans ses quartiers de contremaître, voilà que le destin veut qu'elle les quitte pour montrer l'exemple. Bientôt, des bybliens vivront ici à sa place dès qu'ils rentreront de Byblos avec ces derniers. Papa, je dois te laisser. ça a le don de l'arrêter sur le coup, et les deux ne s'épanchent pas en aux revoirs larmoyants : ceux-là viendront plus tard, quand elle montera dans la navette avec les autres stellariens choisis pour la première délégation. Mais à peine raccroche-t-elle qu'on sonne à sa porte et malgré elle, Elara s'y précipite.

Elle s'y précipite parce que même si rien n'est gravé dans le marbre, elle l'attend lui. Elle se dit qu'il va passer : ce soir, demain peut-être, mais forcément avant qu'elle parte. Parce qu'il ne la laisserait pas partir sans un dernier moment partagé, pas quand l'expédition qu'elle s'apprête à faire a tant de singularités possibles qui rendraient le retour difficile, compromis, impossible. Pourtant, tout porte à croire le contraire (et elle-même préfère se rapporter à ses propres calculs, ses propres préparations pour contredire les plus pessimistes) mais ce serait mal connaître Marcus pour s'imaginer qu'entre ses tempes il ne se fait pas du soucis quant à cette mission. Et malheureusement lorsqu'elle regarde l'écran d'accueil elle reconnait Amadeus Noguera, un ingénieur qui s'est porté volontaire pour la mission lui aussi et qui est, par conséquent, sous sa direction. Un peu déçue (plus qu'elle ne l'aurait voulu) elle lui ouvre la porte et l'invite à rentrer : s'en suit une discussion de dernière minute où le brun lui avoue avoir trouvé quelques erreurs ça et là dans un calcul fait quant aux pourcentages d'une simulation. Ils resteront une petite heure entre les cartons à tenter de réguler la chose autour de cafés partagés avant qu'il ne finisse par partir une fois le problème réglé. Lorsqu'elle se tourne pour ranger les tasses qui jonchent sa table basse, on sonne à nouveau. Décidément. Mais persuadée qu'il s'agit encore d'Amadeus elle n'accoure pas, ne regarde même pas l'écran d'accueil et se contente d'ouvrir en plaisantant Tu as oublié quelque chose ? Et son coeur loupe un battement, agréablement surprise de la personne qui se trouve en face d'elle. Si bien que son visage s'illumine d'un sourire des plus radieux alors que le prénom de son vis-à-vis coule sur ses lèvres. Marcus. qu'elle souffle entre soulagement de le voir, surprise mais surtout satisfaite après l'avoir attendu (trop pour qu'elle n'en soit pas un peu gênée de s'être tant accrochée à sa visite). Elara s'écarte alors hâtivement pour le laisser entrer, fermee la porte derrière lui et s'approchee sans attendre dans l'idée de lui dérober un baiser mérité. Tu vas bien ? glisse-t-elle quand même en s'avançant vers lui, histoire de ne pas se jeter dans ses bras à peine la porte close comme elle en avait trop l'habitude.

Quartiers d'Elara, Argus One, 30 avril 2227.
Elara parle en 996699
Marcus parle en E3AD7D

(c) DΛNDELION


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SCARED BUT BECAUSE SHE WENT ON SO STRONGLY
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MessageSujet: (#) Re: just gotta let yourself fall (elarus #3)     Sam 2 Juin - 19:00
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just gotta let yourself fall
it’s like the start of something I don’t understand yet but my soul does. because when your arms wrap around me and you touch me like I’m worthy of your gentleness it feels like a promise. as though you’re accepting the weight of my bruised heart, as though you’re accepting the triumph of redeeming a tragedy. one that the stars believed was in their clutches for years. and it’s the least terrifying thing I’ve ever done to love you because you feel like home.
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C'est sur une promesse – du moins, tu espères que ça le soit – et les réassurances de Vince quant à l'état de ta – pardon, votre, maintenant – cabine que tu fermes la porte de cette dernière, un regard pointilleux en guise de salutations à ton nouveau colocataire. Avec l'expédition à Byblos plus près que jamais et la promesse de réfugiés à son retour, Vince avait fait partie des nombreux stellariens à délaisser leur cabine pour accommoder. Pourquoi, ou dans quelles circonstances, tu ne voulais pas vraiment le savoir, l'apprendrait sans aucun doute un jour ou l'autre. Tout ce que tu savais, c'est qu'il n'avait soit pas prévu plus loin que le bout de son nez, soit il savait pertinemment que malgré ta ferme intention de ne pas céder ta cabine à qui que ce soit, tu ne pouvais pas laisser Vince à la rue. Pas lui. D'où sa présence de ce qui devenait maintenant votre cabine, ses affaires éparpillées en une excuse temporaire, le temps de trouver un coin où ranger tout ça. D'apprendre à nouveau à vivre à deux, d'une certaine manière, en ce qui te concerne. Honnêtement, tu te demandes si Vince connaissait le concept de ranger, après toutes ces années, d'où une certaine appréhension à le laisser seul pour gérer même une infime partie de cette étape.

Une inquiétude et des chamailleries pour un autre jour. Ce soir, tu pouvais te permettre d'écarter ces petits soucis, ton esprit captivé par tout autre chose. Parce que dans les passagers de choix pour s'envoler vers la colonie, main tendue et l'autre sur le coeur dans l'espoir de se faire un nouvel allier, il y en avait une en particulier que tu déplorais son départ. Elara quitterait avec d'autres volontaires, en tant que figure d'exemple. C'est une étrange sensation, de savoir qu'elle serait absente, complètement hors d'atteinte pendant deux semaines, si tout allait bien. Vous pouviez passer plusieurs jours sans vous voir, la faute à vos horaires – celui d'Elara beaucoup plus rempli avec sa promotion – mais il y avait toujours cette sensation de possibilité malgré tout. Si elle te manquait trop, si tu sentais un besoin irrévocable de la voir. C'était toujours possible, même au détour d'un couloir en une simple coïncidence, beaucoup plus facile depuis qu'elle était sur l'Argus. Des messages traînant sur le terminal de l'autre: des pensées égarées, des compliments et des douceurs tout aussi crus et honnêtes, dépareillés de ceux à  l'éloquence caractériel de la blonde. Seulement cette fois, avec Byblos à l'horizon, cette possibilité était absente. Un fait qui te tiraille, t'inquiète et te retourne l'esprit plus que tu ne serais à l'aise de l'avouer. Des craintes que tu étouffais – étouffe encore – dès que le sujet tombait sur la table. Tu ferais de même ce soir, autant que possible. T'enivrerait de sa compagnie pour ensuite la regarder partir avec le reste de la flotte, le coeur seulement soucieux de sa sécurité. Encore – toujours- parce que c'est plus fort que toi. Parce que, comme tu aimes bien lui rappeler avec l'esquisse d'un sourire, elle semble avoir un don pour attirer les ennuis.

