the rules for lovers | ISORHILTHAN
MessageSujet: (#) the rules for lovers | ISORHILTHAN     Lun 26 Fév - 1:15
ISORHILTHAN | the rules for lovers


« Mh, les lèvres pincées, tu ne peux t'empêcher de détailler chaque visage, chaque inconnus que tu rencontres. 'Pa, soupire Lyra, tu fais peur à tout le monde à les observer comme si tu allais les tuer si ils te bousculent. », roule des yeux la brune, te tirant doucement par la main. « Je n'étais pas d'ac- cord pour venir, je sais, 'Pa, ça fait depuis une heure que tu le répètes. Mhrf, réagis-tu, dans un grognement las et détaché. Sous tes airs bourrus, visiblement tout sauf satisfait d'être tiré de ton bureau, la présence de Lyra te rassure, a tendance à un peu disloquer l'armure. Mais, sans ça, tu vas rester enfermer dans ton bureau. » Elle n'a pas vraiment tord, la Woodrow. Tu as une facilité à t'oublier, te laisser aller et tout abandonner pour ton travail, délaissant l'extérieur. « On aurait pu faire autre chose », te contentes-tu d'argumenter, d'appuyer, en saluant une famille de médecins, des visages familiers. « Comme quoi ? Tu en as marre de m'entendre disserter ou m'extasier sur les dernières rénovations du Columbiad. » Merde, tu t'es fait grillé. Elle t'a sûrement vu piquer du nez ou sourire d'une manière un peu trop forcé. « Navré », lâches-tu, ne semblant pas le moins du monde désolé. Tu dois avouer, tu ne sais pas trop bien la passion de Lyra pour toutes ces mécaniques un peu barbares, un peu acres. Tu ne comprends pas bien ce qu'elle fait, mais tu t'es toujours entêté à la soutenir, à la tenir pour qu'elle arrive là où elle le voulait, souhaitait. Puisque son bonheur a toujours été une priorité, ta priorité.

« Pas grave », souffle-t-elle, l'air un peu détaché, les traits tirés dans un masque de froideur, dans un manque évident de chaleur. « Attends-moi là, lâche-t-elle, soudainement, te plantant devant une échoppe improvisé. Je dois parler à quelqu'un, balaie-t-elle d'un revers de main, t'empêchant de la questionner alors qu'un sourcils se lève, se soulève. Je reviens vite », conclu-t-elle en disparaissant dans la foule. L'Australe n'a pas tes faveurs. Sans s'attirer ton mépris, ta haine, il y a toujours eu une indifférence, une forme de méfiance envers ce genre d’événement. Seuls, peut-être, les artistes de tout bords, de tout genres trouvent grâce à tes yeux, s'attirent de l'intérêt. L'art de Boris en fait parti, remuant quelque chose de plus particulier, de plus tendre au fond de ton ventre. Les lueurs d'admiration, la passion qu'elle suscite sont réelles, très loin d'être artificielles. Tu chéris ses cadeaux, tu as de la tendresse pour ce qu'elle produit sous ses doigts. Et c'est sans nulle doute pour admirer ce qu'elle vend aujourd'hui que tu t'égares entre les étales et pas pour la voir, l'apercevoir, n'est-ce pas ?

