Keeping in touch // Rosarus
MessageSujet: (#) Keeping in touch // Rosarus     Dim 29 Avr - 0:29
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Keeping in touch
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Depuis longtemps – trop longtemps, certainement – tu as toujours été à la recherche d'excuses pour échapper au retour de ta cabine. Parfois inconsciemment, d'autres dans un simple réflexe. Comme un vieux mécanisme bien huilé, perfectionné depuis les années. Au départ, c'était pour repousser, éloigner le retour inévitable à une cabine que tu trouvais emplis de rancoeurs, de regrets s'accrochant aux moindres recoins. Ceux même que tu pouvais lire dans ses yeux, de la déception assombrissant ses billes, auxquelles tu t'aveuglais d'y déceler encore de l'amour. Tu as toujours été un bon soldat, Marcus, mais tu n'as jamais réussi à demeurer sur ce champ de bataille que tu avais construit avec Galina. Lâche, c'est ce que tu avais été, utilisant toutes les opportunités jusqu'à ce que tu doives t'y traîner les pieds. Que tu osais une seconde y espérer une sensation mensongère d'espoir – et parfois, tu avais l'impression qu'elle cherchait à se voiler aussi, dans vos rares bons moments au fil des dernières années. Plus souvent par contre, c'était le froid, la pesanteur de ce qui ne serait pas. De ce qui ne pourrait pas être, parce que tu étais prêt à rester enlisé, à te torturer plutôt que de faire un effort de ton côté. Un compromis qui t'était insurmontable, au fond. Une toxine qui s'infiltrait et envenimait tout sur son passage, grugeant et effritant jusqu'à ce que tout tombe en ruine. Des promesses brisées, soufflées et regrettées, comme des termites rasant tout, petit à petit jusqu'à ce que finalement, ni toi ni elle n'ayez la sensation de rentrer à la maison lorsque vous franchissiez la porte. Non, tu n'étais plus chez toi dans ta propre cabine, ni avec elle depuis très longtemps. Le problème, c'est lorsque l'on se sent mieux de simplement fermer les yeux sur cette réalité, de se gaver de faux espoirs. Votre mariage n'était pas que ça, mais il s'est résumé comme tel à la dernière ligne droite. Lorsque c'était assez, c'était trop tard.

Et puis elle est partie et toi, toi tu avais encore les yeux fermés. La face voilée, simplement confrontée à une autre réalité : la solitude. De celle que tu n'avais pas ressentie et contemplée depuis longtemps. Parce que même si tu n'étais pas un homme bien entouré, de ceux qui ont l'impression de se perdre allègrement dans une mer d'êtres, les anoblissant d'un titre d'amitié dans une aisance qui t'était toujours apparue comme incongrue, tu avais espéré être libre de ce genre de solitude. Celle-là même qui arrache, parce qu'elle ne part jamais de bons termes. Elle ne se perd jamais simplement de vue comme deux personnes qui arrêtent tout bonnement de se côtoyer du jour au lendemain. Non, cette solitude a un goût amer, qui te laisse avec cette sensation d'avoir été dérobé de quelque chose – d'une part de toi, peut-être – et de devoir recoller à nouveau les morceaux malgré les pièces manquantes et de croiser les doigts pour que tout tienne en place. Que tout se cimente à nouveau, un peu maladroitement, un peu bâclé, mais tout de même rapiécé. C'est cette solitude qui donne tout son sens de réellement perdre quelque chose et de devoir en faire son deuil. Qui colore tout de nostalgie, de mémoire et de souvenirs. Qui se niche pour faire partie de toi : cette pièce vide, ce trou parfois petit, parfois béant. Le genre que tu tentes d'éviter à tout prix au départ, à défaut de savoir comment la gérer, même si ce n'est pas la première fois. Alors tu continuais de sortir, de vagabonder lorsque tu ne trouvais pas d'âme pour t'accompagner. D'utiliser ce même mécanisme comme porte de secours, comme distraction, le temps que la plaie se referme.

