forgiveness is the final form of love - feat. Marcus
MessageSujet: (#) forgiveness is the final form of love - feat. Marcus     Dim 22 Avr - 17:54
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FORGIVENESS IS THE FINAL FORM OF LOVE
« When you loved someone and had to let them go, there will always be that small part of yourself that whispers, "What was it that you wanted and why didn't you fight for it?” » ― Shannon L. Alder

Jamais Galina n'avait vu tant de splendeur, pas même sur Bethany. Les kilomètres de végétations vertes et de sols volcaniques, elle connaissait bien, souvenirs de sa tendre enfance. Elle avait également la chance de travailler et vivre sur Hélios, domicile de toutes les biosphères qu'elle pouvait ainsi visiter à sa guise à ses heures perdues. Mais ce qu'elle avait actuellement sous les yeux, ce chemin qu'elle foulait à l'instant, n'avait rien à voir avec tout ce qu'elle avait pu admirer de sa naissance jusqu'à aujourd'hui. Les arbres, encore jeunes, ainsi que les buissons arboraient tous une vive couleur vermillon qui était loin d'être agressive pour le regard, bien au contraire. Ce rouge tirant parfois vers l'orangé était si doux qu'il agissait comme une invitation. L'endroit dégageait une espèce d'aura calme et apaisante, qui la poussait à toujours négocier une minute de plus avec elle-même, et ainsi continuer à profiter du magnifique spectacle.

Peut-être n'avait-elle pas soutenu Priya Mugheri pendant les élections, mais elle devait bien admettre que la nouvelle amirale avait pris une excellente initiative avec la mise en place de cette biosphère. Ce nouveau dôme représentant Qiang apportait avec lui un petit vent de nouveauté qui ne pouvait que faire du bien aux esprits endoloris par la mort d'Adam Wilkinson et la course chaotique qui s'en était suivie entre les trois candidats potentiels au poste libéré ; mais il s'agissait surtout d'un symbole d'espoir pour les Stellariens, un petit carré de chocolat en attendant de recevoir la tablette. Galina ne voyait pas d'un très bon œil ce rapprochement avec la Terre et le Triumvirat, aussi pacifique et diplomatique soit-il, mais l'idée de remettre les pieds sur une planète – sur la terre ferme ! – était quelque peu réconfortante, d'autant plus lorsque la destination supposément finale était aussi séduisante. Pourtant elle se plaisait ici, s'était habituée au fil du temps à cette vie dans l'espace, à cet amas de vaisseaux voguant un océan d'étoiles. Mais il ne s'agissait que d'un voyage ; un jour où l'autre, le besoin d'un foyer stable se ferait ressentir, si ce n'était pas déjà le cas. Et à défaut de trouver ce foyer par delà les frontières du connu, il était peut-être bon de s'établir sur un lieu déjà découvert. Mais cela prendrait du temps, elle en était consciente. La flotte avait encore bien des tâches à accomplir avant de pouvoir s'installer en ce lieu qu'elle espérait paisible.

Chassant rapidement toutes ces pensées, elle se concentra à nouveau sur le fameux dôme 16 qu'elle visitait pour la première fois, et très certainement pas pour la dernière. Elle avait encore du travail – beaucoup trop de travail – mais elle ne se voilait pas la face : elle était bien trop épuisée et depuis peu émerveillée pour s'y remettre correctement, alors autant profiter de ce petit havre de paix. Galina avait la chance de gérer le petit département de nanobiotechnologie, ce qui lui permettait d'arranger son planning comme elle le souhaitait. Elle travaillerait un peu plus les prochains jours pour compenser son après-midi promenade.

Le regard perdu dans un magnifique camaïeu de rouge porté par un des nombreux arbres, mais ses pieds continuant toujours leur lente avancée sur le petit chemin, son corps tout entier percuta soudain un amas de matière bien plus grand et large qu'elle. Surprise, elle lâcha un petit cri avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait que d'une personne. Et pas n'importe laquelle.

« Marcus ?! »

Elle n'avait pas vu son ex-mari depuis... À vrai dire, elle était incapable de se souvenir depuis combien de temps. Tous deux n'avaient pas vraiment tenté d'entretenir une quelconque relation après le divorce. Si cette rencontre avait eu lieu quelques mois auparavant, elle aurait probablement ressenti le besoin de le pousser dans les buissons pour ensuite s'enfuir en courant, la rage collée sur le visage et dans les poings. Mais aujourd'hui – elle soupçonnait le cadre dans lequel ils se trouvaient d'y être également pour quelque chose – elle ne ressentait rien de cette colère qui avait été la sienne à leur séparation. Ce serait mentir que de dire qu'elle se sentait en paix, mais le sentiment de conflit n'était plus, ce qui était en soi une très grande évolution.

