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  « ça va. Je crois [Akum]
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MessageSujet: (#) « ça va. Je crois [Akum]     Lun 2 Avr - 2:05
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ça va. Je crois.
Ana & Akum

Du bout des doigts la milicienne effleure sa mâchoire, observant son reflet dans le miroir comme chaque matin, au moins, depuis une semaine. Depuis qu’elle avait payé son audace sur le ring, depuis qu’elle avait délaissé le Regina pour rentrer chez elle et attendre que le temps apaise ses plaies. Elle n’avait pas su se montrer patiente Ana, décidant de dire adieu à une bonne poignée de crédits pour s’acheter un fond de teint qui lui permettrait de camoufler la plupart des hématomes. Parce qu’elle était lasse, d’être observée avec inquiétude dès qu’elle faisait un pas dehors. Ou pire, de ne pas être considérée avec le moindre sérieux lorsqu’elle exerçait ses fonctions à cause de son visage encore marqué par les poings de Krishvin. Elle avait donc décidé de se cacher un tant soi peu, non pas par honte (elle estimait qu’il n’y avait rien de spécialement honteux pour elle de s’être ainsi fait malmener par le lieutenant de la douane, étant donné que tout le monde devait le craindre un minimum) mais parce que la sollicitude des gens avait fini par l’agacer. Oui, elle allait bien. Non, elle n’avait pas besoin d’aide. Juste qu’on lui foute la paix, qu’on arrête de lui rappeler les événements simplement en lui posant des questions quant à sa santé. Qu’on cesse de chercher à connaître l’identité de celui qui avait fait ça, aussi. Parce qu’elle n’avait besoin de personne pour lui dire quoi faire concernant Tiaan, ni comment, ni où, ni parce que c’est dans son intérêt à elle. La jeune femme avait beau espérer ne pas le recroiser de sitôt, elle tentait de se convaincre, et de convaincre autrui, qu’elle ne risquait plus rien. Après tout, il n’aurait probablement pas pu rester lieutenant éternellement s’il était vraiment du genre à battre les gens à mort tous les week-end. Tout du moins, c’est ce qu’elle espère Ana, une fois de plus, dans un soupir avant qu’elle ne finisse par se détourner du miroir et de la salle de bain en général.

Un coup d’œil jeté au terminal lui confirme qu’elle n’a reçu de messages ou d’appels de personne et la milicienne hésite un instant à contacter quelqu’un, juste pour trouver quelque chose à faire aujourd’hui. Elle se ravisera toutefois bien vite, estimant qu’elle n’avait pas besoin de s’obliger à une quelconque vie sociale en ce moment si elle n’en avait pas envie. Il ne fallut ainsi pas longtemps pour trouver Anastasia avachie sur son lit, passant une bonne heure à fixer le plafond de sa cabine, des écouteurs vissés aux oreilles. La musique, relativement douce, et la lassitude auront finalement raison d’elle et la jeune femme s’endormira le plus simplement du monde. Et elle n’entend pas Ana, quand on toque à sa porte. Ce sera finalement à Charlie de lui signaler la présence d’un visiteur, l’intelligence artificielle se manifestant brutalement via ses écouteurs. Vous avez quelqu’un à la porte. Le réveil est brutal, dans un sursaut et la militaire ne peut que se tendre d’instinct, jetant un coup d’œil circulaire à la pièce avant de soupirer. « Qui ? » Un grognement, pas assez sauvage pour être entendu de quiconque depuis l’extérieur, avant que Charlie ne réponde via un hologramme apparaissant au centre de la cabine, donnant une vision directe sur ce qui se trouvait à l’extérieur. Et c’est là qu’elle le reconnaît. Akum. Evidemment. Si Anastasia ne s’était pas attendue à le voir lui rendre visite, il suffit de quelques secondes pour qu’elle en vienne à admettre que sa présence n’était pas surprenante pour autant. Ils s’étaient revus cette fois là, sur le ring, il y a une semaine. Le secouriste était venu la chercher dans les vestiaires, lui et pas un autre tant le hasard faisait sûrement bien les choses d’une certaine façon. Aujourd’hui encore, la milicienne ne savait pas quoi penser de cette entrevue. Elle avait perçu la colère du secouriste, n’avait pas vraiment été en mesure de savoir contre qui il était en colère toutefois, et elle-même avait été dans un état un peu trop dégueulasse pour se permettre de se perdre en palabres inutiles. Alors elle n’avait rien dit, ou presque, se contentant de répondre à des questions d’ordres techniques. Elle n’avait même pas pris la peine de le remercier correctement, trop en colère et effrayée pour réussir à transmettre sa gratitude même d’un simple regard.  Le secouriste l’aura finalement laissée à quelqu’un de plus compétent, afin de s’occuper de ce nez fracturé, et elle ne l’aura plus revu. Jusqu’à aujourd’hui.

« J’arrive ! Qu’elle gueule depuis son lit, consciente du fait qu’elle prenait un peu trop son temps et que l’artiste risquait de partir à tout moment si elle ne se manifestait pas. Elle fut tentée de faire croire à son absence malgré tout, envieuse qu’elle était d’être tranquille, mais fut finalement incapable de lui refuser une visite. Pas après ce qu’il avait fait pour elle. Se redressant, la milicienne s’assure rapidement d’être présentable -ayant totalement oublié sa tenue du jour- et ce ne fut qu’une fois rassurée par le port d’un pantalon et d’un t-shirt qu’elle daigna s’avancer jusqu’à la porte de sa cabine, ouvrant alors celle-ci pour faire face à Akum sur le seuil. Salut. Que tu lâches simplement, l’observant un bref instant avant de baisser les yeux par réflexe. C’est qu’elle avait pas pris la peine de couvrir ses hématomes, pas alors qu’elle avait décidé de rester chez elle, et elle était lasse du regard des gens sur ces derniers. Il avait dû en voir des pires pourtant, à commencer par son état initial à elle, mais Anastasia ne tenait pas à capter la moindre lueur au fond de ses yeux. Elle ne regrette pas sa décision de confronter le rouquin pour autant, malgré sa gêne, aussi demande-t-elle finalement : Tu veux rentrer ? » Elle aurait pu sourire, en d’autres circonstances, en songeant au fait que le secouriste ne s’était jamais gêné jusque-là pour pénétrer à l’intérieur de sa cabine sans son autorisation. Y compris pour aller fouiller dans ses sous-vêtements. Mais cette fois ci, une voix lui soufflait qu’Akum lui-même ne dirait peut être pas non pour respecter les règles de politesse les plus élémentaires, pour une fois.

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† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Mar 3 Avr - 20:29
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Une fois n'était pas coutume, Akum n'attendit pas d'être invité chez quelqu'un pour se présenter à sa porte, faisant preuve d'une spontanéité naturelle et, pour cette fois, préoccupée. Son envie de s'enquérir de la santé d'Anastasia Donovan n'avait en effet rien à voir avec une quelconque courtoisie de sa part, mais était plutôt motivée par l'inquiétude que lui avait causé son état, une semaine plus tôt. Qu'il s'agisse d'un entraînement qui avait mal tourné ou d'une attaque ciblée à son encontre, Akum n'en avait rien su sur le moment et n'avait de toute façon rien voulu savoir. Seul avait compté le résultat visible sur les traits tuméfiés, brisés, de la milicienne. Le secouriste avait simplement fait de son mieux pour la soulager un peu avant de l'accompagner directement aux urgences, où d'autres avaient pris le relais pour des examens complets et surtout, des opérations nécessitant plus de matériel qu'il n'en possédait.

Une semaine plus tard, Akum était donc devant la porte de son amie, sa guitare dans le dos, voulant se rendre compte par lui-même de l'évolution de son lent rétablissement. La médecine avait beau être à son apex, sur la flotte, il y avait des choses que seul le temps pouvait réparer. Un temps qu'il ne voulait pas non plus la voir passer à se morfondre dans sa cabine. Il attendit donc patiemment, debout dans cette porte qu'il avait mis tant d'efforts à nettoyer et qui manquait donc terriblement de d'intérêt. La regarder aussi longtemps était un véritable supplice artistique que ne pouvait totalement effacer l'inquiétude qu'il ressentait pour Anastasia.

Au bout d'un moment, une réponse finit enfin par lui parvenir, suivit de bruits de pas avant que la porte coulissante ne s'ouvre enfin en un chuintement, lui offrant enfin la vue de son amie et presque tortionnaire. Contrairement à son habitude, il ne força pas pour entrer directement, restant un instant à l'examiner d'un air sceptique, mais très professionnel, cherchant à voir si la guérison était en bonne voie avant de finalement hocher la tête d'un air entendu. Ça allait. Il lui sourit lorsqu'elle lui proposa d'entrer, s'imaginant sans peine qu'il devait lui être étrange d'avoir à lui faire la demande alors qu'il ne s'embarrassait habituellement pas de ce genre d'invitation pour prendre ses droits chez qui que ce soit.

-T'as vraiment une sale gueule, déclara-t-il tout de même en premier lieu, mais ouais, je veux bien rentrer.

Sur ces paroles, il passa la porte d'Anastasia en balayant rapidement la cabine du regard, cherchant ce qui avait pu bouger, ce qui était toujours en place et ce qui avait pu disparaître depuis son dernier passage. À première vue, rien ne semblait avoir été dérangé, mais Akum ne s'en étonna guère. Il ne lui avait pas encore offert sa peinture de nu et voyait de toute façon en Anastasia quelqu'un de trop attaché à sa routine et à ses habitudes pour tout changer sur un coup de tête. Il fit un tour sur lui-même pour être sûr de n'avoir rien manqué, plissant parfois les yeux avant de finalement reculer jusqu'à la chaise qu'il s'était déjà appropriée précédemment et de s'y installer en posant sa guitare à côté de lui.

-Tu sais, je persiste à dire qu'on aurait dû laisser ma peinture sur ta porte, affirma-t-il d'un air entendu.

Il reporta un regard pétillant sur Anastasia, un sourire en coin, alors qu'il continuait de l'observer à la recherche de séquelles qui auraient pu lui échapper à son premier examen. Sa démarche était pourtant normale, quoi que peut-être un peu plus fermée que d'habitude, lorsqu'elle préféra s'asseoir sur son lit plutôt que de venir avec lui sur la toute petite table allouée à ceux qui vivaient seuls. Un choix dont il ne lui tint pas rigueur, ayant déjà vu pire en terme d'asocialité. Elle fuyait plus son regard que d'habitude, comme si elle avait perdue une partie de sa provocation après s'être fait rouée de coups, mais il en doutait pas que son attitude naturelle reviendrait sans se faire prier avec le temps.

-Moi aussi j'ai une sale gueule ? Demanda-t-il tout de même en penchant la tête pour chercher son regard, essayant de l'inciter à lever les yeux vers lui.
MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Mar 3 Avr - 22:34
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ça va. Je crois.
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T’as vraiment une sale gueule. Un ricanement lui échappe, instinctivement, alors qu’elle levait désormais les yeux au ciel en secouant légèrement la tête, comme si elle n’en revenait pas. Faut dire qu’elle s’était pas spécialement attendue à ce qu’il commence la conversation ainsi. Pourtant, des commentaires sur la tronche qu’elle tirait actuellement, la milicienne s’en était pris un bon paquet. Bien souvent parce que l’on s’inquiétait pour elle, parfois pour dédramatiser la situation, un peu comme le faisait le secouriste en cet instant précis, du moins c’est ce qu’elle croit. Et c’est pour ça qu’elle ne s’offusque pas, ou ne l’envoie pas chier. Parce qu’elle préférait largement cette nonchalance feinte plutôt qu’un panel de questions quant aux raisons de ses hématomes ou une inquiétude digne d’une mère surprotectrice. Ne commentant pas plus avant toutefois, et se faisant violence pour ne pas ramener instinctivement ses doigts à hauteur de ce qu’elle savait être les marques les plus voyantes sur son visage, la jeune femme préfère s’écarter simplement pour laisser passer son interlocuteur, le bras tendu vers l’intérieur de la cabine en une invitation plus franche. La porte se referme derrière eux et Anastasia profitera d’être dos au rouquin pour daigner relever les yeux vers lui, notant ainsi la présence d’une guitare. Elle dit rien, ce qui n’empêche pas une lueur curieuse de se manifester au fond de ses prunelles glacées. Un brin d’intérêt, tandis qu’elle ravale ses questions rhétoriques. Elle se disait que s’il avait un tel instrument avec lui, c’est qu’il savait en jouer, et soudainement elle se sent idiote. Parce qu’elle ne savait pas qu’il était musicien, en plus d’être peintre ou un foutu délinquant traînant trop souvent dans ses pattes. Cela ne devrait probablement pas l’étonner, après tout elle savait que les artistes savaient généralement se débrouiller dans différents domaines, et pourtant elle s’en veut un peu. Parce qu’il est là, et qu’elle n’en sait visiblement pas assez sur lui pour mériter qu’il ne se soucie de son sort aujourd’hui.

