I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex
MessageSujet: (#) I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex     Ven 2 Mar - 7:34
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C’est le pas pressé que Magdelena arrive devant l’école, le souffle court. Elle avait dû mettre court à son entraînement de taik lorsqu’elle avait reçu le message de sa soeur, paniquée, qui ne pouvait pas aller chercher ses deux filles à l’école. La faute à un travail trop prenant. Alors elle s’était éclipsée, au regret de son équipe qu’elle promettait de retrouver dans une petite heure en compagnie de ses nièces. Elle put souffler qu’une fois dans l’établissement encore agité par la sortie des élèves euphoriques. La brune n’a pas besoin de partir à la recherche des deux filles qu’elles accourent dans ses jambes en hurlant. Aussitôt elle se retrouve avec deux singes accrochés à chaque bras, qui se battent déjà pour raconter en premier leurs folles histoires de la journée. Si elle les laisse se défouler quelques instants, Maggie les amène bien vite à se calmer avant qu’un mal de tête ne la plombe pour la soirée. C’est en prenant la direction de la sortie qu’elles croisent la route d’Olek, tête baissé dans son terminal et Valco qui tentait de suivre ses grands pas. C’est Ilyana qui remarque l’aîné à vrai dire, puisqu’ils partageaient la même classe. Ni une, ni deux, il se retrouve embêté par les deux filles qui souhaitent absolument savoir ce qu’il y a de si intéressant sur son écran. Maggie, elle, capte le regard du cadet à qui elle adresse un large sourire avant d’aller le retrouver pour embrasser une de ses joues.

Maggie avait invité les deux garçons à faire un bout de chemin avec elles avant que ses nièces supplient pour qu’ils restent jouer. Si ça ne semblait faire ni chaud ni froid à l’aîné, le plus petit lui semblait ravi d’avoir un peu de compagnie. En plus d’être incapable de leur dire non, elle trouvait l’occasion parfaite pour faire sortir les deux garçons hors des machineries farfelues de leur père. Alors une fois son accord donné et la troupe partie en furie, elle s’était saisi de son terminal pour prévenir Ex. « Charlie, dis à Exvind que j’ai les enfants avec moi, ils ne rentreront pas toute suite. - Bien reçu Lena. Message : J’ai pris les enfants, ils ne reviendront pas. Envoyé. » La jeune femme avait déjà glissé son appareil dans sa poche, étouffant l’interprétation douteuse de l’IA. Comme prévu, l’instructrice rejoignit son équipe de taik dont elle s’était séparée sans trop leur laissé choix. Ils s’étaient installés à une tablée en extérieur, non loin d’un réfectoire et d’une place. Ce qui donnait l’impression de s’installer en terrasse et de profiter de l’extérieur.

D’un oeil avisé, la jeune femme surveille les allers-venus des plus jeunes. Ils courent, bousculent les passants, grimpent à la moindre façade escaladable avant d’être rapidement rappelé à l’ordre entre deux gorgés de xingji partagé avec ses camarades de sport. Ces derniers attirent l’attention des gamins, curieux de savoir s’ils jouaient bien et s’ils gagnaient souvent des tournois. Les laissant se vanter, Maggie reporte son attention sur Olek qui, assit à ses côtés, pianote sur son terminal. « Avec qui tu discutes ? Lance-t-elle alors qu’elle joue du coude pour le taquiner. Ex. Il demande si tu nous as kidnappés. » Malgré le sérieux du jeune homme, Mag lève les yeux au ciel et hoche la tête négativement, mimant un faux agacement. Elle préfère croire à la bêtise du vieux qu’à la vérité, persuadée qu’il demandait simplement de leurs nouvelles. Elle l’embête pas plus au vu de la réceptivité d’Olek.  

Elle revient à lui quelques temps plus tard, alors qu’il a encore le nez plongé dans son écran. Chacun ramasse ses affaires et elle l’interpelle en ébouriffant le haut de sa tignasse. « Dis à ton père qu’on rentre, je vous raccompagne. » Sans se charger de savoir s’il envoie bien le message, elle se retourne vers ses nièces qui bataillent encore pour rester plus longtemps. En vain. Dans un tournant, elle les abandonne devant la porte de leur mère à qui elle prend rapidement des nouvelles avant de devoir filer. Maintenant qu’elle avait pris la responsabilité d’Olek et Valco, même pour quelques heures, elle refuse de les relâcher sans les savoir à bon port. Elle traîne Valco, épuisé de sa fin de journée, jusqu’à leur résidence. Ce qui lui avait semblé aussi la bonne occasion pour prendre des nouvelles de leur père qui n’était pas du genre à répondre à ses messages très rapidement. Devant la porte métallique, elle sonne et les garçons en rajoute une couche en toquant lourdement. « C’est Maggie, je te ramène les garçons. »





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MessageSujet: (#) Re: I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex     Lun 5 Mar - 1:32
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Message de Magdalena Lehmann : J'ai pris les enfants, il ne reviendront pas. Tu te figes. Tes doigts cessant un instant de courir sur le clavier tandis que tu observes presque stupidement l'interface de Charlie. Pour être certain d'avoir bien entendu, tu lui demandes de répéter. J'ai pris les enfants. Ils ne reviendront pas. Tu prends une longue inspiration. Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que les enfants sont avec elle ? Est-ce qu'ils sont de mèche ? Tu savais que tu n'aurais pas dû les laisser ensemble aussi souvent, elle les corrompait et ils le surveillaient pour elle, rapportant probablement ses moindres faits et gestes à la déléguée. Tu te lèves prestement, envoyant voler les jouets de Valco et un assemblage d'Olek sur le sol dans la précipitation. Tu tires de sous un meuble un sac que tu vides par terre et tu t'empresses de jeter dedans tout ce qui te passe sous la main et qui peut te sembler un tant soit peu utile. Tu es tellement occupé que tu n'entends pas Sinjir entrer dans la petite pièce, les sourcils froncés et son propre sac sur l'épaule.