Il y a une silhouette près de sa porte et tu t’arrêtes, t'efface. Par habitude de ne pas te faire voir, parce que même un très bon ami qui ne s'appelait pas Trasam n'avait pas de raison de traîner si tard près de sa cabine. Par suspicion aussi, parce que ce n'est définitivement pas le blond que tu vois s'éterniser près de sa porte, dos à toi, trop loin pour que tu ne le reconnaisses vraiment malgré une crinière sombre. Et tu l'observes traîner un moment, l'air de vouloir toquer, une certaine nervosité à ses manières. Sauf qu'il abandonne après quelques instants, semblant résigné pour finalement quitter les environs, loin de ta direction. Tu patientes encore un peu, par principe, le temps de terre ce sentiment d'un malaise au creux de ta poitrine, l'un qui te saisissait de plus en plus. Dont tu dois faire davantage d'efforts pour faire taire, mais qui gronde tout de même. Tu finis par avancer, forçant la paranoïa qui cherche à éveiller l'agacement et la jalousie loin dans ta gorge. Te faire des idées ne ferait qu'envenimer la situation, ce qui se doit d'être une belle soirée, parce que tu ne reverrais pas le blond avant un moment. Tu devrais le savoir, l'ayant déjà vécu. La raison cherche même à faire sa part, rationalise qu'il est normal pour elle d'avoir autant de visiteurs vu son dit départ prochain. Un regard réprobateur dans la vague direction où le soupirant s'en est allé et tu fais à ton tour signe de ta présence pour ensuite patienter, jonglant avec une soudaine envie de nicotine. « Tu as oublié quelque chose ? » qu'elle offre en salutations, distraite et certainement persuadée que quelqu'un d'autre se tiendrait de l'autre côté de la porte. Tu arques un sourcil, ravale l'implication qu'il avait bel et bien été dans ses quartiers et hausse simplement les épaules.

Tu aimerais pouvoir répondre quelque chose, n'importe quoi en réalité qui ait un certain mordant pour te détacher de la situation. Pour t'annoncer avec légèreté. Seulement rien ne vient et tu ne peux que l'observer redresser ses deux grands yeux bleus sur toi, la réalisation pleinement jouée sur son visage. De celles qui te serrent un peu trop la poitrine tandis que tu admires un sourire trop grand, trop heureux se peindre sur son minois, ton prénom soufflé de ses lèvres. Les tiennes s'étirent en réponse et ton regard s'adoucit alors qu'elle s'écarte pour te laisser entrer, ce que tu fais. Un baiser chaste et délicat, ta main trouvant naturellement sa taille et tu serres un peu cette dernière avant qu'elle ne s'écarte, un vague « Mmhmm… » en simple réponse à sa question. Ton regard s'égare sur les nombreux cartons ornant la pièce ici et là. Elara aussi se préparait à partir, de bien des manières. Un exemple sur tous les fronts. Sa réaffectation à l'Argus avait été plaisante, facile pour vos échanges, mais la voilà qui repartait déjà, prête à céder sa cabine elle aussi. Tu pinces les lèvres au tableau offert, fais traîner tes crocs un instant contre ta lippe avant de ne lancer, dans ce que tu espères être de la nonchalance : « Tu devrais apprendre à contrôler ça… » Un moment de silence où tu devines son regard confus, avant de reprendre. « Ta façon de briser des coeurs. » Et tu fais un mouvement vague de la tête vers l'entrée de sa cabine. Pouvais-tu seulement en vouloir au pauvre bougre lamentant son sort devant une porte métallique ? Tu avais le même problème que lui, après tout. Trop épris pour voir clair par moments, pour ne pas savoir quoi faire hormis t'y agripper avec force, enserrer le petit bout de bonheur qu'elle était et te convaincre que malgré tout, les limites vagues et le manque de définition entre vous, tout allait bien. Tout irait toujours bien.

Seulement, tandis que tu tentes soigneusement d'ignorer l'étendue de ta bêtise sur sa personne, tu n'arrives pas non plus à te taire, à balayer le sujet d'une excuse, d'une pauvre blague et de laisser tout simplement tomber. Non, tu as toujours préféré creuser ta propre tombe, Riley. À coups de pelles de conneries, d'insécurités qu'un homme de ton âge ne devrait pas avoir, plus maintenant. Tu t'arrêtes devant un carton pas tout à fait rempli, une question te brûlant les lèvres. « C'était Boher ? » Et tu jures que ce n'est pas une attaque, que tu ne voulais pas que son nom soit aussi incisif. Que la remarque antérieure prenait un sens que tu regrettais amèrement avec cette question, parce que jamais tu n'oserais l'attaquer ainsi, ni la juger. Tu n'aimes pas ce que tu entends dans ta voix et pourtant tu retiens l'excuse, la curiosité morbide prenant le dessus. Le besoin de savoir prenant toute la place, ce qui ne t'empêche pas de te maudire silencieusement. Tu t'humectes les lèvres, les épaules tendues, incapable de la regarder parce que ta propre attitude te dégoûte. Tes doigts tracent le cadre dans la boîte, te demande dans une pensée égarée ce que se serait d'en avoir un, non en une toile de grandeur comme celle-ci, mais une simple image de vous deux, enserrés dans une excuse pour y figurer dans un élan affectueux, démonstratif. Épanouis. Tu étais trop vieux pour tes propres conneries, pour ces mêmes erreurs camouflées en accusations que tu te plaisais à balancer à la figure et à recevoir dans ton ancien mariage. Ce n'est pas ce que tu es, avec Elara, pas ce que tu souhaites devenir. Alors tu prends un respire et te tournes enfin vers elle, malgré la crainte de son expression et te justifies comme tu le peux. « Je devrais pas demander. » Tu le sais, mais ça n'empêche rien. Toi qui as appris à suivre les règles, les vôtres sont désormais trop difficiles. Tu ne fais que les enfreindre. « J'aime pas comment il s'immisce... comment il te touche... » que tu termines en marmonnant. Comment elle répond, tangue vers lui. Comment elle rit et le regarde, juste un peu trop tendre pour se miroiter parfaitement à son attitude avec Trasam. Et pourtant, ce que tu aimes ou n'aime pas n'a rien à voir selon ce que vous aviez décidé au départ. Tu te déclares, conscient des risques, trop engloutis dans tout ceci pour en sortir indemne, dans une honnêteté qui t'est propre. C'est plus fort que toi, encore une fois, ta crainte de leur intimité, qu'elle pourrait dépasser la vôtre. Que tu n'arrives plus à considérer qu'elle puisse l'être avec quiconque, autre que toi.
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You love her despite the burden of atlas resting on her shoulders. And she loves you despite the death still clinging to your lips.

