can't unlove you // adkin²
MessageSujet: (#) can't unlove you // adkin²     Mar 1 Mai - 3:06
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You do not have to be good. You do not have to walk on your knees for a hundred miles through the desert, repenting. You only have to let the soft animal of your body love what it loves. Tell me about despair, yours, and I will tell you mine.
« ❊ ‹ ❋ › ❊ »
La bouche ornée d’un petit sourire perpétuel, tu gagnes la clinique médicale sans faire grand cas de l’heure. En évitant de songer à la faveur que tu as réclamé, pour quitter la classe plus tôt. Ce n’est évidemment pas dans tes habitudes, mais il te semble que toute la flotte se trouve sur un nouvel axe. Que tout est différent, aujourd’hui. Depuis la veille. Depuis qu’Exvind a trouvé le moyen de se faire du mal et que Maggie c’est vu forcé d’entrer dans votre cabine. Elle, ce n’est pas très grave, pas très inquiétant, mais l’équipe d’urgence ayant suivi pour venir en aide à ton père adoptif… voilà qui est différent. Tu n’as pourtant aucun secret là-bas, tu es même la première à accuser Ex d’angoisser d’un rien, d’être paranoïaque. Et voilà que toi aussi, tu t’y met. Son anxiété contagieuse, au moins depuis la veille. Parce qu’il était ridiculement fragile, installé dans son lit d’hôpital.  Les pleurs de Valco n’y sont pas non plus étranger. Même Olek t’a semblé pâle et il suffit de t’imaginer leur deux visages pour serrer un peu plus fort la ganse du sac que tu transportes. Il suffit d’inspirer et d’expirer, Szill. Tu sais. Il n’y a pas de raison de t’inquiéter, il est entre de bonne main. Il est même sensé sortir aujourd’hui. Maggie te l’a confirmé. Maggie a veillé sur lui. Tout va bien.

Si tu te le répète suffisamment souvent, ce sera forcément réel. Et pourtant, le doute – celui trop réaliste – vibre doucement en toi. Au rythme de tes pas, ceux qui gagnent la clinique. Qui te poussent jusque devant la secrétaire. Un sourire, légèrement forcé, et tu te présentes. Seulement, il n’y a plus personne à visiter et tu cesses de sourire. Sous le choc. Inquiète. Il est déjà rentré. Seul? Tu papillonnes aussitôt des yeux. Surprise. Tellement inquiète, oui. Ton coeur cogne fort entre tes côtes alors que tu te rappelles comment sourire. Un remerciement et tu rebrousses chemin.

Tu marches calmement pour commencer. Pour ne pas inquiéter qui que ce soit. Puis, tu accélères le pas. Ton coeur cogne au rythme de tes foulées. Où est-il passé? A-t-il rejoint la cabine? Ton terminal trouve le chemin de ta main et tu ralentis – très légèrement – le pas pour réclamer l’aide de Charlie. Ce n’est pas juste de ta part Szill, tu le sais, et pourtant… « Charlie, enregistre ce message et envoie le à Sinjir: Ex a quitté la clinique, seul. Je suis à sa recherche, l’entrainement est annulé. » Ta voix tremble doucement, la faute à l’effort physique. La faute à Exvind, qui tente de te faire vieillir trop vite. Ton estomac te pince et tu observes les environs, le temps de prendre quelques inspirations. « Récupère les petits à l’école, s’il-te-plait, Sin. Je… je te contacte dès que je peux te confirmer qu’il est bien. Fin du message, Charlie. » Tu inspires encore profondément et une fois ton terminal en sûreté dans ton sac, tu te remets en marche. Plus vite. Tu pousses sur tes jambes. Étire le cou pour le chercher dans tous les recoins – tous les bancs disponibles. Jusqu’à votre cabine.

