Knock knock on heaven's door [Maggie]
MessageSujet: (#) Knock knock on heaven's door [Maggie]     Ven 13 Avr - 20:03
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KNOCK KNOCK
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Le rouge te mangeait le cou et les oreilles, les yeux bouffis des larmes que tu avais lâché avant de réussir à te décider à quitter la cabine, puis franchir la rue jusqu'à la clinique et enfin devant le distributeur tandis que tu faisais passer en boucle les produits. Une infirmière t'avait demandé si ça allait et tu avais appuyé sur acheter sans réfléchir, secouant la tête frénétiquement et en disparaissant dans un couloir sans demander ton reste. Tu avais dû retourner la voir, t'essuyant le visage trempé et dont la peau te brûlait à force d'être gorgé de sel. Elle t'avait gentiment indiqué la chambre de Maggie, mais tu n'avais pu t'empêcher de voir son regard, son regard plein de pitié et de questions. Tu avais voulu l'insulter, trépigner, mais tu avais juste fait un signe de tête et trainé la patte jusqu'à la chambre.

Tu savais laquelle c'était de toute façon. Tu avais juste oublié. Voilà. Les enfants y étaient déjà allé plusieurs fois sans toi, sur le Regina d'abord où tu avais argué que la distance était trop grande – tu es guéri Ex, arrête de te trouver des excuses – et que tu n'avais de toute façon pas le temps. Tu avais subi le regard déçu de Szill et les questions de Valco sans rien dire, refusant de les rejoindre. Tu avais mis presque 2 semaines à te décider à aller la voir. Tu avais promis aux enfants de les accompagner la prochaine fois, puis celle d'après, et encore celle d'après...

Au final tu y allais sans eux. Toujours plein de courage, hein Ex ?

Tu poussais la porte après avoir toqué, tes doigts gonflés à force de les mastiquer, les jointures de tes doigts rouges et irrités. Tu étais ensuite entré, clignant plusieurs fois des yeux en laissant la porte se refermer derrière toi. Tu ne savais pas quoi dire, quoi faire. Tu n'avais jamais réfléchi jusque là. Comment tu vas, Maggie ? ou bien Je suis désolé de ne pas être venu plus tôt, voire même Une très jolie chambre !. Tu ouvrais la bouche, le rouge se déployant de ton cou et tes oreilles pour venir se nicher au niveau de tes joues. Tu serrais la canette de soda entre tes mains et tu finis par éructer. « Tu as déjà vu des sauterelles ? Des vraies, je veux dire.. Enfin, des vraies, mais pas des fausses, des … des ... » Tu agitais les mains, piétinant presque sur place avant de grimacer et de boitiller jusqu'à son lit. « Celles avec des carapaces. On dirait qu'elles sont armées et qu'elles ont des armures, tu vois. » Tu t'étais à moitié assis sur le bord de son lit en frottant ta cuisse, de l'autre tu posais la canette sur les jambes de Maggie. « Des trucs énormes et vicieux, plus gros qu'un terminal. » Tu écartais les mains jusqu'à atteindre une longueur convenable par rapport à tes souvenirs. Tu te tournais légèrement vers elle pour lui montrer avant de te redresser brusquement et d'épousseter le coin où tu t'étais assis. « Elles sont horriblement laides.. à l'extérieur hein, mais aussi à l'intérieur. Je veux dire, comme je sais pas si tu en as déjà vu, mais imagine vraiment un truc moche et méchant qui n'a qu'une envie : bouffer tout ce qui se passe. » Tes mains s'agitaient dans tous les sens tandis que tu parlais.