Seulement, lorsque tu regardes ton terminal pour y revoir le message de Rosalija, ce dernier ne s'active pas. Ne s'active plus depuis un bon moment, déjà. La faute a l'habitude, la faute à l'inutilité de le mettre en route. Ce réflexe s'est écarté, petit à petit, force de traîner ailleurs, d'avoir la sécurité de la présence d'Ela un peu plus marquante à chaque jour, d'avoir Rian dans les pattes à l'époque. Malgré la distance de celle-ci, ce qui te donnait jadis l'impression de ravins se fait aujourd'hui fissures. Et tu as cette petite satisfaction, pas des plus marquantes, simplement présente, de ne pas voir l'invitation de la douanière à une possible échappatoire de ton repère aujourd'hui. Ni même comme une distraction. Une simple invitation a rattrapé le temps perdu avec une bonne amie tandis que tu te mets en route vers la destination proposée. Un coin où elle était une habituée, où tu y traînais surtout par demande que par réelle habitude à ton tour. La Ruche ne te déplaît pas pourtant, la tranquillité y transpire de par ses règles et son atmosphère bien à elle. Le bar est déjà bien occupé par ses fidèles et tu t'enfonces plus loin, à la recherche de boucles sombres et lorsque tu l'aperçois, installée confortablement à une petite table, tu lui fais signe de la main. « Hey. » que tu salues simplement une fois à sa hauteur, l'esquisse au coin des lippes. Comme si l'absence de contact était obsolète et que tout se résumait simplement. « T'as pas attendu trop longtemps ? » Politesse en offrande tandis que tu prends place à ses côtés, une légère œillade dans sa direction. De celle que les plus fins observateurs se complaisent à y détecter tant de chose. Elle avait l'air bien, d'un premier coup d'oeil. Mieux que bien des gens suite aux élections, mais tu demandes tout de même par précaution : « comment va depuis le temps ? » Parce qu'entre vous, c'est une camaraderie qui découle depuis plusieurs années, qui s'est teinté d'une vague possibilité à quelques occasions, sans rien briser pour une fois.
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MessageSujet: (#) Re: Keeping in touch // Rosarus     Lun 14 Mai - 22:42
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Il avait suffi d’une mention du nom au cours de la soirée des élections pour attiser la nostalgie de Rosalija. Anastasia avait dit bien des choses pendant la réception – certaines qu’elle préférait oublier, dans le déni le plus complet. Elle préférait s’appuyer sur les quelques syllabes qui avaient retenu son attention. Marcus Riley. Bien plus agréable de s’imaginer toutes les nouvelles qu’ils auraient à rattraper, toutes les nouveautés dans leurs vies respectives, que de continuer à s’apitoyer sur la question ultime d’Anastasia, avant que Rosa ne quitte la soirée. Comment elle se sentait vis-à-vis de la possibilité de reprendre contact avec la Terre et de connaître le sort que le destin avait réservé à son paternel ne regardait qu’elle, peu importe le respect et l’estime qu’elle éprouvait envers Anastasia et leur amitié. Après une réflexion passive, songeant à tendre la perche au sergent à l’occasion, il avait suffi de quelques jours pour qu’elle envoie un message à Marcus, l’invitant à la rejoindre à la Ruche si ça lui convenait – elle y serait de toute façon, et si elle espérait une réponse positive, elle avait depuis longtemps passé le stade où le moindre refus l’irritait. Le bar, niché dans le Colossus 5, était comme une deuxième maison – une transition entre le poste de contrôle des douanes et sa cabine, un passage obligé quasi quotidien. C’était rarement pour le simple plaisir de boire ou de noyer sa peine qu’elle y mettait les pieds. Il n’était pas rare qu’elle opte pour des consommations non-alcoolisées, appréciant simplement l’ambiance du bar pour lire, finir des rapports ou juste relaxer. À cette occasion, c’est terminal à la dextre, whisky à la senestre qu’elle s’installe dans le fond du bar, avec vue sur la porte, peut-être dans l’espoir de voir Marcus la franchir, même si ses yeux foncés rivés sur l’écran de son appareil ne risquaient pas de déceler la présence du légionnaire de sitôt. La voix grave de son collègue parvient finalement à ses oreilles; elle lève la tête, par réflexe, accrochant aussitôt un sourire à ses lèvres fines. « Pas du tout », l’assure-t-elle alors qu’il prend place à la table. À vrai dire, elle n’attendait pas particulièrement – après tout, il n’avait jamais donné suite à son invitation, même s’il était sous-entendu qu’elle tenait quoi qu’il en soit.