Ton ventre est douloureux, quand tu passes enfin le pas de la porte. C’est presque pire, quand tu l’aperçois, étalé sur le canapé. C’est mieux, parce qu’il respire. Parce qu’il est vivant. Et pourtant, tu lui en veux – trop souvent, tu le sais bien – d’être là. De ne pas avoir attendu. « Tu étais censé attendre, Ex » que tu souffles d’un ton grouillant de reproche. Ne voit-il pas dans quel état il vous met tous? N’a-t-il pas remarqué les yeux bouffis de Valco? Le regard perdu d’Olek? Les doigts tremblants de Sinjir? Parfois, il t’arrive de te demander si lui-même, se rappelle qu’il est l’adulte ici. Le parent. Tu le rejoins en quelques pas, graciles et pourtant, légèrement chancelants. Parce que tu ne te sens pas aussi sûr de toi que tu tentes de l’être – parce que tout ceci t’épuises. Tu as peu dormi la veille, trop inquiète pour ton « papa », tes doigts cherchant Sinjir. Puis Valco et Olek. Le t-rex de bien piètre compagnie – pas même une consolation. « J’ai quitté la classe plus tôt, pour venir te récupérer. Et tu n’étais pas là. » Cette fois, tu parles plus clairement. Plus fort. La colère saupoudrant tes paroles. Il n’a pas attendu. Il a encore créé des soucis. Pire – il aurait pu lui arriver quelque chose de grave. Encore.

Cependant, tu as beau tonner Szill, tu t’approches lentement. Pour ne pas l’inquiéter. Parce que tu te doutes qu’il doit déjà être anxieux de l’état des lieux – l’espace commun plus propre qu’il ne l’a été depuis ton départ pour l’école. La faute à son sang. À votre soudain nettoyage. Puis, tu soupires, debout au pied du canapé, où il a trouvé refuge, où il compte refaire sa vie? « Comment va ta jambe? » Il serait plus que capable de faire sauter ses points, tu le sais. Aussi, tu soupires encore. Fatiguée. Et cette fois, tu t’assois sur un bout du canapé, ton sac tombant au sol dans un claquement métallique – une canette s’en échappant. Du soda, son poison personnel préféré. Une attention toute simple. Tu espérais lui faire plaisir Szill, mais tu n’y penses déjà plus. Parce que tu es trop occupée à fixer ses jambes, les sourcils froncés. « Tu as mal? Si tu avais attendu aussi! » S’il était raisonnable. S’il se montrait plus adulte, ce serait tellement plus facile – ou pas.
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MessageSujet: (#) Re: can't unlove you // adkin²     Jeu 3 Mai - 22:16
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« - ‹ ♦ › - »
Ton bras posé sur tes yeux pour te protéger de la lumière artificielle, tu ne parvins même pas à rassembler suffisamment de force pour le soulever lorsque tu entendis la porte de la cabine s'ouvrir. Sans réellement attendre qui que ce soit, tu laissais ta propre respiration te bercer tandis que tu comptais les secondes pour te concentrer sur autre chose que la douleur qui faisait pulser ta jambe. Tu aurais très certainement dû t'arrêter plus souvent, la béquille proposée n'était certainement pas suffisante pour tes véritables premières ballades tout seul. Tu ne t'étais pas brisé la jambe, mais t'appuyer sur celle-ci, faire jouer les muscles encore douloureux te rendait nerveux. La peur d'avoir mal te tétanisait et rendait la souffrance plus importante encore. Tu n'étais pas au bord du martyr, mais la sensation était suffisante pour te couper toute envie de te relever pendant un bon moment.  « Tu étais censé attendre, Ex. » Tu soupirais et tu tournais la tête, laissant ton bras glisser le long de ton corps tandis que tu tentais péniblement de te redresser. Tu ne te souvenais pas avoir promis quoi que ce soit, mais tandis que tu passais en position assise en poussant sur tes bras, tu sentis la nausée commencer à refaire surface. Tu serrais les dents, les yeux fermés convulsivement tandis que tu tentais de combattre les remontées d'acides qui te brûlaient la gorge. Szill est déjà à tes côtés lorsque tu parvins à ouvrir des yeux bouffis de sommeil. « J'ai quitté la classe plus tôt, pour venir te récupérer. Et tu n'étais pas là. » Tu entends la colère, tu la sens. Szill avait été une enfant sanguine, une adolescente pleine d'idées arrêtées et serait probablement une adulte difficile. Tu laissais ta jambe glisser vers le sol, grimaçant lorsque l'impact avec le sol se répercuta en une longue ligne douloureuse dans ta jambe. L'autre suivit plus doucement et tu te décalais pour laisser la place à Szill sur le canapé, tes jambes étendues devant toi. « Comment va ta jambe ? » Tu reniflais, vaseux. Les effets de la nullicoine commençaient à s'estomper mais la douleur au niveau de la jambe reprenait doucement le dessus. « Ça va. » Inutile de toute façon de te plaindre auprès de Szill, ce serait lui donner du grain à moudre pour te reprocher d'être parti sans l'avertir. Tu tapotais doucement à côté de toi pour l'inciter à s'asseoir, sa présence, sa façon de se tenir te donnait la nausée et tu t'enfonçais dans le canapé en fermant à nouveau les yeux.