« Des fois je me demande si c'est pas ce qui a inspiré les monstres des livres pour enfants. Ou des séries, je suis sûr que ce que regarde des fois Valco sur sa tablette avec Olek, c'est inspiré des sauterelles. » Tu passais tes doigts sur le rebord de ton terminal qui dépassait de ta poche avant de les poser brusquement sur l'armature du lit et de la frotter nerveusement. « Elles sont importantes, Maggie. Faut pas l'oublier. » Tu frottais ta joue contre ton épaule, le bout de tes doigts rongés au sang, tapotant contre ta cuisse. « Faut pas les disséquer, non plus. » Ton ventre grognait et tu te redressais à nouveau, cherchant des yeux ta canette avant de te remettre à parcourir la chambre, ton épaule agitée de tics nerveux. Tu éternuais et tu te passais la manche devant la bouche, étouffant la moitié de ta phrase. « Elles mangent de tout, les bébés oiseaux, les œufs, tout ce qui passe sur leur passage ! Elles étaient pas du tout difficile, t'vois ? » Tu coinçais ton majeur et ton annulaire de la main gauche entre tes dents et tu tirais sur les croûtes au bout des doigts, arrachant la peau et rouvrant les plaies dû à un frottement prolongé de celles-ci. « Alors des fois avec ma cousine on prenait le blaster de son père, on se mettait sur un mur et on tirait dessus. » Tu passais ta langue sur tes lèvres, deux fois en haut, trois sur les côtés et quatre fois en bas, imitant machinalement la main qui empoignait le blaster et tirait. « Même si y a beaucoup de protéines, ça vaut pas le coup, parce que c'est vraiment pas beau, hein. Puis ça a pas un goût super, genre comme un cookie que tu as oublié depuis plusieurs semaines dans de l'huile de moteur. » Tu passais ton pouce sur chacune de tes phalanges en observant la porte. Tu fronçais les sourcils et tu finis par extirper ton terminal que tu secouais un peu après avoir tapoté l'écran, puis sans même lui accorder un regard tu le rangeais dans l'autre poche de ton pantalon. « Enfin du coup faut pas les .. euh.. je veux dire … c'est … c'est pas plus beau à l'intérieur qu'à l'extérieur. Tu vois ce que je veux dire, hein ? Tu comprends ? Des fois faut pas chercher à voir plus loin. »

« ... t-t-t-tu.. vous avez une meilleure tête, Maggie. » Tu finis ta phrase dans un couinement, la respiration haletante tandis que tu essayais de calmer la brûlure de tes yeux et la douleur au niveau des sinus. Tu sentais les larmes poindre, aussi te relevais-tu à nouveau et d'une démarche à peine assurée tu te dirigeais vers le faux hublot qui se trouvait de l'autre côté du lit et te mis à tapoter dessus avec tes phalanges. L'espace s'étendait devant vous et même si tu savais qu'il ne s'agissait que d'une image produite

« Dis, tu penses que les rêves morts deviennent des fantômes ? » ou des étoiles. Tu tapotais plusieurs fois sur le boitier pour faire changer le paysage et trouver une image de verdure. Tu frottais celui-ci pour enlever les petites perles de sang qui s'y étaient amoncelées, changeant une dernière fois le paysage pour une prairie de nuit. Tu te retournais brusquement vers elle, lorgnant sur ta pauvre canette abandonnée sur les jambes de Maggie. Ton ventre émit un autre grognement. « C'est pour toi. »
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MessageSujet: (#) Re: Knock knock on heaven's door [Maggie]     Dim 22 Avr - 2:39
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Magdalena avait détesté ça, que de se voir traverser le nœud comme une poupée fragile. Un mal pour un bien qui lui avait permis d’être transféré du monde aseptisé du Regina Mercy au confort plus intimiste d’une clinique le Columbiad. Signe qu’elle se rétablissait normalement. Elle n’avait plus besoin de soin intensif mais suffisamment pour être toujours sous surveillance médicale. Alors elle avait mis sa dignité de côté, priant pour ne croiser aucun regard connu jusqu’à ce qu’on l’installe dans sa nouvelle cabine. Après quelques jours, elle accepta enfin les visites quand jusque-là elle ne tolérait que sa famille. Elle du faire des exceptions, pour quelques amis inquiets mais elle ne les retenait jamais très longtemps. Il était difficile pour elle d’accepter son état et l’image qu’elle renvoyait. Magdalena se voulait solide, inébranlable. Elle renvoyait tout le contraire en étant ainsi cloué au lit avec un bras immobilisé.

La tendance s’inversa quand elle réussit à se lever par elle-même et qu’elle récupéra assez de force pour recommencer quelques exercices. Toujours quelque peu réticente, elle se faisait violence lorsque l’on toquait à sa porte. Comme aujourd’hui. Elle rassembla ses forces et c’est avec un sourire qui s’efface bien vite qu’elle accueillit Exvind. Il avait fini par venir. Mais elle n’avait définitivement pas l’énergie et la patience pour jouer les psychologues. C’est le visage fermé qu’elle son visage, à lui. Il avait pire mine que d’habitude. C’était à se demander lequel des deux avait été enseveli sous l’explosion. Maggie est prête à le renvoyer chez lui, lui qui semblait là par obligation plus que par réel plaisir. Ils n’étaient pas obligé de jouer à ça, pas aujourd’hui.