« Bon- Bonjour. Je suis surprise de te voir ici. Tu vas bien ? », demanda-t-elle simplement avec un petit sourire aux lèvres qu'elle souhaita le plus naturel possible.

Pourtant, son cœur battait à un rythme tellement effréné qu'il était impossible que cela soit bon pour sa santé. Mais en parfait contrôle de soi, elle n'en montra rien. Elle posa son doux regard sur cet homme qu'elle avait un jour aimé plus qu'elle ne s'aimait elle-même comme s'il n'était qu'une connaissance qu'elle était ravie de croiser ; elle fit attention à ce que sa respiration resta calme, silencieuse et régulière ; elle prit même le temps d'humecter ses lèvres pour cacher le terrible fait qu'elles commençaient à s'assécher en raison de ce stresse soudain et imprévu.

« Tu viens aussi faire connaissance avec le dôme Qiang ? »
   
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MessageSujet: (#) Re: forgiveness is the final form of love - feat. Marcus     Sam 19 Mai - 3:23
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C'était une chose d'annoncer Qiang comme objectif à atteindre, c'en était une autre de permettre un avant-goût de ce qu'il vous attendait, de pouvoir admirer sous une nouvelle perspective plus réaliste, plus à portée, sous l'un des dômes d'Hélios. De quoi apporter un souffle d'espoir et d'aventure, d'un regain de dur labeur maintenant que vous aviez un but à atteindre. Tu avais admiré quelques clichés sur starchat, y devinais sans mal les nombreuses visites depuis l'annonce du projet accompli. C'était commun, attendu et prévisible que tu oses en faire de même. Par curiosité, comme tous les autres. C'est en solitaire que tu t'étais laissé voguer vers le dôme à ton tour, l'esprit en quête de distraction, l'âme seule. Une décision prise sur un léger coup de tête, un intérêt à combler seul, sans le besoin vital de compagnie. Tu avais laissé tes pas te guider et maintenant, tu foulais le sol d'une réalité en devenir. Peut-être, si tout se passait bien. On ne t'avait jamais vraiment reconnu pour ton optimiste, après tout. C'est sans doute pourquoi tu n'avais pas communiqué avec qui que ce soit pour leur proposer une visite, également. Toi qui n'avais pas été en mesure de formuler une opinion propre à l'élévation de Mugheri en tant que nouvelle amirale, qui voyait maintenant ses promesses prendre des formes plus ou moins physiques, des promesses qui ne se voulaient pas désuètes par ce qui pourrait être présenté comme, aux yeux des plus cyniques, de la poudre aux yeux. Un joli manège pour appâter les assoiffés de progrès, à défaut de leur promettre des étoiles. Et les autres y voyaient la promesse d'un retour vers la terre moins sanglante.

La victoire de Priya allait avec tes idéaux en général, oui, tu ne pouvais le nier. Rosenstein avait offert une chance aux familles de se réunir, t'appelait avec sa soif de reprendre ce qui vous revenait de droit, ce qu'ils n'auraient jamais dû vous refuser. Priya vous offrait quelque chose de similaire, de plus pacifique, de plus ouvert et même si tu avais tes doutes sur les bonnes volontés que tu jugeais absentes du Triumvirat, tu ne pouvais pas vraiment faire autre chose que d'attendre et d'observer si tu avais raison ou tort. C'est un autre écarlate que tu regardais, des allures d'espoirs et de grandeur dans une maquette. Tu te balades parmi les sentiers, tes billes s'écartant un peu partout, une sensation étrange cherchant à s'emparer de toi. Si vraiment Qiang se produisait, vous mettrez enfin les pieds sur une planète. Si drôle à penser, lorsqu'on s'y attarde. La dernière fois que tu avais foulé un sol, avait expérimenté une véritable gravité, c'était sur Mars. Toi, encore gosse malgré tes quinze ans que te disais ta mère, son bras enroulé autour du tien, sa poigne te faisant une sensation de crainte et d'excitation qu'elle ne pouvait contenir. Quelques affaires sous les bras, des rêves et de la détermination surtout, alors que vous suiviez d'autres rebelles pour rejoindre Wilkinson. C'est la planète rouge qui t'avait vu naître et grandir, si lointaine que tu n'avais que de vague souvenir de ce qui la représentait. C'en était une autre qu'on était prêt à vous offrir comme base, comme demeure. C'était presque ironique, poétique, même.

