last call / cs
MessageSujet: (#) last call / cs     Ven 2 Mar - 20:59
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Elle entre à La Ruche dans le gros de la soirée, alors que les moins raisonnables se font honteusement ramasser par leurs collègues et amis plus sobres. Crius n’avait jamais aimé de débordements dans son bar et avait toujours farouchement défendu ce dernier contre les frasques des ivrognes stellariens – les habitués le savaient et montaient souvent la garde, suggérant aux tables peuplées d’éléments dérangeants de trouver un autre endroit à pourrir avant que le propriétaire ne se fâche. Rosalija fait partie de ceux-là, dans un sens, à darder un regard noir appuyé par la promesse de représailles vite faites, bien faites, col rouge un symbole de sa capacité à remettre aisément les idées en place à qui que ce soit. La douanière se fraie un chemin à travers la foule qui se clairseme à mesure qu’elle avance vers le bar, signe que la migration vers les cabines privées s’amorce. Vu l’heure, pas étonnant. Terminer un service de nuit la menait toujours vers un bar, le plus souvent celui-ci, histoire de s’isoler dans un environnement social, incapable de rentrer directement chez elle. « Hey, C », qu’elle interpelle le tenancier avec un sourire qui se veut chaleureux, prenant place à son banc habituel – celui sur le côté du bar, là où elle ne risquait pas de se retrouver flanquée des deux côtés par des boulets de première classe. « Comme d’habitude? » qu’elle lui demande en se hissant à sa hauteur, sachant qu’il saurait pertinemment quoi lui servir : quelque chose d’ambré et de fort, température pièce.

Appuyée contre le mur du bar, par-dessus une vitre cachant quelques bouteilles de luxe, elle a une vue parfaite sur la sottise humaine. Ce n’est que rarement qu’elle ose toutefois lever son nez de son terminal, qu’elle observe avec attention, l’écran défilant automatiquement au rythme de sa lecture grâce aux bons soins de Charlie. Un verre, puis un second, enfin, un troisième – le bruit ambiant du bar s’estompe, laissant place à un silence relatif. Elle a pris possession du banc voisin, allongeant ses jambes éhontément, alors que les derniers retardataires s’exilent. Seuls quelques incorruptibles demeurent, tranquilles, éparpillés dans le bar. Un couple d’amoureux transi qui ne voit pas le temps filer dans un coin; un type qui noie visiblement sa peine dans un cocktail aux teintes vaguement féminines; un groupe de filles épuisé, l’une endormie sur la table, les autres en discussion calme, comme si elles attendaient de dégriser un peu avant de se diriger à la maison. Et Rosa, le nez plongé dans ses affaires, dans le roman à l’eau de rose qu’elle n’oserait jamais admettre adorer. Les pas du tenancier qui se dirigent vers elle dès qu’elle pose son verre, au terme de sa dernière gorgée, la font sourire – elle lève le regard vers le cinquantenaire. « Tu me permets d’en prendre un dernier avant que je rentre? » qu’elle quémande, le regard pétillant, comme si les trois autres n’avaient eu aucun effet sur elle. C’est faux, bien sûr : elle le cache simplement très bien. Elle dépose momentanément son terminal sur le comptoir en regardant le tenancier faire, les bras croisés, appuyée sur le meuble.


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MessageSujet: (#) Re: last call / cs     Mar 6 Mar - 16:21
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Crius & Rosalija | début mars
Tu aimes ta ruche à toute heure - lorsqu’elle bourdonne d’agitations, de rires plus ou moins droits, de conversations décousues, et quand tu dois d’inventer trois bras, accompagné de yeux d’insectes pour t’affairer à ce que chacun de tes clients aient leur verre rempli, que chacun de tes clients familiers aient un bon mot, une main sur l’épaule, ton attention servie en même temps que ta mémoire leur fournissait leur consommation favorite. Que ton bar soit plein de vie, ça te réchauffe le coeur, étire tes lèvres jusqu’à ce que tes cicatrices disparaissent dans les fossettes au coin du sourire. Lorsque la ruche s’apaise et se vide, qu’il ne reste plus que des clients disséminés un peu partout, refusant encore un peu le confort de leur alcôve pour rester dans ton antre. Trop tôt, ou trop tard pour la cohue, tu aimes bien ces heures là aussi - ça te laisse le temps d’observer les vagues à l’âme et les murmures fatigués, de parler, psychologue de comptoir, qui ressent sans prendre part.

