breathing at last (elarus #2)
MessageSujet: (#) breathing at last (elarus #2)     Mar 20 Fév - 0:09
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breathing at last

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Un garde du corps. Des cours de self-defense. Si l'on avait dit à Elara que ce serait son futur elle n'y aurait pas cru. Elle aurait laissé filer un rire un brin anxieux en rétorquant que jamais sa vie ne serait réellement en danger sur la flotte, que les gens étaient suffisamment lucides pour ne pas s'attaquer à elle et que la milice faisait bien son travail. Qu'elle avait confiance en eux, en le système. Mais elle avait été forcée de constater que depuis quelques temps sa vie avait pris une tournure à laquelle elle ne s'était pas attendue. D'abord, les élections avaient rendues l'atmosphère de la flotte tendue, presque toxique, si bien que lors d'une émeute au sein de laquelle elle avait été piégée on avait tenté de faire pression sur elle. Elara s'en souvient, même des semaines plus tard et parfois elle sent encore un bref instant les mains du milicien en fuite sur son bras qu'il avait tordu pour l'obliger à avancer. Il y avait aussi eu son poignet, foulé dans la cohue qui venait tout juste de guérir. Et puis enfin, depuis exactement treize jours (elle les comptait, inconsciemment) la libération hâtive de Luke et sa menace comme un fardeau qu'elle devait porter seule. Ou presque. Parce que la blonde avait la chance d'être bien accompagnée, entourée d'amis précieux qui lui assuraient un support constant et des mains tendues à la pelle. Parce qu'il y avait Marcus, aussi, contre lequel elle pouvait souffler (soupirer) et qui essayait de suivre ses propres mots, sa promesse fragile murmurée à même sa peau : j'irai te voir autant que possible. Il n'avait pas attendu plus d'un jour avant de venir la voir pour la convaincre de prendre des cours de self-defense après sa guérison. Pour lui promettre de d'abord la prendre sous son aile avant de l'envoyer aux cours peut-être trop abrupts pour elle qui n'avait jamais levé la main sur quiconque. C'est qu'elle avait toujours été certaine que les mots étaient plus puissant que les coups à l'image de la candidate qu'elle soutenait, sans surprise Priya : mais elle s'était trompée, voyait maintenant les failles de sa prise de position sans pour autant vouloir s'en détourner complètement. Alors Elara avait accepté sa proposition qui n'en était une qu'à moitié car le regard du sergent avait été si décidé qu'elle n'avait pas eu le coeur de lui dire non. Elle le faisait pour lui, mais aussi pour elle. La déléguée l'avait rejoint en début d'après-midi sur le Tiantang là où les salles de sport étaient accessibles par tous, là aussi où elle se rendait pour prendre soin d'elle. C'est qu'Elara sans être sportive suivait les conseils de ses médecins afin d'entretenir son corps face à la gravité qui menaçait (comme tous) ses muscles et ses articulations : et pour pallier à cela, la piscine et la salle de sport elle y passait au moins une fois par semaine.