« Tiens, ta voix est un peu surprise, un peu incisive, en voyant une tignasse blonde se détacher de la foule. Bonjour Rhil, un souffle poli comble la distance entre vous, l'oeil est attentif, vif alors que tu te positionnes à ses côtés. Comment allez-vous ? » Tu restes courtois, froid envers l'astronome. Si tu ne le détestes pas, si tu n'as pas de haine visible, tu sais que la politique vous divise, le ridiculise. Si Trasam est de ces rêveurs bornés qui chassent l'inconnu au fil du firmament, tu es de ceux à vouloir vengeance, à vouloir la guerre par soif des vieilles rancunes jamais totalement oubliées, effacées, qui veulent serrer encore une fois ceux qui leur furent arrachés, enlevés. Et l'explorateur ne peut pas comprendre, apprendre les ridules d'une haine indicible, indestructible du Triumvirat. Il ne peut pas savoir ce que tu y as laissé, ce que tu as abandonné. « J'ignorais que ce genre d’événement vous plaisait. Vous avancez lentement entre les étales, ton regard suivant les différentes pièces d'artisanat que tu peux admirer, fixer, essayant d'y déceler la signature de Boris. Et puis, c'est peut-être à cet instant que tu remarques les yeux du docteur Keikwan. Alors ton bras se tend vers le dos de Rhil, une caresse éphémère glisse le long de la colonne vertébrale, semant un frisson. Tu te penches à son oreille, adoptant le ton des confidences, jouant aux faux amants : Quelqu'un qui vous intéresse nous observe. » Un clin d'oeil complice, ignare des yeux verts assassins de l'amante outragée, scandalisée. Il n'est pas bon de jouer avec les coeurs, n'est-ce pas ? Peut-être que tu t'en mordras les doigts.
MessageSujet: (#) Re: the rules for lovers | ISORHILTHAN     Mar 27 Fév - 21:50
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The rules for lovers 
Isorhilthan | début janvier
On a dit de Rhil qu’il n’aimait rien plus que ses étoiles et ses constellations. C’est faux, mais si cela ne l’était pas, considérez ça : l’Australe est une voûte céleste à elle toute seule. Où qu’il regarde, il pose un regard de gamin émerveillé, et le sourire jusqu’aux oreilles mange sa barbe. Depuis 27 ans, c’est son rituel, personnel, familial. Avec l’âge, seule l’allure de son pas a changé, et il se promène, prend son temps la démarche paresseuse, achète peu, mais se gave de cette vie, de l’essence du vaisseau qui l’a vu grandir. Il finit toujours par s’adosser quelque part pour croquer les instants, l’effervescence, l’implosion des émotions qui lui est si chère, et le talent des artistes qui les font revivre. L’Australe est sacrée pour lui. 
Il pivote sur ses talons pour observer de haut en bas, un peu surpris, l’homme qui vient de l’aborder. Isaac. Difficile à ignorer quand son calme le détache de l’agitation braillarde, comme s’il voulait créer un interstice entre lui et les gens par sa stature. Le sourire de Rhil ne l’ébranle pas : il se pince d’une fossette amusée, au contraire. « - Bonjour Isaac. » Il n’est qu’à moitié surpris de le voir là, il a rencontré Boris à une Australe et Isaac… Rhil est lié à Ithan incapable de graviter trop loin du médecin, le commandant si preux, si noble, si parfait, et maîtrisé, n’a pas beaucoup plus de dignité quand il s’agit d’une certaine jeune femme. Si cela effraye Rhil, il se demande comment Isaac peut bien le prendre. Comment il conciliait le désir de faire la guerre, le feu et la furie, pour reprendre ce qu’il avait abandonné et le bonheur qu’il ne pourrait trouver que lors d’une Australe, sur la Flotte et sur les débris artistiquement sculptés en oiseau aux yeux précieux. « - Vous ne m’avez jamais demandé. » Il lui jette un coup d’œil par-dessus son épaule, malicieux tandis qu’ils progressent entre les étals. Il poursuit calmement. « - Pour être honnête, vous ne semblez pas vraiment à l’aise ici. » Il n’y a pas de haine entre eux, pas même d’indifférence, mais aux yeux de Rhil, Isaac ne lui laisse guère assez de prises pour qu’il puisse l’apprécier vraiment. Ou peut-être sont-ils trop différents. Ou peut-être pas, puisque leurs esprits se seront rejoints dans le même pincement jaloux, mal avoué, mal assumé, impossible à ignorer. Pathétique, voilà le mot que Rhil cherchait.

Il n’a pas un sursaut en sentant la main qui vient caresser son dos, se redressant légèrement pour rechercher le contact, presque sans y penser. Le contact tactile venait facilement à Rhil, et il n’aurait vu rien de bien grave à se promener, un bras passé autour de la taille d’un ou d’une amie. Isaac, l’un des rares avec qui il n’a pas ce toucher facile, ces mains aussi baladeuses qu’amicales, innocentes, leur relation ne s’y prête pas vraiment. Ithan, l’autre, parce qu’il se sentait moins innocent, et qu’il s’était instauré des limites pour respecter l’espace d’Ithan, les limites avec lesquelles Boris se torchait allègrement la dernière fois qu’il les avait vu ensemble, oui. Rhil ferme à demi les paupières sous le murmure à son oreille, et son sourire s’étend, non factice, auréolé de l’adrénaline de l’Australe et de la pensée niaise qu’il risque de croiser le chirurgien. 
Ithan l’intéresse. Leur relation est résumée si facilement par ce verbe, le seul exact. Ithan, c’est son absolu. Il l’intéresse et lentement l’intérêt devient douleur, l’intérêt devient obsession. « - Vraiment ? » Il avance lentement au côté d’Isaac, comme si la caresse subtile était l’invitation à rentrer dans l’espace vital d’Isaac, frôlant sa hanche de la sienne. Comme s’ils étaient à l’aise l’un avec l’autre. Alors que lui-même n’ose pas relever les yeux pour croiser le regard d’Ithan, observant à la place les objets exposés sur les tables et il effleure du doigt des bijoux artisanaux, s’immobilisant un instant comme pour montrer quelque chose à son compagnon. Ses doigts viennent se poser sur l’épaule d’Isaac, et il vient murmurer à son tour, ses lèvres effleurant sa joue comme un chuchotement physique. « - J’ai vu les œuvres de quelqu’un d’autre, tout à l’heure. Ils sont peut-être ensembles. » Il hausse les épaules, et revient souplement à sa place comme si de rien n’était, près de lui. Même si lorsqu’il se passe la langue sur les lèvres, et relève les yeux, l’étincelle bleuté parcoure l’Australe à la recherche d’une seule personne.



Pathfinder.
« Some humans would do anything to see if it was possible to do it. If you put a large switch in some cave somewhere, with a sign on it saying 'End-of-the-World Switch. PLEASE DO NOT TOUCH', the paint wouldn't even have time to dry. »

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