« Qu'est-ce que tu fais, Ex ? » Tu te retournes vers lui, les yeux écarquillés, pris sur le fait. Il lance un regard suspicieux vers le sac qui se trouve à tes pieds et duquel dépasse une sculpture en pâte à sel de Valco. « Tu comptes aller où avec tout ça ? » Tu baisses les yeux vers le sac et son contenu, écarlate, puis tu lèves les yeux vers Sinjir qui arque dorénavant un sourcil dans ta direction. « Je... » Il pose ses affaires à ses pieds, les enjambe et s'approche de toi. Il y a quelques années, il serait probablement resté éloigné, les deux mains levées en signe d'apaisement. « Qu'est-ce qui s'est passé ? » A cet instant, tu détestes Sinjir, lui et son regard triste, ses mots, sa façon d'essayer de tout comprendre, la justesse parfois de ses remarques. Tu fermes la bouche et tu prends une longue inspiration, lui lance un regard dans la pièce, les sourcils froncés. « Où sont Olek et Valco ? Ils devraient être rentrés à cette heure. Il y a un problème ? » Tu ne sais pas quoi dire. Est-ce que Sinjir est avec eux ? Est-ce qu'il essaie réellement de te faire croire qu'il n'est pas au courant ? « Sérieusement, Ex. » Tu détournes le regard et après quelques secondes d'une longue hésitation, tu finis par allumer Charlie pour lui demander de répéter le message que t'a envoyé Maggie. « Oh. » Tu cherches dans son visage un signe de joie ou de reconnaissance, quelque chose qui te signifierait qu'il y voit un message. « Elle doit juste te faire une blague, demande à Oli ce qu'il en est. » Il te prend le sac des mains et extirpe un à un les objets pour les ranger à leur place.

Tu le regardes faire sans bouger, tes mains tremblantes à tes côtés. Tu ne veux pas le frapper, te défendre, te sauver. Tu ne peux pas abandonner tout ça ici. Alors tu recules et tu te laisses tomber dans ce qui vous sert de canapé. Tu lui obéis, tu envoies un message à Olek. « Sérieux Ex, te fait pas tant de soucis, tout ira bien. » Il te sourit et retourne ramasser son sac. « Mais … tu vas où ? » Il te fixe un instant, comme lorsqu'il doit répéter plusieurs fois quelque chose que tu aurais dû savoir. Tu as honte. Tu essaies de faire de ton mieux avec eux, de tous les écouter, de t'impliquer dans leur enfance, mais ce n'est pas facile. « Szill voulait s’entraîner et me montrer des choses. Tu préfères que je reste jusqu'à qu'ils soient rentrés ? » Tes lèvres tremblent et tu finis par secouer la tête à la négative. « T'es sûr ? Bon, envoie moi un message quand ils sont rentrés. » Il reste là sans rien dire, attendant une réponse qui ne vient pas, puis il finit par partir.

Lorsque la porte se ferme derrière lui, tu te mets à pleurer en silence, assis au milieu des projets d'Olek, ceux où tu l'aides en lui expliquant ce qu'il faut faire... Il fait tout tout seul, Olek. Tu es bien incapable de l'aider, avec tes mains qui tremblent de plus en plus. Tu ne parviens pas à tenir en place et ton genou tressaute nerveusement. Tu actualises régulièrement Charlie, peut-être que cela permettra à la réponse d'Olek d'arriver plus vite. Tu lui renvoies deux messages avant d'avoir un retour : « Valco joue avec ses nièces et elle boit avec ses amis. ». Tu ramasses un des jouets qui est tombé par terre et tu passes doucement ta main dessus. Tu essaies de redresser une antenne qui s'est tordue lorsque tu as marché dessus. Ce n'est qu'après ce qui t'a semblé être une éternité que tu reçois une autre alerte qui te fait sursauter. « On rentre. »

Ta respiration s'accélère, ton cœur bat trop fort et tu te remets à pleurer nerveusement. Il faut que tu te lèves, que tu ailles dégourdir tes jambes. Tu ramasses ce que tu peux, tu essaies de faire un peu de rangement, tu remets tout sur le canapé avant d'aller te laver plusieurs fois les mains pour être sûr que toute saleté s'est enlevée. Valco te rappelle trop souvent qu'il faut bien se laver les mains et les dents.

Tu n'arrives pas à te concentrer là dessus, tu repenses au message de Maggie.

Tu n'aurais jamais dû la laisser autant entrer dans votre vie. Tu te laves encore plusieurs fois les mains jusqu'à qu'elles soient rouges et douloureuses, irritées par le savon et le frottement.

Tu entends d'abord la sonnette, puis les coups contre la porte. Tu attrapes le premier objet qui passe à ta portée. « C'est Maggie, je te ramène les garçons ! » Tu restes un moment à serrer de toutes tes forces un tournevis. Tu l'as déjà fait. Tu t'es déjà défendu avec pour seule arme tes outils. Tu prends de grandes inspirations nerveuses, les yeux écarquillés. Tu ne bouges pas, tu attends, ils finiront bien par partir ces petits traîtres. Non, ce n'est pas eux, tout est de la faute de Maggie. Ils n'entreront pas.

Tu t'es quand même attaché à ces gosses.

Les yeux rouges et bouffis, tu finis par aller ouvrir la porte, ta main toujours agrippée à ton multi-tool, cachée dans une poche, prêt à la sortir au cas où Maggie s'avère armée et dangereuse. Tu la dévisages ouvertement, t'attendant à la voir avec une main posée sur l'épaule d'un des deux, une lame près de leur visage. Elle n'a même pas besoin de ça, Maggie, elle est instructrice de combat. Szill veut être comme elle, elle t'en parle souvent. Tout le temps même. Elle n'a que son nom à la bouche. Tu sens une bouffée de haine – de jalousie ? – t'étreindre.