Tu répond à “C” d’un signe de tête amical - le temps de finir de servir ton client, et tu attrapes une autre bouteille de derrière le comptoir, venant rejoindre Rosa pour la servir tranquillement. Tu la délaisses presque aussitôt, appelé ailleurs, la laissant à sa lecture - tu jetteras un coup d’oeil amusé à son terminal à chaque fois que tu repasses vers son recoin. Qu’on se sente assez bien chez lui pour y prendre un break, s’y sentir chez soi avant de trouver la foi d’y retourner, chez soi… Parfois, il se demande pourquoi il était si aigri, autrefois. La soirée prend son temps, et après un coup de torchon à un abruti qui comptait demander à Rosalija de déplacer ses jambes alors qu’il y a plein de places ailleurs, loin des jolies jeunes femmes qui demandent à ce qu’on leur foute la paix par leur attitude, et qu’elles peuvent t’éclater par la couleur de leur col, le rythme de tes mouvements prend du repos. La bouteille glisse sur le bar au fur et à mesure que tu rejoins Rosa, au fur et à mesure qu’elle descend sa dernière gorgée.

Ton air amusé qui croise le regard bien trop brillant de la jeune femme est facilement traduisible par le défi, la provocation moqueuse, teintée d’une tendresse pour l’audace : je sais pas moi, tu crois que tu peux le tenir ? Tu appuies tes paumes contre le bar, les bras légèrement écartés et tu la toises un instant, comme pour mesurer son degré d’alcoolémie. ”- Comme tu le sens, mais je te borderais pas girl. ” N’était-elle bien sage de toute façon ? Un peu différente d’un certain type dont le sucre de son cocktail semble envie de lui donner envie de pleurer, l’alcool triste. Ce sont les pires, ceux qui sanglotent sur ton bar et que leur vague à l’âme ne peut être éteint que par l’alcoolémie. Qu’est-ce que tu étais censé faire face à ça toi, remplir le verre ou tourner le dos ? Non tu préférais de loin le menton fier de Rosa et son sourire un peu trop grand après la fatigue de son service. Tu la sers et tu tires ton tabouret pour venir t’asseoir près d’elle, de ton côté à toi du comptoir. La fatigue d’avoir piétiné la soirée, une partie de la nuit te rappelle l’accident et votre rencontre, le bout de toi laissé là haut. Les clients restants étaient dans leur bulle à eux, à la place tu poses ton coude sur ton comptoir, le menton dans ta main et tu as un signe de tête Curieux, attentif comme une pie.  vers le terminal qui distrait la jeune femme.  « - Tu serais pas mieux pour lire dans ton pieu ? » Curieux et attentif comme un douanier ou un auteur, ou un gérant de bar.


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MessageSujet: (#) Re: last call / cs     Jeu 15 Mar - 18:14
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Elle fait mine de ne pas remarquer, de ne pas entendre le claquement de la serviette sur l’élément perturbateur, mais ses lèvres se pincent pour éviter de lâcher involontairement un gloussement de rire. L’amusement est toutefois évident sur ses traits, temporairement, avant que l’histoire qui défile sur son terminal ne redevienne plus fascinante que les événements qui pouvaient se dérouler dans le bar. Ces derniers se raréfiaient, d’ailleurs, à mesure que les minutes s'égrenaient, et Rosalija devint rapidement une des dernières âmes de la Ruche. Pourtant, elle tente sa chance, demande un autre verre – le dernier, promis – qui lui est gracieusement servi après une boutade gentiment moqueuse. « Dommage, vraiment », fait-elle dans la même veine, sans réprimer un petit ricanement nasal alors qu’elle pousse le terminal un peu à côté, voyant qu’elle avait désormais de la compagnie. Bienvenue, celle-là, il lui fallait l’admettre. Une présence amicale, une connaissance qui remontait à loin – dans des circonstances toutefois bien moins agréables que celles-ci. Elle ne peut s’empêcher de jeter un coup d’oeil aux jambes du tenancier, bref, discret, pour éviter de mettre qui que ce soit mal à l’aise. Inconsciemment, certains détails de la journée fatidique où il les avait perdues lui reviennent, brutalement. Elle avait bien géré la crise, Rosalija, vraiment – félicitations officielles à l’appui, suivies d’un arrêt de travail de plusieurs semaines pour lequel elle n’avait rien justifié aux autres, même si tout le monde se doutait que l’adrénaline, une fois retombée, avait laissé place à l’angoisse et aux mauvais souvenirs. L’accident l’avait marquée, quoi qu’il en soit, quoi qu’on en pense, assez pour qu’elle piétine son ego pour réclamer un billet du médecin.