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MessageSujet: (#) Re: just gotta let yourself fall (elarus #3)     Dim 3 Juin - 22:31
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gotta let yourself fall

« She wasn't exactly sure when it happened. Or even when it started. All she knew for sure was that right here and now, she was falling hard and she could only pray that he was feeling the same way. »
Elle n'attend pas plus longtemps pour se glisser contre lui et passer ses mains derrière sa nuque dans un baiser bref qui cache à peine son sourire. Satisfait, comblé. Parce qu'Elara était heureuse de le voir, l'était toujours au fond mais ce soir avait un goût particulier. Car là seraient certainement leurs derniers instants avant de se séparer pour deux semaines, peut-être plus : entre eux, le reste de l'univers et aucun moyen de s'enquérir de l'autre. Elle préférait ne pas y penser, finalement, incertaine de ce qu'il se passerait pendant son absence qui serait pour la première fois totale. Et la perspective de ne pas pouvoir ne serait-ce que le voir lui serrait le coeur, une sensation sur laquelle elle fermait les yeux préférant se concentrer sur ce que ce voyage apporterait à la flotte, aux Stellatiens, plutôt qu'aux sacrifices même minimes qu'il pouvait imposer à ceux qui embarqueraient bientôt pour Byblos. Et c'était dur, de s'écarter de lui quand une part d'elle était déjà avide de rattraper un temps pas encore perdu. Mmhmm… sa réponse est brève, évasive, sans que cela ne l'inquiète pour autant parce qu'elle l'observe perdre son regard sur les cartons qu'elle termine doucement. Et Elara s'imagine déjà ce qu'il peut bien penser, sans parvenir à s'éloigner, préférant graviter autour de lui en prenant appuis nonchalamment sur l'accoudoir de son canapé. Le regard toujours vissé sur son visage, avec le réflexe inconscient de détailler les traits de celui-ci, de les garder en tête quelque part trop près du coeur avant de n'avoir plus que de rares photos à observer sur Byblos. Tu devrais apprendre à contrôler ça… ses sourcils se froncent délicatement, incertaine quant à où il voulait en venir et elle se tait pour écouter la suite, curieuse tout à coup sans voir la vague venir. Ta façon de briser des coeurs. Et là, c'est son propre coeur qui se serre tandis que le courant la frappe. Elle voit bien, Elara, qu'il dit ça maladroitement en pointant du menton la porte d'entrée. Elle sait bien que les mots dans sa bouche trébuchent et chutent, mais quelque part ça la blesse même si ça n'était peut-être pas le but. C'était Boher ? Qu'insinuait-il, par là ? Si elle pâlit un brin, ses lèvres s'entrouvrent doucement : bouche bée. Elle ne s'y attendait pas, c'est sûr et elle ne sait même pas quoi lui dire alors elle préfère conserver ses lèvres pincées et ses mâchoires closes. Le regard qui dévie vers la porte sans revenir à celui du brun, et l'esprit qui essaye de savoir comment réagir à cette pique. En était-elle une seulement ? Et si c'était le cas, la voyait-il vraiment comme une briseuse de coeurs ? La simple possibilité que cela soit le cas la heurte plus qu'elle ne l'aurait voulu et elle tourne la tête cette fois complètement, définitivement contrariée que cela soit tout ce qu'il trouve à dire la veille de son départ. Elle qui avait pensé à lui toute la journée, à ce moment qu'elle avait appréhendé autant qu'elle l'avait attendu avec envie se retrouvait bien perdue tout à coup.

Et puis il y a la manière avec laquelle il prononce le nom de Leandro : cette froideur brûlante, pareil à un venin qu'elle ne lui connait pas. Si elle fait aisément le lien avec la première question -elle lui avait brisé le coeur, c'est vrai, et elle en serait toujours éternellement désolée- elle a du mal à voir ce qu'il fait ici. Pourquoi lui, pourquoi maintenant, pourquoi ce sous-entendu qu'elle capte sans soucis et qui la bouscule un peu aussi. Etait-il jaloux ? Au point d'avoir envie de l'offenser, de lui jeter en plein visage ses fautes passées ? Je ne... qu'elle commence à peine, prête à lui demander pourquoi cette soudaine insinuation, cette attaque qui ne lui ressemble que trop peu mais sa voix plus puissante se mêle à la sienne pour la surplomber au même moment. Je devrais pas demander. qu'il avoue enfin en se retournant et Elara qui s'était montrée fuyante et interdite jusqu'ici se lève tout à coup, le regard plus doux peut-être parce qu'il reconnait sa faute avant même qu'elle ne lui pointe du doigt. Et pourtant, il ne peut s'empêcher de renchérir presque aussitôt J'aime pas comment il s'immisce... comment il te touche... sans filtre. Et ça ne l'étonne qu'à moitié parce qu'elle le sait trop honnête pour tourner autour du pot, trop maladroit pour se jouer des mots. Mais même si ça ne la surprend pas totalement, elle ne contrôle pas son palpitant qui se serre cette fois non pas avec la peine égoïste d'être vue comme une briseuse de coeur, mais avec celle plus altruiste, plus empathique de le voir s'agiter seul, de l'entendre s'ouvrir sans barrières. Cependant ça ne suffit pas à lui faire oublier l'affront et la brûlure qu'a laissé sa pique gauche, le nom de Leandro dans sa voix et cette distance qu'il a mis entre eux sans le vouloir et parcourant la pièce. Elara ouvre la bouche mais ses lèvres restent en suspend avant de se fermer à nouveau, incertaine quant à ce qu'elle voulait dire. Elle cherche ses mots, la marche à suivre, un peu d'aide mais ne croise pas son regard avant de soupirer, déjà las d'être ainsi perdue. L'impression de nager à contre courant quand elle n'avait eu qu'une envie : plonger contre lui. Je... elle hésite encore, la frustration qui monte alors qu'elle passe une main dans ses cheveux. C'est comme ça que tu me vois ? finalement c'est tout ce qu'elle trouve à dire, d'abord, sans avoir besoin de rajouter comme une briseuse de coeur. Dans sa voix, pas de colère mais une déception certaine et l'envie brutale qu'il dise non et qu'il la rassure. Puis ses sourcils se froncent petit à petit, sans qu'elle ne sache sur quel pied danser, une tornade d'émotion la menaçant. Je ne sais pas ce que tu es venu chercher... bien sûr que si elle le savait. Elle la connaissait la raison qui avait poussé Marcus à se déplacer jusqu'ici et c'était une raison qu'elle partageait avec la même intensité. mais je n'ai pas très envie d'entendre ce genre de commentaires ce soir. parce que ce soir, elle n'avait pas la tête à ça. Ce soir, elle l'avait imaginé autrement loin d'une possible dispute ou de ce qui ressemblait à un début. Alors elle décide de l'avertir plutôt que de le confronter, en oublie de le rassurer trop concentrée sur cette joute qui n'en était peut-être pas une. A la place, elle se rapproche de lui mais ne se jette pas à son cou et fait mine de ranger une bougie dans le carton à côté de Marcus. Ni sur moi, ni sur Leandro d'ailleurs. rajoute-t-elle sans se rendre compte qu'elle nourrit les inquiétudes du légionnaire. Mais Leandro est un ami de longue date, un ancien amant avec qui elle avait décidé de rester amis parce qu'elle s'était rendue compte un peu brutalement que son coeur n'était plus à prendre. Qu'elle n'arrivait à le donner qu'à une seule âme, sans être complètement certaine que l'inverse était tout aussi vrai, la faute à des règles qu'ils avaient posé très tôt. Qui les empêchaient d'être aussi sincères qu'elle aimerait l'être de peur de briser ce qu'ils avaient construit dans un flou rassurant. La brume qu'entourait leur relation avait ce quelque chose d'apaisant, mais était devenue de plus en plus problématique l'empêchant de mettre un nom sur ce qu'ils étaient. Sur ce vers quoi ils se dirigeaient, la forçant à stagner sans parvenir à contrôler l'étendue de son affection pour le militaire. Alors elle restait statique, comme ils se l'étaient promis cachant derrière l'immobilité imposée la profondeur du gouffre qu'était devenu sa poitrine avec le temps. Elara soupira, sa nature conciliante revenant au galop. Leandro est comme ça avec tout le monde... finit-elle par rajouter un peu plus bas les yeux fermés, incapable de rester plus longtemps de marbre face à l'agitement de Marcus qu'elle n'aimait pas voir contrarié. Et ce, même si elle aurait préféré changer de sujet de conversation pour quelque chose de plus léger.