Tu t'arrêtes un moment, tes billes sombres sondant les alentours, absorbant les moindres détails t'entourant. Tu te perds dans le feuillage écarlate, la végétation t'entourant telle une mer de rubis. Si bien que tu ne remarques pas la silhouette qui s'avance, faute d'être dos à cette dernière. C'est lorsque cette dernière te percute, t'arrachant un grognement à défaut de réellement t'écarte vu sa petitesse, que tu réagis. Il y a un commentaire déplaisant qui se glisse à la commissure de tes lippes, prêt à aboyer au lunatique n'ayant su t'éviter. Seulement lorsque tu te retournes, ce dernier se meurt dans un souffle, l'un que tu rattrapes dans quelque chose qui ressemble presque à un hoquet lorsque tu comprends exactement qui se tient devant toi. C'est bête, pourtant, les chances que tu la croises n'étaient pourtant pas moindre, loin de là. N'était-ce pas pour ça que tu évitais instinctivement l'Hélios ? Sans doute, peu importe que tu oses te l'avouer ou non. Son regard surpris miroite le tien et tu la dévisages, une vague de regret déjà présente à l'idée d'être venue ici. « Marcus ?! » qu'elle souffle dans une incrédulité qui te donne l'envie – l'une à laquelle tu cèdes pendant quelques secondes même – de regarder le bout de tes bottes. Tu n'étais pas préparé, ne l'es jamais réellement à interagir avec Galina, même après tout ce temps. Il y avait toujours un étrange mélange d'appréhension et de désir à la croiser, voir si elle va bien sans empiéter, sans risquer d'être ce que tu as été depuis longtemps dans leur relation : un appel à la déception et aux regrets. Cette dernière te freine, t'étreint dans une nervosité aux syllabes qui ne répondent qu'à elle, qui se veut inconnue en dehors de sa présence. Et tu demeures ainsi : bête et silencieux. Assez pour qu'elle éprouve le besoin de reprendre la parole.

Si tu ne cherchais pas tant tes mots, tu remarquerais sans doute que c'est un bon signe. Qu'elle aurait tout simplement pu s'excuser poliment, s'écarter et poursuivre son chemin. À la place, tu te racles la gorge, un peu penaud pour finalement lâcher un simple « Hey… » doucereux en réponse à ses propres salutations. « Je vais bien… Et toi ? Tu te tiens occupée ? » La question est retournée rapidement, un peu maladroitement. Tu n'as jamais apprécié ce genre de conversation poli, en surface. Tu n'avais pas non plus besoin d'étaler ta vie, ne savait tout simplement pas ce que tu devais lui faire savoir, ce qui ne valait pas la peine d'être mentionné. Le tout sonne facilement creux pour l'occasion, mais ça ne t'empêche pas de la détailler d'un coup d'oeil rapide pour autant. Assez pour voir qu'elle avait l'air bien, avant de ne détourner le regard ailleurs, tes mains allant se réfugier dans tes poches. « Tu viens aussi faire connaissance avec le dôme Qiang ? » Tu hoches la tête, l'air faussement absent, trop conscient de sa présente en réalité. Assez pour t'humecter les lèvres à ton tour, faisant mine de perdre tes billes sombres dans le feuillage une nouvelle fois avant de les ramener sur elle. « Ouais… j'ai vu quelques photos sur les starchat, ça donnait envie… » En quelque sorte. « Tout ce rouge me rappelle Mars. » que tu confies cette fois dans un souffle, même si tu sais parfaitement que Qiang et Mars n'ont rien à voir ensemble, n'ont même aucune similarité. « Et toi ? C'pas ta première visite ou tu fais connaissance aussi ? » que tu renvoies cette fois avec une pointe de légèreté.
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MessageSujet: (#) Re: forgiveness is the final form of love - feat. Marcus     Mer 23 Mai - 16:58
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« Tu te tiens occupée ? », avait-il demandé de cet air si innocent. Et pourtant, pendant quelques secondes, cette phrase tourna en boucle dans la tête de la scientifique. Connaissant Marcus, il s'agissait très probablement d'une maladresse, mais compte tenu de la situation entre eux, elle ne put réprimer le malaise qui la gagna subitement. D'autant plus que c'est ce qu'elle avait fait, pendant un peu plus d'un an. Elle s'était effectivement tenue occupée pour oublier le divorce, oublier Marcus et les problèmes qu'il lui avait apportés alors qu'elle avait tant compté sur lui dans son équation du bonheur. Pour éviter de trop montrer sa gêne, elle répondit à la question par une autre question, reportant ainsi leur attention sur le dôme exceptionnel qui les entourait.