La brune avale une gorgée de son tout nouveau verre – raisonnable, comme si elle avait l’intention de le faire durer le plus longtemps possible, trempant simplement ses lèvres dans la liqueur ambrée. Les joues rosies, conséquence de l’alcool qui courait dans ses veines et de la chaleur du bar, elle hoche la tête à la question légitime de Crius. « J’aime le bourdonnement, même si ça peut paraître contre productif quand on essaie de lire. C’est rien d’important, de toute façon. Juste pour le plaisir. » Ça lui donnait l’impression d’être moins seule d’être dans un lieu public, si bruyant soit-il. Elle n’était pas de ceux qui considérait comme de la compagnie les personnages des livres qu’elle avait l’occasion de lire. Jamais elle ne s’était attaché aux identités fictives, aux héros et aux méchants. Surtout pas quand on sait qu’elle considérait son passe-temps de choix comme relativement brain dead – de la romance à l’eau de rose qui se lisait bien sans trop accaparer l’attention, sans trop faire diverger les priorités. « L’ambiance est quand même un brin meilleure ici que dans ma cabine », s’amuse-t-elle enfin, passant une main dans ses cheveux bouclés. « Le service, aussi. » Elle sourit. Elle n’avait personne à embêter pour un verre de plus quand elle était seule – personne pour lui dire que c’était assez, non plus. Personne à qui parler lorsque la solitude se faisait trop lourde, d’un côté comme de l’autre.


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MessageSujet: (#) Re: last call / cs     Lun 2 Avr - 22:59
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Crius & Rosalija | début mars

Tu lèves brièvement les yeux au ciel, parce que si on te demande, tu n’as rien d’un baby-sitter. Tu n’es pas assez payé pour conneries, alors que ça vaut tout l’or du monde à tes yeux. Tu peux bien faire la fermeture pour Rosa, vous remontez depuis trop longtemps tous les deux. Dommage même. Ce n’est pas si comme la sergente ( madame) craignait quelque chose, mais degré d’alcoolémie oblige, s’il le fallait, tu lui offrirais ton bras pour rentrer dans ses quartiers saine et sauve. Tu n’es pas baby-sitter, mais tu caches la tendresse sous les mises en gardes ronchonnes. Une femme avertie en vaut deux.  Tu fais semblant d’ignorer le regard sur tes jambes, mais tu les croises, subtilement ou pas, sous le bar. Pour des prothèses cybernétiques aux sensations minimales, elles semblent toujours ressentir le regard d’autrui. Si tu pourrais, tu aurais la chair de poule sur tes jambes de métal et d’électronique de pointe. Alors que t’es loin d’en avoir honte. Tu n’as jamais honte de rien.

Plutôt, tu regardes Rosa boire, ton menton dans ta paume toujours, comme si des étoiles allaient glisser de ses lèvres et les yeux brillants, parce que tu n’aimes rien de plus qu’interrompre tes clients solitaires. Elle a toute ton attention et tu acquiesces sans y penser. « - Hm, je peux comprendre ça. C’est pour ça que j’ai la Ruche. » Ton regard s’égare vers les derniers clients, le sourire rêveur. Tu adores cet endroit, parce qu’il te donne l’impression de n’être jamais seul.  Tu écoutes les conversations, et les brides de paroles forment des répliques, prennent corps dans ton esprits à partir de fragment. C’est plus facile de s’entendre penser, d’écrire mentalement dans un lieu public.  « - Juste pour le plaisir, hm ? Par les astres, c’est du sérieux. » Tu caches un rire amusé dans ta barbe. Tu ne devrais jamais insister là-dessus, tu as ta couverture, ton nom de plume, mais c’est plus fort que toi, tu as toujours envie de savoir ce que les gens lisent, y a rien de  plus flatteur ( et un peu embarrassant quand la personne est juste devant toi ) que quelqu’un qui lit tes livres.
Tandis qu’elle continue, amusée, tu tends le bras pour récupérer la bouteille que tu lui as versé, et te servir ton propre verre – un verre à shot, inadapté à l’alcool ambré, mais l’ivresse n’est plus ton truc depuis un certain départ, encore moins derrière ton comptoir. Tu parles de la recette pour un désastre. « - A ton service. » Tu lèves ton verre à sa remarque, et bien sûr que cela te fait chaud au cœur. Ton bar c’est ton bébé, tes clients, tes amis, toi leur confident. Qu’on y trouve refuge comme dans les bras d’un être aimé ou un foyer, c’est tout ce que tu demandes.