Gardant le silence, Anastasia se contente d’observer Akum tandis que ce dernier semble s’intéresser, une fois de plus, à sa cabine. Ça l’amuse un peu et elle ne cherche pas à le détourner de son observation, n’ayant une fois de plus rien à lui cacher. La cabine n’avait pas changé, si ce n’est peut-être une veste qui traînait sur le dossier d’une chaîse et un t-shirt faisant office de pyjama négligemment posé au bout du lit, seules traces d’un quelconque désordre. Elle avait ses habitudes et préférait vivre dans un lieu familier, aussi préférait-elle conserver son environnement tel qu’elle l’avait toujours connu. Sans quoi, cette pièce qu’elle voyait comme un sanctuaire perdrait indéniablement de son intérêt à ses yeux. Patiente, les bras croisés contre la poitrine, Anastasia restera debout tant que lui-même l’était, le suivant du regard quand il daignera s’installer sur une chaise, puis observant un peu trop longtemps la guitare qu’il glissa à ses côtés. Revenant à la réalité, la milicienne opta finalement pour son lit, allant s’assoir sur le rebord de ce dernier, en tailleur. Inconsciemment, elle devait trouver cela plus rassurant et bien qu’elle ne craignait pas le moins du monde Akum, sachant pertinemment qu’il ne chercherait pas à la blesser encore moins sous le coup d’une colère quelconque -est ce qu’il savait seulement se mettre en colère ?-, cela ne l’empêchait pas de préférer retrouver la sensation des couvertures sous ses doigts, le moelleux de celles-ci sous elle. Tu sais, je persiste à dire qu'on aurait dû laisser ma peinture sur ta porte. La remarque arrache un sourire à la concernée alors qu’elle relevait les yeux en direction de la porte de sa cabine, comme pour mieux se remémorer le souvenir qu’il évoquait. C’était hors de question, et ils le savaient tous les deux. Tout comme elle savait qu’il n’en démordrait pas et continuerait de penser qu’il était en droit de laisser sa marque sur toutes les structures de la Flotte, sans demander l’autorisation de qui que ce soit. Et elle continuerait de lui courir après pour ça. Comme d’habitude. Parce que rien n’avait changé.

Plongée dans ses pensées, ce fut une nouvelle remarque de l’artiste qui l’arracha à celles-ci. Une interrogation, à vrai dire, tandis que le secouriste lui demandait si lui aussi avait une sale tête. C’est instinctivement que la jeune femme relèvera les yeux vers lui, fronçant les sourcils sous le coup de l’incompréhension et daignant l’inspecter brièvement pour voir de quoi il pouvait parler. Elle avait beau ne pas l’avoir véritablement regardé dans les yeux jusque là, Anastasia était convaincue qu’elle aurait remarqué le moindre changement marquant sur le faciès de son interlocuteur. Une rapide inspection tend à prouver que rien n’avait changé justement et, comprenant lentement que la question était sûrement là pour entamer une conversation quelconque, peut-être même pour rappeler qu’il existait, la milicienne se contente de sourire doucement. Et elle ne baisse pas les yeux, tandis qu’elle lâche à son attention, taquine : « Bien sûr que non Daraay. T’es le plus beau. Qu’elle plaisante, le sourire s’étirant doucement. Il disparaît la seconde suivante, laissant place à une moue plus sérieuse tandis qu’elle relevait alors les doigts pour effleurer sa mâchoire et l’une de ses joues, n’y tenant plus. J’imagine que mes sous-vêtements ne seront probablement plus suffisants. » Déjà qu’ils n’étaient pas véritablement un argument en matière de séduction à la base, n’étant dévoilés qu’à l’ultime instant, mais la boutade est là essentiellement pour démontrer qu’elle n’avait pas vraiment peur d’évoquer son faciès. Oh certes, elle craignait déjà que son interlocuteur se mette à se comporter comme tout le monde en retour, et l’idée de devoir lui demander plus ou moins gentiment de s’occuper de ses affaires n’enchantait guère la milicienne. Mais elle tente, voulant prouver que ce n’était pas si grave, même pour elle. Ce qui était assez vrai, en fait. Les séquelles physiques ne l’impressionnaient guère, bien que son nez encore douloureux la faisait angoisser à chaque fois qu’elle était sur le point d’éternuer.

Psychologiquement en revanche, c’était différent. Bien qu’elle ne soit pas véritablement traumatisée par l’expérience, Ana ne pouvait s’empêcher de se faire du mal en y repensant sans arrêt. Elle se blâmait, puis maudissait Marcus par principe, avant de songer à Krishvin, crachant mentalement sur ce dernier dans l’espoir que cela rendrait les choses plus faciles. Sauf que ce n’était pas le cas, et rapidement elle en arrivait à espérer ne pas croiser le douanier, ou même ne pas croiser qui que ce soit en vérité, simplement pour avoir la paix. Le pire avait été certains commentaires, des personnes de son entourage plus ou moins convaincues que tout ceci était de sa faute. T’as foutu quoi encore ? Forcément. Difficile d’oublier que la jeune femme avait été un véritable pitbull à une époque, mordant tout ce qui bougeait, bataillant contre le monde entier. Bien qu’elle se soit calmée aujourd’hui, le moindre malheur était de son fait aux yeux de certains. Elle avait forcément cherché la merde, pas vrai ? Cette simple pensée lui arracherait presque un grondement. Au lieu de quoi, elle préférera soupirer avant de repousser sa chevelure en arrière, instinctivement. Ramenant ses yeux vers Akum, elle observa brièvement ce dernier avant de reprendre, plus sérieusement. « J’ai pas pu te remercier n’empêche. D’avoir été là, bien qu’il s’agissait de son métier après tout. Mais il avait été là, et n’avait pas posé trop de questions, rendant l’instant beaucoup plus simple à gérer pour elle. Elle n’aurait pas voulu avoir à faire avec quelqu’un qui l’aurait énervé, incapable qu’elle aurait été de gérer un interlocuteur foutrement agaçant en plus de ses blessures qui lui faisaient un mal de chien. Faut croire qu’on sera toujours dans les pattes de l’autre. » Précise-t-elle alors, dans un sourire vaguement amusé. Elle espérait toutefois qu’elle passerait plus de temps à lui passer les menottes qu’à le laisser la rafistoler.

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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Ven 6 Avr - 0:11
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Akum se sent un peu rassuré sur l'état mental de la milicienne lorsqu'elle ricane à sa remarque sur son visage. Évidemment, il aurait pu lui demander directement si elle se sentait bien, mais il avait suffisamment fréquenté les hôpitaux pour savoir que ce genre de question revenait assez souvent pour lasser même un sourd. Anastasia n'avait donc pas perdu son humour et son autodérision en même temps que la couleur naturelle de son visage. Elle le laissa rentrer et ne l'interrompit pas dans son examen de sa cabine, aussi inchangée que la dernière fois qu'il y avait mis les pieds et garda encore le silence lorsqu'il prit place à table, posant délicatement son instrument à ses côtés. Il en jouerait quand l'envie s'en ferait ressentir, mais pour le moment il souhaitait surtout lui arracher plus de quelques mots, d'où sa question sur son propre visage. Il eut alors la satisfaction d'obtenir une réponse suffisamment taquine pour lui arracher un petit rire.

-Dis-moi quelque chose que je ne sais pas déjà, répliqua-t-il en haussant un sourcil.

Cette conversation sonnait comme un écho à celle qu'ils avaient déjà eu précédemment, lorsque Akum lui avait expliqué l'importance qu'il voyait dans l'entretien de son physique, avant de fouiller dans son placard à sous-vêtements. Il haussa les épaules sans répondre lorsqu'elle effleura sa mâchoire en prétendant que ceux-ci ne suffiraient sans doute pas, vu son état. Elle n'aurait pas manqué de pouvoir le séduire même ainsi, sa seule réserve aurait été de ne pas trop toucher à son visage pour éviter de lui faire mal sans le vouloir.

-Je suis assez sexy pour deux, t'en fais pas, répliqua-t-il simplement sur le ton de la plaisanterie.

Son regard fut une nouvelle fois attiré par la table, qui avait déjà attiré son attention à son dernier passage. La forme de la table en elle-même était propice à laisser son imagination fleurir, un simple rectangle accolé contre le mur par soucis d'espace, mais dont les limites lui permettaient de mieux cadrer ses idées. Il n'avait pas de quoi peindre sur lui, mais visualisait sans peine les différentes esquisses qu'il aurait pu y apposer. C'était une véritable tristesse qu'elle ne souhaite pas lui laisser l'occasion de décorer un peu son intérieur, il saurait faire en sorte d'égayer un peu sa cabine, avec du temps et le champ libre. En discrétion bien sûr. Inutile de partir trop loin.

Il leva la tête lorsqu'elle s'adressa à lui une fois de plus, cherchant de quoi elle voulait bien parler lorsqu'elle disait ne pas l'avoir remercié. Il se rappelait très bien du moment où il l'avait découverte, la colère qui avait alors crispé ses membres et qui n'avait jamais délaissé son emprise sur sa mâchoire tandis qu'il s'occupait d'elle. Il n'avait pas été très causant ce jour-là. Il n'avait pas fait le nécessaire pour dédramatiser comme il avait l'habitude de le faire. Il n'avait posé que quelques questions directement en lien avec son travail, s'était occupé d'elle avec délicatesse et professionnalisme, puis l'avait emmené aux urgences pour que la chirurgie réparatrice prenne le relais. Pas de quoi le remercier pour cette contre performance, donc.

-Hm sans doute, mais je crois que je préfère encore que tu me passes les menottes, confia-t-il en levant les yeux vers elle pour lui sourire.

S'arrachant de force à la contemplation de la table, il recula la chaise pour avoir plus de place et s'empara de sa guitare, la calant contre lui avant de vérifier qu'elle était bien accordée. Il joua alors quelques notes, laissant son oreille et son envie guider ses doigts, avant de gratter un accord brusque et de soupirer. Il se demandait quel genre musique elle pouvait écouter, n'ayant encore jamais suffisamment traîné avec elle en dehors de ses multiples arrestations pour qu'il puisse vraiment être au courant de ses goûts. Il se contenta donc de commencer à jouer un air de son propre cru, qui ne nécessitait pas particulièrement de chanter par dessus pour le moment.