Olek a à peine relevé la tête de son terminale et il te fixe un long moment en silence, il fronce un peu le nez avant de rebaisser la tête vers son terminal. « Salut. » Valco s'approche en souriant, les yeux lourds de sommeil, et tu sens que l'enfant sera pénible pour aller se coucher. Olek se glisse entre toi et le mur, il fait quelques pas avant de lancer son sac dans un coin et se précipiter dans la salle de bain. Valco, toujours tout sourire, sourire que tu peines à lui rendre, attend plus gentiment que tu t'écartes pour le laisser passer, après avoir fait un bisou d'adieu à la déléguée du Columbiad. « On commande bientôt à manger ? » Tu le regardes s'éloigner dans la salle, il pose son sac à côté de celui de son frère et va ramasser un de ses jouets. « Regarde ce qui te fait plaisir, envoie d'abord un message à Sinjir, il voulait savoir comment ça s'était passé à l'école. » Tu tournes ensuite la tête vers Maggie, tu prends une inspiration un peu tremblante. Tu vas pour sortir complètement de l'appartement et laisser la porte se fermer derrière toi. « Votre blague n'était vraiment pas drôle. »
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MessageSujet: (#) Re: I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex     Lun 12 Mar - 22:19
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Ils patientent tous les trois quelques instants derrière cette porte qui refusent de s’ouvrir. Cela n’étonne plus Maggie, et encore moins les deux garçons. Elle imaginait leur père aspiré dans un énième projet, les yeux écarquillés sur trois écrans différents et l’esprit emmêlé par des calculs qui la dépassait. Alors elle se permet un coup d’oeil à son terminal pour patienter, répondant à un Ren qui se demandait à qui elle pouvait encore donner de son temps. Voilà pourquoi elle ne pouvait pas blâmer Ex. Elle était pareil, ou presque. Si lui donnait son temps aux machines, elle, elle le donnait à ses proches.
Elle finit à peine d’appuyer sur envoyer que la porte glisse, révélant un Exvind sans sourire qui la perçait d’un regard creusé. La brune remue ses doigts pour le saluer et lui offre un sourire un coin quelque peu exaspéré. « Toujours aussi mauvaise mine. » Olek lui échappe aussitôt et son front se plisse, disparaissant sans dire au revoir. Ce qu’elle ne manquerait pas de lui reprocher la prochaine fois. Son affection se porte alors sur Valco qui, débordant d’amour, vient écraser ses lèvres humides sur sa joue lorsqu’elle se baisse à sa hauteur. « Salut mon grand. Dors bien. » Puis il file aussi sauvagement que son frère dans l’appartement qui lui est bien vite interdit de voir.

Exvind s’impose entre elle et la porte, frustré par une émotion qu’elle ne parvient pas à traduire. Elle qui pensait avoir fait des progrès avec lui. Elle recule d’un pas, déstabilisée par ce comportement qu’elle avait rarement vu chez lui. Agacé, même, qu’il lui échappe autant. Elle secoue négativement la tête. « Quelle blague ? » Son visage est crispé d’incompréhension. Elle avait très vite compris à ses dépens qu’il n’était pas très réceptif aux blagues. Pas qu’il ne les aimait pas mais qu’il avait tendance à les prendre aux premiers degrés. Alors oui, elle est complètement perdue sur ce qu’il peut bien vouloir insinuer. Maggie souffle un rire qui tend au soupire. « Ex, j’ai juste pris les enfants à la sortie de l’école. C’est pas la première fois. » Son doigt se pointe vers la porte tout juste fermé pour en désigner les enfants à l’intérieur. Aurait-elle dû le prévenir plutôt ? Peut-être avait-il prévu quelque chose avec eux ? Malgré tous les efforts qu’elle avait pu remarquer, ça m'étonnerait tout de même. « Il y a quelque chose qui va pas ? » Lance-t-elle finalement plus soucieuse, lorsqu’elle remarque ses yeux rougis après avoir longuement cherché une réponse dans le regard de l’homme. Et elle s'avance à nouveau, annulant la distance qu'elle avait pris, comme pour le forcer à cracher le morceau.



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MessageSujet: (#) Re: I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex     Ven 16 Mar - 22:24
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« Toujours aussi mauvaise mine. » Tu rentres presque la tête dans les épaules à la remarque, comme une tape sur le dos de la main, tu prends cette affirmation comme un reproche. Les sourcils qui se froncent, la façon dont elle suit Olek des yeux te met mal à l'aise et tu frottes ton menton contre ton épaule, les lèvres tremblantes. Tes doigts se font griffes autour de ton multi-tool et tu frottes son extrémité contre ta jambe dans un geste répétitif et rassurant tandis que Valco dépose un baiser sur la joue de Maggie. « Salut mon grand. Dors bien. » Tu te redresses, tu t'éloignes un peu de la porte tandis qu'elle se ferme derrière toi. Il faut que tu lui parles, que tu lui dises que tu n'as guère goûté à son humour. Tu n'as jamais répliqué ou refusé quoi que ce soit à Maggie, rien d'important tout du moins et tu la laisses toujours parler sans faire de remarque, ni même la contredire. Tu préfères baisser les yeux et attendre que cela passe, les gens finissent inévitablement par se lasser et te laisser tranquille à tes machines et tes codes. Tu préfères les choses ainsi, seul avec les enfants, isolé de tous. Cela te rassure de n'être réellement proche de personne, pour eux mais surtout pour toi. Moins de chances d'être trahi, d'en souffrir. Tu n'as confiance en personne, tu doutes même de toi même et de ta capacité à garder la tête froide suffisamment longtemps pour tenir une conversation entière avec qui que ce soit. Pourtant aujourd'hui tu te fais courage, tu essaies de gonfler la poitrine – juste un peu, pas trop, qu'elle ne le prenne pas comme une agression... tellement peu que cela ne doit pas être visible. Tu essaies d'ouvrir la bouche, de sortir tes vérités, de lui dire tout ce que tu as à lui reprocher. Pourtant tu ne parviens à sortir que quelques mots. Votre blague n'était vraiment pas drôle. Face à toi la voilà pourtant méfiante, confuse peut-être, opposée en tous les cas. « Quelle blague ? » Tu ouvres la bouche, tu la refermes avant de bafouiller. Ce n'était pas une blague ? Elle l'avait fait consciemment ? Tes lèvres se remirent à trembler et ta main qui ne se trouvait pas dans ta poche vit ses mouvements s'accentuer. Elle en rit même. Les battements de ton cœur s'accélèrent. Tes yeux te piquent et tu te pinces les lèvres entres elles pour ne pas te mettre à pleurer. Tu prends une grande inspiration qui créé une douleur pénible dans tes sinus. Tu papillonnes plusieurs fois en reprenant plusieurs inspirations. « Ex, j'ai juste pris les enfants à la sortie de l'école. C'est pas la première fois. » Tu louches presque sur le doigt pointé sur la porte, tu déglutis à peine et tu lances un rapide coup d’œil derrière toi, persuadé de la voir ouverte. Tu n'as pas entendu de bruit, Ex, calme toi. Tu prends plusieurs autres inspirations. Respire, Ex, ça fait des miracles. Tu finis par trouver assez de courage en toi pour parler, presque dans un couinement : « Charlie, le message que Madame Lehmann m'a envoyé, est-ce que tu peux le relancer, s'il te plaît ? »

Bien sûr ! Message de Magdalena Lehmann : J'ai pris les enfants, il ne reviendront pas.