Pourtant, passé la force du whisky sur ta langue, le verre reposé sans douceur sur le comptoir tu la regardes, l’air dubitatif. « - Tu me flattes maintenant hm ? Arrête les conneries, tu m’as vu pleuré comme un bébé, t’as pas besoin de ça. » Il se disait qu’il avait dû pleuré, mais sous le choc, il n’en avait pas conscience, aucun souvenir. C’était le moment où jamais pour le vilain pirate d’appeler sa mère, en tous cas. Il aimait tellement faire verser une larme d’émue devant l’amour à ses héros, c’était le retour du bâton. A ce propos, tu t’appuies un peu plus des coudes sur la table. « - L’ambiance doit être plutôt morne dans ta cabine, car le bourdonnement s’est tût avec la nuit. » Il reste le grésillement de la radio, mais ce n’est pas l’heure d’Ambroise, et les filles qui rit, du gloussement produit par l’alcool. Fermer le bar te rappelle toujours ta solitude, et la fatigue de la journée bien gagnée. « - Tu n’as personne pour te lire une histoire ? Ethan ? » Tu incites à la confidence, yeux faussement écarquillés, parce que si Ethan les a bien re-représenté, elle et lui, tu le vois encore un gamin et c’est ridicule. Tu trouves ça triste, qu’une jolie jeune femme rentre toute seule et doive se chauffer à ton comptoir pour lire. Que toi, avec tes rêves et tes exigences et tes cicatrices, c’est facile à dire que c’est ta faute, mais il y a encore de l’amour sur la flotte non ?

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MessageSujet: (#) Re: last call / cs     Ven 13 Avr - 18:50
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Si elle affiche un sourire vaguement amusé, ce n’est nullement pour se moquer du tenancier – le tragique événement qui les avait conduits à se connaître, elle s’en souvenait comme si c’était hier, et pas une seule seconde ne pouvait, même en essayant très fort, être qualifiée de comique. Crius n’avait pas pleuré, non. Il n’avait même pas vraiment répondu aux questions incessantes de Rosalija alors qu’ils attendaient les secours. C’est quoi ton nom, qu’est-ce que t’as foutu, c’est quoi la date d’aujourd’hui; les questions étaient claires, mais les réponses une suite de marmonnements incohérents. Elle connaissait la réponse à la troisième, mais les deux autres, elle n’avait eu les réponses qu’après coup, lorsqu’elle était passée sur le Regina Mercy pour constater son état – en même temps qu’elle avait tiré de son médecin un billet d’arrêt de travail. Des années plus tard, elle y repensait encore à l’occasion; trop souvent, en réalité, incapable de se détacher de l’horreur de l’incident. « Eh, pas de mal à verser une larme ou deux de temps en temps », fait-elle, haussant les épaules. Elle-même avait la larme facile – elle n’irait sûrement pas juger.

Crius s’appuie un peu plus sur le comptoir, comme s’il espérait fusionner avec. « Pas morne. Inexistante. » La cabine était austère, dépourvue du moindre objet en trop; Rosalija n’avait jamais été matérialiste. Parfois, Anastasia y laissait traîner quelque chose. Il y avait la bouteille offerte pour son anniversaire dans le conduit de ventilation, ses uniformes soigneusement rangés dans un placard étroit, le minimum acceptable pour survivre. Quant au son, il était particulièrement limité. Ça la rendait folle, dans un sens, mais elle n’avait jamais pensé créer elle-même le bruit ambiant. En vrai, sûrement qu’elle détestait juste sa cabine sans vraiment vouloir se l’avouer. Le commentaire sur les histoires lui arrache d’abord un sourire, puis une expression surprise. « Ethan? » Qu’est-ce qu’il fallait pas entendre. Rosa étouffe un petit rire. « Non, Ethan et moi, ça a jamais été plus que ça. » Ça, leur collaboration, une forme d’amitié peu conventionnelle. Ils avaient couché ensemble une poignées de fois il y a bien longtemps, puis il avait préféré Anastasia – pas qu’elle lui en voulait. « Mieux vaut être seul que mal accompagné… ou une connerie du genre, qu’on dit, hein. » Elle avale une gorgée de son whisky, visiblement peu convaincue par son propre proverbe. Bien sûr, elle était amère, un peu – surtout en buvant – en se rappelant qu’on préférait systématiquement quelqu’un d’autre à elle, même si elle passait éventuellement par-dessus. En attendant, elle continuait de démolir ses attentes à grands coups de romans à l’eau de rose.

Elle jette un coup d’œil autour. Le groupe de filles, seules autres clientes qui restaient dans l’endroit, semblait prêt à décoller – la plus sobre des quatre tentait de tirer les autres de leur torpeur. Rosalija ne se presse pas. Elle avait, après tout, demandé la permission de boire un dernier verre et elle le savourerait adéquatement. « Fais ce qu’il faut, hein, te sens pas obligé de me divertir. Je veux pas que tu te retrouves à fermer à pas d’heure à cause de moi. » Comme promis, elle finirait son verre et partirait sans demander son reste. Elle se traînerait les pieds jusque chez elle, s’attirant encore une fois les commentaires de ses collègues contrôleurs en patrouille dans les passerelles – elle avait l’habitude, désormais. Il n’avait pas besoin de l’amuser, de converser avec elle, mais elle appréciait, inévitablement, que Crius prenne le temps de discuter avec un client déjà satisfait; un pilier de bar, comme on les appelait.


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