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MessageSujet: (#) Re: just gotta let yourself fall (elarus #3)     Sam 21 Juil - 18:23
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Le silence qui s'écoule entre vous suite à tes aveux, bêtes et brutaux, suffit à faire des dégâts. Elara n'a pas besoin d'élever la voix, de te crier des bêtises ou de t'insulter. Non, son silence suffit amplement, heurte beaucoup plus puisque rien n'est accusé. Aucun mot, aucune colère verbale, ce qui te laisse amplement de temps pour ta propre imagination de s'agiter. Y peindre des ombres aussi sombres que possibles, d'y voir un affront aussi grand que son délicat minois, l'air perdu, peut s'y cacher alors qu'elle t'observe, muette. Les lèvres entrouvertes comme si elle cherchait exactement les mots pour te dire à quel point tu venais de merder. Du moins, tu le souhaites presque. Qu'elle te reproche ton attitude, au lieu de l'excuser. Y cherche son venin, à défaut de sa tendreté. Tout était mieux que d'être laissé dans l'ombre avec tes songes, tes appréhensions et ton jugement dépeint sur tout ceci, y compris ta propre personne. Tu connais Elara, depuis le temps. Vous avez déjà approché les disputes sur quelques sujets sensibles. Seulement tu n'as jamais su être aussi cruel avec elle que tu pouvais l'être avec d'autres, n'en avait jamais l'intention, du moins. Toujours plus malléable, plus doux sous son regard. Quelque chose que tu n'admettais pas au départ, que tu vivais maintenant avec réconfort. De savoir que tu n'étais pas que crocs et regards féroces, sévère et austère. Pas toujours prêt à frapper dans la crainte qu'on te frappe d'abord. Tu connais Elara, ses mimiques et sa façon de penser en général et pourtant, elle te surprend lorsqu'elle ose enfin parler, qu'elle te met sous le nez la première insulte que tu as lancé vers elle, celle assez vive pour surpasser les autres : « C'est comme ça que tu me vois ? »

Tu ne sais pas quoi dire sur le coup, interdit devant cette simple question. Devant l'implication de cette dernière, de cette vision qu'elle pense maintenant que tu as d'elle. La honte glissant dans ton propre regard que tu refuses de dérober de sa silhouette. Tu ne la considères pas comme une briseuse de coeur. Comme un rôle actif qu'elle tente de jouer. Non, tu y vois quelque chose de plus subtile que ça, de simple et attirant. Quelque chose qu'elle émane, elle et son sourire rassurant. Ses grands yeux bleus brillants, toujours les bonnes paroles au coin des lippes, son contact facile et sa bonté naturelle. Tu le vois comme une possibilité, presque comme un fait qui impacte la généralité de ses rencontres. Qu'Elara a un charme indéniable, un sous lequel les gens laissent facilement tomber. Qu'ils s'y brisent les crocs, comme toi. Qu'elle le veuille ou non, elle attire, c'est surtout ça que tu cherchais à dire, mais comme toujours, tu t'y prenais mal. Ficelait le tout dans une pique, une insulte, une attaque. Comme si c'était quelque chose à fixer, comme si elle devait changer, alors que c'est la dernière chose que tu veux. Que tu ne peux blâmer personne, en réalité. Seulement, tu n'as jamais été réellement empathique et le tout se couvre d'une jalousie, plus pointilleuse maintenant que le nom de Boher glisse de ta bouche. Celle que tu humectes, les yeux tombant enfin, se posant à nouveau sur le carton alors que tu tentes de te rattraper : « ce n'est pas ce que je voulais dire… » Tu le sais bien, que tu voudrais rajouter, mais ravales le tout. Parce que non, visiblement, elle ne le sait pas.

« Je ne sais pas ce que tu es venu chercher... » qu'elle reprend, ignore ta faible tentative de te vouloir désolé pour lui avoir fait porter cette étiquette de simple jolie blonde qui sait charmer. « mais je n'ai pas très envie d'entendre ce genre de commentaires ce soir. » Tu as la décence de baisser la tête, tes billes sombres s'égarant sur tes bottes sans réellement les voir, hochant faiblement la tête dans un signe de compréhension. « Je sais. » que tu oses murmurer, tes mains se joignant pour que tu frottes tes jointures avec ton pouce dans un geste distrait. Tu sais que ce n'est pas ce qu'elle espérait pour ce soir. Que ce n'est pas ce qui était prévu. Qu'elle partait bientôt et que ce n'était pas sur sa liste de chose à faire que de te voir débarquer pour faire ton adolescent jaloux de l'affection qu'elle pouvait porter aux autres. Tu savais tout ça, pourtant lorsqu'elle ose poursuivre pour prendre la défense de Leandro, tu ne peux t'empêcher un certain rictus d'animer ton visage. Une seconde, puis il disparaît et tes mais remontent, croisant les bras. Position de défense devant sa proclamation. Tu te refermes devant elle, maintenant plus proche sans pourtant être à ta portée. « Leandro est comme ça avec tout le monde... » qu'elle rajoute et tu ne sais pas ce qu'elle tente de faire avec ça, si elle cherche à te rassurer ou juste à montrer à quel point elle arrive à être naïve. Tu soupires, un rire dérisoire se mêlant à la chose avant que tu ne renifles, trouvant le tout presque risible. Cette fois tu évites son regard sans honte, fixant un point imaginaire, lui offrant ton profile à défaut qu'elle puisse lire le jugement dans tes yeux.