Le couinement du canapé t'indiquait qu'elle venait de s'installer sur l'accoudoir. Tes dents claquèrent entres elles, grinçant, grondant pour accompagner le couinement du canapé lorsqu'il ploie légèrement sous le poids plume de ta fille. S'ensuivit un bruit métallique, de quelque chose qui heurtait le sol et tu ne pus t'empêcher d'ouvrir un œil, puis l'autre, pour t'assurer que malgré tout elle allait bien. « Tu as mal ? Si tu avais attendu aussi ! » Tu soupirais à ton tour, imitant la gamine. Tu croisais les bras, parce que tu avais froid, mais aussi pour te protéger inconsciemment des reproches qu'elle te lançait. « La douleur ne va pas partir parce que tu es là, Szill. » Peut-être trop tranchant, la douleur, la fatigue et la nausée ne faisaient rien pour apaiser ton humeur plutôt maussade. Tu te passais la main devant la bouche. « Excuse moi, je suis fatigué. » Ta tête dodelinait et tu laissais ton menton se poser sur ton épaule pour pouvoir observer Szill sans trop d'effort, tes yeux papillonnant déjà.

Bien que tentant de paraître calme, ta voix se fit plus étranglée sur la fin. « Vous avez rangé la cabine ? » Tu avais envie de lui demander si d'autres personnes étaient venues depuis, si quelqu'un avait vérifié la cabine, si les robots avaient été découverts et surtout si on les avaient laissé sortir de la salle de bain. Doués d'une capacité d'adaptation et d'apprentissage, il était probable que se retrouver enfermé ainsi sans instruction avait provoqué des bugs à répétition chez les IA les moins abouties. « Ça n'a jamais été aussi propre. » Tu n'aimais pas ça, pas du tout. Tu avais l'impression de ne pas être chez toi, que les enfants avaient disparu. Comme un mauvais rêve, où les enfants t'avaient été enlevés et seul, isolé, tu te retrouvais seul, seul au milieu de la fédération. Un hoquet t'échappait et tu tentais de te redresser, tu lançais un regard suppliant vers Szill. « C'est bizarre, hein ? Je... Tout ça. On est … Oh. Ca finira comme ça quand Valco aura grandi. »
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MessageSujet: (#) Re: can't unlove you // adkin²     Mar 15 Mai - 21:32
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« ❊ ‹ ❋ › ❊ »
Perchée sur ton bout de canapé, tu peines à détacher ton regard de sur Exvind. Même quand la cannette roule. Encore un peu plus quand il grimace – sa jambe douloureuse. « Ça va. » Il ment, en plus. Parce que ça ne va pas et que tu serres doucement les dents. Dans une vaine tentative de ravaler les reproches qui s’accumulent dans ton esprit. Non pas pour épargner l’adulte – Ex mérite amplement que tu le sermonnes et le juge du regard, deux actions dont il a l’habitude avec toi après tout. Non, c’est à cause de Sinjir, que tu ravales. Que tu cherches à adoucir ton attitude. Parce qu’il aurait aimé être celui présent, celui le récupérant – il aurait assurément fait mieux que toi. Sauf qu’il ce serait aussi blâmé, si quelque chose avait eu le malheur de se produire. Par exemple, Ex qui rentre seul et fait sauté des points sur sa jambe.