-Enfin. Pas tout le temps j'imagine. Des fois c'est sympa de pouvoir se parler sans être attaché ou en train d'effacer un chef d’œuvre fait à la peinture longue durée. Il ne réussit même pas à lui lancer un regard accusateur qui eut pourtant été de bon aloi, tant il manquait de sérieux. D'ailleurs ça va ? T'as pas de pulsion, pas de vieux réflexes qui vont te pousser à me faire une clé de bras ? Si c'est le cas, s'il te plaît attend que j'ai posé ma guitare, ça coûte cher ! Plaisanta-t-il.
MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Sam 7 Avr - 10:51
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Ana & Akum

Rien n’avait changé. Et certainement pas le sens de l’humour du rouquin. Ça l’amuse, lui arrache l’esquisse d’un sourire tandis qu’elle daigne le regarder plus franchement, oubliant pendant un instant la tête qu’elle devait avoir. Ce visage couvert d’hématomes plus ou moins sévères, ce nez ô combien traître ces temps ci, et tout le reste. Evidemment qu’il était bel homme, et il le savait parfaitement si l’on se basait sur la conversation qu’ils avaient eu il y a de cela quelques semaines désormais. Il n’avait pas besoin qu’elle le lui rappelle, mais elle l’avait fait, pour prouver qu’elle restait la même, malgré les doutes et les inquiétudes que les évènements récents avaient fait naître en elle. Toujours la même. Toujours Anastasia. Celle là même qui effleurait désormais sa mâchoire, brièvement, estimant qu’il lui serait désormais difficile de séduire ainsi. Elle se fait pas d’illusions. Si l’on pouvait trouver un homme séduisant avec ses balafres et autres prétendues preuves de sa virilité, une femme l’était beaucoup moins. C’est ce qu’elle se dit en tout cas, bien que le souvenir d’Ethan ne trouvant rien à redire à ses stigmates lui revenait désormais en mémoire, preuve que son visage tuméfié n’était peut être pas si important que ça. En tous les cas, le secouriste et le pilote avaient de ça en commun qu’ils réglaient tout en quelques plaisanteries, comme pouvait en témoigner la façon qu’Akum avait de se vanter, prétextant être suffisamment sexy pour deux. Elle trouve rien à y redire Ana, se contentant de sourire et ne relevant pas le fait qu’il avait haussé les épaules un peu plus tôt, signe à ses yeux qu’il en pensait plus qu’il ne voulait bien le dire. Peut-être était-ce ce geste, banal d’apparence, ou ses propres principes qui la poussèrent finalement à le remercier, véritablement. Elle ne l’avait pas fait la dernière fois, bien qu’il soit aisé de comprendre qu’elle n’avait pas été franchement en état sur le moment, tant physiquement qu'émotionnellement. Alors elle tient à se rattraper désormais.

Maintenant qu’elle y repensait, la milicienne songeait au sérieux qui avait empreint le moindre geste du secouriste lorsqu’il avait été question de la soigner. Il avait pris son rôle à cœur, délaissant toute tentative d’humour et s’abstenant de se permettre le moindre geste ou la moindre parole déplacé. Incapable d’en prendre conscience sur le moment, c’est maintenant qu’elle se plaisait à méditer sur le comportement du rouquin. Elle se trompait si souvent à son sujet, se contentant de la façade joyeuse et comique qu’il arborait probablement auprès de tout le monde, et oubliant au passage qu’il était sûrement, comme n’importe qui, plus complexe que ça. En prendre conscience l’amuse, ça la touche aussi, comme s’il s’agissait d’un précieux rappel quant à sa façon de voir le monde et de percevoir les gens. Ses pensées se voient toutefois balayées par la répartie d’Akum, ce dernier estimant qu’il préférait lorsqu’elle lui passait les menottes. « Moi aussi Akum, moi aussi. » Qu’elle plaisante, incapable pourtant de nier l’évidence : entre l’arrêter une fois de plus et se faire cordialement exploser la gueule, son choix était fait. Militaire ou non, son masochisme avait ses limites. En quelque sorte. Les prunelles glacées de la jeune femme se fixèrent finalement sur la guitare, celle là même qui entrait en mouvement pour se retrouver entre les mains de son propriétaire. Et elle frissonne, quand les premiers accords sont joués. Parce qu’elle aime la musique, elle aime ceux qui sont capable de jouer des notes tandis qu’elle-même serait bien incapable d’apprendre une quelconque partition. Elle aime les artistes, tout simplement. Ceux qui sont inventifs à sa place, qui font preuve d’imagination pour elle, qui lui donnent l’occasion de penser à autre chose, de se perdre dans une contemplation qui la sort de son quotidien. Elle tenait à certaines de ses habitudes Ana, indéniablement, pourtant il y avait toujours ce frisson, d’excitation, qui la parcourait lorsqu’on la tirait de ce même train train quotidien.

Anastasia fut cependant arrachée à cette même contemplation par les nouveaux propos que lui tenait son interlocuteur. Relevant les yeux en sa direction, son sourire disparaît doucement tandis qu’il avouait apprécier ces instants où ils n’étaient pas obligés de faire leur travail d’une quelconque façon pour se voir et pour discuter. C’était bien aussi. Et pour toute réponse, la milicienne se contentera d’hocher doucement la tête, comprenant sans pour autant être capable de véritablement rétorquer. Elle préférait ne rien dire, car elle n’est pas sûre d’être capable d’aller le trouver naturellement, un beau jour, simplement pour le voir. Dans le doute, elle ne tenait pas à faire la moindre promesse. En revanche le sourire revint lorsqu’il plaisanta quant à de potentiels réflexes qu’elle pourrait désormais avoir, fruit de sa mauvaise expérience récente. « Déconne pas, tu te sentirais con si c’était le cas. Con pour avoir évoqué la question, ravivé les souvenirs, minimisé ce qu’elle avait subi. Mais ouais, tu risques rien. Ajoute-t-elle, assez rapidement, pour le rassurer. Elle ne pouvait pas nier que cela avait eu un impact sur elle, qu’elle avait commencé à avoir peur de certaines choses. Mais rien de tout ceci ne concernait Akum, ou quiconque qui n’aurait pas été impliqué sur le ring en vérité. Elle n’était pas traumatisée, ou rancunière, au point d’avoir envie de faire du mal à autrui, volontairement ou non. Toutefois elle n’avait pas spécialement envie d’y penser plus longuement, surtout alors que le secouriste continuait de jouer et les prunelles de la milicienne retombent naturellement sur la guitare, celle là même qui avait coûté bien trop cher pour mériter d’être abimée. Ta guitare est encore plus en sécurité que toi. Je l’aime déjà. Plaisante-t-elle alors, gratifiant son interlocuteur d’un clin d’œil taquin avant qu’elle ne se décide à garder le silence, un bref instant, afin de profiter du morceau qu’il jouait. Un morceau qu’elle ne connaissait pas, mais peu lui importait. Adepte de rock à la base, elle était toutefois incapable de cracher sur un morceau joué sur un tel instrument, peu importe la nature de la musique jouée. Je savais pas que tu jouais. » Avoue-t-elle, le plus simplement du monde, avant de se redresser légèrement sur son lit. Assise en tailleur jusqu’alors, voilà qu’Ana s’asseyait sur les genoux désormais, légèrement penchée vers l’avant, comme un gosse un peu curieux de ce qui se passait autour de lui mais pas assez aventureux pour quitter son cocon malgré tout. Elle s’en rend pas compte, et sûrement que c’est pour le mieux.

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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Dim 8 Avr - 14:37
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Akum lâcha un rire véritablement amusé quand elle lui affirma qu'il n'aurait vraiment pas l'air malin, si elle venait à vouloir le maîtriser. Il ne doutait pas une seule seconde qu'elle aurait la supériorité dans l'affaire, malgré son propre talent lorsqu'il s'agissait de faire des prises de Taik, il doutait avoir l'expérience nécessaire pour tenir sérieusement tête à une milicienne entraînée. D'ailleurs, il n'en ressentirait sans doute même pas l'envie. Akum n'était pas le genre de délinquant qui résistait ou s'enfuyait à la vue de l'autorité, ou en tout cas il ne le faisait pas avec ceux parmi les miliciens qu'ils aimait bien. Non, il préférait largement les accueillir avec le sourire en les félicitant d'être arrivé aussi promptement avant de tendre lui-même les poignets, bon joueur.

Lorsqu'elle déclara aimer sa guitare, il ne put s'empêcher de se rengorger, content de voir qu'elle appréciait la musique en plus de son art, en général. Il était toujours flatteur pour un artiste de savoir qu'il arrivait à faire apprécier ses créations, que son imagination réussissait à se faire une place dans le cœur de ses pairs, d'une façon ou d'une autre. Sa guitare en plus de tout était un objet auquel il tenait tout particulièrement. Comme il l'avait dit, elle était chère, mais il avait eu l'avantage de ne pas avoir à l'acheter. Cette guitare était un cadeau qu'il avait reçu de son père adoptif, secouriste toujours en service à ce jour, bien que l'âge de prendre sa retraite approchait à grand pas. Un cadeau qu'il avait chéris et bien rentabiliser depuis qu'il le lui avait offert.

-Je suis content que tu l'aimes, je t'avoue ça doit être hm... il réfléchit, évaluant et comparant ses possessions dans sa tête. Mon deuxième objet préféré, je pense. Peut-être même le premier, j'hésite !

Sa tablette de graphisme était bien entendu celui qu'il utilisait le plus, mais elle n'avait pas la même dimension sentimentale. Il l'avait parce qu'il n'avait pas d'autre moyen de peindre, en dehors de faire du street art, mais il avait toujours préféré avoir un contact direct avec les choses qu'il dessinait ou peignait. Quand l'art était informatisé, il était selon lui restreint à un format, là où les limites devraient être infinies. Il n'aimait pas lorsque l'on bornait l'imagination et n'aimait pas non plus l'ambiance trop formatée de la flotte. Y apporter quelques formes et quelques couleurs était pour lui tout autant une façon de partager son art, d'embellir les couloirs et la vie des gens, que de protester contre l'uniformité de la vie des stellariens.

-J'avais un groupe de cabine quand j'étais ado, on avait fait quelques bons sons avec des copains, ça envoyait !

Son groupe, formé du frère de Rosa, un copain et lui-même, avait su vivre quelques années avant que les responsabilités des uns et des autres ne les rattrapent. Akum avait déjà à cette époque l'ambition de suivre les pas de son sauveur et les autres avaient eux-même leurs propres plan de carrière, mais ils avaient passé de bons moment à jouer sur tous les rythmes. Il arrivait encore à Akum d'appeler ses amis pour qu'ils refassent quelques sessions d'improvisation ou s'amusent à reprendre à leur sauce quelques morceaux des chanteurs de la flotte.

-Tu sais chanter ? Lui demanda-t-il alors, commençant à délaisser les arpèges pour gratter quelques accords.

Comme il l'avait dit, ils n'avaient jamais vraiment pris le temps de faire connaissance, Akum savait peu de choses sur Anastasia, à part le fait qu'elle semblait assez casanière et n'aimait pas trop qu'on lui pose des questions qui la faisait chercher trop loin en elle. En tout cas, ça n'avait pas semblé lui réussir, la dernière fois, au point que Akum ai ressenti le besoin de s'en excuser. Cependant, il souhaitait toujours la connaître un peu mieux que ce qu'il savait d'elle dans l'exercice de ses fonctions.
MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Jeu 12 Avr - 21:12
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ça va. Je crois.
Ana & Akum

Relevant les yeux en direction de son interlocuteur, la milicienne demeure attentive tandis que ce dernier avouait son attachement pour l’objet qu’il tenait entre ses mains. Elle comprenait parfaitement, ne serait-ce que parce qu’une guitare valait une petite fortune sur la Flotte aussi était-il évident que ce bien pouvait devenir le plus précieux d’entre tous aux yeux de beaucoup de monde. Outre sa valeur marchande, Anastasia se mit à songer à la valeur sentimentale que pouvait revêtir l’instrument pour son propriétaire. C’était souvent ainsi, d’après elle. Les biens les plus précieux des Stellariens étaient les plus rares, souvent des héritages ou des cadeaux ô combien importants qui devenaient finalement indispensables. L’espace d’un instant, la jeune femme se demanda donc si la guitare d’Akum était un de ces fameux cadeaux, un héritage familiale ou quelque chose dans ce goût là. Incapable de deviner seule toutefois, elle se décida à poser franchement la question, toujours ce léger sourire aux lèvres : « C’est un cadeau ou bien tu te l’es procuré tout seul ? Elle aimait les histoires Ana, celles des gens bien sûr mais également celles qui entouraient de tels objets. Parce que ça lui permettait de comprendre, à défaut de toujours adhérer, et elle se sentait généralement moins sotte. Evidemment cette façon de voir les choses ne s’appliquait pas à tous les domaines de sa vie, sa façon de traiter les légionnaires avec mépris tendait bien à prouver qu’elle ne savait pas systématiquement faire la part des choses, mais au moins essayait-elle de faire au mieux. Quoi qu’il en soit, ce fut en s’intéressant de nouveau à la guitare, intriguée par les jolis accords qui en émanaient, que la milicienne écouta l’artiste lui confier quelques anecdotes, à commencer par son adolescence passée à jouer de la musique en compagnie de camarades de chambrée. Typique, et ça suffit à lui arracher un sourire un peu plus large, légèrement taquin également. Ouh, un boys band dont j’ai pas entendu parler ? J’suis dégoûtée. » Provoque-t-elle, malicieuse, tout en sachant pertinemment qu’elle aurait été largement intéressée par le groupe en question si seulement elle avait eu vent de son existence à l’époque.