« Il y a quelque chose qui ne va pas ? » Elle s'approche et toi tu recules en prenant une grande inspiration, les yeux écarquillés. Baisse les yeux, Exvind, baisse les yeux et la nuque, fais en sorte d'être le moins menaçant possible. Tu rentres la tête dans les épaules en continuant de reculer, jusqu'à heurter la porte, tu tournes à moitié la tête en t'attendant presque à te faire frapper. Il faut te calmer Exvind, elle s'inquiète juste, n'est-ce pas ? Elle ne peut pas savoir pour le petit travail que tu as fait pour le vice-capitaine du Colossus, ce n'est même pas comme si elle le connaissait, hein ? Puis tu n'es responsable de rien, tu as juste rajouté quelques lignes de code dans le terminal, ce n'est pas comme si tu étais responsable de quoi que ce soit. Tu retiens ta respiration, tes dents claquent entre elles tandis que tu essaies de t'infiltrer dans la porte qui ne s'ouvre désespérément pas. Pris au piège entre un monstre de puissance et le mur – très beckettien, Ex – tu serres le poing autour de ton multi-tool. Tu sens le léger vrombissement de sa mise en route à force de le faire tourner dans ta main et de jouer avec toutes les extrémités.

Livide, tes lèvres tremblent et tu prends une grande inspiration. L'espace d'un instant, tu es persuadé que c'est Maggie qui t'a frappé, qui n'a plus eu la patience de jouer avec toi et a décidé d'attaquer, enfin. Tu laisses échapper un long couinement en baissant tes yeux vers ta jambe. Tu prends plusieurs inspirations progressivement entrecoupées de sanglots. Tu n'oses pas crier et tes mains tremblent, tu pousses un glapissement de douleur et tu lâches le multi-tool, reculant la main qui se retrouve coincée dans la poche. Tu paniques d'autant plus en sentant que l'objet continue de s'enfoncer dans ta chair, tu essaies de le retirer, de l'éteindre mais à force de t'affoler dessus tu ne fais que changer les modes.
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MessageSujet: (#) Re: I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex     Sam 7 Avr - 0:21
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Le message retentit de voix sensiblement robotique. « Non, Bord… Maggie se souvient qu’il y a des enfants derrière la porte. Mon Charlie fait encore des siennes ! » Et elle avait définitivement marre que ce foutu appareil comprenne la moitié des choses qu’elle dit. Un dysfonctionnement qui lui avait valu une brève discorde avec Renaud quand, en envoyant un message vocal, l’IA avait décidé de retirer la négation de sa phrase. « Je voulais te prévenir que les enfants ne rentreraient pas toute suite. Souffle-t-elle, levant soudainement yeux et mains en l’air en signe d’exaspération. Je ne voulais pas que tu t’inquiètes, justement. » Un geste qu’elle regrette aussitôt quand elle voit la tête de l’homme repliée entre ses deux épaules tremblantes. De toute la fratrie Adkin, Exvind était l’enfant le plus compliqué de tous. Le craintif. Celui dont le regard en dit plus que les mots. Des mots qu’elle aimerait parfois entendre, qui pourraient expliquer son comportement d’animal traumatisé. La brune soupire doucement, comme pour apaiser la situation. Quelques instants plus tôt, elle était persuadée avoir fait tout ce qu’il fallait pour éviter ce genre de quiproquo. Un simple programme informatique avait réussi à renverser toute la situation.

Sortant son terminal de sa poche, elle gronde des yeux l’appareil sans vraiment pouvoir faire quelque chose. Lui par contre, pouvait peut-être. « Tu crois que tu pourrais… » La jeune femme lui tend son terminal en anticipant sa question mais ses couinements l’interrompt aussitôt. Elle fronce les sourcils, signe qu’elle perdait la patience infini dont elle faisait preuve. Quoi encore ? Que ses yeux courroucés disent. Le multi-tool tombe à ses pieds et Maggie comprend soudainement sa connerie. Son impatience devient panique et inquiétude. Elle tend d’instinct sa main à sa cuisse mais un réflexe l’empêche de finir le mouvement. Il saigne pourtant, la tâche sur son pantalon s'épand à vu d’oeil. Elle sait néanmoins que toucher aussi abruptement Exvind ne ferait qu’empirer la situation. Elle ne peut rien faire avant que la porte ne s’ouvre enfin derrière lui -par un Olek sûrement agacé d’entendre son paternel gémir. Appuyé contre cette dernière, le programmeur menace de tomber à la renverse. Et la brune n’a pas d’autre choix que de le saisir par les épaules pour lui empêcher la chute.

« Olek va chercher un médecin. La clinique au croisement Piget. » L’instructrice désigne l’extérieur au garçon qui, après un regard hébété, doit se résoudre à obéir. De l’autre main, elle accompagne Exvind jusqu’à la première chaise qui vient. « Quel con. Quel con ! » T’es con, qu’elle aimerait lui dire. Et ça fera sûrement sourire le petit cadet d’entendre ses gros mots qu’elle s’efforçait normalement de retenir. Exvind lui faisait trépasser beaucoup de règle. Il en entendrait parler. En attendant, c’est l’état de sa jambe qui la préoccupe, bien qu’elle n’a pas envie de voir les dégâts d’un tournevis motorisé dans une chaire. « Toi tu ne bouges pas ! Ordonne-t-elle en pointant Ex du doigt pour le figer sur sa chaise. Aide-moi, il me faut des pansements pour papa. » Elle s’active aussitôt à fouiller la maison en allant d’abord fouiller du côté de la salle de bain. Elle s'immisce dans leur intimité, elle le sait mais elle en a que faire. Elle sait aussi que sa vie n’est pas en danger mais que la douleur qui le tiraille n’a sûrement rien d’agréable.