Des sauterelles. Les mots sortent soudainement de sa bouche et c’est quelque peu ahuri qu’elle se retrouve à l’écouter quand bien même elle aurait préféré le voir repartir. Pourtant voilà, si elle ne comprend pas un traître mot de ce qu’il lui dit, c’est la première fois qu’elle l’entend autant débiter. Son visage se fait moins dur. Elle est attentive, Maggie. Elle croit à un vrai récit avant de se dire qu’il y avait surement un message caché. Une métaphore. Parlait-il de lui ? Avait-il seulement conscience de ce qu’il disait ? Elle veut comprendre et pourtant elle finit par abandonner, persuadé qu’il n’était que dans une de ces phases d’angoisse extrême. Une de celle qu’elle avait jamais été témoins. Son visage se referme aussitôt.

Ironiquement, c’est à ce moment qu’il choisit de la complimenter. La brune hausse les épaules, le nez baissé comme pour se cacher. « On m’a connu sous un meilleur jour. » Aussi pessimiste soit-il, elle n’avait pas tort. Même en ignorant ses cernes, les différentes traces de brûlure et d’écorchure marquaient son visage de quelques rougeurs persistantes. Dommage. Il aurait presque pu lui arracher un sourire d’un simple tu. Elle se saisit de la canette, sans réponse immédiate à sa question absurde. « Elle est… Tiède. Elle se pince les lèvres. Quelque chose en elle avait brûlé dans cet incendie. Un peu de patience, un peu d’optimisme, un peu de subtilité. Un peu de tout. Un peu de Maggie. Elle qui se serait réjoui normal réjoui d’une telle attention. Elle se force mais ne sourit qu’à peine. C’est gentil. »

Le vrai souci est là : elle lui en veut et ce n’est pas une canette et quelques phrases sans queue ni tête qui changera son absence durant ces dernières semaines. Car oui, deux semaines après s’être fait mâché puis recraché par le colosse en feu, Exvind n’était pas venu une seule fois. Elle avait accepté très peu de visite mais celle de la fratrie Adkin faisait partie des rares qui l’avait réconforté. Parce qu’eux aussi, faisait partie de la famille, Exvind compris. Il avait pourtant été absent sans qu’on sache lui dire pourquoi. Maggie ne faisait rien pour attendre quelque chose en retour mais, elle aurait aimé, ne serait-ce qu’une fois le voir à son chevet. Comme elle l’avait été une fois pour lui. Soucieux pour elle et non pas pour une de ses énièmes pensées farfelues. Comme sa question. Dis, tu penses que les rêves morts deviennent des fantômes ? La brune fronce les sourcils. Incapable d’ouvrir par elle-même la canette de toute façon, elle l’abandonne sur sa table de chevet. « Je ne crois pas qu’un rêve puisse mourir. Cela devait être la première fois qu’elle répondait à un de ses non-sens. Sans savoir pourquoi. Elle redresse le menton. Qui t’a dit où j’étais ? Szill ? » Et était-ce elle, par la même occasion, qui l’avait poussé à venir ?



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MessageSujet: (#) Re: Knock knock on heaven's door [Maggie]     Mar 24 Avr - 1:55
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« On m'a connu sous un meilleur jour. » C'était un euphémisme. Tu détestais être là, tu avais l'impression de voir un ersatz de ce qu'était Maggie Lehmann avant l'explosion et un instant ton visage se tordit convulsivement dans une marque de douleur et de regret. Tu les ravalais tant bien que mal, les étouffant sous une couche de malaise ambiant. Tu tentais de garder bonne figure, mais tu étais aussi pathétique à voir, tu le savais. On te l'avait assez répété dernièrement, en te le reprochant de plus en plus amèrement. Tu t'étouffais dans la rage et la peur, à la fois vexé de ces paroles et aussi blessé de ne pas pouvoir lâcher tout ce que tu avais sur le cœur. L'atmosphère dans la chambre était de plus en plus lourde, la mauvaise humeur de Maggie ne faisant que t'ensevelir sous ton propre mal-être. « Mh. Sous de pires aussi, non ? » Tu peinais à asseoir la stabilité de ta voix et tu buttais sur les syllabes, les intonations changeantes, reprenant de vieilles habitudes d'élocution que tu avais tenté d'effacer sous le poids des ans et au contact de vauriens de tout genre. Tu ne savais pas vraiment quoi dire à Maggie. Tu ne voulais pas lui dire des choses qu'elle risquerait de prendre mal, car soit trop déplacés, soit parce que trop 'paternalistes', mais tu avais envie de lui dire également ce qui te semblait être important dans ce genre de moments. Peut-être ce que toi tu aurais voulu entendre. « Elle est... » Tu fronçais le nez. Tu l'observais, Maggie, elle et son sourire qui n'atteignait ni ses yeux, ni son cœur. « C'est gentil. » Tu te raclais la gorge, retenant quelques mots avant de détourner les yeux, sans même lui proposer de l'ouvrir pour elle. Ce serait probablement l'insulter ou la vexer et tu n'avais pas envie de te battre, de te faire marcher dessus surtout.