« Ouais… J'ai vu quelques photos sur les starchat, ça donnait envie... »


Galina ne pouvait pas être plus d'accord. La reconstitution de l'écosystème de Qiang sur Hélios l'intéressait depuis le début, mais les différentes photos postées par ses connaissances sur starchat avaient eu raison d'elle et de son emploi du temps trop chargé. Pendant qu'il parlait, elle acquiesça en remuant la tête de haut en bas, sans oublier son sourire. Il ajouta que toutes ces variantes de rouge lui rappelaient Mars. Si elle n'avait jamais posé les pieds sur cette planète, elle était tout de même capable d'en parler comme si elle y avait vécu après toutes ces années de vie commune avec Marcus. Et ce qu'elle pouvait dire, c'est que Mars et Qiang n'avait de commun que ces teintes chatoyantes. Ce monde vers lequel la flotte finirait par se diriger abritait une faune et une flore bien plus luxuriante.

« Et toi ? C'pas ta première visite ou tu fais connaissance aussi ? »

Décroisant les bras mais ne se sentant pas suffisamment à l'aise pour les laisser balancer près de son corps, elle les rangea dans ses poches avant de répondre d'une voix plus que tranquille, même si son cœur était très loin de l'être. Il devait même frôler la tachycardie.

« À vrai dire, c'est aussi ma première visite. Je suis très occupée en ce moment, le boulot me prend énormément de temps vu que je travaille sur plusieurs projets... C'était compliqué pour moi de passer voir le dôme à l'ouverture. »

Était-ce finalement une réponse à sa première question ? Parce que oui, elle se tenait toujours occupée mais pour d'autres raisons qu'il y a encore quelques mois. Maintenant qu'elle n'avait plus de vie de famille, elle avait beaucoup plus de temps pour son travail qui comptait désormais plus que tout à ses yeux. Elle avait pour mission d'aider les stellariens à combattre les maladies dont ils souffraient tous de plus en plus, résultat de la vie dans l'espace. Plus elle bossait dessus, plus elle avançait, et plus elle donnait une chance à ses concitoyens d'aller mieux. Alors le temps gagné par son divorce, elle l'avait donné presque tout entier à son laboratoire.

« Mais j'ai pris l'après-midi pour ça aujourd'hui, et pour relâcher un peu la pression ! », ajouta-t-elle d'un ton très enthousiaste.

Car malgré son stresse d'être en présence de son ex-époux, elle l'était, enthousiaste. Ce dôme était une pure merveille, et éveillait encore plus sa curiosité sur Qiang. Allaient-ils réussir à s'installer là-bas ? Ce monde chaleureux allait-il réellement devenir leur nouvelle maison ? Mais elle ne pouvait s'empêcher de se poser des questions sur l'exploration spatiale. Avec la flotte, ils pouvaient continuer à explorer l'espace, dépasser les limites du connu, découvrir l'infini. Une fois installés, qui allait mener à bien cette mission ? Laissant de côté ces pensées qui la hantaient trop tôt, car ils avaient encore beaucoup de temps devant eux avant tout ça, elle offrit à nouveau un grand sourire à Marcus et désigna le sentier de sa main droite qu'elle remit tout de suite après dans sa poche.

« Ça te dirait qu'on termine la visite ensemble ? Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu, je suis sûre qu'on a au moins une ou deux choses à se raconter. Ça me ferait plaisir de savoir où tu en es. Le boulot par exemple, toujours légionnaire ? »
   
