red dust // learian
MessageSujet: (#) red dust // learian     Jeu 12 Avr - 4:56


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Debout devant la glace, tu peines à te rappeler la dernière fois où tu as mis autant d’effort. Sur ton apparence. Depuis les traits sombres te marquant les paupières aux bretelles délicates de ta robe noir. Même tes doigts, qui manipulent – encore et encore – ta tignasse, semblent subitement doté d’une nouvelle adresse. La faute à la robe que tu as passé – l’une des seules que tu possèdes, l’une des seules que tu daignes vouloir, pouvoir, porter. Assumer. Et tu t’ausculte sous toutes les coutures, pas d’angle mort ce soir Eirian. Tu remontes tes cheveux et t’élance à la chasse aux ecchymoses. Une quelconque preuve – marque, trace – que tu ne vas pas bien. Que tu t’entraines trop fort. Que tu t’es enfin lancé dans le combat illégal – les poings devant toi, plutôt que brandit dans les airs. Seulement, si tu n’es pas particulièrement douée pour enfiler des bas collants – tu as abandonné au bout de deux essais, ahem – ou pour avancer sur des escarpins de dix centimètre – tu ne souhaites pas même essayer – tu sais diriger ton corps. Éviter les coups, là où ils se verront. Là où ils dérangeront.

Tu ne trouves donc rien. Rien qu’un cou gracile, des mèches sombres comme des rubans pour le décorer et un corps protégé par de la dentelle – une seconde peau, douce armure dissimulant les nébuleuses que tu y as peint. À coup de poings. À coup de rien, parce que c’est pas de ta faute. Des demi-lunes te décorant les côtes. Une planète naissante contre ta hanche droite, un amas d’étoile sur le haut de ta cuisse opposée. Des ecchymoses secrètes – celles contre lesquelles tu enfonces les doigts. Pour ne pas oublier. Pour te punir. Parce que, de toute manière, personne ne verra rien. Personne ne dira rien, pas même Kai que tu vois – probablement plus que de raison depuis quelques temps, le sexe comme un exutoire. Ses baisers comme des baumes pour l'apaiser lui, parce que tu refuses de cesser. Ton besoin de ressentir la douleur, surmontant sa douceur. Tant pis.

Évidemment, tu n’attends rien de ce soir. De cet autre rencard que maman t’as organisé – un de plus, encore. Tu n’en as même pas envie, mais il le faut. Tout ça, toute cette préparation, à un but précis : la rassurer. Que tu vas bien. Que tu n’es pas en train de t’écrouler – elle n’a pas à savoir, surtout à voir. Parce que tu l’évites depuis déjà deux semaines, peut-être même davantage? Peut-être. Mais si elle te voit en face, elle saura. Tu ne peux pas faire ça, tu ne veux pas. Alors la voilà, ta concessions, ta tentative de rédemption : un rencard. Il suffit de quelques efforts, de paillettes lancer dans les yeux du spécimen repéré par ta mère et tu pourras disparaître. Des excuses sur les lèvres – Kai t'attendant ailleurs. Et quand ta chère maman demandera des informations à son cobaye, il pourra parler de ta robe, de ton sourire, de ton apparence. De cet autre, celui que tu étais pressé de rejoindre – Kai et le bar. Tout pour oublier. L’alcool et Kai pour remède, la plupart des soirs. Tout ceci n’est jamais qu’une diversion, pour elle. Parce que tu l’aimes, mais qu’elle t’aime encore plus. Trop.

De fait, tu n’hésites même pas lorsque tu gagnes le Columbiad – ce soir tu ne comptes pas fuir, c’est impossible. Non, même que tu es en avance semble-t-il, parce qu’on te guide jusqu’à une table vide. Là, au pied d’une grande baie vitrée, quelques tables pour voisines – leurs occupants babillant déjà tout bas. Pas de café chaleureux cette fois, non ta mère à préféré t’envoyer dans un pub à l’ambiance tamisée. Tout est en sourdine ici, la musique, les discussions et l’éclairage. Parfait reflet de ton intérêt pour la soirée. Ton menton s’enfonçant contre ta paume, une moue aux lèvres alors que tu commandes un cocktail – un caprice momentané, la faute à ta robe. Tu te donnes des allures de véritable fille, en attendant le prince pas si charmant. Et à chaque nouvelle tête qui approche ta table, tu redresses les yeux. Curieuse. Ennuyée. Te retenant à la table, à deux mains, pour ne pas déjà tout avaler le cocktail qui a trône devant toi.