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MessageSujet: (#) Re: I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex     Dim 8 Avr - 2:11
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« Non, bord... » Tes yeux suivaient le contour de ses lèvres, ta bouche s'ouvrant et se fermant dans une grande inspiration. Maggie avait toujours fait très attention au ton qu'elle employait et aux mots qu'elle utilisait, autant pour ne pas choquer les enfants qui en avaient de toute façon vu d'autres ou pour t'apaiser dans une tentative parfois bien mal déguisée pour ne pas te rendre plus nerveux. « Mon Charlie fait encore des siennes ! » Tes mains se crispaient et se décrispaient autour de ton multitool et tu la dévisageais ouvertement, incrédule. Une machine faisait ce qu'on lui demandait de faire, ce qui voulait soit dire que Maggie avait réussie à faire buguer son IA, ou qu'elle avait joué avec de manière à ce qu'elle soit corrompue et n'obéisse plus à toutes les commandes. La réponse la plus logique – si ton cerveau n'était pas saturé de peur et de méfiance – aurait juste été que la compréhension vocale de sa Charlie n'était juste pas ajustée au volume et au rythme de Maggie. « Je voulais te prévenir que les enfants ne rentreraient pas tout de suite. » Ses gestes exaspérés et son attitude te faisait plus peur que tout le reste et tu rentrais ta tête dans tes épaules en retenant péniblement tes remarques et ton envie de disparaître dans le mur. Sois un homme, un adulte, Ex. « Je ne voulais pas que tu t’inquiètes, justement. » Putain, putain, putain. Tu n'étais pas une petite chose sensible, arrêtez ! C'est à ce moment que le tournevis perça ta chair et tout ce que tu parvins à te dire c'est Oh.. non, mon pantalon.

« Tu crois que tu pourrais… » Tu t'étouffais dans la douleur, la stupeur et les larmes. Ce n'était pas la pire douleur que tu avais connu, mais le changement d'outil et la difficulté que tu avais eu pour extirper l'objet avait creusé la brûlure qui était devenue presque débilitante. Tu avais connu pire, Ex. Tu tentais de te rassurer. Tu avais assurément eu pire. Tu t'étais brisé la jambe et l'os était ressorti. Celui qui l'avait replacé l'avait mal fait... ou était-ce toi ? Non, non tu ne l'aurais jamais fait tout seul. Tu te sens glisser en arrière et tu ne saisis plus la différence entre le haut et le bas, tu as envie de vomir et tu es retenu brutalement par deux mains puissantes qui te maintiennent vaguement en position verticale. Parce que tu as déjà été dans cette position, mais pas pour les mêmes raisons, tu caches ton visage derrière un avant bras. Ne me frappez pas, pitié.

Khan en entendra parler.

Tu reculais ta jambe pour te maintenir, parce que tu entends tes vêtements gémir et tu grognes de douleur en tendant ta main libre derrière toi pour ne pas toucher le sol, incapable de rester debout par toi même. « Olek va chercher un médecin. La clinique au croisement Piget. » Tu prends de courtes inspirations et tu lèves un œil vers Maggie et tu blêmis encore plus. Tu ne voulais pas entrer avec elle, que tu pensais maladroitement. Tu te trouvais pourtant presque traîné jusqu'à une chaise. Tu manquais plusieurs fois de t'écraser, perdu entre le poids de ta jambe et la sensation désagréable au niveau de tes pieds. « Quel con. Quel con ! » Tu tremblais de tout ton corps, ton regard posé droit devant toi, cherchant à comprendre exactement ce qui s'était passé. Tu essayais de faire sortir des sons de ta bouche mais ton regard revenait inlassablement vers ta jambe, ton pantalon détrempé. Tu avais trop de sang. Tu tentais d'entourer celle-ci avec ta main, presser sur la plaie mais le simple fait de toucher te fit gémir et manquait de te faire tourner de l’œil. Tu cherchais déjà à te redresser, essayer de t'éloigner de tout ce sang, comme si marcher jusqu'à ailleurs te permettrait d'échapper à la terreur qui te nouait les tripes. « Toi tu ne bouges pas !  » Tu louchais sur le doigt, ouvrant la bouchant avant de la fermer et tu opinais nerveusement, sans trop savoir pourquoi. Tu avais envie de lui dire qu'il ne fallait pas prendre la nullicoine, parce qu'elle te rendait malade, mais tu préférais te taire. Regarder partout sauf vers ta jambe qui hurlait le martyre. Trop abasourdi par ce qui se passait, tu ne te mets à pleurer qu'avec un temps de retard, abruti par le choc de ce qui s'était passé. « Oh … oh non... » Et si la lame avait touché quelque chose d'important ? Une artère ? Un muscle ? Un os ? Tu frémissais à chaque fois qu'une image te traversait l'esprit et tu eus un haut le cœur.

« Aide-moi, il me faut des pansements pour papa. »

Oh non.

Tu regardais tes mains pleines de sang à force de presser sur le pantalon et sur la plaie. Pitié, aidez moi. Aidez moi, merde. Tout ce sang, ce n'est pas le mien, c'est celui des autres. Oh... Tu n'avais rien fait, Ex. Tu n'avais rien fait pour les aider. Tu les avais laissé, hein. Tu avais tiré dans le visage de cet homme. Tu avais écrasé le corps avec un levier hydraulique. Oh, non. Tu avais enfoncé ce multitool dans son œil et tu avais continué à … « Mais laissez la ! Elle est pas méchante, elle est là pour aider ! » Tes mains, pleines de sang. Tu te mis à les frotter sur ton pull, les essuyer, faire partir le sang, mais il y en avait toujours plus. Le sang s'ajoutait en couches successives, témoin silencieux de tes fautes. Agité de spasmes, tu te mis à fixer avec stupeur tes mains et les ongles où du rouge se trouvait. « Papa ! Papa! » Tu pensais à ton multi-tool dehors, laissé là, abandonné. Au prix de l'objet. Si tu ne pouvais pas travailler dans les prochains jours, les enfants allaient avoir du mal à manger … et ils devraient t'aider toi, et Valco qui grandissait si vite, il lui fallait des nouveaux habits. Il fallait aller le chercher. Le multi-tool, le reprendre. Ne pas le perdre.