Ce serait mentir que de dire qu'elle n'avait pas souffert un peu, c'est que Marcus était un militaire et que la belle n'avait ni son endurance ni sa force. Bien sûr, il s'était montré patient, attentif aux moindres rictus douloureux d'Elara qui se remettait à peine de sa foulure. Il avait été doux, aussi, malgré les prises et les coups mesurés qu'Elara avait du apprendre à parer, des souvenirs affreux plein la tête dans un écho involontaire à ceux qu'elle n'avait pas su éviter pendant son mariage. Et face aux regards indiscrets des inconnus autour d'eux, elle n'avait pu trouver de soutien que dans son regard noir et plein de confiance. Essoufflée, les joues rougies par l'effort, Elara l'avait ensuite suivi jusqu'au couloir menant vers les vestiaires et avait profité de l'absence de passants pour lui voler un baiser contre la porte qui menait aux douches des femmes puis elle l'avait laissé là, disparaissant aussitôt pour se changer. Et ce n'est qu'après une douche bien méritée que la blonde réapparu dans le couloir, son sac de sport nonchalamment jeté sur son épaule et les doigts qui pianotent sur son terminal, jamais vraiment totalement libérée de ses fonctions même lors de ses jours de repos. Elle avait troqué son legging et sa brassière pour une tenue qui lui ressemblait plus, sans prendre la peine de se recouvrir d'autres artifices. Puis finalement, la porte menant à l'espace réservé aux hommes s'ouvrit laissant le brun surgir de son encadrure. Elara fit volte-face, toujours un peu sur ses gardes malgré elle depuis la libération de Luke mais un sourire effaça bien vite son inquiétude, illuminant son visage à la place comme à chaque fois qu'elle pouvait passer un peu de temps avec le légionnaire. Alors la blonde s'élança dans sa direction, ses pas résonant dans le couloir toujours vide de monde : l'heure n'était plus à l'affluence de sportifs du dimanche. Elle fourra sur le chemin son terminal dans le sac de sport qui pendait à son épaule. Si on se dépêche un peu, on devrait arriver avant la fin de l'happy hour du Lotus. La séance avait un peu débordée et le bar dans lequel ils avaient l'habitude d'aller menaçait de repasser à ses tarifs habituels : sans être proche de ses crédits, c'était toujours satisfaisant de profiter de ces quelques heures de chance. On y va ? demanda-t-elle dans un sourire, une proposition plus qu'une question alors qu'elle le dépassait tout juste de quelques pas avant de se retourner. Je prends la première tournée en guise de remerciement pour ces quelques heures de souffrance. qu'elle plaisante à moitié, ses lèvres bien étirées dans un énième sourire accompagné d'un regard joueur planté dans celui du sergent.

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MessageSujet: (#) Re: breathing at last (elarus #2)     Dim 11 Mar - 0:57
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Tu pouvais sentir son pouls s'affoler si tu y prêtais soigneusement attention. Par l'effort, peut-être par la nervosité. Peut-être par quelque chose d'encore plus sombre, l'esquisse d'une peur familière. Celle qui te faisait caresser l'idée d'alléger davantage ta prise, des douceurs sur le coin des lippes pour lui affirmer que tu ne lui ferais pas de mal. Jusqu'à ce qu'une autre vienne se buter contre, qui t'efforce à lui dicter de dissiper ses doutes, qui lui montre qu'elle n'a pas à avoir peur de te blesser toi, pour prendre l'avantage. Ton corps n'était qu'armure, après tout, l'une que tu doutais qu'elle puisse réellement érafler pour le moment. Non, son emprise était ailleurs. Outre les murailles, une main au creux de ta poitrine, la sensation toujours un peu terrifiante de porter une part de ton coeur dans le creux de ses paumes. Là où Rian avait tenté d'y planter les ongles, causant plus de ravages qu'autres chose, Ela te donnait l'impression d'avoir peur de le heurter contre quoi que ce soit. C'est probablement ce qui t'avait poussé à l'accoster avec cette idée pressante, cette inquiétude qui cherchait à creuser tes rides grandissantes dès que tu te rappelais de l'émeute, que tu repensais au nouvel incident y mêlant Ela. Le regard insistant, la moue coincée contre la courbe de tes lippes. Tu n'aimais pas l'idée de la savoir sans défense, elle et ses idéaux. Elle et sa grande naïveté, ses bonnes intentions. Tu étais un homme réaliste, bordant sur le pessimisme lorsque tu te retrouvais confronté à elle. Tant pis, tant mieux à quelque part, c'est peut-être ce qui avait fait pencher la balance. Ce qui avait implanté le grain de doute que tu avais décelé dans son regard. Celui que tu avais gratté jusqu'à ce qu'elle se dérobe, qu'elle t'offre son accord.