Mais tandis qu’elle enchaînait les questions, ce fut finalement à son tour d’être interrogée. Tu sais chanter ? La question lui arrache un rire franc, comme si elle riait d’une plaisanterie qu’elle seule pouvait comprendre, tandis qu’elle relevait déjà les yeux en sa direction. Si elle savait chanter ? « Navrée. Si tu m’avais déjà entendu, tu saurais à quel point la question est hilarante, se justifie-t-elle dans un premier temps avant de reprendre, secouant la tête en un signe négatif. Non, j’suis sacrément nulle. Pas que ça me dérange, et ça me gêne pas de me lancer dans des sessions karaoké dans des bars tant que je suis bien entourée, mais j’suis définitivement à chier. Résumé ô combien clair de ses capacités vocales. Laissant un silence suivre ses propos, Anastasia finit par comprendre qu’il s’agissait sûrement un moyen pour lui de lui retourner les questions qu’elle posait sans arrêt. Si elle cherchait à le connaître et ne tentait pas de réfréner sa curiosité, la jeune femme comprend que l’homme qui lui faisait face était finalement tout aussi curieux à son sujet. Elle avait tendance à l’oublier, perdue dans ses propres recherches et investigations, mais désormais qu’elle en prenait conscience, ce fut naturellement qu’elle précisa à nouveau : J’me débrouille pas trop mal quand il s’agit de danser par contre. Ou juste d’enchaîner les xingji au comptoir. Sa tolérance à l’alcool n’avait probablement rien de bien glorieux en soi, mais elle en parle tout de même, plus pour la plaisanterie qu’autre chose. Cependant, elle s’attarda mentalement sur la danse, ce semblant de passion chez elle, de même que le patinage, qu’elle avait déjà évoqué devant Ethan quand ce dernier lui avait demandé ce qu’elle aurait pu faire de sa vie si elle n’avait pas été militaire. Aurait-elle vraiment essayé de vivre ainsi, si la milice ne lui avait pas ouvert les bras ? Elle sait pas trop, et soudainement elle pense à Akum, et aux potentiels choix de vie de celui-ci. C’est pour cela qu’elle reprit la parole, les sourcils légèrement froncés sous le coup de la curiosité, tandis qu’elle l’observait : T’as jamais songé à vivre de tout ça ? Secouriste c’était juste une alternative pour toi ou…. ? » La phrase s’achève ainsi, Anastasia ne voyant pas comment mieux exprimer sa pensée. D’un côté elle avait trouvé Akum incroyablement professionnel au travail, signe qu’il aimait peut être sa profession et qu’il tenait à faire les choses bien. De l’autre, elle se dit qu’il faisait peut être simplement comme elle : secouriste à défaut de mieux.

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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Mar 24 Avr - 23:51
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La guitare sonnait juste sous ses doigts, naturellement calée sur l'une de ses cuisses alors qu'il enchaînait des accords sans forcer sur les cordes afin que le son ne couvre pas leurs voix. Il y avait dix ans maintenant qu'il avait commencé à apprivoiser son instrument, dix ans qu'il s'était tant et si bien perfectionné qu'il se pensait capable de reproduire lui-même un tel instrument, si les moyens et le savoir faire lui en étaient donnés. En tout cas il savait la redessiner par cœur et était capable d'en tirer les accords et arpèges les plus justes les uns avec les autres, sans même y penser. Ce qu'il faisait d'ailleurs en ce moment.

-T'aurais été folle, on était vraiment bons, lança-t-il sans aucune modestie.

Akum avait vraiment aimé faire partie de ce groupe. Ils ne faisaient de la musique que pour eux et pour ceux qui passaient devant eux pendant l'un de leur récital. Une époque assez lointaine à présent, puisque chacun avait fait son propre chemin dans la vie, lui y compris. Entre ses entraînements personnels, ses entraînements de Taik, son travail de secouriste et son amour pour le dessin, il n'avait vraiment plus le temps pour en plus se caser des répétitions dans la semaine. Il avait à peine le temps de revoir ses amis et de se boire des coups avec eux entre deux services de nuit.

-C'est un cadeau ! Confirma-t-il en cessant un instant de jouer pour laisser sa main caresser doucement le bois de la caisse de résonance. Le premier que j'ai reçu de mon père adoptif, il en joue un peu lui aussi. Enfin, il en jouait. Maintenant c'est moi qui ai sa guitare.

Il ne manquait pas de se souvenir de la première fois qu'il l'avait entendu en jouer. Il avait été rapidement fasciné par la diversité des sons et mélodies qu'il pouvait tirer de ces six cordes et il avait immédiatement demandé à apprendre, ne craignant pas de recevoir un coup qui n'arriverait pas, avec lui. Cet homme avait été une véritable libération pour lui. Un sauveur. Il ne pourrait sans doute jamais assez le remercier de lui avoir sauvé la vie, mais lorsqu'il avait évoqué le sujet avec lui, celui-ci avait simplement lâché un rire bourru et lui avait demandé de faire en sorte que sa vie compte. Alors Akum s'efforçait de le faire, à sa manière.

Lorsqu'il lui posa la question, il fut un peu déçu d'apprendre que Anastasia ne chantait pas. Il ne savait pas exactement à quoi il s'attendait de sa part, mais ça l'étonnait légèrement. En revanche, il fut ravi d'apprendre qu'elle dansait. Un bon point pour elle. La danse et la musique s'accordaient parfaitement et il était curieux de savoir quel type de danse elle pouvait bien exercer et si elle le faisait uniquement pour le plaisir, pendant des soirées ou bien si elle faisait partie d'un quelconque club.

-Danser c'est cool, y a de la beauté dans la danse. Danser, c'est un peu une forme d'art, toujours en mouvement, jamais statique, très éphémère. J'adore voir les gens danser, t'as toujours l'impression de pas être là où tu es quand tu regardes des spectacles de danse. Y a tellement d'émotions parfois que ça m'arrache des larmes, sans qu'il y ai besoin de parler ni rien, c'est un peu magique, en quelque sorte.

Il se remit à gratter ses cordes, jouant l'un des vieux morceaux qu'ils avaient inventé avec ses copains, fredonnant les paroles dans sa tête pour ne pas manquer la question qu'elle ne manqua pas de lui poser. Une question qui le décontenança légèrement. Vivre de tout ça ? De son art ? S'était déjà ce qu'il faisait en quelque sorte. Il vivait avec, il vivait autour, il vivait dedans. Il était aussi proche de ses œuvres que n'importe quel exposant de la flotte, à la différence qu'il ne se faisait pas payer pour ça. Il ne lui serait d'ailleurs jamais venu à l'esprit de se faire payer pour ça. Son art était gratuit, il était à la disposition des autres, il n'avait pas envie de recevoir de contribution en échange de ce qu'il faisait.

-C'est déjà ce que je fais, affirma-t-il alors. Je n'ai pas envie que mon art soit monétisé, ou devienne une contrainte pour moi. La beauté de la chose, c'est qu'il est à la disposition de tous, que je le fais quand je veux, où je veux. Il porta sa main à sa bouche à cette dernière affirmation, faussement désolé d'avoir laissé passer cette affirmation. Où je veux dans les limites des endroits autorisés, je veux dire. Il sourit et gratta quelques accord. Être secouriste ça a toujours été mon rêve, être au service des autres, les aider à aller mieux, réparer ceux qui sont cassés...

Quelqu'un avait fait de même pour lui et il s'efforçait de remettre sur pied tout ceux qui avaient subi des accidents, graves ou légers, ou bien qui s'étaient retrouvé dans la même situation que la sienne.

-Et toi alors ? Pourquoi la milice ? Tu aimes courir après les rouquins armés de bombe de peinture ? Lança-t-il pour plaisanter.
MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Sam 5 Mai - 0:56
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ça va. Je crois.
Ana & Akum

Père adoptif. Si Ana avait été amusée d’entendre son interlocuteur se vanter d’avoir été doué, au sein de son groupe de musique, le sourire disparaît quelque peu lorsqu’elle voit Akum se dévoiler, expliquant que la guitare était un cadeau venant de cet homme qui l’avait élevé. Une fois de plus la milicienne se rend compte qu’elle ignorait tout de la vie du secouriste, tant et si bien qu’elle est légèrement surprise de l’entendre évoquer un homme qui aurait pu remplacer le rôle qu’aurait été censé tenir son géniteur. Ses parents-étaient-ils morts trop tôt ? Avait-il été un de ces gosses esclave, ou bien fugueur, qui étaient arrivés seuls sur la Flotte, si bien qu’il avait dû se trouver une nouvelle famille ? Pendant un instant, les scénarios fourmillent dans sa tête, plus ou moins sanglants et déprimants, mais elle n’osera pas demander des détails. En vérité, elle n’en avait pas besoin. Si Akum avait eu un autre père avant ça, cela date de sûrement trop longtemps pour qu’elle ne prenne la peine d’évoquer ce passé en cet instant précis. Qui plus est, l’affectation qui faisait vibrer la voix de l’artiste, témoignant des sentiments qu’il éprouvait pour son père adoptif, fut une muselière suffisante pour l’empêcher de le questionner plus avant. Cet homme qui avait pris soin de lui était important, c’est tout ce qu’il fallait retenir aussi un sourire naquit de nouveau sur les lèvres de la jeune femme tandis qu’elle hochait doucement la tête sans trop savoir pourquoi. Sûrement une forme de respect, ou d’hommage, vis-à-vis de celui qui semblait être mort aujourd’hui. Là encore elle n’osera pas poser la moindre question, se contentant de retenir, dans un sourire, que cette passion pour la guitare semblait avoir été transmise de père en fils. Ce qui lui paraissait on ne peut plus logique, elle-même ayant été incroyablement influencée par les goûts et les passions de ses parents. Surtout son père, en fin de compte.

Mais déjà la conversation se portait de nouveau sur elle et Anastasia n’hésita pas à répondre aux interrogations, bénignes, que pouvait avoir Akum à son égard. Non, elle ne chantait pas, étant incroyablement nulle dans ce domaine. En revanche, elle dansait plus volontiers, bien que le discours que tint alors le secouriste ne faisait en rien echo à ce qu’elle pouvait elle-même éprouver. Ce fut pour cela que, si elle daigna l’écouter jusqu’au bout sans l’interrompre, la milicienne finit par hausser légèrement les épaules avant de s’expliquer elle-même. « Je ne l’ai jamais vraiment vu ainsi. Non pas qu’elle rejetait l’idée que la danse soit une forme d’art, au fond elle comprenait parfaitement et elle admirait ceux qui vivaient de ça. Mais ce n’était pas ce qu’elle recherchait, ni lorsqu’elle dansait elle-même, ni lorsqu’elle regardait les autres faire. C’est juste que… Je sais pas, j’aime bouger, au son de la musique, tout simplement. C’est une façon de s’amuser, de se défouler aussi. J’admire ceux qui sont doués, mais je ne pense pas que ça m’émeut spécialement. Elle y réfléchit, un bref instant, avant de secouer la tête en signe de négation. Il fallait dire qu’elle était plus intéressée par la performance, physique, qu’autre chose. Du moins lorsqu’il était question de professionnels. Pour les amateurs, la seule chose qui lui plaisait était l’audace. Peu lui importait que la personne soit douée ou non, seul comptait le fait que la personne osait se mettre en avant malgré tout ce que l’on pouvait penser d’elle. Un fait amusant, et accessoirement plutôt séduisant chez un homme d’après elle. Ou alors… Il y a le côté sensuel de la chose, aussi. » Qu’elle précise de ce fait, songeant au fait que de danser avec son partenaire pouvait être un véritable jeu de séduction, plus ou moins sérieux, plus ou moins teinté de sentiments. Peu importait. En tous les cas, elle savait jouer ainsi.