Le multi-tool, Exvind, ne regarde pas ta jambe.

Oublie tes mains, il te faut le multi-tool.

Tu te redressais en tremblant, incapable de soutenir ton propre poids, la douleur te fit trébucher et tu t'effondrais à quatre pattes à quelques pas à peine de ta chaise. « Elles arrêtent pas d'embêter Maggie, dis leur qu'il faut pas l'attaquer, autorise la ! » Tu redressais la tête vers le robot que tenait serré contre lui l'enfant. Les IA n'étaient pas programmées pour être agressive, elles devaient généralement se cacher si jamais quelqu'un de non identifié pénétrait dans l'appartement, mais tu leurs avais aussi indiqué de défendre leurs affaires, leur donner un semblant d'humanité, par touches. Tu plissais les yeux pour identifier lequel te tendait Valco et tu balbutiais : « Il.. Yasha, il ne faut pas attaquer Maggie Lehmann. Elle .. huh. » Tu dodelinais du chef et tu fermais les yeux en grognant, ta tête qui tournait n'aidant en rien les multiples douleurs qui te traversaient. « Papa ! » Tu sursautais presque et tu repris une inspiration. « Maggie est autorisée ici. »

« Tu vois, faut pas attaquer maman. » Reposant le petit robot sur le sol, une série de bips retentit. Puis, Yasha, sur ses petites pattes, entreprit de se diriger vers la salle de bain en éructant en binaire à l'intention de ses camarades. Valco était à nouveau à tes côtés tandis que tu tentais de te mettre en position à genoux pour te relever. « Papa, papa tu dois pas faire ça. » Il te tendait la main que tu te mis à fixer, plein d'incompréhension. « Papa, tu mets du sang partout, reste pas par terre. Papa. » Tu entendais plus les sanglots que tu ne les remarquais et tu tendais la main vers lui tandis qu'il s'y agrippait des deux siennes. « Le multi-tool... » Le visage barbouillé de larmes de Valco se relève vers toi, plein d'incompréhension. Tu te mets à bafouiller. « Il est dehors. »

« Je vais le chercher si tu t’assois, d'accord ? » Tu acquiesçais mollement, pesant sur son épaule tandis qu'il t'aide à boitiller jusqu'à la chaise sur laquelle t'avais laissé Maggie. Tu voyais qu'il te parlait mais tu ne parvenais pas à comprendre ce qu'il disait. Depuis quand le gamin savait parler autre chose que du basique ? Tu plissais les yeux, tes yeux peinant à rester ouverts. Tes yeux se baissèrent vers ton pantalon qui était saturé de sang. Tu posais ta main dessus, poisseuse de l'épaisseur du sang qui coulait le long de ta jambe et enveloppait maintenant tes chaussettes et tes chaussures.

Szill allait être furieuse. Tu sentais qu'on te posait quelque chose dans la main. Tu redressais la tête avec une difficulté qui te fit peur. Tu ne te souvenais pas que c'était aussi difficile de faire obéir tes muscles. Valco te dévisageait en reniflant. Il disparut et revint avec sa peluche qu'il te mit dans le creux du cou. Hébété, tu dévisageais l'enfant. « Il va te protéger. » Tu tendais le bras vers lui. L'enfant lançait de fréquents coups d’œil vers ta jambe, mettant quelques longues secondes d'hésitation pour finalement te rejoindre. Tu l'attirais contre toi et tu le serrais un peu trop fort. « C'est toi qui me protège. »

Tu avais oublié de prévenir Sinjir que les enfants étaient revenus.

« Sinjir, Val.. j'ai pas envoyé de message à Sinjir. » L'enfant s'essuyait déjà le nez en s'écartant de toi, ses yeux rougis semblaient être un reflet des tiens. Depuis quand cet enfant pleurait ? Valco ne pouvait pas faire cela, c'était le plus heureux de tous Est-ce que quelqu'un l'avait encore bousculé à l'école ? Es-ce que quelqu'un s'était moqué de lui parce que tu étais éboueur ? « Tu veux que je l'appelle ? » Tu clignais des yeux stupidement  plusieurs fois avant de secouer la tête, le ton de ta voix traînant et  la voix pâteuse, laissant un vieil accent reprendre le dessus. « Qui ? » L'enfant te prit la main et se mit à la serrer très fort, trop fort. « Sinjir ! » Oh. Oui, tu acquiesçais distraitement.

Tes lèvres avaient bleuies et tu pris une grande inspiration. « Je.. j'aime pas l'entropie.. l'entropie tu sais. Quand, quand j'étais petit j'ai lu un jour que l'entropie était inévitable et que c'était la fin de toutes choses... de l'univers surtout, hein. En face il y a l'inertie. Oh créateur, il y a tellement de sang... » Une série de bip te répondit et tu baissais les yeux vers ta gauche sans rien voir d'autre que ton multi-tool ensanglanté. Tu te mis à rire.
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MessageSujet: (#) Re: I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex     Dim 22 Avr - 1:23
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A peine la porte de la salle de bain totalement ouverte que Maggie s’engouffre à l’intérieur. Sur ses gardes, elle envoie son poing dans l’ombre mouvante qui se jette sur elle. Aoutch que dit son visage tordu de douleur alors qu’elle secoue sa main qui vient de percuter du métal. Son regard se pose sur le petit droïde qui se démène sur le dos à la manière d’une tortue. Elle n’a pas le temps de s’en remettre qu’elle est assaillit aussitôt de un, puis deux et peut-être trois congénères. Elle se démène comme une bête pour se débarrasser de ces trucs sortis de nul part, rapidement aidé par Valco. Le garçon semble tout à fait familier par les créatures métalliques, rajoutant une couche d’ahurissement sur le visage de Maggie. Alors qu’elle en coince un entre la cuvette des toilettes et le rabat et un autre sous son bras, elle perçoit le ‘maman’ de Valco qui lui fait marquer une pause dans toute cette débâcle. Si on lui avait donné deux secondes de répit, elle prit le temps de sentir touchée, de sourire niaisement en posant ses yeux sur son visage enfantin. C’était peut-être mieux ainsi, elle évitait alors de réfléchisse à tout ce que cela impliquait pour lui, leur relation, pour elle, à son propre passé d’adoptée.