Puis, il est là. Un corps s’arrête devant toi et tu redresses – encore – les yeux. Tu cilles une fois. Puis deux. De l’incompréhension plein le regard – impossible. Ce ne peut pas être lui. Maman ne t’as pas envoyé Leandro Boher, l’ancien beau d’Elara. Celui qu’Orion détestait tant, il y a encore quelques années – sans justification d’ailleurs, sinon qu’il était différent. Trop parfait? Charmant? Oui, tu peux aisément le comprendre, surtout maintenant, alors que ton regard coule le long de son corps. Que tu retrouves le sourire qui lui recourbe les lèvres. Expression que tu imites déjà, avant d’éclater de rire. Allant jusqu’à légèrement rejeté la tête vers l’arrière, une main glissant contre ta bouche. Ton menton. Parce que c’est d’un ridicule terrible! « Par la ceinture de saturne, Boher!? Ha ha ha!! » Dire que la serveuse est surprise, est un euphémisme. Tu tâches pourtant de calmer ton hilarité, mais tu peines à te redresser sans aide. L’hilarité te rendant les jambes molles – oui, même ton genoux, celui expliquant la coupe longue de ton vêtement. Mais tu y parviens et ta main se referme contre l’un de ses avants bras, alors que tu poses un regard follement amusé sur lui. Scintillant de larme qui ne viendront pas, le plaisir aussi soudain qu’éphémère. « Je… nom d’une comète à paillette, je ne m’attendais absolument pas à ce que ce soit toi. » Ce qui, pourtant, n’est pas un problème. Au contraire.

C’est ce qui explique que plutôt que de le chasser, pour ricaner à ta table – et probablement commandé encore trois autres cocktails du genre, qui aurait cru qu’ils étaient aussi délicieux hein?! - tu viens lui embrasser une joue. « Aller, je ne suis pas si mal élevée. Bonsoir, Leandro... » Presque docile. Agréable, même. Un fait rare, du moins lors des rendez-vous arrangé par ta mère. La serveuse semble toutefois rassurée, aussi elle daigne vous abandonner – ce qui te permet de lui tripoter, honteusement, le bras. « Tu restes un petit instant? Il faut absolument que tu me racontes, comment elle a pu te convaincre de venir. Aller, viens, je serais gentille. » Et c’est une promesse que tu scelles d’un clin d’oeil. Parce que tu es curieuse de savoir ce que ta mère à bien pu dire ou faire, pour le convaincre de venir. Parce que lui, contrairement à toi, il savait. Que ce serait toi. Et vous ne vous connaissez peut-être pas très bien, mais nous n’êtes pas des inconnus. Pas des amis non plus. Pourquoi venir? Pourquoi accepter? Qu’a encore fait ta mère? Tu regagnes ton siège, curieuse et pour la première fois, en dehors de la compagnie d’Orion, terriblement intéressée. Attentive, même. À sa beauté – pourquoi se priver hein? - mais aussi aux explications à sa présence, à son choix.
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MessageSujet: (#) Re: red dust // learian     Sam 14 Avr - 19:26
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Il a des pas qui lui font relever la tête alors qu'il est dans son laboratoire. Sur le seuil une sihouette se dessine. Celle d'une femme qui rentre en marchant avec énergie et qui se pose face à lui.

- Docteur Boher ?
- C'est moi mais tout le monde m'appelle Leandro.
- Leandro ce sera parfait.

Il se fend d'une expression chaleureuse alors qu'il se rend compte qu'elle ne lui est pas totalement étrangère.

- Attendez mais on se connait non, tu es l'épouse d'Orpheus, on s'est rencontrés y'a quelques années, Clara si je ne me trompe pas ?
- Tout à fait ! Quelle excellente mémoire ! Je suis sûre que tu te rappelles aussi de ma fille Rian ?
- Rian ? La petite toujours fourrée avec Orion ? Èvidemment !

Elle laisse échapper un rire aigu.