Tu ne crois pas une seconde à de telles paroles, pas avec ce que tu as dépeint de ton propre chef du personnage. De fantaisies que tu ne peux qu'y voir réalité, à présent. Leandro est comme ça avec tout le monde. Bullshit, que tu as envie de cracher. Puis il y a l'image de Galina qui effleure ton esprit et tu ne sais pas, dans toute l'agressivité que tu ressens encore à ce moment, si Elara dit bien la vérité. S'il est juste assez libertin pour être ainsi ou si Galina était juste un autre choix. Quelque chose que tu es convaincu qu'il t'a dérobé, même si ce n'était plus tien depuis longtemps, et qui, dans le plus grand des hasards, semble chercher à faire la même chose avec la blonde devant toi. Tu secoues la tête, tes mains serrées en poing, les bras toujours croisés tandis que tu te fais aussi stoïque qu'elle. Immuable dans ta rancoeur envers l'homme. « Pas avec tout le monde. » que tu décrètes entre tes dents serrées, avant de soupirer. Parce que ce n'est pas ta place d'éprouver ce genre de déplaisir. Vous en aviez convenu il y a bien longtemps déjà, lorsque tout n'était que chaire et réconfort. Que tout était si simple que vous pouviez y mettre un code de conduite sur papier, des règles à suivre dans l'espoir de vous protéger respectivement. La vérité c'est que tu n'as pas envie de te disputer ce soir non plus. Seulement tu es comme un chien qui ne sait pas lâcher l'os maintenant que tu l'as coincé entre tes dents. Alors tu gruges, quitte à t'y faire saigner, quitte à ce qu'on te l'arrache et qu'on te laisse crier famine.

La jalousie est laide, surtout sur toi. Et si on t'a appris à choisir tes combats, parfois tu ne peux pas t'empêcher de te jeter corps entier, tant pis si on te piétine. Alors tu soupires une nouvelle fois, jonglant entre déterminé et résigné, cherchant son regard. « Tu te souviens de ce qu'on s'était dit au départ ? » que tu débutes, cherche l'angle pour approcher le sujet, pour y couler ta confession. « Je peux plus faire ça… » que tu lui avoues dans un souffle, les sourcils froncés et les lèvres pincées. « Je veux pas être ce gars, qui pointe les autres du doigt et qui se demande s'ils ont la chance de voir ce que j'vois. » Tu ne veux pas être le type que tu étais au moment de franchir cette porte, celui qui questionne et qui doute. Tu l'as déjà fait, dans une autre vie, tu n'as pas envie de recommencer. Tu hausses les épaules, laissant retomber celles-ci, une certaine tension disparaissant avec le geste. Tu n'as jamais été doué avec les mots, mais ces derniers s'extirpent avec une certaine aisance, la sincérité comme voile pour les envelopper. « J'peux pas faire ce qu'on faisait au départ parce que… » et tu bloques cette fois, sur l'immensité que tu pourrais dire, sur l'éloquence que tu n'auras jamais. Incapable de cacher ta vulnérabilité sur les mots qui tremblent alors que tu les forces à sortir. « Parce que j'en veux plus. » Plus d'elle, plus de votre intimité. Plus que ce simple arrangement qui ne te convient plus, qui n'arrive pas étancher ta soif de sa présence. Qu'elle te pointe la porte si ce n'est pas ce qu'elle souhaite, tu repartirais avec la tête haute, le coeur ouvert et sanglant. Tes envies exposées, tes besoins clairs. Plus de brume, plus d'illusions, vous aviez dépassé tout ceci depuis un bon moment déjà. Tu la regardes en silence, tentant de percer sa réaction. Tes bras tombent mollement à tes côtés, l'un hésitant à venir capturer sa joue au creux de ta paume. Son nom coincé au fond de ta gorge, mélange de désir et d'espoir contre ta langue.
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MessageSujet: (#) Re: just gotta let yourself fall (elarus #3)     Sam 21 Juil - 23:27
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gotta let yourself fall

« She wasn't exactly sure when it happened. Or even when it started. All she knew for sure was that right here and now, she was falling hard and she could only pray that he was feeling the same way. »
Elle le regarde, ses grands yeux bleus qui espèrent que ce qu'elle lui dit suffira à calmer cet élan qu'elle ne lui connait pas. Parce qu'ils en avaient décidé autrement, au début quand tout était plus simple. Quand le flou était encore rassurant, et qu'aucun n'était prêt à s'engager, les plaies trop fraîches pour être pansées. Trop profondes pour qu'ils croient pouvoir s'en relever. Face à lui, elle doit lever le menton pour croiser son regard sombre, le coeur pincé dans l'attente qu'il abandonne avant que ça ne soit trop tard. Elle avait besoin de lui ce soir, mais pas comme ça. C'est pourtant bien un soupire qui lui répond, un sourire faussement amusé suivi de près par un rire mauvais et s'il tourne la tête, elle l'imite. Incapable de rester de marbre alors qu'il se fout d'elle. Elara aussi croise les bras sous sa poitrine, le visage tourné à l'opposé du sien : cependant elle ne fuit pas, reste tout près trop têtue pour le laisser faire. Il n'a pas le droit, pas ce soir. Et elle sent ses veines se gorger, brûlantes, alors que l'agacement tourne à la colère face au comportement de Marcus. Si aujourd'hui elle avait du mal à suivre leurs règles, au moins elle, elle ne les enfreignait pas. Pas devant lui du moins. Oui, elle s'était surprise souvent à vouloir plus, à espérer plus, à jalouser les femmes qui le regardaient avec trop d'insistance lorsqu'elle quittait sa table. Parfois même elle s'imaginait à son bras dans les couloirs du Columbiad sans craindre les regards et les bruits. Mais elle ne le lui avait pas dit, n'avait pas fait de scène où elle s'imaginait qu'il fréquentait l'une de ses collègues. Elle. Alors quand c'est son tour de parler, Elara l'écoute avec attention même si elle fait mine de regarder ailleurs. « Pas avec tout le monde. » qu'il répète, sans se gêner pour soupirer. Ça suffit à lui faire retourner la tête vers lui pour lui répondre du tac au tac un   C'est bien ça. irrité, presque amer, parce qu'elle sent bien qu'il ne la croit pas. Et la blonde ne comprend pas pourquoi maintenant, pourquoi Leandro en qui elle avait toute sa confiance. Oui, ils s'étaient fréquentés longtemps, oui, elle l'avait revu quelques fois après son divorce mais il n'avait jamais été comme Marcus à ses yeux. Le légionnaire était différent. Tout l'était avec lui.