Ces notions de chant, de danse, de musique et plus généralement l’art sous toutes ses formes, poussèrent finalement Anastasia à questionner plus avant le secouriste. Avait-il déjà songé à vivre de ses peintures ? De sa façon de percevoir le monde et de le dessiner, de coucher sur la taule ses idées ? L’explication ne tarde pas, et témoigne une fois de plus de ce qui les séparait, de ces différences de moralité, d’idéologie aussi. Pourtant, au fond, elle le comprenait. Les contraintes, surtout quand il est question d’art, pouvaient être un fardeau, de ce qu’elle en savait. Aussi le comprenait-elle quand il disait ne pas vouloir s’encombrer d’un tel poids. Elle partage moins sa vision des choses quand il évoque être incapable de vouloir monétiser ses œuvres, à sa place elle n’aurait probablement pas hésité si ce n’est quelques exceptions pour faire des cadeaux à des gens proches. La milicienne ne relève pas le trait d’humour concernant le fait qu’il ne pouvait, en théorie, pas dessiner tout ce qu’il voulait où il voulait, mais elle avait passé trop de temps à lui courir après pour ne pas savoir que la moindre remontrance serait inutile. La jeune femme se contentera donc d’hocher définitivement la tête en guise d’approbation lorsqu’Akum expliquera que secouriste était sa véritable vocation, pour des raisons sacrément nobles par ailleurs et elle ne peut s’empêcher de se dire que la Flotte avait de la chance d’avoir des gens aussi dévoués à ce genre de postes. Anastasia ricanera finalement plus franchement, avant de porter sa main à hauteur de sa mâchoire dans une légère grimace, pour finalement reprendre dans un sourire plus contenu : « J’ai jamais voulu la milice, en fait. » Explique-t-elle dans un premier temps, et l’on comprend alors qu’elle sourit pour garder la face. Pour ne pas faire voir à quel point cet échec l’avait marquée et continuait de la bouffer au quotidien. Elle faisait des progrès, indéniablement, pourtant ce n’était jamais assez pour permettre à la blessure de cicatriser correctement.

« Je voulais être légionnaire. On te vend ça comme étant un groupe d’élite, et je voulais en faire partie. L’armée c’était pour faire comme mon père, qui a toujours été un modèle, une idole à mes yeux. Et il a pas essayé de m’en empêcher, loin de là, donc c’est progressivement devenu une évidence. Mais… La légion m’a été refusée. Et du coup la milice. Cette fois ci, elle hausse pas les épaules Ana, allant plutôt froncer brièvement les sourcils, signe d’une intense réflexion. Elle essayait de comprendre, comme toujours depuis dix ans, et de mettre des mots tant sur ce qu’il s’était passé que sur ce qu’elle éprouvait, pour pouvoir en parler à Akum. Aujourd’hui je crois que… Je crois que ça me convient, la milice, au fond. Mais ça change pas le fait que j’ai pas pu faire ce que je voulais. Et ça, je le digère pas. La notion d’échec, d’impuissance, d’insuffisance. Elle n’avait pas été assez bien pour la légion, pas assez douée -peu importe que ce soit physiquement ou psychologiquement- pour obtenir le poste qu’elle avait convoité. Et ça l’écoeure, toujours. Surtout quand elle se comparait à ceux qu’elle estimait moins dignes qu’elle, moins forts, moins adaptés. Pourtant Anastasia n’était pas spécialement ambitieuse, l’idée même de devenir lieutenant un jour -renonçant ainsi partiellement à l’action- ne lui donnait pas spécialement envie. Elle aimait pouvoir faire à sa guise, certes, et elle aurait surtout aimé pouvoir faire ce qu’elle avait désiré faire. Mais ce n’était aucunement par attrait pour la gloire, la renommée ou un quelconque statut. Quoi qu’il en soit, la milicienne ne put s’empêcher de dévier légèrement le sujet, précisant dans un sourire. Et non Akum, j’aime pas te courir après. T’es moins pénible car pas vraiment méchant. Mais j’aime pas te courir après. » Ce n’était pas vraiment un reproche, plutôt un constat. Attraper de faux criminels comme lui, aussi inoffensifs qu’une IA sans réseau, ne l’intéressait pas le moins du monde. Elle n’en voyait pas l’intérêt, outre le fait qu’elle craignait toujours de voir les concernés se faire punir au-delà du raisonnable pour des broutilles.

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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Dim 10 Juin - 20:12
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Leurs points de vue semblent diverger lorsqu'ils en viennent à parler de danse. Comme toujours, Akum observe le monde par la fenêtre de l'art, s'attardant sur la grâce, sur le désordre organisé, sur la souplesse ou l'histoire que raconte une belle chorégraphie. Une belle danse pouvait habiller une mélodie de la plus magnifique des façons, mais Anastasia ne s'arrêtait que sur le ressentit personnel, l'amusement qu'elle pouvait en tirer, ou bien le jeu, si on se referait à sa dernière remarque. Un jeu auquel elle s'adonnait souvent ? Akum haussa un sourcil curieux alors qu'un léger sourire entendu étirait ses lèvres. Il n'avait jamais vu Anastasia essayé de draguer qui que ce soit, mais ça ne voulait pas dire qu'elle ne le faisait pas, sans doute. Voilà qui la sortait un peu de l'image de milicienne légèrement blasée et moqueuse qu'il connaissait jusque là.

À ses questions suivantes, elle lui expliqua que la milice n'était pas un véritable choix, qu'elle visait la légion mais qu'elle n'avait pas suffisamment convaincu ce corps de métier pour l'intégrer. Elle déclara que la milice avait fini par lui convenir, mais qu'elle était toujours déçue, voir amère à l'idée d'avoir loupé le coche pour entrer dans les rangs de l'élite. Une déception qu'elle prenait sans doute un peu trop à cœur, surtout après que tant de temps ce soit écoulé. Surtout à présent qu'elle semblait avoir trouvé sa place dans la milice. Encore un aspect de sa personnalité qui semblait soudainement trouver une explication, malgré tout. Une amertume sous-jacente qui trouvait sa source.

-C'est bien pour ça que je ne cours pas, répondit-il simplement, un sourire calme sur les lèvres.

Il était de loin le criminel le plus beau joueur de la flotte. En tout cas, avec ceux qu'il estimait le mériter. La plupart de ses arrestations se déroulaient si bien qu'on lui passait rarement les menottes, désormais, se contentant de lui reprendre ses bombes de peinture et de lui faire effacer ses créations. Les miliciens avaient autre chose à faire que d'envoyer des bons gars comme lui sur le Lady Grace, même si la menace revenait fréquemment à ses oreilles. Un jour il n'y couperait sans doute pas, mais en attendant il laissait passer un peu de temps entre chacun de ses méfaits, histoire de ne pas provoquer l'ire des autorités. Il fit mine de réfléchir.

-Hm... peut-être aussi parce que j'aime bien les menottes, qui sait ? Rajouta-t-il d'un ton tendancieux avant de se laisser aller à un petit riff de guitare pour rajouter une touche d'humour à son propos.

La conversation avait pris un tour très sérieux, mais il n'était pas venu ici pour mettre le nez d'Ana dans ses échecs, ni pour la déprimer encore plus. Il était venu pour s'enquérir de sa santé depuis qu'elle s'était visiblement faite tabasser et pour éventuellement réussir à lui changer les idées, à lui redonner le sourire à coup de morceaux de guitare, puisqu'il ne pouvait pas vraiment refaire un dessin sur sa porte sans risque qu'elle ne s'énerve pour de bon. Elle lui avait affirmé ne pas aimer les marques définitives après tout.

-D'ailleurs, t'as déjà eu envie de les utiliser sur quelqu'un en dehors de l'exercice purement professionnel de tes fonctions ? Demanda-t-il avec intérêt, comme véritablement intéressé par son rapport aux menottes. Si tu vois ce que je veux dire ?

Il était certain qu'elle voyait parfaitement. Elle avait déjà lâché quelques commentaires allant dans ce sens à son dernier passage ici, lui laissant entendre que ça n'était pas le genre de sujet qu'elle rechignait forcément à aborder, mais Akum se demandait jusqu'à quelle limite il pouvait pousser avant qu'elle ne lui impose un arrêt définitif.
MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Dim 17 Juin - 18:49
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ça va. Je crois.
Ana & Akum

C’est bien pour ça que je ne cours pas. La remarque arrache l’esquisse d’un sourire à la milicienne, celle-ci se demandant à quel point son interlocuteur avait pu la cerner, ou à quel point il cherchait finalement à lui faciliter la tâche et à se montrer arrangeant avec elle. Etait-il vraiment question d’elle ? L’espace d’un instant la jeune femme en vint à se demander à quel point l’artiste pouvait chercher à accaparer son attention. Devait-elle se poser des questions ? Ou au contraire se faisait-elle trop d’idées quant aux attentions du rouquin ? Elle ne sait pas trop, fort heureusement ce fut Akum lui-même qui lui évita de se plonger dans un certain malaise, lorsqu’il précisa qu’il aimait peut être également trop les menottes pour son propre bien. L’air de guitare qui accompagne sa remarque accentue la touche d’humour et arrache un léger gloussement à Anastasia, bien vite suivi d’un grognement lorsque cela ravive certaines douleurs à hauteur de son visage. Relevant un regard amusé en sa direction, elle ne commente pas de suite, sentant qu’il n’avait pas tout à fait fini. Peut-être aurait-elle mieux fait de lui couper la parole cela dit, plutôt que de lui donner l’opportunité de la questionner quant à ses fantasmes sexuels. Le semblant de tic qui agitait le coin de ses lèvres témoignait toutefois de l’envie de rire qui la saisissait, de même, l’éclat au fond de ses prunelles n’avait rien d’ombrageux, signe qu’elle n’en était pas encore à vouloir le réprimander pour son audace. Cela n’empêche pas la concernée d’hésiter un instant, le regard ancré dans celui de son interlocuteur, pesant le pour du contre. Devait-elle vraiment lui dire la vérité ? Esquiver la question ? Ironiser pour sous-entendre qu’elle pouvait mentir ? Elle ne savait pas trop sur le moment, et sûrement que sa gueule encore partiellement tuméfiée la poussait à la prudence, même inconsciemment. Toutefois, ses précédentes entrevues avec Akum lui revient en mémoire, la poussant à se dire qu’ils n’en étaient pas à ça près dans leur relation.

« Déjà fait. Explique-t-elle alors, laconique bien que le sourire, taquin, demeurait. Difficile d’être sérieuse quand toute la conversation semblait totalement incongrue. Après une brève pause, que l’on pourrait interpréter sur le moment comme étant un refus d’en dire plus, la milicienne précisa alors dans un haussement d’épaules : J’ai rien contre le fait d’être appelée sergent en dehors du travail également, si tu vois ce que je veux dire. Se moque-t-elle légèrement en reprenant les mots employés par son interlocuteur. Evidemment qu’il saisissait les allusions, d’autant plus que celles-ci n’étaient pas franchement masquées. Il fallait admettre qu’évoquer la possibilité qu’elle soit relativement dominatrice au lit n’avait rien de particulièrement honteux. Avouer qu’elle n’aurait rien contre le fait d’être celle que l’on enchaînait, c’était une toute autre histoire et c’est bien pour cela qu’elle se garde de faire des aveux en ce sens. Pourtant cela n’avait rien de bien fou comme confession, surtout auprès d’Akum, songeait-elle. Le sexe, c’était un peu comme tout le reste dans la vie : une histoire de donnant donnant. L’idée d’être mise dans une certaine situation ne la dérangeait pas tant que l’autre était prêt à faire de même en retour. Quoi qu’il en soit, la nouvelle tournure que prenait leur conversation et la liberté surtout que prenait l’artiste à évoquer ses penchants sexuels, incitèrent la milicienne à reprendre la parole, spontanément. Quelque chose me dit que t’as pas de copine Daraay. J’me trompe ? Fin ou de mec d’ailleurs. Quelqu’un quoi. Précise-t-elle, s’emmêlant quelque peu alors qu’elle prenait conscience du fait qu’il pouvait bien coucher avec ce qu’il voulait, tant qu’il laissait tranquille les chèvres de l’Helios. Et les enfants, bien sûr. A peine eut-elle fini sa phrase qu’Anastasia prit conscience d’un autre problème : l’agressivité que l’on pourrait prêter à une telle remarque. Elle avait beau avoir emprunté un timbre de voix neutre, l’on pouvait facilement se sentir insulté de s’entendre dire de la sorte que le célibat semblait évident. Il devait savoir qu’elle était mal placée pour critiquer de toute manière, pourtant elle ne peut s’empêcher d’enchaîner, soudainement moins confiante : C’est pas une critique hein ! C’est juste que… Rah, j’ai pas moyen de m’en sortir sur ce coup là. » Ironise-t-elle en guise de conclusion, se rendant compte qu’elle était tout bonnement incapable de formuler sa pensée correctement, alors même que celle-ci prenait sereinement forme dans son esprit. Akum semblait tout simplement parler un peu trop de la vie privée des autres, et donc de la sienne, pour avoir quelqu’un dans sa vie à côté. Surtout lorsqu’elle voyait les sous-entendus qu’il lui offrait. Ou alors la personne concernée partageait un état d’esprit similaire et n’était pas le moins du monde jalouse. Ce qu’elle avait du mal à concevoir pour sa part.