Sous les ordres d’Exvind, les robots s’éteignent subitement ou entrent comme dans un mode de veille où ils rétractent leur bras et ne devienne que des carapaces de fer. La brune se redresse aussitôt en soufflant, encore sous le choc. « Bordel qu’est-ce que… Elle n’a pas le temps de poser plus de question que ses priorités reviennent à la charge. Papa, Exvind, oui. » Elle peut enfin fouiller dans les différents placards, n’hésitant pas à mettre un peu de bazar pour trouver de quoi stopper l'hémorragie. Elle juge très vite des serviettes suffisantes et revient à grand pas vers le blessé - non sans verrouiller la porte de la salle bain derrière. « Je t’avais dit de pas bougé, bon sang. » Qu’elle lui reproche, inquiète, en voyant le sang répandu de manière irrégulière sur le sol et son pantalon. Il rit. Il rit et c’est sûrement la première qu’elle l’entend ou peut-être même qu’il rit depuis qu’il est ici. Pourquoi profitaient-ils tous de cette instant pour faire des choses inhabituelles ? La brune en fit abstraction. Les situations de crise, ce n’était pas nouveau pour elle. Elle avait appris à ses dépens de milicienne que tout le monde agissait toujours différemment dans ce genre de moment. Elle avait appris à ne pas être comme tout le monde. A genoux à sa hauteur, elle s’empresse d’enrouler la serviette autour de sa cuisse et c’est en faisant pression qu’elle sent le corps de l’éboueur se relâcher subitement. « Non, non Ex ! debout ! » Elle n’a que le temps de finir son nœud pour le rattraper avant qu’il ne tombe de la chaise. Elle étouffe quelques jurons devant Valco avant que, dans un timing parfait, Olek ne revienne accompagné d’un médecin.

Devant l’urgence, ce dernier appelle immédiatement du renfort qui ne met qu’une poignée de minute à débarquer à leur tour. Magdalena ne peut que leur laisser la place pour qu’ils fassent leur travail au mieux. Elle laisse un filet de sang sur son front en l’essuyant de sa main tâché alors qu’elle leur résume la situation tel un rapport. Les garçons sont rappelés auprès d’elle et ils sont rassurés par l’équipe médicale qui en déduit une trop grande perte de sang. Si la situation n’était pas critique, elle pouvait le devenir s’ils ne s’en occupaient pas toute suite. C’est impuissant qu’ils regardent Exvind repartir dans un brancard avec les secours.

« Ok, bon… Elle inspire longuement, soucieuse certes, mais soulagée. On va nettoyer un peu tout ça avant d’aller le voir. » Une décision qu’elle tentait tant bien que mal à faire comprendre à toute la fratrie désormais au complet - Sinjir et Szill ayant manqué le départ de leur père. Elle fit appelle un bon sens de l’aînée pour convaincre les garçons qu’il était inutile d’envahir la clinique et de laisser ce sang sécher sur le plancher.
Maggie prit le reste de la soirée en main, avec un peu d’autorité le temps que les esprits se calment puis avec attention. Szill aida le petit à se débarbouiller. Maggie épargna aux deux autres de récurer le sol du sang de leur père en leur confiant la corvée de la cantine. Ce à quoi elle mêla aussi Renaud qui accompagna Sinjir et Olek chercher de quoi nourrir tout ce monde. Maggie elle, épongea le sang puis se leva à son tour - non sans craindre le retour des droïdes. Ils mangèrent tous au réfectoire, après quoi elle ne put les retenir très longtemps loin d’Exvind.

Ils envahissaient alors la clinique, petite troupe, grande famille. Ils allèrent patienter dans un coin pendant que Maggie fut prise à part pour un résumé de la situation puis pour remplir quelques décharges administratives. Tout allait bien qu’elle avait répété, mais qu’il fallait un peu de temps. Il ne s’était pas loupé, c’est comme ça qu’elle résuma la situation. Et il devrait rester un ou deux jours en observation. Elle convaincu les deux aînés de retourner sur l’Argus One après que Olek et Valco se soit endormie sur la banquette. Si le dernier n’avait pas hésité à faire de ses cuisses un coussin confortable, Olek, lui, s’effondra doucement sur l’épaule de la jeune femme.

Minuit approchait quand elle décida de les ramener chez elle. Ce qui n’était qu’un aller-retour car aussitôt les enfants mis au lit, elle reçut un message sur son terminal pour lui annoncer le réveil d’Exvind. Elle aurait pu le laisser et profiter d’une bonne nuit de sommeil méritée. Mais elle imaginait la détresse de l’homme, seul, sans les enfants la jambe immobilisée dans un lit d'hôpital. Alors elle revint à lui, malgré la fatigue qui la tiraillait. C’est en silence qu’elle pénétra dans sa chambre tamisée, n’affichant qu’un léger sourire et un rapide signe de main. Elle tira une chaise jusqu’à son lit et c’est comme soulagée d’un poids qu’elle y prit place. Ses yeux verts se posèrent sur lui, des paupières alourdies par une journée qui se faisant longue. Elle avait le regard protecteur, rassuré mais tout de même anxieuse et contrarié. Tout ça à la fois. Elle lui en voulait, bon sang… ce qu’il pouvait être idiot, borné et gauche. Mais il allait bien. « Les enfants ont mangés. Szill et Sinjir sont rentrés sur l’Argus. Olek et Valco dorment chez moi. Les… robots sont dans la salle de bain, la cabine rangée et Elle se cambre pour mieux plonger sa main dans sa poche de laquelle elle sort l’arme du crime, le multi-tools qu’elle pose sur son lit. j’ai même ton jouet. Elle pousse un rire de courte durée, elle s’inquiète. J’ai tout fais Exvind, tout pour chasser tes angoisses. Alors… Alors pourquoi, quand je te regarde, j’ai l’impression d’avoir à peine effleuré la surface ? »





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MessageSujet: (#) Re: I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex     Dim 22 Avr - 15:10
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If you are distressed by anything external, the pain is not due to the thing itself, but to your estimate of it ; and this you have the power to revoke at any moment.