- Tu sais elle n'est plus si petite, elle est devenue une belle jeune femme, cela fait longtemps que tu ne l'as pas vue ?
- Je dois dire que je ne l'ai pas croisée souvent ces derniers temps. Ca fait un moment qu'on ne se voit plus autant. Qu'est-ce qu'elle devient ?
- Tu devrais la voir, elle est magnifique, ses supérieurs sont extrêmement fiers d'elle.
- Je n'en doute pas ! Elle tient de toi ca se voit. Toutes les deux charmantes et belles.

Leandro toujours charmeur sort le grand jeu, mais ment un peu, quand il ne se rappelle réellement que d'une jeune fille qu'il ne supportait pas, tout le temps avec Orion, lui aussi enquiquinneur comme peu pouvaient l'être.

- Ne dis pas n'importe quoi Leandro !

Elle ricane pourtant comme si elle était vraiment emballée par ses mots. A savoir si elle pense vraiment qu'il dit la vérité n'est pas aussi simple. Leandro joue pourtant le jeu en attendant de savoir quelle est la prochaine qu'il va entendre. Vaguement intrigué par cette avalanche de nouvelles sur Rian, une fille qu'il n'a jamais vraiment fréquentée, bien plus jeune que lui. Il ne peut pas dire qu'il a totalement confiance sur que cela soit une simple visite de courtoisie.

- Mais elle n'est pas au top de sa forme.
- Vraiment ?
- Elle a des soucis dernièrement et d'ailleurs c'est pour cela que je viens te voir.
- Qu'est-ce que je peux faire pour toi ?
- Je me demandais si tu pouvais l'amener avec toi un soir pour qu'elle sorte un peu ?
- Est-ce que tu penses sérieusement que je suis le plus indiqué ?
- Sans aucun doute ! Je sais que tu aimes sortir. Les gens t'apprécient. Et puis cela lui fera du bien d'être avec des gens hors de son cercle habituel. Je sais que c'est un peu étrange ce que je te demande. Mais je serais ravie que tu acceptes. Je paye évidemment.

Le terrien lui jette un regard perplexe. Il tente de deviner la faille. Pas vraiment stupide face aux intentions de cette femme dont il a entendu dire pas mal de choses. Elle veut caser sa fille à tout prix, mais pas avec tout le monde, et s'attarde à trouver les candidats qu'elle juge excellents, dans les critères qu'elle se fixe, et sans doute pas dans les critères de Rian. Leandro comprend qu'il vient soudain de tomber dans ses filets et que s'il ne met pas un terme tout de suite à la discussion, elle va le convaincre de s'y coller à son tour. Et à ce sujet il n'est pas très enthousiaste d'accepter d'inviter Rian. Il n'a vraiment rien contre la gamine mais à considérer cette proposition sous tous les angles, il ne peut y adhérer, et il se pose des questions. Est-ce vraiment sérieux ? Est-ce qu'il n'a pas de meilleur gars pour elle ? Ou de plus adapté ? Est-ce qu'elle ne serait pas mieux avec un gars un peu plus de son âge ?

- Je ne pense pas que ce soit la meilleure idée.

Leandro essaie d'être diplomatique.

- Tu ne voudrais pas quelqu'un d'autre qui lui ressemble plus ?
- Mais qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? Regarde-toi tu es intelligent. Tu es bel homme. Tu as de la conversation. Elle ne perd pas à être à tes côtés et toi non plus. Tu te rappelles surtout d'une jeune fille mais je t'assure que maintenant elle a changé. Belle, amusante, sensée. La soirée sera agréable. Et puis surtout ne va pas croire que je veux qu'il se passe quelque chose. Tu n'as nulle obligation envers elle, et je ne veux surtout pas te forcer, mais tu lui ferais tellement plaisir. Et moi je me sentirais tellement satisfaite si c'est toi qui va avec elle. Allez s'il te plait dis moi que tu vas y aller.

Il s'entend soupirer mais pas protester, et son interlocutrice est soudain ravie, lui sait qu'il ne peut plus dire non, et qu'elle a gagné.

C'était très finement joué.

Il est maintenant sur le Columbiad, le soir même, et il a fait des efforts pour s'habiller, juste pour éviter qu'elle soit en train d'espionner, et que si il n'est pas vêtu à son goût, elle ne le force à se changer. Le terrien est pourtant indépendant. Il est difficile de lui imposer quoi que ce soit, mais il semblerait que cette femme ait un don pour qu'on se plie à ses exigences. En arrivant à l'endroit défini, il se met à serpenter entre les tables, cherchant à trouver au milieu de la foule celle qu'il est venu voir. Et quand il la repère, ou plutôt qu'il entrevoit ces grand yeux noirs qui le fixent, tout aussi étonnés que les siens, il marque une halte. Okay pause cinq minutes. Qui est cette demoiselle et où est la gamine insupportable affublée de son horrible costume militaire ?