- BLACK PUMPKIN


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Dim 17 Juin - 21:21
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Comme elle lui avait déjà avoué, Anastasia lui confirma une fois de plus qu'elle avait effectivement déjà trouvé une autre utilité à ses menottes et que l'idée avait été actée. Il appréciait de voir que le sourire revenait à Anastasia, surtout après avoir été chassé par leur dernier sujet de conversation. Il aimait l'idée de la connaître un peu mieux, tout simplement parce qu'il aimait découvrir des choses chez les autres, s'ouvrant mieux encore quand il voyait que la communication pouvait passer sur une gamme très large de sujets. En l’occurrence, la sexualité était généralement un sujet assez tabou chez les uns ou les autres, peu importe le sexe. Qu'elle s'en ouvre à lui sans trop de complexe était déjà une preuve de bonne entente entre eux, mais un peu de confiance également.

Qu'elle en rajoute une couche en prétendant que se faire appeler par son grade pendant les rapports sexuels qu'elle pouvait avoir ne fit que lui arracher un sourire entendu. Elle préférait donc exercer quelque contrôle lorsqu'elle était dans l'intimité, une information qui ne surprit pas Akum outre mesure, bien qu'il se demandait encore si ses préférences en la matière étaient tranchées ou si elle faisait preuve de polyvalence, à l'instar du secouriste. La question suivante eut l'avantage d'arracher un gloussement à Akum, qui laissa la milicienne s'enfoncer encore un peu plus dans ses explications sans intervenir.

-Je n'ai personne dans ma vie pour le moment. Mes rapports au sexe ne sont pas exactement compatibles avec le style de vie des mes précédentes copines, dirons-nous.

Il se demanda un instant comment formuler ça de manière juste, sans passer pour un collectionneur ou un gros con, comme ça avait pu être le cas précédemment. Bien entendu, les relations libres existaient sur la flotte, même parmi des adultes plus mures ou matures que lui. Il ne savait pas si ces relations étaient vouées à évoluer ou à cesser un jour, mais les siennes n'avaient jamais atteint un stade où il souhaitait se poser pour se consacrer à une seule personne, sans se partager, ni la partager elle.

-Je ne suis pas vraiment le genre à être jaloux, ni à considérer que l'exclusivité est une condition indispensable à l'amour. Il s'arrêta et s'appuya un instant sur sa guitare, le regard perdu dans le vide. En fait, je ne comprends pas vraiment la jalousie. Je sais ce que c'est que de vouloir partager la vie de quelqu'un, je sais ce que c'est que d'être bien avec quelqu'un au point de se dire « pourquoi pas ? », mais pour moi c'est aussi impensable de l'empêcher de coucher ailleurs que de l'empêcher de faire un câlin à un ami. Il haussa les épaules.

Il ne s'attendait pas vraiment à ce que Anastasia comprenne ou partage son avis, mais elle ne serait pas la première à être dans ce cas de figure. Il comprenait le besoin d'aller voir ailleurs pour mieux revenir dans les bras de l'être aimé. Il comprenait l'idée que le corps de chacun était une propriété privée, qu'il en disposait comme bon lui semblait et en l'occurrence le sien, il l'offrait à qui il le souhaitait et n'en attendait pas moins de la personne qu'il aimait.

-C'est pas vraiment une question de ne pas savoir aimer, mais plutôt d'être... amoureux de l'amour ? Je saurais pas comment expliquer ça correctement. Il secoua la tête. Ça changera peut-être avec le temps, je sais pas, mais j'ai pas envie de m'énerver ou de me battre parce que la personne que j'aime éprouve de l'attirance physique pour quelqu'un d'autre, c'est naturel, c'est tout, conclu-t-il tranquillement.
MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Jeu 21 Juin - 12:20
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Anastasia n’est qu’à moitié inquiète. Si elle a conscience du fait que ses propos pouvaient être mal perçus, elle ne pouvait s’empêcher de croire qu’Akum avait un peu plus d’humour que ça, et saurait ne pas s’outrer d’un rien. Tout du moins l’espérait-elle, mais les gloussements qui échappaient au concerné avaient le don de la rassurer, bien qu’il ne reprit pas la parole pour l’aider à se sortir de cette situation. Fort heureusement il n’attendit pas longtemps toutefois pour répondre à son interrogation, lui donnant même raison en avouant n’avoir personne dans sa vie dans l’immédiat. Visiblement, ses rapports au sexe semblaient ne pas convenir à ses précédentes compagnes et l’espace d’un instant la milicienne ne put que froncer légèrement les sourcils, curieuse de connaître les détails. Etait-il simplement question de penchants… Particuliers ? Suffisamment spéciaux pour que diverses conquêtes se refusent à expérimenter. Il y avait presque de quoi s’inquiéter. Des inquiétudes superficielles qui disparaissent sitôt que l’artiste poursuit son explication, évoquant son absence totale de jalousie et sa propension à faire profiter tant son corps que celui de sa compagne. La monogamie n’était tout simplement pas un principe qu’il défendait et bien qu’elle fût incapable de concevoir ses relations autrement, elle comprenait que ce ne soit pas le cas de tout le monde. Silencieuse, tant par respect que par curiosité, elle le laisse alors poursuivre et expliquer à quel point pour lui coucher avec un autre revenait à lui faire une accolade dans un couloir : impossible donc d’interdire de telles relations tant cela lui semblait ridicule.

Un fin sourire se mit à orner les lèvres de la jeune femme au fur et à mesure du discours de son interlocuteur. Cela n’avait, au fond, rien de surprenant et ne faisait que lui donner raison. Elle avait eu raison de supposer que les relations du rouquin étaient compliquées et bien qu’elle n’était pas allée jusqu’à imaginer un train de vie aussi libertin, elle ne s’était pas entièrement trompée pour autant. En revanche, il lui fut plus compliqué de comprendre la définition de l’amour que lui offrait le secouriste : un amoureux de l’amour ? Difficile à concevoir pour elle. Si elle n’avait rien contre le fait de s’envoyer en l’air à tout va, comprenant que l’exclusivité ne s’appliquait pas lorsqu’il était simplement question de chair, elle trouvait inconcevable d’être capable de poursuivre ce train de vie lorsque l’on était amoureux. Elle-même le savait parfaitement : si elle devait tomber amoureux d’un homme, il était fort probable qu’elle renonce au sexe avec Ethan simplement à cause de l’affection, et des pensées en ce sens, qu’elle éprouvait pour un autre, même sans être officiellement en couple avec ce dernier. Aimer tout en offrant son corps à d’autres était de ce fait un concept impossible à mettre en place et incroyablement délicat à envisager pour elle. C’est sûrement pour cela qu’Anastasia en arrive à froncer légèrement les sourcils, assimilant les informations que l’on venait de lui offrir, avant d’hausser les épaules. « C’est pas un discours qu’on entend souvent, entame-t-elle simplement. J’serais bien incapable de vivre ainsi. La multiplicité des partenaires quand il n’est question que de sexe, j’le comprends facilement. Mais lorsque l’amour rentre en compte… » S’arrêtant là, elle se contente d’un bref sourire pour expliquer son point de vue. De toute manière, le discours qu’elle était en train de tenir, il avait dû l’entendre des centaines de fois et probablement sur un ton moins neutre et compréhensif que celui qu’elle arborait en cet instant précis. Elle imaginait aisément Akum se faire traiter de tous les noms pour ça, que ce soit par ses anciennes copines ou d’autres personnes, sans parler des individus qui lui diraient à quel point il était anormal.

Si Ana exprime son point de vue quant à la question, incapable donc de partager le mode de vie du secouriste, cela ne l’empêche pas de préciser : « Ceci dit… T’es probablement plus heureux ainsi que bien des gens. Elle était bien placée pour le savoir : la jalousie avait le don de pourrir des vies. Son évolution professionnelle avait été jonchée de crises d’envie et elle ne pouvait affirmer qu’il s’agissait des meilleurs moments de sa vie, bien au contraire. Sentimentalement parlant, cela n’avait pas toujours été rose non plus et si elle n’avait jamais eu à se sentir jalouse d’autres femmes, n’ayant jamais eu non plus à douter de la fidélité de ses compagnons, cela ne l’avait pas empêché de sortir avec des hommes plus intéressés par leurs travaux que par elle. Une autre forme de jalousie s’était alors manifestée, là où Akum aurait probablement été voir ailleurs au besoin sans se poser de questions, puisant ce qu’il désirait chez autrui. Elle pourrait presque l’envier. Ce qui était certain c’est qu’elle ne le blâmerait pas pour des choix de vie qui le contentaient parfaitement : s’il y trouvait son compte, c’était tant mieux pour lui et elle ne lui souhaitait rien de moins. Ton physique est donc définitivement une œuvre d’art que tu mets au service des gens. Ironise-t-elle soudainement, son sourire s’élargissant tandis qu’elle repensait à leurs derniers échanges. Sourire qui s’estompe rapidement toutefois tandis qu’elle reprenait son sérieux, essayant à nouveau de comprendre ce qu’il se passait dans la tête de son interlocuteur en l’interrogeant une fois de plus. Mais du coup t’as jamais eu envie de… Posséder quelqu’un ? Savoir qu’il est un peu à toi, même si tu es un peu à lui en retour ? » L’ironie, c’est que si cette situation lui semblait naturelle, cela sonnerait sûrement comme une aberration pour Akum que d’envisager le moindre carcan sentimental, même si la cage dans laquelle ils s’enfermaient tous était un choix.

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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Ven 22 Juin - 0:45
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La réaction d’Anastasia ne l’étonna pas plus que ça, tant il était habitué à ce genre de réflexion. On lui expliquait souvent l’importance de garder un seul partenaire sexuel lorsqu’il était en couple, qu’il était malsain d’aller voir ailleurs quand une seule personne pouvait parfaitement suffire au bonheur de n’importe qui, que telle ou telle personne serait bien incapable de vivre ainsi etc. Pourtant, comme toujours, Akum s’apprêtait à écouter patiemment le point de vue de la milicienne sur la chose sans essayer de l’interrompre de quelle que façon que ce soir, comptant faire preuve d’autant de politesse qu’elle avait pu lui montrer, mais il s’avéra qu’il n’en eut pas besoin. Elle eut en effet la perspicacité de se rendre compte seule qu’il était déjà passé par là de nombreuses fois et ne poussa pas bien loin le développement, lui offrant à la place un sourire compréhensif.

Akum comprenait difficilement comment quelque chose d’aussi positif que l’amour pouvait poser des limites entre deux personnes, au lieu de les affranchir. La possessivité n’était pas vraiment dans son caractère, préférant de loin partager une liberté consentante avec ses copines plutôt que de s’enfermer dans des conventions qu’il trouvait profondément datées et inutiles. Pourquoi s’empêcher d’avoir des rapports avec d’autres ? L’important n’était-il pas que le cœur soit à la bonne place ? Le problème survenait lorsque l’inégalité était présente entre la force de l’amour des deux partenaires, mais même ça, Akum se pensait capable de le comprendre. Même si ça n’en annulait pas la déception.