Tout compte fait, peut-être que tu savais déjà qu’il serait ici, hein Szill? Probablement. Et ça suffit à te faire glisser sur le canapé. Près de lui, un soupire sur les lèvres – le froncement de tes sourcils comme un ultime signe de ton agacement. Celui dans lequel tu t’enroule. Celui là même qui resserre son étreinte sous la prochaine remarque de l’adulte : «  La douleur ne va pas partir parce que tu es là, Szill. » Il dit vrai en plus et de fait, tu te tais. Tu fixes même le sol avec entêtement – petit fille qui se fait gronder à son tour. Ce n’est pas même que tu lui en veux, mais que pour une fois, tu comprends ton frère. Sinjir et son coeur sur la main, celui qu’il abîme constamment. La douleur des autres comme une faute personnelle qu’il aurait commis, l’univers seul sait quand. Il aurait probablement été plus à même de gérer la situation actuelle, il aurait trouvé les bons mots – les meilleurs gestes – pour apaiser Exvind. Pas toi. Seulement, c’était à toi de venir le trouver, à toi de gérer son retour. À chacun son rôle – mais rien n’est parfait en ce monde. Tu le sais, et pourtant, ça ne te frustre pas moins. Tu détestes être prise en faute. « Excuse moi, je suis fatigué. » Ça, tu n’en doutes pas, mais tu daignes tout de même lui jeter un regard en coin. Les sourcils froncés et les lèvres pincées.

Il est exténué, évidemment. C’est dans l’angle douloureux de son corps, dans le mouvement désespéré de ses paupières. Il n’a probablement pas dormi plus que nécessaire – voire moins que cela, le connaissant. Alors tu secoues la tête et croise les bras, pour t’enfoncer – avec précaution, pour ne pas le déranger, lui – dans le canapé. « Ne t’excuse pas, tu as raison. Je ne peux rien faire pour la douleur, mais tu aurais tout de même moins mal si tu avais attendu que l’un d’entre nous passe te récupérer. » Oui, tu ronchonnes malgré tout. Par habitude, avec lui. Parce qu’il a raison, mais que toi aussi, tu tiens quelque chose. Parce que l’agacement t’aide à ne pas trop t’inquiéter. Parce qu’ici, dans cette cabine, tu es censé être l’ainée. La plus forte. Celle qui sait ce qu’elle fait, celle qui a réponse à tout – ou presque. « Mais laisse tomber... » parce que c’est inutile et qu’il n’y a rien à ajouté.

« Vous avez rangé la cabine ? » Sa question n’en est pas réellement une et le regard que tu lui renvoies, en dit long sur la situation. Évidemment que vous avez rangé, il le voit bien. Mais tu sais ce qu’il sous-entend, tu perçois le reproche et l’angoisse, juste là sous les mots choisis avec soin. « Il y avait du sang partout, nous n’avions pas d’autre choix. » C’est à ton tour d’utiliser un ton tranchant – que tu regrettes aussitôt. Un soupire dans la voix, tu t’étires un bras et te penche, attirant ton sac plus près. « Nous n’avons rien jeté, ne t’inquiète pas, okay? Tout à été lancé dans l’une des chambres... » mais il n’écoute pas réellement. « Ça n'a jamais été aussi propre. » Exvind angoisse actuellement, hyperconscient de son environnement. Ça, ce n’est pourtant pas étonnant. Tu peux presque entendre la voix de Sinjir dans ton esprit, te rappelant de te montrer douce. Compréhensive. Un petit effort Szill, oui. Alors tu inspires lentement et tu fermes brièvement les yeux, ton sac remontant contre ta jambe. « C’est vrai... » et tu comptes le rassurer quant au fait qu’ils mettront encore moins de temps à tout cochonner à nouveau. Sans Sinjir et toi pour tout ramasser, écarter et remettre sur les nombreuses étagères, la cabine est à peine fonctionnelle en semaine. Mais, dans sa grande détresse, ton père adoptif te devance : « C'est bizarre, hein ? Je... Tout ça. On est … Oh. Ca finira comme ça quand Valco aura grandi. »