« Tu te souviens de ce qu'on s'était dit au départ ? » qu'il lui dit alors soudainement. Le regard d'Elara change d'agacé à confus, parce qu'elle ne voit pas bien où il veut en venir tout à coup. N'était-il pas jaloux de Leandro quelques minutes plus tôt ? Elle lui répond un petit Oui. tout aussi excédée par le briseuse de coeurs qu'elle avait encore de travers (elle n'oubliait pas, malgré sa tentative d'excuse), les insinuations qu'il lui avait faites et son comportement, tout simplement. Sa prochaine phrase tombe comme une gifle pour la contremaître. Elle sentirait presque sa joue chauffer là où le légionnaire venait de frapper par ses mots. « Je peux plus faire ça… » Et voilà. Sa gorge se serre, aussi fort que son palpitant qui pire que s'affoler, ne sait plus trop comment battre après ça. Est-ce qu'il était en train de rompre ? Si l'on pouvait appeler ce qu'ils avaient, quelque chose de suffisamment fort pour être brisé. Son visage crispé se détend quand elle assimile ses mots, mais loin d'un sourire apaisant c'est une mine déconstruite qu'elle affiche. Bouche-bée, encore une fois, mais cette fois pour de bon. Quoi ? parvient-elle cependant à souffler d'une voix à peine audible, l'incertitude même au creux de sa gorge. « Je veux pas être ce gars, qui pointe les autres du doigt et qui se demande s'ils ont la chance de voir ce que j'vois. » Et elle ne le voulait pas non plus. Elle avait pas envie de ça, Ela. Mais est-ce que c'était une excuse suffisante pour la lâcher subitement ? La veille de son départ qui plus est ? Elle ne comprend pas, cette fois-ci complètement abasourdie, parce qu'entre deux motifs il admet quelque part que ce qu'ils ont est précieux. Alors pourquoi rompre. Elle qui avait gardé la tête haute et le menton levé baisse les yeux, tourne la tête, elle n'a pas envie qu'il les voit se remplir de peine trop fière pour lui faire ce plaisir. À la place, elle se mue dans un silence qui ne lui ressemble pas vraiment. « J'peux pas faire ce qu'on faisait au départ parce que… » et elle attend sa sentence, inquiète, ses doigts qui s'agitent jouant nerveusement avec l'une de ses bagues le coeur qui n'sait plus où battre. Et qui décide de plus battre du tout, tiens. Le moment flotte, le silence pèse et elle se pince les lèvres pour rester forte malgré la peur envahissante qu'il soit véritablement venu pour en finir avant qu'elle ne parte sur Byblos.

« Parce que j'en veux plus. » Les secondes passent sans qu'elle ne réagisse, comme si son cerveau avait décidé de quitter la partie dans l'angoisse d'être blessé. Encore. Et il lui faut une poignée d'instants pour qu'elle fasse sens de ses mots loin d'être ceux auxquels elle s'était attendue l'anxiété aux tripes. Elle cille, le regard vissé sur le sol soufflant un Quoi ? aussi étonné qu'incertain. Est-ce qu'il disait bien ce qu'elle venait d'entendre ? Elara remonte doucement la tête alors, les yeux un peu plus brillants que lorsqu'elle les avaient baissé. Trop de choses s'étaient passées en trop peu de temps pour qu'elle saisisse tout ce qu'il voulait dire par plus et son esprit embrouillé par ce qu'elle avait cru être une rupture a du mal à savoir quoi répondre, quoi faire. À la place, elle le regarde droit dans les yeux le souffle un peu court. Est-ce qu'elle aussi, elle voulait plus ? Elle n'avait pas besoin de réfléchir pour savoir que c'était le cas, évidemment. Et après ce qu'il venait de faire, de dire ? Oui, toujours. Alors finalement, elle s'approche un peu, attrape le tissu de son haut pour le tirer doucement à elle sans jamais perdre ses yeux. Est-ce que t'es sûr de toi ? qu'elle finit par lui demander, bien plus douce que lorsqu'elle lui avait répondu avec amertume, vexée. Et l'envie de lui demander s'il n'a pas peur qu'elle lui brise le coeur la titille mais elle n'en dit pas plus de peur de le contrarier. Elle n'avait pas envie de se disputer, pas ce soir. Pas quand il venait d'avouer qu'il voulait plus que le brouillard qu'avait été leur relation tout ce temps. Parce que moi aussi je veux plus que ça, tu sais. finit-elle par avouer l'envie pressante de l'embrasser qu'elle retient, parce qu'elle ne veut pas qu'il ait pris cette décision sur un coup de tête, par jalousie. Mais je veux qu'on soit honnête. Je n'veux pas que tu me dises ça juste parce que tu as cru voir Leandro sortir d'ici. Parce que Leandro n'était pas venu ce soir et qu'elle ne l'avait même pas rectifié trop surprise par ses propos qui relevaient plus de la pulsion que de la vraie réflexion. Si tu veux tout savoir, lui et moi on est sortis ensemble avant Luke. et le prénom de son ex-mari sonne si triste, si dur dans sa bouche. Je l'ai revu après le divorce. Mais ça n'a jamais été comme toi. Elle marque une pause pendant laquelle ses doigts agrippent avec plus de force le haut de Marcus, comme pour se donner plus de légitimité, ou de courage. Jamais. et si proche elle a terriblement envie de l'embrasser sans sauter le pas, parce qu'il pourrait très bien revenir sur ses propos, la repousser. Je pensais qu'à toi, tout le temps, alors j'ai arrêté de voir d'autres personnes parce que j'y arrivais plus. Si Leandro était venu ce soir, il ne se serait rien passé. Finalement, elle le relâche, ses mains qui trainent un peu contre sa taille avant de tomber le long de son corps les doigts nerveux qui s'agitent encore sur sa bague. Je veux que tu le saches, parce que personne d'autre ne voit ce que tu vois. qu'elle ajoute en reprenant presque mot pour mot les craintes qu'il avait exposé avec tout le courage qu'elle savait qu'il possédait. Et ça lui brûle la langue de lui dire qu'elle veut qu'il le sache parce qu'elle ne s'imagine déjà plus avancer sans lui, mais ça ne sort pas. À la place, elle attend qu'il réagisse. Qu'il décide de reculer ou non.

Quartiers d'Elara, Argus One, 30 avril 2227.
Elara parle en 996699
Marcus parle en E3AD7D

(c) DΛNDELION


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SHE WAS BRAVE, NOT BECAUSE SHE WASN'T
SCARED BUT BECAUSE SHE WENT ON SO STRONGLY
☾☾ DESPITE THE FEAR ☾☾


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MessageSujet: (#) Re: just gotta let yourself fall (elarus #3)     Jeu 2 Aoû - 17:48
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just gotta let yourself fall
it’s like the start of something I don’t understand yet but my soul does. because when your arms wrap around me and you touch me like I’m worthy of your gentleness it feels like a promise. as though you’re accepting the weight of my bruised heart, as though you’re accepting the triumph of redeeming a tragedy. one that the stars believed was in their clutches for years. and it’s the least terrifying thing I’ve ever done to love you because you feel like home.
▿ ⬘ ▴ ◈ ▾ ⬙ ▵
Si tu étais toutes crocs dehors, tu aurais relevé sa fausse affirmation sur tes mots répétés, non comme une correction qu'elle avait réussi à te faire avaler, mais comme la grande opposition qu'ils représentaient réellement. Tu aurais étouffé son petit espoir de te faire voir les choses à sa manière, en ce qui concerne l'homme en question et ta conviction envers ses intentions. Seulement, ce soir tu n'es pas loup, Marcus. Pas la moindre bête tandis que tes serres se rétractent malgré l'envie possessive de l'y piéger. Parce que ce n'est pas comme ça que tu veux la faire tienne, réellement tienne. Alors tu t'arraches le coeur, lui offre au creux de ta paume, à coup de maladresses à défaut d'une éloquente confession. Celles dignes de la grande romance. Celles qu'elle mériterait, sans aucun doute, mais que tu ne peux lui offrir. Tu cèdes tes peurs et tes craintes pour des souhaits, simplistes en soi, mais que tu espères purs. Tu n'es pas là pour te battre, Marcus. Pas avec elle, jamais avec elle. Tout ceci n'a rien d'un champ de bataille, qu'importe la sensation ensanglantée qui t'habite en lui offrant ton palpitant. En offrande, en sacrifice. Qu'elle l'honore ou le piétine, il est trop tard pour reculer. Tes envies sont trop grandes, ton affection trop profonde. Et si tu peux continuer de faire semblant devant les autres, à couvert des jugements trop faciles à porter, tu ne peux plus le faire avec elle. Tu en veux trop et ce n'est plus assez. Tu t'exprimes sans doute mal, aussi. À voir son visage déconfit, son regard fuyant, mais tu ne cherches pas à te rattraper. Ne cherche pas à tout prix à te reprendre, parce que tu ne sais tout simplement pas comment dire les choses autrement. Alors tu te livres, maladroit et vulnérable.