-Oh je sais pas, ça apporte quand même son lot d’emmerde et de disputes, comme je l’ai dit, je rencontre rarement l’unanimité sur ma façon de faire, corrigea-t-il en haussant les épaules.

Il se retrouvait donc souvent à faire des concessions, prêt malgré tout à faire des efforts pour une personne qu’il aimait, mais malheureusement il ne pouvait rester éternellement dans une configuration de couple qui ne lui convenait pas. Il finissait toujours par aller voir ailleurs, pas parce qu’il n’aimait pas sa compagne, mais simplement parce qu’il sentait soudainement qu’il avait besoin d’autre chose. Ayant toujours été assez honnête pour avouer ce qu’il faisait, il en découlait alors les habituelles disputes, les larmes, lui qui essaye de calmer les choses, qui échoue et tout qui se termine de manière brutale.

La remarque suivante lui fit revenir le sourire, comprenant la référence à l’une de leur précédente conversation pendant laquelle il avait glorifié le travail qu’il avait pour sculpter son corps. Au service des gens, mais au sien aussi. Akum n’était pas exactement dans la vanité, mais il ne trempait pas non plus dans la fausse modestie. Il était satisfait de ce qu’il faisait et cette satisfaction n’avait pas forcément à toucher autrui tant qu’il ne le destinait qu’à lui-même.

-Posséder quelqu’un n’est pas quelque chose dont je me prive, répliqua-t-il du tac au tac, un sourire plus que révélateur aux lèvres, légèrement provoquant.

Pourtant, le sujet abordé était un minimum sérieux à ses yeux. Posséder quelqu’un, l’idée d’appartenance, de propriété, quand on arrivait suffisamment proche du problème, le mot ne sonnait pas juste. Il n’avait pas envie d’être le propriétaire de quelqu’un, que ce soit de sa personne entière ou simplement de son corps ou de ses sentiments. Voilà également pourquoi le concept de fidélité lui était étrange. Il n’avait aucun droit sur les autres et les autres n’avaient aucun droit sur lui. L’amour n’avait rien à voir avec la possession. N’y avait-il pas une vieille expression qui disait que l’amour donnait des ailes ? En quoi un symbole de liberté tel que celui-ci pouvait être associé avec l’idée d’être possédé par qui que ce soit ?

-L’important, reprit-il, c’est pas vraiment de posséder quelqu’un, qu’est-ce que j’en ferais, après ? Non, je pense que l’important, c’est de ressentir. Je pourrais coucher avec toi, avec Aileas, avec une inconnue rencontrée par hasard. Je suis sûr que je prendrais du plaisir et que ma partenaire en prendrait aussi. Mais ça ne sera jamais pareil que ce que je pourrais ressentir avec la femme que j’aime. Cette communion parfaite, je la connais, poursuivit-il avec intensité. Je sais ce que c’est que d’être amoureux, que de ne pas pouvoir être mieux que dans les bras de quelqu’un, en la compagnie de quelqu’un, de même simplement parler avec cette personne. Mais ça ne veut pas dire pour autant que je me priverais de parler à d’autres sous prétexte qu’avec la femme que j’aime, c’est mieux.

L’important ici c’était ça, élever l’être aimé au-dessus de tout, certes, mais en conservant à la fois sa liberté et la sienne. Ressentir cette communion jusque dans l’âme, car c’était la seule qui devrait être engagée dans une relation. Laisser les barrières charnelles en dehors de ça, les privations en dehors de ça. Il n’y avait pas d’amour plus pur que la confiance absolue en quelqu’un, la certitude que peu importe les autres gens qu’elle pourrait fréquenter, c’est vers lui qu’elle reviendrait, invariablement, et réciproquement.
MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Jeu 12 Juil - 22:40
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ça va. Je crois.
Ana & Akum

Elle prend conscience Ana, des failles de son discours. Certes, Akum lui-même ne risquait pas de se heurter au sentiment qu’était la jalousie, ou le besoin maladif de tout contrôler de son partenaire. Il pouvait cependant se confronter à des partenaires qui ne partageaient pas sa vision des choses, probablement des femmes qui étaient persuadées de pouvoir changer le secouriste et se cassaient les dents là-dessus. La milicienne en éprouve une pointe de compassion, vis-à-vis de l’artiste. Celui là même qui devait probablement se montrer honnête au possible mais qui se confrontait à des personnes qui surestimaient leurs capacités à s’adapter à ce de mode de vie. C’est pour cela que la jeune femme se contenta de l’esquisser d’un sourire, rendu léger tant par compassion que parce que ses douleurs au visage l’empêchait d’être beaucoup plus expressive, avant que la conversation ne se poursuive finalement et qu’elle fasse valoir son propre point de vue. Si elle se permet de se montrer quelque peu narquoise, mettant en avant le fait que le corps d’Akum était définitivement au service des gens, elle n’en est pas moins compréhensive. En vérité, cette discussion quant à l’amour ou le sexe permettait de mettre en lumière beaucoup d’autres aspects chez le secouriste. Comme si cette conversation lui permettait de comprendre le reste, tout ce qu’il avait pu lui révéler jusque là. Il était cohérent, tout simplement et indéniablement cela avait quelque chose de rassurant, que de savoir que son interlocuteur suivait une ligne directrice. Peut-être était-ce pour cela qu’il était si difficile de se prendre la tête avec le rouquin, sans parler de sa bonne humeur contagieuse et quotidienne. Sûrement est-ce pour cela qu’Anastasia se permet de pousser la conversation un peu plus loin, se questionnant quant aux désirs et envies qui pouvaient s’emparer de son interlocuteur. Elle-même le savait très bien, la sensation de posséder avait quelque chose de grisant et le fait d’être mise en cage en même temps qu’elle enfermait son propre compagnon ne la dérangeait pas le moins du monde. Certes il y avait des limites, comme tout le monde elle n’aimerait pas devoir arrêter de parler à des hommes simplement à cause de la jalousie maladive de son partenaire, tout comme elle ne voudrait pas avoir à abandonner le moindre aspect de sa vie. Mais malgré tout, la notion d’exclusivité avait quelque chose de romantique à ses yeux et elle y tenait.

Visiblement, ces sentiments n’étaient pas le moins du monde partagés par Akum. Oh certes, l’allusion qu’il fait dans un premier temps est on ne peut plus clair et lui arrache un sourire provocant, quelque peu lubrique, par principe. Mais le sérieux revient rapidement. Posséder ? Pour quoi faire ? Une simple remarque qui suffit à lui arracher un énième sourire tandis qu’elle lui accordait de nouveau toute son attention. Elle faisait fausse route et pour une fois cela n’avait rien de dérangeant. Le sourire s’estompe légèrement toutefois quand le secouriste poursuit avec légèreté, affirmant qu’il pourrait coucher avec n’importe qui qu’il prendrait probablement son pied et qu’il en irait de même pour sa partenaire. Avoir été citée était une chose et cela aurait pu être flatteur si elle n’avait pas été comparée ensuite à une inconnue croisée par hasard -oh allez, admettons, l’inconnue peut-être sacrément bonne- mais surtout à Aileas. Anastasia ne sait pas comment le nom de la demi-sœur de Rosa avait pu sortir dans cette conversation, elle ne sait pas comment Akum la connaît et ignore tout des relations qu’ils entretenaient -visiblement rien de sexuel vu ce qu’il disait- mais cela ne lui plaisait guère. Ses rapports avec la jeune femme étaient quasiment inexistants, il fallait l’avouer et Anastasia n’entretenait pas véritablement de rancune tenace. Malgré tout il y avait un problème et il se résumait tout simplement au fait que les souvenirs qu’elle avait conservé de la concernée étaient tous mauvais. Des remarques, souvent amères, à l’encontre de Rosa et cela avait suffi pour que la milicienne se détourne définitivement de la jeune femme. Sa loyauté envers son amie était trop forte pour se permettre la moindre entente avec Aileas tant que les soucis familiaux ne seraient pas réglés. Quoi qu’il en soit, être comparée à celle-ci n’avait donc rien de particulièrement plaisant dans l’immédiat. Ana s’efforce toutefois de passer outre pour se concentrer sur le reste des propos de son interlocuteur, l’écoutant jusqu’au bout sans l’interrompre. Si elle était heureuse de constater qu’ils avaient pu aborder des modes de vie différents sans se sauter à la gorge, une seule conclusion s’imposait toutefois : « J’pourrais pas. Plaisante-t-elle dans un premier temps en guise de résumé, pour venir préciser assez rapidement : Trop compliqué de faire à ce point confiance et de ne pas me poser sans cesse des questions quant à la solidité du lien avec mon partenaire. » La vision d’Akum était belle, en un sens. Mais tout bonnement impossible à appliquer pour elle.

Du bout des doigts, ce fut pensivement qu’Anastasia se gratta la joue avec précaution, méditant les paroles échangées avant que son regard ne se mette à détailler le secouriste. Elle n’y avait jamais vraiment songé, s’imaginant que leurs joutes verbales n’étaient que des jeux. Probablement aussi qu’elle n’avait jamais songé à se laisser aller avec l’artiste étant donné qu’elle devait toujours l’arrêter ou le surveiller chaque fois qu’ils se croisaient. C’était quoi, la première fois qu’ils se voyaient en dehors du travail ? « Tu pourrais… Ou tu voudrais ? Il y a une légère intensité au fond des yeux alors qu’elle reprenait subitement la parole, d’une voix tranquille. Une lueur suffisamment particulière pour qu’elle n’ait besoin de préciser qu’elle parlait bien évidemment de la propension d’Akum à coucher facilement et qu’en cet instant précis la question portait sur le fait de coucher avec elle, bien évidemment. Il y a son attitude aussi, qui change quelque peu. Assise en tailleur, comme elle l’aurait été en présence d’une bonne amie auprès de qui raconter sa journée, la milicienne avait finalement reposé ses pieds sur le sol, toujours assise au bord de son lit. Si elle fut tentée de croiser les jambes, elle se ravise en songeant au fait que le geste aurait été trop évident en cet instant précis, ce qui ne l’empêche pas de les étendre légèrement, de même que ses mains sur lesquelles elle prenait désormais appui, légèrement derrière elle. L’illusion est alors complète. L’illusion qu’il ne suffirait de plus grand-chose pour la faire basculer sur le matelas. Elle ne sait pas trop pourquoi elle parle de tout ça maintenant, pourquoi elle semble se jeter sur une opportunité comme celle-ci en agissant de la sorte. Peut-être qu’elle désirait simplement autre chose. Pour elle, pour son corps encore malmené. Peut-être aussi qu’elle était simplement incapable de laisser passer une occasion comme celle-ci, ou encore voulait-elle que leurs jeux et leurs allusions se concrétisent finalement. Elle pourrait lui dire qu’elle désirait simplement vérifier à quel point il était vraiment capable de procurer du plaisir, en référence à ce semblant de vantardise dans ses paroles précédentes. Elle avait des tas d’excuses en réserve, des tas de justificatifs prêts à être utilisés alors qu’elle-même ne savait pas pourquoi elle essayait de se lancer là dedans. Au fond pourtant, elle savait qu’elle n’aurait pas à s’en servir. Elle ne voyait pas Akum lui poser des questions, ni même lui demander la moindre explication. Ça te gêne ? » Lâche-t-elle alors, pointant du doigt ses hématomes. Elle n’était pas spécialement fragile et elle ne renoncerait pas à un peu de fermeté sur le reste de son corps. Toutefois elle aurait vraisemblablement des limites à respecter, sans parler du fait qu'elle ne s'estimait pas particulièrement séduisante dans l'immédiat.

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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Mer 18 Juil - 1:01
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La conclusion d'Anastasia sur son discours n'étonna pas Akum outre mesure, si bien qu'il se contenta d'ailleurs de sourire en secouant légèrement la tête de gauche à droite. C'était généralement là où il en arrivait quand il avait cette conversation. Au fond de lui, il trouvait ça dommage que la confiance soit liée au corps au point de briser des couples lorsque celui-ci était offert à quelqu'un d'autre. Cependant, il ne comptait pas essayer d'imposer sa vision des choses à qui que ce soit et surtout pas à Anastasia qui avait visiblement déjà suffisamment encaissé pour qu'il vienne lui en rajouter une couche morale par dessus. En plus, il la trouvait assez ouverte pour accepter son point de vue sans pour autant le partager, ce qui ne faisait que rajouter du respect à celui qu'il éprouvait déjà pour la milicienne.