La question de Marcus est frappante dans sa trivialité. Ils n’avaient pas eu l’occasion de discuter depuis des semaines, voire des mois, et à vrai dire, elle n’aurait pas pu être en mesure de mieux entamer la conversation. Comment faire autrement, de toute façon? Où commencer lorsqu’on ne savait plus trop où on avait terminé, tout ce temps auparavant? « Bah. La routine, malgré tout », fait-elle dans un demi-sourire. Malgré les élections, malgré les changements qui se profilaient, dans une certaine mesure – pour ce qui était du couramment connu, des événements de notoriété publique. Sur un autre plan, elle venait d’apprendre que son ex était un meurtrier psychopathe dans une autre vie et qu’il était passé à ça de tuer son meilleur ami, mais elle n’allait certainement pas s’amuser à briser la glace avec ce genre de révélation, qu’elle garderait soigneusement privées jusqu’à la fin de ses jours. « Je soupçonne que les gros changements sont encore à venir. Avec Mugheri à la tête de la flotte… » Elle laisse au silence le soin de terminer sa phrase. Marcus comprendrait sans doute qu’elle n’était pas nécessairement convaincue par la nouvelle tête de la flotte. Rosalija avait voté pour Rosenstein, par pur égoïsme, et pourtant elle ne se sentait pas lésée par les résultats – ils étaient bénéfiques pour elle, dans un autre ordre d’idées. « Et toi, alors? » Elle lui retourne la question bien malgré elle, contrainte par le code social, par l’habitude, par la politesse. Dans d’autres circonstances, en différente compagnie, la réponse lui aurait peu importé. Cette fois, elle se surprend à réellement attendre de savoir ce qu’il avait à dire, ce qui avait pu l’occuper pendant ces longs mois. Ni l’un ni l’autre n’étaient du genre à s’envoyer des messages pour rien, juste pour dire bonjour, pour prendre des nouvelles superficielles. Pourtant, elle n’avait rien trouvé de mieux à dire que l’équivalent de pas grand-chose alors qu’ils n’avaient pas eu la chance de discuter depuis longtemps. On ne changeait pas, après tout.

Elle laisse Marcus prendre ce qui lui plaît, détaillant son visage, son attitude. Il y avait quelque chose qui avait changé, mais elle ne saurait dire quoi. Peut-être n’était-ce qu’une impression, aussi; qu’elle se rendait compte que son souvenir ne collait pas à la réalité. « Quand même ironique que ce soit Anastasia qui m’ait fait penser que ça faisait bien trop longtemps qu’on avait pas pris cinq minutes pour se mettre à jour », fait-elle finalement lorsqu’ils sont tous deux servis, levant son verre pour le faire tinter contre celui du légionnaire. Ironique parce que connaissant le préjugé défavorable de la milicienne à l’égard des membres de la légion, Rosa n’aurait pas imaginé que son amie aurait pu passer du temps de qualité avec Marcus, même si la présence d’Elara à la soirée des élections avait pu adoucir le tout. Elle n’ose pas aborder le sujet de Galina; la dernière fois qu’ils s’étaient vus, la plaie était encore trop fraîche, et avec le temps, elle n’osait même plus s’aventurer sur cette pente glissante. La question lui brûlait toutefois les lèvres – pas son ex-femme en tant que tel, mais bien la période post-Galina dans laquelle il se trouvait présentement. Rosalija n’était pas du genre curieuse relativement aux histoires de cœur des autres, et pourtant, la déferlante d’émotions qui s’était abattue sur elle récemment lui donnait envie de savoir si tout le monde était aussi misérable qu’elle. D’un côté, elle espérait que non. De l’autre, savoir qu’elle n’était pas la seule à galérer la rassurerait.




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MessageSujet: (#) Re: Keeping in touch // Rosarus     Lun 2 Juil - 21:39
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Si le temps et les responsabilités ne vous auraient pas aussi longtemps séparés, peut-être aurais-tu débuté cette conversation d'une toute autre manière. Moins en surface, des légères politesses pour tester les eaux. Et peut-être t'aurait-elle fournit une tout autre réponse, moins évasive, même si tu en comprenais facilement toutes les subtilités. Quelque chose de moins bâclé, de moins impersonnel en un sens alors que les rouages se remettaient en route. La routine, qu'elle te répond simplement et tu acquiesces d'un mouvement léger. Certaines chosent ne changent pas. Certaines choses ne pouvaient pas changer, selon les individus. Et tout le monde finissait par se raccrocher à un minimum de semblable, à défaut, s'ils le devaient vraiment. Mugheri était un bouleversement pour certains, un synonyme de renouveau pour d'autres. Si tu n'avais toujours pas spécialement d'opinion sur cette dernière, te retranchant dans une neutralité soignée – même si sceptique à l'occasion – les paroles de Rosalija étaient ce que la plupart pensaient. En bien comme en mal. « Tant que les gens sont prêts… » que tu marmonnes tel un souhait, entrelaçant tes doigts, l'un des pouces tapotant la jointure de l'autre. C'est un coup d'oeil complice que tu lui lances, un accord silencieux avec sa propre hésitation sur le nouveau destin de la flotte aux mains de l'Amirale. Si ton regard glisse un instant sur le terminal délaissé à ton arrivée, tu n'as pas l'occasion de le mentionner. Elle te relance la question, demande des nouvelles à ton tour et tu jongles un instant avec la réponse. Ce qui est jugé superflu, ce qui ne mérite pas réelle mention, ce qui te semble presque immuable.