C'est le silence qui fait ensuite son œuvre. Quelques secondes ou une éternité, tu ne saurais dire. Et sa confusion refait surface, un : « Quoi ? » à nouveau soufflé, un voile de larmes dans ses yeux alors qu'elle les redressent enfin sur toi. Comprend-elle ce que tu cherches à lui dire ? Elle le doit, tu as été clair après tout. Et pourtant, il y a cette crainte qui gronde que tes mots n'auront pas l'impacte souhaité. Que l'incompréhension gagne et vous tire vers la dispute, vers le rejet comme tu l'as vécu tant de fois avec Galina par le passé. Que tu es destiné à répéter les mêmes erreurs dès que ton coeur désire un peu trop. C'est ridicule et pourtant si saisissant à la fois, cette peur qui t'enveloppe. Qu'elle te montre la porte, t'accusant de l'attaquer pour mieux la plier. Tu ne l'en blâmerais pas. Tu vis une certaine contradiction en ce moment. À la fois effrayé par son rejet, mais déjà préparé à l'accepter. Et ton coeur s'emballe, un peu violemment encore, alors qu'elle tend enfin ses mains vers toi, tes billes sombres perdues dans le bleu des siennes. Ses doigts agrippent le tissu de ton haut et tel un aimant, tu fais un pas suite à son approche, envahissant son espace sans remords. « Est-ce que t'es sûr de toi ? » qu'elle te demande et ça te submerge. Qu'elle soit aussi douce malgré tout, qu'elle recherche ta certitude avant tout. Et toi, tu ne peux que hocher la tête, le geste si subtil pour l'ampleur de ce qu'il représente, tes doigts venant frôler son avant-bras dans l'impossibilité de ne pas la toucher. Tu es sûr oui, tu en es convaincu. Reculer en arrière n'est plus une alternative, ne l'a jamais vraiment été malgré tout ce temps.

« Parce que moi aussi je veux plus que ça, tu sais. » Tu ne sais pas ce qui te coupe le souffle. Peut-être l'émotion s'emparant de toi, s'enserrant dans ta poitrine à l'idée qu'elle t'avoue ce que tu espérais tant, la réciprocité comme une adrénaline dans tes veines. Peut-être que c'est le soulagement, qui roule en toi comme une vague pour abattre la peur qu'elle te rejette, qu'elle chante une acceptation que tu ne pensais pas réellement vivre un jour. Dont tu as simplement eu l'esquisse, auparavant. C'est un sourire tremblant que tu lui offres, heureux sans en avoir les mots pour l'exprimer convenablement, sauf peut-être un « tant mieux. » murmuré telle une prière, inclinant la tête vers elle. Ce serait bête de penser que tout finirait ainsi, sans plus. Ela est une femme sage, une femme qui n'en a plus à faire des mensonges et des façades. Sa franchise ne te surprend pas, alors qu'elle poursuit : « Mais je veux qu'on soit honnête. Je n'veux pas que tu me dises ça juste parce que tu as cru voir Leandro sortir d'ici. » Et tu murmures encore, la voix rauque, qu'il n'en est rien. Que c'était stupide, malgré ta rancoeur. Malgré ta conviction. Que c'était juste qu'elle doute ainsi. Non, ce n'est pas l'insécurité qui te pousse à te dévoiler. C'est quelque chose de plus grand que tout ceci, qui devait être avoué, que tu ruminais depuis un moment, sans savoir comment l'approcher. En d'autres circonstances, de préférence, mais la romance n'a jamais été de ton côté.

Elle n'a pas de comptes à te rendre et pourtant, elle continue, te livre quelques secrets. Justification ou honnêteté, honnêtement tu t'en fiches. Ne cherche pas à déchiffrer et accueille ses confidences en silence. « Si tu veux tout savoir, lui et moi on est sortis ensemble avant Luke. » Et si tu fronces les sourcils au prénom de son ex-mari, l'air facilement mauvais dès qu'il est mentionné, tu ne dis rien. Caresse son bras comme seule réponse. « Je l'ai revu après le divorce. Mais ça n'a jamais été comme toi. Jamais. » Tout est dit en simple vérité. Des faits, vraiment et pourtant ton souffle s'emballe. Tes yeux s'attardent sur ses yeux trop brillants, le blond de ses cheveux qui semble attraper la lumière crue des néons pour l'en transformer en quelque chose de plus doux. Et tu vous trouves si stupides, toi encore plus, de ne pas avoir tout avoué avant ce soir. De ne pas avoir fait le grand saut. Pourtant tu tombes, tomberais pour elle à genoux sans hésiter. « Je veux que tu le saches, parce que personne d'autre ne voit ce que tu vois. » Un nouveau sourire grignote tes lèvres, les étirent en quelque chose que tu considérerais sans doute niais sur n'importe qui d'autres. Ta main quitte son bras pour s'accrocher à sa taille alors qu'elle avait libéré la tienne. « Je veux personne d'autre. » que tu déclares comme une promesse. Ton autre main remonte contre sa joue, l'effleure en une caresse qui n'en est pas vraiment une, qui en possède son squelette. « J'en ai marre de faire semblant que tout ceci… » et tes doigts quittent sa peau pour gesticuler vaguement entre vous. « c'est pas aussi important que ça... alors que c'est tout le contraire. »