Tu es, momentanément, sans mot. Sous le choc, ses paroles comme un coup enfoncé dans ton ventre. Peut-être parce que tu es celle des quatre, n’ayant jamais sut te convaincre entièrement que votre présence était réellement désiré par Exvind. Vous n’étiez jamais qu’un échappatoire, au départ. Tu l’as aidé à rejoindre la flotte. Il n’a jamais eu la même influence sur toi, que sur les autres. Parce que malgré votre grand écart d’âge, il ne t’a jamais – sinon en compagnie de certain de tes amis – traité comme une enfant. Or, ce qui est une évidence pour tes frères – évidemment que « papa » Ex vous aimes – t’as toujours fait l’impression d’être un espoir d’enfant. Le désir ultime d’être aimé? Peut-être. Or, il y a actuellement bien plus que sa vulnérabilité habituelle dans son regard. Et puis ce « on » t’élance entre les côtes. Parce que tu te sens inclus dans ce « on », parce que tu en es. Alors tu le dévisages, puis tu fronces les sourcils plus fort encore. Parce que c’est ainsi que toi, tu réagis. En durcissant. En redressant les barrières. En affirmant que tout ira bien. Optimiste par nécessité.

« Valco en a encore pour cinq ans à ficher un bordel quotidien et monstrueux dans cette cabine. Et ne parlons même pas d’Olek et des pièces qu’il entasse. Ça ne durera  d’ailleurs pas seulement trois ans, il ne pourra jamais tout entasser dans sa cabine étudiante de l’Argus One. Là-bas, on inspecte nos cabines tu sais et vu comment il ne connaît pas même l’existence ou l’utilité d’un bon torchon… c’est foutu, Ex. » Tu ronchonnes, mais tu le fais d’un ton léger. Parce que la saleté ne te dérange pas réellement. Pas actuellement. Pas quand tu fouilles ton sac et en fait émerger une canette de soda – celle que tu tends vers votre « père », aussi imparfait puisse-t-il être. « Puis, si tu crois qu’il suffit que les garçons deviennent des hommes pour qu’ils ne soient plus ton fardeau, tu as tort. Tu leur a donné ton nom, ils sont à toi, maintenant. Qu’ils contribuent ou pas, à faire de ta cabine un dépotoirs. » Tu plantes ton regard dans le sien, en réponse à son air suppliant. Dans l’espoir de le rassurer. Et si tu parles de « garçon » et pas de toi, ce n’est pas pour t’écarter du lot. Tu ne comptes pas t’écarter davantage de lui, tu sais que tu le visiteras – mais le veut-il seulement? Parfois, il t’arrive d’en douter. La faute à vos différences, à cette dureté sous l’éclat de ton sourire. L’opposé même de ce qu’il est.