« Je ne crois pas qu'un rêve puisse mourir. » Tu clignais à peine des yeux, tes paupières alourdies par la gêne. Tu pesais quelques secondes le pour et le contre de lui répondre, de dire ce que toi tu pensais réellement. Tu te noyais tellement dans les non-dits et les mensonges avec tout le monde que tu ne savais plus à qui faire confiance, à qui te confier et si tu n'avais pas raté le coche depuis des années. La froideur de Maggie te rappelait que perdre quelque chose qu'on pensait pour acquis était toujours la plus brutale des chutes. « Je pense que les rêves meurent et qu'ils viennent nous hanter, jusqu'à ce qu'on en ait fait le deuil. » Tu chantonnais presque dorénavant, pour donner un peu de consistance à ta voix qui faiblissait plus tu voyais Maggie, ton regard toujours fixé sur la prairie qui te faisait face. Tu te détournais de celle-ci après quelques secondes pour poser ton regard sur la déléguée, sur les marques sur son corps, son visage, son bras surtout. Tu croisais tes propres mains derrière ton dos, comme pour cacher ton propre handicap à la vue des autres.

« Qui t'a dit où j'étais ? Szill ? » Tu dodelinais du chef en observant un moment la fenêtre. Cela ne ressemblait pas à Astoria, rien n'y ressemblait et tu fermais à nouveau les yeux quelques instants avant de secouer les épaules tandis qu'un spasme les agitait. « Les enfants. Valco aurait aimé passer tout à l'heure, si vous allez bien. Olek aussi. » Tu ne présentais aucune excuse pour ton retard, pour ne pas être venu, ni même pour ne pas avoir pris de nouvelles de manière directe. Tu te retournais à nouveau pour faire face à Maggie en passant nerveusement ta langue sur tes lèvres, secouant à nouveau la tête, tes mains toujours liées dans le dos. « Pardon. » Pardon pour l'explosion, Maggie. Pardon pour le poids que j'ai été. Pardon d'avoir brisé ta vie, ton sourire, ta joie. Pardon d'être là. Tu ne pris pas le temps de t'arrêter et tu enchaînais presque aussitôt.

« Qu'est-ce que tu vas faire ? »
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MessageSujet: (#) Re: Knock knock on heaven's door [Maggie]     Mar 24 Avr - 3:23
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Devant l’entrée théâtrale d’Exvind, Maggie n’attendait rien de lui sinon de repartir aussi vite que venu. Pourtant il ose, finalement, un pardon qui fait perdre tout patience à la brune. « C’est pas comme ça que ça marche Exvind.Tu n’es pas un enfant. Venir la mine déconfite et les yeux rouges en t'excusant n’arrangera rien. Les mots n’arrangent rien, c’est… Bon sang je suis même pas sûre que tu sais pourquoi tu t’excuses ! Pire, j’ai l’impression que tu t’excuses pour toi-même. » Comme sortie de sa léthargie, elle s’agite autant que son corps lui autorise, agitant essentiellement son seul bras valide. « Qu’est-ce que tu attends ? Qu’est-ce que tu veux ? Que je te prenne dans mes bras et que je t’embrasse le front pour te pardonner ? Que je souris, que je rigole et qu’on passe à autre chose ? Parce que ça n’arrivera pas ! Je suis fatiguée, j’ai mal, je suis… » Ça l’épuise, elle qui pense à trop de chose à la fois. Elle ne voulait pas être le centre d’attention de tout le monde, loin de là. Néanmoins, c’était ce genre de situation qui dévoilait les vrais visages des proches. Et elle aurait voulu, désespérément voulu, voir Exvind sortir de sa coquille pour lui montrer un quelconque soutien.