Tu prends un respire, hausse les épaules telle une fatalité qui te convient bien, au fond. « Je n'ai jamais été doué pour faire semblant, Ela. » Certainement pas avec elle. Tu l'aimes, depuis longtemps déjà. Et cette fois ta main revient contre son visage pour se nicher contre sa mâchoire, inclinant son minois déjà orienté vers le tien. Tu ne frôles pas tes lèvres des tiennes, tu les écorches. Il n'y a pas d'hésitation. En cet instant, il ne s'agit pas de savourer, mais de la consumer. Un peu brute, cherchant à dévorer cette distance, ce gris qui vous enveloppait. Et ton autre main quitte sa taille, l'invite à entourer ses bras autour de toi avant de plonger contre son dos, suivant la chute de ses reins. Gourmand de sa chair, animé par ce tournant qui vous anime, par le regret de devoir la laissé partir ensuite pour Byblos. Et en cet instant, deux semaines te semblent encore plus longues, trop près. Ça aussi, c'est une fatalité que tu comprends bien, que tu vis également. La flotte passerait toujours d'abord, autant pour elle que pour toi, pour des raisons perspectives. Et c'est peut-être ce qui t'avait ancré à elle, au fond. Cette compréhension de vouloir se donner en entièreté, cette réalité que de pouvoir seulement en céder la moitié. Pourtant, ça ne t'empêche pas d'essayer de l'envahir. Ton esprit embrumé par son parfum jongle avec l'idée de la guider jusqu'à son lit, faisant même un pas pour commencer à la diriger entre deux baisers, des douceurs chuchotées au coin des lippes lorsque tu la libères enfin pour reprendre votre souffle.
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MessageSujet: (#) Re: just gotta let yourself fall (elarus #3)     Mer 8 Aoû - 20:55
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gotta let yourself fall

« She wasn't exactly sure when it happened. Or even when it started. All she knew for sure was that right here and now, she was falling hard and she could only pray that he was feeling the same way. »
D'autres lui auraient sauté au cou, l'auraient parsemé de baisers satisfaits, auraient passé l'éponge sur l'affront évité. Peut-être même que certaines lui auraient sauté à la gorge, l'auraient repoussé le plat des mains s'abattant sur son torse avec dégoût se concentrant sur les piques plus que sur les révélations. Mais Elara ne faisait partie d'aucun de ces groupes. Elle était trop sage pour se jeter corps et âme au creux de ses bras au moindre mot doux, trop blessée pour croire qu'on pouvait l'aimer avec autant de certitude que par le passé. C'était le temps qui l'avait modelée, sa peau s'érodant sous les coups de Luke tandis que son esprit lui, s'était fait plus méfiant lorsqu'il s'agissait du coeur. Elle avait besoin d'être certaine. De savoir et de croire que Marcus n'agissait pas comme les autres, ceux qui sous la possibilité de perdre quelque chose le faisaient sien avec une violence égoïste : et même si ces gens là n'en voulaient pas vraiment, ils ne souhaitaient pas non plus que l'oiseau sorte de sa cage. Luke l'y avait enfermée à la force de ses poings et quand elle l'avait enfin menacé, il avait vrillé : si tu n'es pas à moi, tu ne seras à personne. C'était peut-être pour ça que dès le départ, elle avait voulu mettre des barrières tombant par chance sur aussi instable qu'elle. S'empêcher d'être à quelqu'un d'autre, de lui donner cette chance et ce pouvoir. Et se punir aussi un peu, finir par suivre ce que Luke lui avait un jour dit : parce qu'elle l'avait aimé et que lui aussi. Alors comment avaient-ils pu en finir là ? Elara s'en voulait toujours, sans savoir véritablement pourquoi. Qu'avait-elle fait pour l'y pousser, qu'elle se demande encore sans trouver de réponse avant de craindre d'en être la cause et de voir celui qu'elle aime aujourd'hui sombrer aussi. Peut-être était-elle maudite, alors, à devoir voir filer d'entre ses doigts ceux à qui elle tient. Maintenant qu'elle s'était exprimée, il finirait peut-être par partir aussi. C'était beaucoup, d'un coup. Autant pour elle que pour lui, chacun le coeur ouvert s'était prononcé la peur à l'âme. Le verdict allait tomber.

Il y a d'abord son bras qui glisse vers sa taille, et c'est à son tour de s'approcher sans lutter, l'ombre de sa réponse dans ce geste empli d'affection. Il n'attend pas plus longtemps pour lui glisser Je veux personne d'autre. en piégeant sa joue dans un semblant de caresse. Elara dans un mouvement lent vient renforcer ce contact en pressant sa joue contre la paume de sa main à la recherche de sa peau. Elle n'a pas peur d'être enfermée si ce sont ses bras qui l'enserrent et doucement, la blonde se rend compte qu'elle a le droit elle aussi au bonheur simple d'appartenir à quelqu'un. Alors si elle ne dit rien, son sourire trahit rapidement ses pensées tout comme l'émotion dans son regard. Elle non plus ne veut personne d'autre, car cela fait bien longtemps que lui seul occupe ses pensées. J'en ai marre de faire semblant que tout ceci… c'est pas aussi important que ça... alors que c'est tout le contraire. Y'a ses grands yeux bleus qui le regardent, l'observent lutter pour finir par abandonner dans un soupire : elle sait, déjà, ce qu'il s'apprête à dire. Ce qu'il doit ressentir aussi : le soulagement d'avoir enfin libéré ce qu'ils avaient toujours cherché à taire. Je n'ai jamais été doué pour faire semblant, Ela. Et si Marcus n'hésite pas à s'approprier ses lèvres, elle ne lui en laisse que peu le choix n'ayant pas besoin de ses mains pour agripper sa nuque et le tirer à elle. Elle aurait aimé au fond lui dire quelque chose, trouver les bons mots, mais elle n'y parvient pas d'abord : laisse les gestes, plus lourds de sens, se faire et se défaire. Jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent, se laissent le temps de respirer un peu alors qu'ils s'étaient emballés soudainement chaque baiser plus intense que le précédent. La faute à ces déclarations surprises, à son départ imminent. Inédit. Qui avec lui embarque autant d'excitation que d'angoisse et à présent de manque : elle n'est pas partie qu'un morceau d'elle regrette déjà le moment où il faudra vraiment lui dire au revoir. Mais le matin est encore loin et le temps qu'il leur reste lui semble être autant une éternité qu'un claquement de doigts. Les siens encadrent tendrement le visage de Marcus une dernière fois, soufflant tout près de ses lèvres dont il est dur de s'éloigner un Alors arrêtons de faire semblant. qui répond tardivement à sa dernière confidence. Il avance d'un pas, l'oblige à reculer dans un mouvement qu'elle sait où mener et qu'elle accueille en le tirant à elle se refusant à la moindre distance. Ses mains déjà glissent le long de son buste pour disparaître sous son haut : elles rejoignent, lascives, sa peau qui sous la sienne s'électrise lui arrachant un sourire malin. Je n'veux personne d'autre que toi Marcus. Voilà. C'est dit. Et avec toutes les choses que cela sous-entendait, une promesse qui en provoquait d'autres : une série de vagues qui leur déferlait dessus. Ils s'étaient promis plus de choses qu'ils ne l'avaient prononcé ce soir et pour la première fois ça ne lui faisait pas peur. Pas si c'était avec lui.

Quartiers d'Elara, Argus One, 30 avril 2227.
Elara parle en 996699
Marcus parle en E3AD7D

(c) DΛNDELION


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SHE WAS BRAVE, NOT BECAUSE SHE WASN'T
SCARED BUT BECAUSE SHE WENT ON SO STRONGLY
☾☾ DESPITE THE FEAR ☾☾


eux:
 
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