⋅ ⚘ ⋅ ❁ ⋅ ⚘ ⋅
Tu étais incapable de bouger dans ton lit, ton cœur faisant des embardées à chaque pensée qui parvenait à percer la brume encore trop épaisse de tes pensées. Tu fixais avec un air absent le verre d'eau et ton terminal qui se trouvaient sur une tablette amovible qui avait été repoussée lorsqu'avec des gestes maladroits tu avais tenté de l'attirer vers toi. La bouche pâteuse tu tournais la tête vers la porte lorsque celle-ci s'ouvrit et tu ne répondis pas au sourire de Maggie, tes mains crispées autour des draps qui te recouvraient, incapable de te départir de l'idée que tout ce qui se passait n'était pas bon. Tu l'observais tirer la chaise vers toi, la façon dont ses épaules n'étaient pas tout à fait aussi droites qu'à son habitude, le raclement irritant de la chaise jusqu'au lit. Tu ne lâchas pas un mot lorsqu'elle se mit face à toi et tu ne la quittais pas un instant des yeux.

« Les enfants ont mangé. Szill et Sinjir sont rentrés sur l'Argus. Olek et Valco dorment chez moi. » Oh. Tu eus un bref sourire, ravi d'apprendre que les enfants allaient bien, peut-être moins qu'ils dorment chez Maggie. Tu étais en partie abruti par l'anti-douleur et  le calmant que les médecins t'avaient administré quelques temps plus tôt, lorsque tu t'étais réveillé dans un lieu inconnu, incapable de bouger ou de respirer normalement. « Les … robots sont dans la salle de bain, la cabine rangée et... » Les robots. Si tu avais été pâle jusqu'à présent, ton teint était probablement livide, tu clignais plusieurs fois des yeux et tu tentais péniblement de te redresser, grinçant des dents lorsque ta jambe se rappelait à toi. Maggie était une représentante de l'ordre, mais également une femme qui jouait dans la politique du vaisseau, elle ne pouvait pas laisser passer cela. Lorsqu'elle se cambrait, tu tentais vainement de reculer dans ton lit, tandis qu'elle extirpait de sa poche un objet. « j'ai même ton jouet. » Tu pris une longue inspiration, fermant les yeux, t'attendant à toute autre chose que la légère pression que l'objet fit lorsqu'elle le déposa sur le lit. Tu rouvrais les yeux pour dévisager Maggie, elle et son rire. « J'ai tout fait Exvind, tout pour chasser tes angoisses. Alors … Alors pourquoi, quand je te regarde, j'ai l'impression d'avoir à peine effleuré la surface ? » Tu clignais plusieurs fois des yeux. « Je... » Tu passais ta langue sur tes lèvres en plissant les yeux, probablement un peu vert et tu dodelinais du chef en dévisageant Maggie un long moment, la fatigue qui semblait alourdir ses paupières et son regard trop intensément tourné vers toi. « Je ne sais pas ce .. ce que tu cherches ? Quelle surface ? » Tu pris une autre inspiration tout en cherchant à te redresser un peu mieux dans le lit. Tu avais envie de lui répondre : J'ai peur pour les gens, j'ai peur des gens. C'était trop difficile à dire. Elle le savait, tu le savais, mais tu n'avais pas envie de voir son regard, son jugement, les mots qui allaient très certainement suivre si tu partais sur cette voie. « J'ai peur tout le temps. » Surpris, tu l'étais. « Oups. Je... j'ai pensé fort. » Tu pris une longue inspiration, tes yeux constamment en mouvement mais jamais sans s'arrêter sur Maggie qui était toujours là. Maggie et ses yeux verts et son attention et sa gentillesse. On ne pouvait pas être comme ça sans attendre quelque chose en retour, hein ? Tu te mis à trembler d'autant plus. Depuis quand étais-tu devenu aussi pessimiste, Ex ? Tu attrapais d'une main tremblante ton multitool et tu l'enclenchais, changeant les modes pour observer les petites croûtes de sang séché qui s'étaient posées sur certains des outils. Tu clignais des yeux doucement, incapable de te concentrer sur la vibration de l'objet sans avoir l'impression que la pièce entière tournait. Tu fermais les yeux et tu t'enfonçais dans le coussin en prenant de longues inspirations par le nez. « Ils m'ont donné de la nullicoine. »

Tu reposais doucement ton « jouet » à côté de toi sur les couvertures, à portée de main. Tu ressentais le besoin de parler, de dire quelque chose pour briser le silence et l'atmosphère abrutissante de la lumière tamisée. « Ma mère me disait quand j'étais petit qu'il n'y avait pas de fin heureuse. Que … que la fin était toujours le moment le plus déchirant. Elle me racontait des histoires sur … Je … L'histoire était toujours très heureuse et le début... le début était magnifique. » Tu passais nerveusement le dos de ta main sous ton nez. « Elle voulait mourir malheureuse. Je crois qu'elle a réussi... » Ton ton était dépité. Pour être tout à fait honnête, tu ne savais pas grand chose de ce qui était advenu des membres de ta famille. Où étaient-ils lorsque Astoria était tombée ? Chez eux ? Près d'une des centrales ? S'étaient-ils donnés la peine de fuir ? Est-ce que ta cousine avait réussi à survivre ? Lorsque ce genre de pensées te traversait l'esprit, tu avais pour l'habitude de boire jusqu'à tomber dans une stupeur alcoolisée qui t'empêchait de penser, ou d'aller voir les enfants. Est-ce qu'elle en aurait eu ? Quel âge auraient-ils ? Celui de Szill ? « T'avez des yeux très verts ce soir. Vous. Vous pour bien conjuguer, ola. » Tu gonflais le torse, un bref sourire atteignant tes yeux pris place sur ton visage, ravi d'avoir remarqué avant de tourner brusquement la tête vers la gauche, un spasme agitant ton avant bras droit.

La sensation de nausée qui t'avait envahie lorsque tu avais allumé le multitool te semblant suffisamment stabilisée, tu te repenchais vers la table qui s'était à nouveau éloignée sensiblement et tu tentais de la tirer du bout des doigts. La position te sciait le ventre et tu n'étais plus certain que la nullicoine soit la seule raison pour laquelle le moindre mouvement te donnait l'impression d'être dans un vaisseau sans plus aucune gravité. « Maggie... j'arrive pas … » Ton doigt tremblant pointait le verre d'eau posé sur la tablette.
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MessageSujet: (#) Re: I'm not calling you a liar but don't lie to me / Ex     

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