« Je n’ai pas le temps pour tes conneries de sauterelle. J’ai pas la patience pour t’écouter parler de rêve fantôme et autre non-sens. C’est toujours pareil. Parce que pour un type pas bavard, tu parles souvent de toi. Et moi, dans tout ça ? Qu’est-ce que je vais faire ? Est-ce que c’est vraiment tout ce qui t’intéresses ? Elle lui pose réellement la question, les yeux plantés sur lui dans l'attente d'une réponse. Rien. Juste Exvind. Je vais te dire ce que je vais faire. Je vais te balancer cette canette dans la tronche si tu arrêtes pas de gigoter dans tous les sens. Regarde-moi, au moins ! Elle saisit de la canette et arma son bras comme prête à lancer alors qu’elle le rappelle à l’ordre. Elle en a marre de toujours chercher son regard, de chercher à quoi il pense, ressent.   Essaye d’avoir l’air un peu plus concerné si tu veux vraiment faire semblant. Dans le meilleur des cas réagit, parle, fait quelque chose. Énerves-toi ou dis-moi de poser cette foutue canette, mais fait quelque chose ! » Et elle attend, une quelconque réaction, bonne ou mauvaise. Autre chose que son air ahuri. Avait-elle tant l’air d’un monstre que ça ? En demandait-elle trop ? La brune dépose la canette, fatiguée, las. Elle avait presque envie d’abandonner.

Le pire dans tout ça, c’est que détestait ce qu’elle en train de faire. Ça lui fendait le cœur que devoir le secouer ainsi. Elle s’en voulait, aussi. C’était de sa faute que de l’avoir pris avec des pincettes tout ce temps. Ils n’en seraient peut-être pas là. Malgré tout ce qu’elle pouvait dire et insinuer, cela ne l’empêchait d’avoir une affection tout particulière pour Exvind. Malgré le manque de conversation, de preuve d’affection, de geste ou même de regard, Maggie l’aimait comme un membre de famille à part entière. Pas assez responsable pour le voir comme un père, mais assez attachant être un … Elle en savait rien. Peu importe l'appellation familière qu’elle lui collerait, il était de la famille. Et c’était bien ça le plus douloureux, c’est que c’est impression semblait aller que dans un sens.

« Tu sais quoi… Il ne s’agit même pas de moi, mais des enfants. Qu’est-ce qui me dit que tu seras là quand ils en auront le plus besoin ? A leur chevet, fort et courageux, avec eux s’il leur arrivait malheur. Tu seras où Exvind, planqué sous ton lit à débattre entre ta conscience et toi ? Je ne veux pas qu’ils ressentent la même déception que moi. Je veux que s’ils sentent aimés, leur père est prêt à leur prouver n’importe quand et n’importe comment. » Elle se détestait pour utiliser la fratrie comme un électrochoc, mais c’était sa dernière arme, son dernier recours. Un test qu’elle serait prête à appliquer s’il ne se réveille pas à temps.



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MessageSujet: (#) Re: Knock knock on heaven's door [Maggie]     Mar 24 Avr - 10:25
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Tu ne pouvais pas réellement dire que tu étais surpris de l'explosion de Maggie, ni même que la réaction te choquait. Tu te sentais coupable, en effet, de ce qui pouvait lui être arrivé, mais ta maladresse et tes paroles n'avaient fait qu'accentuer la blessure – morale cette fois-ci – que tu lui avais causé. Tu mordillais nerveusement tes lèvres entre deux paroles, cherchant la sortie des yeux comme un animal terrorisé. Pourtant, tu tentais de faire front, non pas physiquement, tu avais probablement l'air aussi pathétique que d'habitude, rentrant la tête dans les épaules pour encaisser le pire de la tempête sans trop broncher mais pourtant... Si tu avais encaissé le diatribe, blessé plus par la justesse de la plupart de ses mots ou ton incapacité patente à lui répondre – sa façon de mettre tes enfants sur la table te fit frémir. Tu te redressais, une douleur vive au niveau du cœur ou du ventre, dans une espèce de brouillard, avec l'impression malsaine de te retrouver à nouveau face à Khan Andak et sa veste de capitaine.