Ta main trouve toutefois l’une des siennes et gentiment – mais jamais autant que Sinjir, tu n’as jamais su comment – tu y pousses ton présent. « Bois ça… tu veux un antidouleur? » Ou ta manière à toi, de tenter de faire la paix. Si tu étais davantage comme ton frère, tu lui aurais probablement proposé de déjà tout ramener dans la pièce. D’étaler les pièces et les jouets, à travers la cabine. Pour le soulager. Pour le rassurer. Sauf que non. Tu es plus pratique, axé dans les gestes, dans la recherche active du soulagement immédiat. Ton regard glissant à nouveau contre sa jambe. Et là, dans ta contemplation, tu souffles presque doucement : « Je vais leur ouvrir la porte et aller vérifier le contenu de l’armoire à pharmacie, ne bouge pas. » Le mieux que tu puisses faire, c’est ça. Libérer ses robots, ceux qui le hante probablement depuis son retour – un besoin que Sinjir aurait immédiatement soulagé. Mais pas toi. Parce qu’Ex doit s’endurcir. Parce qu’il n’a pas entièrement tort et qu’un jour, vous ne serez plus là à hanté sa cabine. À veiller sur son bien être. Que tes visites quotidiennes lui feront probablement l’impression d’une inspection.
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MessageSujet: (#) Re: can't unlove you // adkin²     Lun 21 Mai - 23:50
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« - ‹ ♦ › - »
Tu avais l'occasion d'observer les regards de Szill, son froncement de sourcil, son irritation palpable, tous ces petits gestes qui faisaient que tu lisais en elle comme dans un livre ouvert. Elle essayait de le cacher, mais tu la connaissais, la gamine. Tu sentais la frustration qui bout sous son attitude faussement paisible. Tu te raclais la gorge en passant tes doigts agités sur la commissure de tes lèvres gercées. « Ne t'excuse pas, tu as raison. » Tu ne peux t'empêcher d'entendre le « mais », la vague de reproches qui allait suivre, parce que Szill ne laissait jamais rien couler, comme si elle pouvait porter sur ses épaules toute la misère du monde en l'empêchant de se regarder elle même. Tu peinais à retenir tes mots à chaque fois, tes propres reproches, lui dire de lâcher prise. Tu savais cependant qu'il fallait te taire, toi aussi, être l'adulte parfois, parce que tu savais que la remarque serait terriblement ironique. « Je ne peux rien faire pour la douleur, mais tu aurais tout de même moins mal si tu avais attendu que l'un d'entre nous passe te récupérer. » Tu fronçais les sourcils, parce que tu n'étais absolument pas d'accord avec ce qu'elle disait. L'attendre elle ou son frère n'aurait fait qu'apporter un témoin à ta douleur et ta déchéance et tu en avais assez d'être l'homme fragile, qu'on ne parle pas devant toi, qu'on ne dise que les choses à moitié. D'un autre côté, pouvais-tu réellement leur en vouloir ? Souhaitais-tu réellement en savoir plus ? Tu te complaisais dans l'ignorance sur cette flotte que tu haissais de plus en plus avec le temps qui passait. « Mais laisse tomber... » Tranchant, tu lâchais un « Oui, il vaut mieux. » que tu ne parvins pas à regretter totalement. Szill était dorénavant une adulte et même si elle sera toujours pour toi cette gamine trop frêle de 10 ans, tu te dois de la considérer comme telle... ne plus accepter ses humeurs, ni céder à ses caprices d'adolescente.

Tu sentais son hésitation, ses regardes en coin et tu attendais, dodelinant du chef dans un retour de nausée qui te fit soupirer lourdement dans un espoir assez tôt abandonné de faire partir un peu cette sensation de mal être qui te prenait à la gorge. « Il y avait du sang partout, nous n'avions pas d'autre choix. » Tu fronçais les sourcils au ton de Szill, tes dents râclant tes lèvres tandis que tes doigts cherchaient nerveusement à s'empêtrer dans tes vêtements. Tu rouvrais les yeux. « Nous n'avons rien jeté, ne t'inquiète pas, okay ? Tout a été lancé dans l'une des chambres... » Tes paupières opérèrent une course frénétique pour signifier ton assentiment. Vaguement rasséréné, un peu surpris toutefois qu'aucun ne soit repassé pour retransvaser ce qui a été mis ailleurs dans la pièce de vie, tu attendais que Szill reprenne la parole, dise quelque chose, bouge. Tu sentais une bouffée de stress au creux de tes reins, quelque chose qui te frustrait, tu avais besoin de bouger mais le moindre mouvement te donnait l'impression d'avoir bien trop bu. Ton corps se tendait progressivement, inconsciemment et tu fronçais les sourcils tandis que Szill se taisait.