Elle se fout de sa gueule.

Effectivement elle n'était pas très loin.

Il se laisse embrasser sans rien dire, à moitié exaspéré déjà, et à la fois surpris, parce qu'au final il en connait une qui ne lui a pas menti. Rian a changé. Les cheveux lisses descendent dans une cascade dans son dos et ne sont pas attachés à la va vite. La robe dévoile des épaules musclées, des courbes insoupconnées, une taille fine. Elle est devenue une femme.

Il prend place à la table, et se tourne vers la serveuse pour commander, non pas un coktail, mais une xingi. Et quand elle s'éloigne pour lui servir son verre, il sent une main qui gambade sur lui, celle de Rian qui veut savoir pourquoi il est venu ici.

- Ta mère est une personne qui sait ce qu'elle veut.

C'est moins un compliment qu'une remarque.

- Je lui reconnais qu'elle ne lâche pas l'affaire, qu'elle est convaincante, et qu'elle est persistante. Elle m'a raconté tout sur toi. Elle t'a fait un de ces portraits.

Il affiche une moue faussement provocatrice.

- J'ai eu du mal à me rappeler que c'était toi alors je me suis dit qu'il fallait que je vienne voir par moi même.

Une pique sans importance qui revient comme une habitude, parce qu'elle appelle à la moquerie, en étant adorablement sacarstique.

- Elle ne m'a pas menti pour autant, tu es splendide, il faut le dire.

Des mots gentils pour un équilibre savant de cordialité, qui montrent sans le moindre doute, qu'ils ne se détestent pas.

- Mais elle m'a aussi dit que tu avais des soucis, et ca m'embête un peu de te laisser comme ca, je vais pas repartir tout de suite, surtout si ta mère me demande comment ca s'est passé. Et puis rien nous empêche de rester ensemble le temps de se raconter tout ce qui s'est passé dans nos vies. Ca fait un moment qu'on s'est pas vus. T'en dis quoi ?
MessageSujet: (#) Re: red dust // learian     Lun 23 Avr - 23:10


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Ton cocktail retrouvant le confort de ta main et le chemin de tes lèvres, tu te fais presque sage Eirian. Merci à l’alcool. Merci à la belle gueule du physicien – mais surtout, à son passé en commun avec la flamme actuelle de Marcus. Tu sirotes et tu l’écoutes, attentive. Curieuse comme pas possible – il fallait bien que ta mère te lègue autre chose que son acharnement. « Ta mère est une personne qui sait ce qu'elle veut. » Est-ce l’alcool qui tournoie trop rapidement dans ton esprit ou le plaisir de découvrir que tu n’es pas la seule à percevoir ainsi ta mère – mais tu glousses tout bas. Tu inclines même la tête, appuyant ses propos. « Ah ça... » « Je lui reconnais qu'elle ne lâche pas l'affaire, qu'elle est convaincante, et qu'elle est persistante. Elle m'a raconté tout sur toi. Elle t'a fait un de ces portraits.  » Oh? Cette fois, tu ricanes beaucoup moins Rian. Parce que tu imagines le pire. Parce que ta mère est, comme il le disait si bien, prête à véritablement TOUT pour obtenir ce qu’elle désire. Et ce désir est actuellement un petit enfant. Aka, la chaire de sa chaire, soit un bébé dans ton ventre. Une sacrée belle blague, quand on te connaît ne serait-ce qu’un minimum. Tu ne veux pas d’enfant, tu n’es pas même certaine de ne plus en être un, toi-même. De fait, tu grimaces un peu sous les paroles du brun. Sa moue ne te rassure absolument pas et tu t’inquiète. Pas véritablement de ce qu’elle a pu lui raconter à lui – Leandro n’est pas venu pour ce genre de chose, ça tu le sais très bien – mais bien aux autres. Ces autres que tu as rencontré, déçu, mais surtout, tous ceux à venir.