Il reposait la guitare sur la table à côté de lui lorsque Anastasia reprit la parole sur un ton tranquille, lui posant une question simple qui lui fit pourtant suspendre son geste, tournant son regard vers elle comme pour avoir la confirmation qu'il cherchait avant de poursuivre doucement et de poser l'instrument sans le regarder. Il savait reconnaître un semblant de proposition quand il en entendait une, mais de la part de la milicienne, ça lui avait paru tellement étrange qu'il lui avait préféré vérifier qu'il ne faisait pas fausse route.

À son grand plaisir, sa première impression fut rapidement confirmée. Pour autant, Akum ne se précipita pas pour sauter sur l'occasion. À la place, il se leva tranquillement, aussi tranquillement qu'Anastasia avait pu lui poser la question et pour toute réponse, il s'avança vers elle avant de s'accroupir, son regard ne lâchant ses yeux pour la détailler qu'une fois ses mains posées sur les genoux de la milicienne. Il savait exactement où elle avait mal. Il avait été le premier à arriver sur les lieux lorsqu'on avait appelé les urgences pour elle. Il savait où ne pas poser les mains. Sans se presser toujours, il lui écarta les jambes et s'avança plus près d'elle en s'agenouillant, ses yeux revenant finalement se river dans les siens avec un air appréciateur. Il laissa courir ses doigts le long de ses cuisses pour finalement les poser de part et d'autre d'elle, se penchant légèrement en avant. Il était assez proche pour sentir les jambes d'Anastasia contre ses hanches, mais c'était désormais la seule partie de son corps qui était encore en contact avec le sien.

-Est-ce que toi tu voudrais ? Se contenta-t-il de répondre, estimant que ses intentions avaient été suffisamment claires de son côté.

Sa question suivante portait sur les bleus qu'elle arborait toujours sur le visage et qui ne risquaient pas de partir avant encore quelque temps. Akum pencha légèrement la tête sur le côté et leva l'une de ses mains pour effleurer une partie de son visage où elle n'était pas blessée.

-Tant que je ne te fais pas mal, non, ça ne me gêne pas.

Il lui sourit et glissa cette main dans son dos avant de l'attirer à lui et de s'emparer de ses lèvres. Ce premier contact fut très superficiel, comme s'ils cherchaient à se tester, à savoir quel genre de personnalité ils allaient découvrir chez l'autre à travers cette nouvelle forme de communication qu'il adoptait, ce moment intime qu'ils se dédiaient l'un à l'autre. Peu à peu pourtant, le baiser gagna en profondeur et le désir que commençait à ressentir Akum s'intensifia. Il ne lui fallu pas longtemps pour que ses mains ne glissent sous les vêtements d'Anastasia, cherchant le contact de sa peau, laissant ses doigts la découvrir avant qu'il n'atteigne son premier sous vêtement.

-Est-ce que je vais avoir une bonne surprise ? Demanda-t-il dans un souffle, faisant référence aux sous-vêtements qu'il avait déjà vu chez elle.
MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Jeu 23 Aoû - 17:28
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ça va. Je crois.
Ana & Akum

Elle perçoit l’hésitation, le doute, dans les gestes du secouriste. Cette façon de faire une pause tandis qu’il repose sa guitare, pour mieux lui jeter un bref coup d’œil. Pendant un court instant elle se demande s’il la lorgne, s’il évalue son état pour savoir à quel point il pouvait désirer cette face amochée et cette peau encore quelque peu marquée par les coups également. Elle n’a jamais vraiment douté de son charme Ana et même lorsque cela ne fonctionnait pas, cela ne l’atteignait pas comme ça pouvait en perturber d’autres. Cette fois ci, elle était moins sûre d’elle au fond pourtant cela ne l’inquiétait pas outre mesure : une petite voix lui soufflant en son for intérieur qu’Akum oublierait très vite cette proposition et ne la lui remettrait pas sous le nez si jamais il lui prenait l’envie de refuser. Qui plus est, elle comprendrait un refus potentiel : elle n’était clairement pas à son apogée et elle envisageait la possibilité que la crainte de lui faire mal le freine également. Alors elle attend, probablement plus patiente que d’accoutumée, son regard cherchant continuellement à capturer celui de son interlocuteur qui se trouvait désormais les mains libres. Il ne dit rien, il se contente de se lever et ce simple geste lui offre la confirmation qu’elle attendait (elle ne l’imaginait pas capable de faire durer le suspens pour mieux partir ensuite et l’abandonner là). Muette et docile, la jeune femme patiente alors qu’il s’avance en sa direction. Il y a un frisson, qui remonte le long de l’échine alors qu’il s’agenouille, un acte simple qui la pousse à légèrement se redresser en avant, plantant son regard dans le sien avec une intensité nouvelle. Elle est attentive, à tout et plus particulièrement à l’absence complète d’hésitation chez son interlocuteur. Il sait parfaitement ce qu’il fait et, indéniablement, cela rajoute à son charme. Nouveau frisson, indéfinissable, lorsqu’il détache son regard du sien pour mieux l’observer, elle et ses stigmates. Anastasia perçoit les doigts calés contre ses genoux, ceux la même qui la contraignent en douceur à écarter les jambes, ce qu’elle fait sans poser de questions, laissant de ce fait le secouriste se glisser entre elles.

Un léger rire lui échappe, étouffé entre ces lèvres qu’elle maintenait scellées, lorsqu’elle perçoit le coup d’œil appréciateur que son compagnon daigne lui jeter. Rire qui deviendra esquisse de sourire, qu’elle maintiendra tandis que les doigts couraient désormais le long de ses cuisses, délicats. La proximité s’accentue de nouveau, en même temps que sa respiration. Si elle voulait ? Elle en doute encore l’espace d’une seconde, une voix lui soufflant dans sa tête qu’il s’agissait d’une pulsion puérile. Cela n’avait rien de logique, aussi son cerveau réfutait-il ce besoin. Le reste de son corps en revanche n’était pas de cet avis et peut-être était-ce pour cela qu’elle se sentit hocher vaguement la tête, un simple mouvement du menton de haut en bas, une unique fois. Pourtant, malgré l’évidence de leur désir à tous les deux, elle ne peut s’empêcher de demander si son visage, entre autre, le dérangerait. Ce fut d’abord les doigts du secouriste qu’elle sentit le long de sa mâchoire, longeant un bleu sans jamais le toucher, retraçant les courbes délicates de son faciès abîmé. Là encore, la douceur n’en est pas moins empreinte de certitudes : il savait ce qu’il faisait aussi ne doutait-elle plus de lui, en aucune façon. Sa seule inquiétude, c’était celle de lui faire mal et l’aveu lui arrache de nouveau l’ombre d’un sourire. Elle aurait voulu le rassurer, promettre qu’elle se plaindrait si cela devait arriver, mais il ne lui en laissera pas le temps, le souffle se voyant brièvement coupé de prime par la main qui dévie dans la cambrure de son dos puis par ces lèvres qui prennent possession des siennes. Là encore c’est doux, au début, mais la jeune femme se prête vite au jeu tant parce que son corps s’enflammait déjà sous ce contact que parce qu’elle avait besoin de connaître ses limites actuelles. Alors elle cherche, tente, expérimente. Elle devine à quel point elle peut pousser le baiser sans trop en souffrir, ce qu’elle peut désirer sans le regretter par la suite. Anastasia fut ravie, au fond, de le sentir la suivre dans cette voie, poussant le contact et réclamant déjà plus désormais que ses doigts se glissaient sous ses vêtements, parcourant sa peau et lui arrachant à intervalle irrégulier des frissons d’envie. De son côté, la milicienne prenait appui sur le matelas à l’aide d’une main calée derrière elle tandis que l’autre était venue agripper la nuque de son amant du moment.

Une nuque qu’elle relâchera en même temps que le baiser prendra fin, la milicienne s’imprégnant des paroles de son interlocuteur avant qu’un large sourire ne vienne éclairer son visage. Faisant mine d’hésiter à le lui révéler, elle préfère pendant un instant le laisser à sa découverte de son corps, se contentant pour sa part de déposer un baiser au coin de sa mâchoire, puis un autre en remontant vers son oreille avant qu’elle ne finisse par mordiller le lobe de cette dernière. L’aveu tombe alors : « Ils font partie de mon top 3. » Malgré la sensualité du geste, elle ne peut retenir une pointe d’amusement tandis qu’elle songe à l’ironie de la situation. Elle se souvenait avoir expliqué que la majorité de ses sous-vêtements était de nature plutôt sexy, car quitte à ne pas avoir grand-chose autant que ça aide à se rendre séduisante. Elle ne pouvait toutefois s’empêcher de trouver la situation ironique, savoir qu’elle portait ainsi ses préférés alors même qu’elle n’aurait jamais songé les exhiber au secouriste. Destin ? Peut-être, encore qu’elle ne croyait pas vraiment en de telles forces. En tous les cas, si elle appréciait de sentir l’homme refermer ses doigts le long de sa peau, la milicienne tient à prendre le dessus, même momentanément. Surprenant probablement Akum, Ana délaisse donc le lit pour se remettre debout soudainement, leur proximité la contraignant à se presser contre le torse de l’artiste. Artiste qu’elle embrasse de nouveau, tant par envie que pour le détourner de ses autres faits et gestes. Ce bassin qui presse le sien, une jambe tentatrice qui vient finalement crocheter sa consœur et la voilà en train de le faire pivoter pour finalement l’asseoir de force sur le lit, non sans avoir déboutonné le pantalon au passage. Une seconde de plus pour qu’elle s’installe à califourchon sur lui, une seconde pour que les mains se mettent à remonter le long du torse de son partenaire, sous le vêtement, y exerçant une pression suffisante pour faire comprendre son désir de le voir se rallonger.



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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Sam 25 Aoû - 18:32
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Akum laissa Anastasia le guider dans le baiser, après en avoir prit l'initiative. C’était à elle de se tester, de savoir jusqu’où elle pouvait aller et jusqu’où elle voulait aller. Quant à lui, il accueillit avec un plaisir certain les sensations familières que provoquaient en lui un bon baiser. La main posée sur sa nuque l'encouragea autant qu’elle contribua à l’électriser, comme si elle était désormais câblée directement sur son échine et transmettait son propre courant dans tout son corps. Les mains d’Akum n’étaient pas en reste, explorant le dos de la milicienne plus qu’il ne la soutenait, juste pour le plaisir d’explorer tranquillement sa peau.

Il s’arrêta en sentant le tissu de son soutien-gorge sous ses doigts, pas pressé de l'en débarrasser malgré l’envie qui colonisait son corps, partant de ses reins. À la place, il sépara à regret ses lèvres des siennes, le temps de lui demander avec un certain amusement s’il allait découvrir un exemple de la lingerie provocatrice qu’il avait pu autrefois observer dans ses tiroirs. Visiblement aussi peu pressée que lui, Anastasia prit son temps pour répondre, répandant des baisers de sa mâchoire à son oreille, provoquant un sourire ainsi qu’une bouffée de désir en lui. L’aveu qui suivit lui arracha un rire amusé, avant qu’elle ne se lève brusquement.

Akum accusa alors un léger déséquilibre, surpris, puis se leva également en se demandant si quelque chose n’allait pas, avant qu’elle ne s’empare une nouvelle fois de ses lèvres, se pressant contre lui et l’enflammant pour de bon. Sa main vint naturellement se poser sous la cuisse de la milicienne lorsque celle-ci enroula sa jambe autour de la sienne, lui indiquant d’une pression ce qu’elle désirait. Loin de vouloir lutter contre son désir, Akum accompagna le mouvement et se laissa tomber sur le lit, attrapant simplement la nuque d’Anastasia pour faire durer le baiser plus longtemps.
MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Dim 26 Aoû - 0:06
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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     Mar 28 Aoû - 17:13
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MessageSujet: (#) Re: « ça va. Je crois [Akum]     

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