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MessageSujet: (#) Re: forgiveness is the final form of love - feat. Marcus     Dim 8 Juil - 2:47
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« À vrai dire, c'est aussi ma première visite. Je suis très occupée en ce moment, le boulot me prend énormément de temps vu que je travaille sur plusieurs projets... C'était compliqué pour moi de passer voir le dôme à l'ouverture. » Elle se tenait occupée, donc. C'est avec une pointe de prudence que tu récoltes cette information, masquant le tout dans une surprise intéressée, une moue décorant tes lippes tandis que ton regard traîne ailleurs. C'était presque ironique, qu'elle se dévoue à cette même chose faisant obstacle entre vous deux depuis si longtemps : le travail. Celui-là même auquel tu t'étais perdu corps et âme, auquel tu t'appliquais avec autant de vigueur aujourd'hui. Tu décomposes ses paroles, les tournent et retournent dans ton esprit pendant quelques secondes, les analysant sous toutes leurs coutures, sans tout de fois oser davantage la comparaison. N'était-ce pas tout ce qu'il lui restait après tout ? Après ton départ, lui laissant une coquille vide d'un croquis en guise d'espérance pour ses projets. Jamais portés à terme, jamais même considérés. Tu hoches la tête en silence, l'air de comprendre sans pour autant oser assumer y reconnaître toutes les subtilités, toutes ses raisons. Reconnaissant la passion avec un détachement que tu veux sain, ta main venant se frotter contre ton menton comme si le simple geste comblerait ton manque d'éloquence. Il y a cette familiarité qui se colore presque comme une crainte, lorsque tu croises son regard. De ces moments oubliés où tu cherchais à y lire si tu pouvais poursuivre sur le sujet, si tu arriverais à y deviner ce qu'elle souhaiterait que tu demandes, que tu lui dises, faute de tomber sur un terrain miné. D'être gauche comme à ton habitude et de voir ses pupilles s'assombrir alors que tu engageais un conflit sans même le réaliser, une fois sur deux.

Pourtant c'est ce que vous étiez depuis un moment maintenant : en guerre. Toujours sur la défensive par peur d'une attaque. Des plaies et des blessures vous reliant par regrets et amertume. Les épaules carrées et les poings dressés. Pourtant la crainte passe parfois et tout va bien, une réalisation qui revêt la surprise par habitude, qui se décore d'une certaine tristesse lorsque tu oses t'y pencher un peu trop longtemps. « Mais j'ai pris l'après-midi pour ça aujourd'hui, et pour relâcher un peu la pression ! » qu'elle reprend, brisant le silence ainsi que ta maladresse. Le ton qu'elle emploie, beaucoup trop enjoué pour l'occasion, t'extirpe une nouvelle esquisse. Dans une autre occasion, l'une où le malaise ne serait pas aussi tangible, l'une où, auparavant, tu te serais sans doute permis de la toucher – n'est-ce pas encore plus loin qu'un simple auparavant comme possibilité ? – tu l'aurais probablement taquiné d'une quelconque manière. Une pique, tout ce qu'il y a de plus léger pour l'encourager à se chamailler gentiment. Présentement, la seule chose que tu te permets de faire, c'est d'incliner la tête, un petit sourire peignant tes lippes alors que tu lui souhaites le plus naturellement : « profites-en bien. » Parce que c'est tout ce que tu peux faire, à quelque part. Lui souhaiter de bonnes choses, jouer la carte de politesses qui te case dans un rôle que tu ne sais pas encore délimiter, que tu te confines par réflexe, au point où tout manque de saveur, devient fade et prudent. Loin d'être même amis, plutôt comme une erreur qui cherche encore à se faire accepter. Un jour peut-être, petit à petit.

Ce n'est pas l'envie qui manque, ni le bon vouloir. Vous êtes civiles, après tout. Il y a trop d'histoire entre vous pour que tout ceci soit de la haine, même si parfois les couleurs s'en approchent. Et Gal te le prouve bien, cette fois encore, une main en direction du sentier. « Ça te dirait qu'on termine la visite ensemble ? Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu, je suis sûre qu'on a au moins une ou deux choses à se raconter. Ça me ferait plaisir de savoir où tu en es. Le boulot par exemple, toujours légionnaire ? » Tu la regardes un instant, incertain. Elle et ses yeux de biche, son grand sourire, le manque total d'animosité envers ta personne. Et tu te sens une nouvelle fois maladroit, un peu brute, avant de ne pincer les lèvres et de faire quelques pas dans sa direction, marchant maintenant à ses côtés. « Toujours légionnaire. » que tu affirmes dans un hochement de tête décisif, tournant tes propres billes sombres contre son minois. Est-ce que tu veux vraiment qu'on se raconte des trucs ? Que tu as envie de lui demander, le réflexe de voir la discussion comme une invitation à la bataille. Pourtant il n'y a aucune raison d'approcher les sujets qui fâchent, aucune raison de s'étaler sur autre chose qu'une discussion légère partagée entre deux personnes. Tu te racles donc la gorge, ravalant ta question pour plutôt lui renvoyer la balle : « tes projets avancent bien ? » que tu lui demandes, le regard inquisiteur, utilisant l'information qu'elle a déjà bien voulu te révéler, à défaut de savoir quoi lui dire exactement. C'est étonnant parfois, comment malgré les années, les épreuves et les embûches, on peut oublier comment être et agir avec l'autre.
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