the one to blame // marian
MessageSujet: (#) the one to blame // marian     Lun 23 Avr - 0:31


You're my midnight monster
I wanted to ask him: Did he think about me? Ever? Often? At all? And if he did, what did he think about? Was it my laugh? Or how I fidgeted when I was nervous? Was it my voice? Or my mouth, or about the way that I argued? The way that I closed up? And how, after it all, I always opened myself to him again? Did he think about the ways that I annoyed him? Like when I was proud and stubborn and cold? Did he wish that I would be different? Or did he shake his head and let it rest? I wanted to ask did he think about me? Because I thought about him. Frequently. Constantly. Because I thought about him more than he’d ever know.
La musique pulse tout autour de toi alors que tu achèves de te préparer, remuant les hanches pour a) enfiler ton short – beaucoup trop court d’ailleurs et tu reluques déjà ta garde-robe hein – et b) laisser le rythme s’enfoncer sous ta peau. Parce que tu as besoin de te mettre dans l’ambiance. Parce que ce soir, tu as promis d’accompagner Kai en boite. D’aller te remuer les fesses en sa compagnie. Tu lui dois bien ça, après ta soirée avec Leandro. Parce qu’il t’attendait et que tu t’es montrée égoïste, stupide en réalité. Non pas que tu regrettes la dite nuit, mais tu ne voulais pas décevoir ou blesser Kai. Ce soir, tu vas donc te racheter. Ce soir, tu comptes danser avec lui jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Ce soir, tu risques de retrouver ta vieille amie l’alcool – elle te manque presque. Et ceci explique pourquoi tu t’es préparé plus sérieusement – une nouvelle habitude Rian? Nope. Mais tu sais que Kai sera content, peut-être même flatté. Tant mieux.

Puis, la musique n’est plus – un brève intermède, le temps que tu abandonnes l’Argus One pour retrouver le Tiantang. C’est là que Kai doit t’attendre, ou peut-être sur l’un des ponts. De fait, alors que tu te mets en route, tu tripotes déjà ton terminal. Pour demander à ton gigolo favoris où il se trouve, mais aussi pour proposer à Orion de vous accompagner – peut-être que de relâcher la pression autrement qu’en balaçant des coups, lui ferait du bien? Mais tu as tout juste le temps de glisser dans la boite à son nom, de sourire à la photo que tu as prise de lui – sa grimace comme la promesse que tout ne va pas si mal, qu’il existe encore de l’espoir – que tu percutes un corps. Normalement, tu es plus attentive – surtout sur l’Argus One, ahem – mais ce soir, tu t’égares. Parce que la musique pulse encore, quelque part, d’une quelconque façon, sous ta peau. De fait, tu souris déjà, redressant un air navré et à la fois taquin en direction de ta victime. « Woah, désolé, je- » le reste s’éteint dans la surprise dont tu peins tout ton visage. Parce que ce n’est pas un quelconque collègue de travail ou visiteur que tu viens de percuter. Non. C’est Marcus Riley. Eh merde…

Ton sourire s’éteint, comme lorsque tu dis au revoir à Charlie. Et tu cilles, parce que tu ne t’y attendais pas – parce que tu n’es pas prête. Pas à le croiser alors que vous êtes seuls. Pas d’aussi près. Et déjà tu recules, comme s’il était brûlant – et quelque part, ne l’est-il pas? Absolument. « Oh, Marc- Riley. Désolé. » Son prénom est encore un interdit et tu esquisses un presque sourire, tout en redressant ta main possédant ton terminal. Pour expliquer la situation. « J’écrivais à Orion. » Oui voilà et haussant une épaule, tu inclines déjà la tête. Prête à prendre congé, à contourner son corps.

Il y a quelques temps, l’apercevoir ici, dans l’un de vos corridors, n’aurait eu qu’une signification : qu’il est surle point de la rejoindre. Elle, Elara. Mais plus maintenant. Oh, l’idée trotte bien dans ton esprit, mais tu ne t’y attardes pas. Parce que, tu as compris au fil des semaines, que ça ne te regarderait assurément pas. Qu’il est heureux avec elle et que, finalement, c’est tout de même son bonheur qui prime sur tout le reste. Qu’importe que tu ne sois pas satisfaite de son choix, que tu aies souhaité autre chose. De fait, tu tâches de songer à Orion, à faire courir tes doigts sur les touches. À respirer lentement. Mais ta main gauche glisse le long de ta jambe et remonte le bas qui s’y trouve. Celui qui dissimule ta différence, couvrant ton genou et le bas de ta cuisse. Celui qui ne t’inquiétait pas outre mesure, jusqu’à ce que tu le croises lui. Parce qu’Orion a la même vision que toi, de ton genou métallique. Parce que Kai passe beaucoup trop de temps à l’embrasser et t’assurer qu’il n’est pas laid. Parce que, outre Marcus, tu ne t’inquiètes normalement pas de plaire – réellement plaire – à qui que ce soit.