Il est peut-être temps de mettre un terme aux caprices de ta mère? Peut-être bien, oui…

D’ici là, tu avales un peu plus d’alcool, redressant doucement une main pour commander une xingi à ton tour. Quitte à boire, aussi bien le faire correctement, hein! « C’est si terrible que ça?… » La réponse t’arrache un soupire de désespoir. « J'ai eu du mal à me rappeler que c'était toi alors je me suis dit qu'il fallait que je vienne voir par moi même. » Fort heureusement, la serveuse est très attentive – merci au sourire de Leandro, parce que pour ton cocktail, elle était beaucoup moins efficace, tsk. Alors tu tires l’alcool vers toi, comme une planche de salut. « D’accord, c’est vraiment horrible. » Et déjà tu imagines ce qu’elle a pu raconter – inventer, oui – à ton sujet. Il n’y a qu’elle pour te peindre comme une fille obéissante, pleine de douceur et de prévenance. Alors tu secoues la tête, presque navrée pour les autres – mais pas Leandro, parce que ce dernier savait certainement où il mettait les pieds. Il ne faut pas déconner non plus hein.

Seulement, tu ne possèdes pas que des défauts – évidemment, mais ça, tu n’aurais pas osé soupçonner Leandro de le savoir. De fait, lorsqu’il t’offre au moins la beauté pour qualité, tu arques un sourcils. Avec surprise. Avec un manque flagrant d’appréciation pour la chose – jamais contente, hein. Jamais. « Elle ne m'a pas menti pour autant, tu es splendide, il faut le dire. » Sauf que tu n’attends rien d’autre de sa part. Ce qui adoucit l’arque de ton sourcil et te pousses même à esquisser un sourire en coin. Amusée. Curieuse – toujours. « Tu t’es plutôt bien conservé aussi » que tu souffles avec amusement, ton verre venant tinter contre le sien. Parce que tu bois encore, le laissant reprendre le contrôle de votre conversation. « Mais elle m'a aussi dit que tu avais des soucis, et ca m'embête un peu de te laisser comme ca, je vais pas repartir tout de suite, surtout si ta mère me demande comment ca s'est passé. » Ah-ha! Tu savais bien qu’il avait peur de ta mère et déjà, tu glousses contre ton verre. « Et puis rien nous empêche de rester ensemble le temps de se raconter tout ce qui s'est passé dans nos vies. Ca fait un moment qu'on s'est pas vus. T'en dis quoi ?  »

Sa question reste en suspens dans les airs alors que tu déposes lentement ton verre. Que tu lèches doucement tes lèvres, les nettoyant de toute trace alcoolisé. Est-ce que sa crainte de ta mère mérite que tu restes en sa compagnie? Normalement, ce serait suffisant pour que tu lui tapotes gentiment le bras et te moque – un chouia au moins – de lui. Non pas que tu ne sois pas consciente du pouvoir de ta mère, après tout, toi aussi tu es venu. Toi aussi, tu n’as pas su dire non. Tu n’as pas oser. Mais il s’agit de ta mère, elle a le pouvoir de te gâcher la vie constamment en te rappelant qu’elle t’a offerte la tienne – de vie, hein. Lui, pas. Sauf que voilà, il s’agit de Leandro et tu soupires finalement doucement. Pour sourire. Pour poser ton menton contre le creux d’une paume, alors que tu te penches au-dessus de votre table, le regard espiègle. « Je me demande lequel de nous deux, tu tentes le plus de sauver, Leandro. Toi, de la menace qu’est ma gentille maman ou moi, de mes supposés ennuis. » Ta voix est presque chantante et l’espace d’un instant, tu abandonnes ton armure de militaire au sol. Tu n’es plus que la jeune fille que ta mère s’obstine à mettre de l’avant, lorsqu’elle fabule à ton sujet.