Tu pourrais parler de bien des choses si tu le souhaitais vraiment. Tu pourrais parler de tes problèmes avec Rian, de toute la découverte et la complexité que ses sentiments et son ressenti entraînaient. De cette nouvelle distance imposée, la laissant tranquille à défaut de réellement savoir gérer le tout. De cette sensation tout aussi lourde que légère qui accompagnait ton attitude, un mélange d'inquiétude, de soulagement et de regrets tout à la fois. Tu pourrais parler d'Elara tout en couvant ton secret à la fois, de ce sentiment auquel tu n'arriverais certainement pas à mettre les mots qu'elle t'apporte. Elle t'écouterait certainement, avec attention même. Rosa est une constance dans ta vie, présente bien que lointaine par obligations parfois. Assez présente cependant pour voir les pièces individuelles de ton être s'enchaîner et s'emboîter, connaître l'évolution de ta personne au fil des années. Les beaux moments, les embrouilles et les merdes, elle connaissait la plupart. Savait ce qui t'avait forgé ou encore fissuré. Et pourtant, tu te retrouves à faire écho à ses propres paroles, imitant un : « La routine... » à ton tour, même si une esquisse décore tes lèvres, même si elle peut y détecter une légèreté plutôt qu'une impression blasée. Parce que l'essentiel n'a pas changé, pas pour le moment. Ce qui se creuse et te change s'insère doucement. Ce qui demeure essentiel l'est encore toujours. Et malgré le peu de détails renvoyés à l'autre, il y a quelque chose de réconfortant à l'idée que vous pouvez résumer le tout à ceci. Malgré tout, comme elle dit.

« Quand même ironique que ce soit Anastasia qui m’ait fait penser que ça faisait bien trop longtemps qu’on n'avait pas pris cinq minutes pour se mettre à jour » qu'elle te lance peu après que tu aies commandé un verre. La surprise de cette simple confession réussit à t'extirper un petit rire. Quelques éclats échappés tout bas tandis que tu te remémores la dernière fois que tu avais croisé la milicienne. Une soirée étonnamment agréable partagée avec Ela et Ana. De celles que l'on se demande pourquoi ce ne l'était pas avant, ce que de simples barrières dans un cadre professionnel ou social pouvaient créer lorsqu'on y regardait de plus près. À moins que ce n'était ta culpabilité encore fraîche envers elle qui t'avait permis de baisser ta garde, de ravaler une sévérité qui t'était propre en sa compagnie pour en apprécier finalement pleinement les nuances, au-delà de la cordialité et d'un simple respect. Et si tu avoues une curiosité passagère au sujet du cadre dans lequel tu as été mentionné, tu ne questionnes pas la chose. Tu hausses plutôt les épaules, l'air de dire que ce n'est pas bien grave en ce qui vous concerne. « Elle s'est payé ma tête pour l'occasion... » que tu informes vaguement, le ton employé et la lueur d'humour dans ton regard montrant bien que ça ne te dérangeait pas, au fond. Ce qui était bien, comparativement à l'émeute, c'est qu'il n'y avait pas eu de récidive, que tout avait été assez calme pour que vous puissiez vous permettre le tout, aux aguets sans être à cran. « Et toi, t'as réussi à passer un bon moment lors des élections ? » que tu poursuis sur le même sujet naturellement alors que ton verre est posé devant toi. Tu récupères ce dernier, prenant une bonne gorgée en attendant sa réponse.
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MessageSujet: (#) Re: Keeping in touch // Rosarus     Lun 30 Juil - 22:33
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Rosalija répond au sourire de Marcus avec un petit sourire coi, comme quelqu’un qui ne veut pas remuer la poussière, mais qui en a encore long à dire. Ce n’était ni l’endroit ni le moment de commencer à débattre de politique. Chacun avait ses opinions et la douanière n’était pas prête à saboter l’une de leurs rares rencontres à se chamailler sur les implications de toute cette histoire – elle soupçonnait néanmoins que le légionnaire partagerait l’essentiel de ses préoccupations si jamais le sujet devait refaire son apparition dans la conversation. Quant à la participation involontaire d’Anastasia dans l’organisation de leur réunion impromptue, elle relevait simplement d’une suite de réflexions démarrées par la mention des deux personnes avec qui elle avait discuté pendant la soirée. Le fait qu’elle se soit gentiment moquée de Marcus, sans doute en service alors que la blonde avait elle-même eu la chance de porter une robe pour l’occasion – un rare luxe sur la flotte, lorsque l’essentiel des fédérés avaient l’obligation de porter leur uniforme, et pas grand-chose d’autre à mettre lorsqu’ils n’étaient pas en service. Il faut dire que le fait qu’elle n’ait mentionné aucune forme de jalousie ou de mépris à l’endroit des légionnaires poussait Rosa à croire que sa meilleure amie était sur la bonne voie. Elle s’était accrochée bien trop longtemps à toutes ces histoires d’envie et de rancœur, et elle méritait de passer à autre chose, de soigner cette plaie qui refusait de guérir entièrement. « J’en doute pas. Personne avait envie d’être en service après c’qui s’est passé au dernier rassemblement », souligne-t-elle en prenant une première gorgée dans son verre. Le souvenir de l’émeute était encore désagréablement frais, mais le bon déroulement de la soirée électorale avait suffi à permettre aux concernés de reprendre un peu de confiance, de considérer que ce débordement était une exception et non la norme.