Tu allais reprendre la parole, vaguement inquiet mais surtout gêné par ce silence qui ne te plaisait pas dans cette cabine, pas maintenant. Même lorsque les enfants n'étaient pas là, tu étais accompagné par le vombrissement des robots ou les paroles de Charlie qui lisait un texte choisi au hasard dans la base de données. « Valco en a encore pour cinq ans à ficher un bordel quotidien et monstrueux dans cette cabine. » Tu fronçais le nez, parce que pour toi Valco n'était pas si bordélique et tu restais persuadé qu'Olek et toi étiez responsable de l'essentiel de l'état de la cabine. Le benjamin se contentait généralement d'imiter ce que vous faisiez et le reste du temps, il s'agissait de lassitude ou d'un manque de concentration qu'il semblait avoir « hérité » de toi. « Et ne parlons même pas d'Olek et des pièces qu'il entasse. Ca ne durera d'ailleurs pas seulement trois ans, il ne pourra jamais tout entasser dans sa cabine étudiante de l'Argus One. » Tu fermais les yeux un moment. Lorsqu'Olek, puis surtout Valco, quitteraient définitivement la cabine, tu devrais quitter celle-ci, rien ne justifiant d'avoir tant de place pour le retour le week-end de deux enfants. Szill et Sinjir seraient probablement en fin de stage ou auraient même déjà un emploi fixe qui ne justifierait plus que vous habitiez ensemble. « Là-bas, on inspecte nos cabines tu sais et vu comment il ne connaît pas même l'existence ou l'utilité d'un bon torchon... c'est foutu Ex. » Tu passais à nouveau tes doigts sur tes lèvres en dévisageant ta fille, parce que pour toi Olek n'était certainement pas l'enfant le plus désespéré du lot. Il y avait certes une nostalgie qu'il n'y avait pas chez les autres, parce que lui se souvenait d'une autre vie, savait que quelque part sa famille pensait à lui et il se trouvait coincé ici avec vous. Il faisait des efforts, Olek, mais tu ne pouvais que comprendre son besoin impérieux parfois de tout envoyer voler. « Je te trouve difficile avec ton frère, Szill. »

« Puis, si tu crois qu'il suffit que les garçons deviennent des hommes pour qu'ils ne soient plus ton fardeau, tu as tort. » Un bref éclat de rire t'échappait. Szill avait cette attitude un peu trop forte, un peu trop bravache qui te rappelaient Bille ou ta cousine à son âge. Ce vague mépris des garçons pour cacher un autre sentiment, des paroles un peu fortes pour détourner l'attention. « Tu leur a donné ton nom, ils sont à toi, maintenant. Qu'ils contribuent ou pas à faire de ta cabine un dépotoir. » Tu secouais la tête à la négative en te redressant péniblement sur tes coudes pour te remettre en position assise. Tu glissais au fur et à mesure et l'abrutissement causé par les antalgiques et la fatigue ne faisaient que te rendre encore plus mou. « Notre cabine. Votre cabine. » Tu passais une main tremblante devant tes yeux tandis que tu inspirais difficilement à plusieurs reprises, étouffé en partie par l'émotion et l'autre par la douleur. « Je suis vieux et fatigué, Szill, je ne serais pas toujours là pour vous et lorsque Valco aura fini son cursus je ... » Tu ne serais probablement même plus de ce monde, que ce soit rattrapé par la vieillesse, le stress, la peur, la maladie ou parce que quelqu'un aura jugé que la protection de Khan n'était pas assez menaçante pour vous protéger vous.

« Bois ça... Tu veux un antidouleur ? » Une main tendue va la canette, un bref sourire commença à fleurir au bord de tes lèvres. Il te fallu plusieurs tentatives pour réussir à ouvrir le soda, dont une où il te fallu t'arrêter et fermer les yeux quelques secondes après quelques gestes trop brusques. Tu commençais à secouer la tête à la négative, mais le vertige qui accompagnait les premiers mouvements te firent regretter l'initiative. « Non, non ils me rendent malade. J'en ai pris un il y a … je sais plus, avant de partir. » Tu geins presque en passant une main trop lourde sur ta jambe. Ton autre, elle, agrippait la canette pour atténuer la douleur causée par le mouvement et le frottement. « Je vais leur ouvrir la porte et aller vérifier le contenu de l'armoire à pharmacie, ne bouge pas. » Tes yeux passèrent à nouveau sur Szill et tu lui souris, tu essayes de ton mieux, d'avoir un vrai sourire qui atteint les yeux, mais il doit être bien faible, comme ton souffle et tu sens que tu faiblis, tu sens que ta peau perd de ses couleurs. « Ce serait gentil, Szill. »
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