La tête inclinée sur la droite, tu laisses ton regard courir sur lui. Encore. Avec intérêt et tu fait doucement rouler le bas de ton verre contre la table. « Mais d’accord, parlons. Parce que très franchement, je ne me rappelle absolument pas de la dernière fois où nous nous sommes adressé la parole. » Et votre échange a certainement du se limiter à  une requête lors d’un repas avec les Hartmann – parce que tu as toujours trop trainé avec Orion. « Alors dit moi, Leandro. Tout se passe bien sur Hélios? Tu es physicien, si je me rappelle bien…? » La raison principale pour qu'Orion le considère comme antipathique. Trop intelligent. Trop supérieur à vous, simples soldats. « Les physiciens ont beaucoup de succès avec les femmes, normalement? Je suis curieuse... » tout à fait et tu te tortilles joyeusement sur ton siège. Comme une petite fille – de celles qui commandent déjà une seconde xingi. Un genre comme un autre.
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MessageSujet: (#) Re: red dust // learian     Mer 2 Mai - 11:19
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Est-ce qu'on lui a dépeint une Rian hautement parfaite au point que cela n'a plus rien à voir avec elle ? A priori on dirait. Maintenant Leandro se base sur une demoiselle qu'il n'a plus vue depuis des lustres. Et s'il n'est pas naif au point de croire qu'elle a changé pour devenir la femme avec un grand F, il se dit qu'il y a tout de même fort à parier que les années ont été clémentes. Déjà physiquement on ne lui a pas menti sur la marchandise et ce serait mentir que dire qu'il n'a pas remarqué. Rian est magnifique, là cest dit, c'est avoué. Maintenant est-ce que la gamine a su devenir moins embêtante ?  Il garde en mémoire une image collante de la jeune femme, celle qui ne l'aimait pas quelques années plus tôt, et qu'il n'aimait pas en retour. Mais elle a du changer, et il prend l'histoire comme elle, en riant à s'imaginer qu'il ait peur de la mère. Ce qui n'est pas loin d'être malheureusement vrai. Ce n'est pas tant sa colère qu'il craint mais plutôt le fait qu'elle le suive en l'assomant de questions, peut-être même de reproches, afin qu'il finisse par changer d'avis. Et cela il n'en est pas question. Mais pour l'instant il doit avouer que cela se passe plutôt bien. Tu t'es bien conservé, dit-elle. C'est qu'elle va se montrer mignonne en plus. Il le prend pour un compliment, même si l'idée implique tout de même qu'il se fait vieux. C'est peut-être vrai, il entame sa quarantième année. La sagesse lentement prend la place sur la fougue de la jeunesse, mais il reste encore dans la course.

- Peut-être bien qu'un peu de tout ?

Il lui adresse un regard rempli d'indécision. Ca semble énormèment amuser la demoiselle que sa mère lui cherche un époux, mais il doit avouer que personnellement, ca aurait tellement plus tendance à l'emmerder que sa mère se mêle de ses relations. Quoique pour être totalement honnête ce n'est pas quelque chose qui lui est étranger. Sa mère a toujours eu un penchant certain pour être au courant de son existence, mais pas au point d'atteindre la férocité de celle qui l'a envoyé là aujourd'hui.

L'invitation est néanmoins lancée et Rian l'accepte en soulignant l'importance de se mettre à jour, chose pour laquelle elle n'a pas vraiment tord.

- Y'a un moment je crois bien, pour tout te dire je me rappelle que lorsque j'étais encore avec Elara.

La mémoire lui fait défaut maintenant et s'il se rappelle avoir vaguement croisé Rian après cette période, il n'est même pas certain de lui avoir ne serait-ce qu'adressé la parole.

- Toujours sur l'Helios et toujours physicien !

A sa remarque sur les femmes il hoche la tête énergiquement.

- Tout à fait tu sais.

Mi faussement sérieux face à la question de Rian, mi en train de se demander si elle veut vraiment lancer la discussion sur le sujet. Il ne lui manquait plus que cela. Franchement. Après la mère qui lui colle aux basques, la fille qui roucoule. Il choisit de contourner le sujet avec une plaisanterie, des fois qu'elle soit plus qu'intriguée.

- Elles font la queue devant ma porte mais ne t'inquiètes pas, ce soir tu seras la seule à mes côtés.

Et il lui lance un clin d'oeil amusé.

- Et toi t'es devenue légionnaire à ce que j'ai entendu.

S'il y met toute son énergie pour montrer un certain intérêt, tout autant qu'elle doit y mettre pour se soucier de sa propre activité de scientifique, on ne va pas se mentir, ce n'est pas des applaudissements qu'elle va récolter pour son choix. Cela dit ce n'est pas parce qu'il n'aime pas les militaires qu'il ne leur reconnait pas un certain courage.

- C'est quoi ton affectation ?
MessageSujet: (#) Re: red dust // learian     

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