Quant à Rosa elle-même, l’élément phare de sa soirée n’avait pas été le dévoilement du candidat élu, son attention plutôt accaparée par le comportement erratique d’Ethan avant qu’il ne lui apprenne que Khan était la personne qui l’avait ainsi amoché – et aussi la personne qu’il regrettait tant d’avoir abandonné dans l’espace. Un gros morceau à digérer et l’un qu’elle n’avait pas encore décidé comment elle abordait. Sans qu’elle puisse s’en empêcher, son sourire se tord légèrement en se rappelant les circonstances malencontreuses qui avaient ponctué la soirée. « Ah… Bof. » Elle fait mine de prendre une longue gorgée de bière, s’accordant quelques secondes supplémentaires pour réfléchir à une façon satisfaisante d’expliquer sa mine déconfite. « Rosenstein a perdu, ça m’a fait chier, pis… ‘fin je me suis encore pris la tête avec ma sœur pour une bêtise, ça m’a pourri ma soirée plus qu’autre chose. Je suis pas restée longtemps. » Le mensonge était éhonté, mais Rosa pensait connaître Marcus suffisamment pour savoir que même s’il soupçonnait quelque fausseté dans ses paroles, il n’en ferait pas un plat. Les meilleurs mensonges étaient ceux qui reflétaient la réalité, et il était de notoriété publique parmi quiconque l’avait côtoyée plus ou moins fréquemment dans les dernières dix années que les demi-sœurs Saroyan-Kinsley étaient loin d’être fusionnelles.

Un bref silence plane finalement alors qu’elle enfile une autre lampée d’ale, observant les alentours, les autres personnes attablées autour d’eux. Des groupes d’amis, des couples, des solitaires – comme elle, bien trop souvent, alors qu’elle sortait du travail, avant que les bars ne ferment définitivement leurs portes pour la nuit. « T’as hâte d’aller faire quelques tours sur Keller? » demande-t-elle finalement dans un petit sourire entendu. Rosalija avait eu la malchance de poser les pieds sur la station quelques fois, rarement, dans le cadre de ses fonctions, et espérait que les politiques d’ouverture de l’amirale ne feraient pas en sorte que la fréquence de ses visites soit augmentée. « Enfin, pour ma part je déteste, mais y’a un certain charme à quitter la flotte et mettre les pieds ailleurs de temps en temps. Keller est un vrai trou à rat, mais c’est plus facile quand y’a personne qui s’inquiète pour toi à la maison », relativise-t-elle, parlant d’expérience. Puis un éclair de panique traverse ses yeux pendant une microseconde alors qu’elle relève la tête. Maintenant qu’elle y pensait, elle avait parlé trop vite, ignorant si Marcus s’était casé après sa rupture, s’il en était déjà à ce stade. « Ou euh, ‘fin… » tente-t-elle de se rattraper avant d’abandonner, laissant échapper un petit rire nerveux. « J’dis ça, mais j’en sais rien. Tu vois quelqu’un? » Autant assumer sa bourde et demander directement. Si elle avait de la chance, il rigolerait et répondrait non.




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