Alors tu inclines la tête, soldat obéissant – mais pas trop, ahem – pour finalement passer à côté de lui. Presque à regret. Avec quelques réticences. « Bonne soirée, sergent » que tu souffles tout bas. Avec un détachement qui sonne terriblement faux.
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MessageSujet: (#) Re: the one to blame // marian     Lun 28 Mai - 21:00
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the one to blame
We ruined ourselves—I have never honestly thought that we ruined each other.
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Tu as toujours aimé l'activité incessante de l'Argus. Toujours alerte, toujours occupé, prêt à réagir face à n'importe quelle situation. Il y avait quelque chose de réconfortant à l'idée de te balader dans cette grande carcasse métallique et de n'y être jamais seul. Jamais vraiment. Toujours une âme à croiser au détour d'un couloir, à s'affairer à une tâche donnée, à prendre la relève pour que d'autres se reposent un peu. Les visages semblent devenir familiers, force de les croiser, sans même les connaître. C'en est pourtant un qui dépassait largement le terme, qui déborde sur l'intimité qui te percute tandis que tu erres dans les couloirs. La tête ailleurs, le pas un peu lourd. Tu ne vois pas la silhouette, aussi distraite que toi, te percuter avant que ce ne soit trop tard. Et tu réagis à peine, un espèce de grognement qui gronde, par réflexe, à l'excuse formulée par la personne. C'est une seconde de trop, une seconde plus tard que tu t'aperçois que tu reconnais cette voix, en fait. Peut-être parce que tu n'as plus vraiment l'habitude de l'entendre. Que les seules fois qu'elle s'élève, c'est lors des entraînements, qu'elle ose enfin te répondre. La plupart du temps, tu la devines à peine, la voit dessinée sur ses lippes en mouvement tandis qu'elle papote tranquillement avec Orion. Son bouclier, sa sécurité personnelle. Son meilleur moyen de te garder loin tout en étant elle-même bien occupée. Ce n'est que lorsque tu saisis à qui exactement appartient cette voix que tu redresses la tête, ton propre terminal niché dans ta paume sans pourtant que tu ne t'y attardes pas, le regard surpris. L'un qui devient tout aussi interdit, miroir du sien alors que le sourire léger peint sur ses lèvres disparaît aussitôt.

Ça fait un moment que vous ne vous êtes pas croisés, seuls à seuls. Il n'y a aucun semblant d'intimité, aucun risque de vous sentir piéger et pourtant, la sensation te prend tout de même à la poitrine. « Oh, Marc- Riley. Désolé. » Tu ne dis rien, ne fait que froncer les sourcils devant son pauvre rattrapage à se faire si distante. Détachée. Sans doute l'avais-tu cherché un peu, qu'on pourrait te dire. Toi, trop blessé, trop occupé à lécher tes plaies à nouveau béantes pour l'autoriser à exposer les siennes. À l'aider à guérir ? Qu'importe, tu n'as jamais été du genre à panser tes blessures devant les autres. Tu ne pouvais y voir que sa façon de soigner les siennes, te repoussant à bout de bras comme tu l'avais fait avec elle dans ta cabine, la jetant dehors sans demander de restes. Elle t'appelait ainsi depuis, elle et son regard fuyant, tentant de se faire aussi petite que possible. « J’écrivais à Orion. » qu'elle reprend avec le plus grand naturel du monde, la nonchalance même tandis qu'elle hausse une épaule, tu ne peux que répliquer que par un vague « Hm. » Ton regard pointé sur son terminal, résistant à l'envie d'arquer un sourcil. Bien sûr, elle écrivait à Orion. Elle avait vu tes messages, aussi. Elle avait simplement décidé de ne pas y répondre. Tu retiens avec peine une grimace, toi qui avais retourné la situation de tous les côtés dans ton esprit. Qui en demeurait tout aussi perdu face à ses déclarations, mais qui ne parvenait à la laisser avec cette idée de porte close. Tu avais toujours été là pour elle, après tout. Pas comme elle le voudrait, tu le réalises et là était le problème. Là était la raison de sa distance, à tous les niveaux.

C'est pourquoi tu ne fais pas de remarques, ne voit pas l'utilité d'en faire outre les regards insistants que tu lui portes déjà ici et là. C'est aussi pourquoi tu ne sais pas quoi dire, en réalité. Tu ne sais pas ce que tu devrais faire, devrais répondre devant une conversation qui semble pourtant si banale aux yeux extérieurs. Toi qui n'as jamais été doué dans les grandes discussions, t'avais certainement l'air con. Tout ce que tu peux faire, c'est gardé le silence, l'impression familière de marcher sur des œufs comme avec Galina autrefois. La peur de dire quelque chose de trop, de laisser un détail s'échapper qui ne faudrait pas. L'aisance à ne rien dire, à défaut de laisser le faussé se creuser entre vous. Tu ne peux que noter la façon dont elle remonte le bas contre son genou, attirant ton regard pour ensuite réaliser qu'elle s'est fait belle. Rian est vêtu pour sortir, pour se faire plaisir. L'effort y est, du moins. « Bonne soirée, sergent »  Et voilà, tu es déjà démissionné, sans même avoir osé dire quoi que ce soit. Et pourtant, tu fais déjà un pas en arrière, puis un autre tandis qu'elle te contourne. « Amuse-toi, Reyes. Et bonne soirée à toi aussi.  » que tu lances par-dessus ton épaule, sincère. Ton regard s'attarde sur elle, la laisse s'éloigner sans réel espoir qu'elle se retourne aussi. Tu ne dis rien d'autre, n'en voit pas vraiment l'intérêt. Le premier pas, tu l'avais fait, le désir de ne pas la rayer éternellement de ta vie était clair. Le sien te semblait de devoir rester seule un moment, de ne pas pouvoir supporter ta présence, comme tu n'avais pas supporté la sienne. Comme tu l'identifiais encore et malgré tout avec une espèce de ressentiment quand les pensées noires se manifestaient. Tu ne pouvais que céder à son désir, t'effacer comme tu l'avais avec ton ex dans une tout autre symbolique, mais pour les mêmes raisons. Deux femmes que tu avais saigné et que tu devais maintenant laisser guérir.
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You love her despite the burden of atlas resting on her shoulders. And she loves you despite the death still clinging to your lips.

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