Tu plissais les yeux un instant, dévisageant Maggie, attendant une autre pique, un changement de sujet qui la ferait enchaîner sur des eaux peut-être plus sûres. Rien ne venait cependant et tu aurais presque espéré un instant qu'elle te lance sa putain de canette. Tu grondais alors. « Je trouve surtout que les enfants ont bon dos, Maggie » Tu n'avais pas la fibre paternelle pour grand chose, tu faisais de ton mieux en agissant comme cela te semblait être le plus juste et le plus proche de ce que tu ressentais pour eux. Beaucoup d'affection, certes, mais tu n'étais pas le père idéal qu'on aurait pu vouloir de toi. Tu étais toi même incapable de savoir ce que tu voulais et tu te contentais d'accompagner les enfants sur le chemin en leur tendant la main pour qu'ils s'y accrochent le temps de quelques pas pour qu'ils puissent repartir tout seul. Tu ne savais pas faire réellement autrement, parce que tu ne considérais pas avoir l'étoffe d'un père. Tu essayais d'une autre manière, surtout en empêchant les menaces extérieures de les faucher eux à leur tour en travaillant pour Khan. « Ce serait dommage qu'il leur arrive quelque chose, n'est-ce pas Adkin ? On aimerait tous qu'ils arrivent à bon port, en un seul morceau, des jeunes gens si prometteurs. » Le ton de ta voix était peut-être trop acerbe, mais cette pensée te traversait l'esprit aussi vite qu'elle en disparu. « Je pense que ça ira, je fais assez pour qu'il n'y ait pas trop d'imprévus qui leur tombent dessus, mais je trouve que si tes remarques étaient justifiées, ou l'étaient relativement jusqu'ici, celle-ci n'était ni subtile, ni … Oh, je sais pas. » Tu eus un léger rire, sans joie, en haussant les épaules, les paumes levées vers le ciel, tressautant d'autant plus sous l'effet de la colère et tu finis par les coincer en poings. « Sérieusement Maggie, est-ce que tu penses un instant qu'outre le … je pense même pas bonheur, de me voir passer, tu aurais supporté longtemps que je reste à ton chevet alors que tu ne vas pas bien ? Oh, je ne cherche pas d'explication, je comprends l'irritation latente de quelqu'un qui ne peut pas faire ce qu'il veut. T'es clouée ici sans pouvoir rien faire, tu aimes pas qu'on te voit comme ça, hein ? J'rien pour t'aider Maggie, j'rien pour être une épaule sur laquelle pleurer parce que t'as déjà ça en quantités, j'peux te balancer des mots qu'seront vides parce que t'y croiras pas, mais franchement est-ce que ça va t'aider ? » Tu reniflais et tu passais ta main sous ton nez et sur ta bouche, levant un doigt pour l'empêcher de te répondre.

« Ch'uis désolé que ça soit arrivé, Maggie, que t'ais été prise dans l'explosion, qu't'en ais souffert, que tu sois là à pleurer sur ton sort comme une personne normale, ch'uis vraiment désolé, parce que tu mérites mieux qu'ça. J'veux pas qu'tu me rassures, que tu me tapotes l'épaule avec un faux sourire en m'disant des conneries positives pour faire croire qu't'vas bien ou quoi, putain. Vous me faites tous chier, à essayer de croire ou de me rassurer. Tu vas pas bien, faut être complètement miro ou ne pas avoir envie d'le voir pour pas … » Tu agitais la main vers elle. « Mais c'normal. D'êt'fatiguée, d'avoir mal, d'en avoir marre, mais franchement là Maggie, t'peux penser c'que tu veux d'moi mais j'trouve que t'as surtout visé pour faire mal, vraiment, et j'te pensais pas comme ça. » Tu eus un ricanement. « C'con, on a toujours des images sur les gens, puis elles sont détruites. » Tu passais ta langue sur les lèvres. « Ch'uis pas un bon père ou quoi, t'as pas besoin de me le rappeler, mais j'm'inquiète assez pour eux. Là j'crois pas qu'y soient le sujet, fais pas passer ta frustration par eux, s'te plait. »

« A qui profite le crime, hein ? » Tu te mis à rire tout seul, presque en sanglotant avant de te retenir de mettre un coup de pied dans la chaise à tes côtés.
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