Un choix imposé à quelque part, tu en as conscience lorsque tu entames un mouvement et que tu la vois fléchir sous tes yeux. Loin d'être un repli complet, seulement juste assez pour que tu cilles à ton tour et que quelque chose se comprime en toi. D'être la cause, directement ou non du réflexe de frayeur. À défaut de créer les réactions, tu les fais ressortir contre ton gré. Des bêtes enterrées qui revoient la lumière, faute de creuser, de les effleurer. Ce ne sera jamais tes démons à conquérir, seulement les siens à mettre en laisse. Les tiens, tu les connais depuis longtemps, reconnais leur présence, force de les côtoyer, les appelle par leur nom. Ceux d'Ela, tu ne peux que lui tenir la main alors qu'elle leur fait face à nouveau, qu'elle apprendra à les apprivoiser, à défaut de pouvoir les faire disparaître. Et c'est ce que vous aviez fait. Les premiers pas, les yeux brillants de la blonde ne quittant pas les tiens. De simples encouragements lorsqu'elle réussissait un enchaînement, un regard rassurant lorsqu'elle n'était plus aussi certaine. Elle t'avait même soutiré un rire dans sa maladresse, esquivant de peu dans un mouvement tirant d'un réflexe lorsqu'elle avait passé un peu trop près de ton œil. « Évite de me rendre aveugle, Hartmann. » que tu avais grondé sans le moindre mordant, trahis par le rire dans ta voix, encore traînant. Par l'esquisse bien présente au coin de tes lippes. La tension s'était envolée à partir de là, vous laissant le loisir de pratiquer quelques scénarios. Jusqu'à ce que ses joues en soient rouges sous l'effort tandis que tu l'accompagnais vers les vestiaires, écho d'un carmin beaucoup plus charnel que tu parvenais à peindre sur ces dernières. Clin d'oeil d'autant plus marquant alors que ses lèvres effleuraient les tiennes, ta main retrouvant son bras, un nouveau regard dans cherchant les alentours avant de ne lui en quémander un deuxième, plus long et gourmand.

C'est un songe qui perdure alors que tu te diriges vers ton propre vestiaire pour te doucher et te changer à ton tour. Le fait que si vous le souhaitiez réellement, tout ceci n'aurait pas lieu d'être : la prudence, les regards par-dessus l'épaule pour chasser ceux plus indiscrets. Si tu le voulais vraiment, tu pourrais lui prendre la main une fois que tu saurais sorti ou la caler sous ton épaule. Tu n'aurais plus à freiner aucun geste, ceux témoins de ces derniers ne compteraient plus. C'est une pensée idyllique qui traîne et fait des ricochets dans ton esprit tandis que tu passes ton sac sur ton épaule, une main ébouriffant tes mèches presque sèches déjà. L'eau cherchant uniquement à s'accrocher grâce à la longueur gagnée et tu te surprends à te demander ce qu'en penserait Elara sur le sujet. Si tu devrais procéder à les couper prochainement ou si elle appréciait le tout. Tu ne pipes pas mot cependant lorsque tu sors pour la rejoindre, ton regard s'égarant sur sa silhouette, s'accrochant sur ses sourcils froncés sous la concentration. Un instant, pas plus, parce qu'elle te remarque déjà, coupe court à tes observations alors qu'elle te rejoint. « Si on se dépêche un peu, on devrait arriver avant la fin de l'happy hour du Lotus. » Tu acquiesces, un simple « Mh. » en guise de réponse qui paraîtrait facilement désintéressé si ce ne serait que du petit sourire accompagnant ce dernier. Tu secoues même la tête tandis qu'elle s'avance déjà, parce que sa proposition n'en est pas vraiment une. Parce qu'en ce moment, tu la laisserais bien prendre toutes les décisions qu'elle souhaite, simplement satisfait de pouvoir passer un moment avec elle. Et de fait, tu t'avances, le pas léger, le regard brillant d'un éclat qu'on qualifierait presque d'espiègle alors que tu la suis.

« Je prends la première tournée en guise de remerciement pour ces quelques heures de souffrance. » qu'elle plaisante, mais tu as tout de même la sensation que tu devrais te sentir penaud. Courber les épaules juste un peu, par respect, par reconnaissance de ce qu'elle a réussi à surmonter aujourd'hui. Une victoire, aussi infime soit-elle, parmi tant d'autres tout aussi importantes. De fait, ton sourire se veut presque gêné, ton regard s'égarant un instant contre le sol avant de remonter jusqu'au sien. « Je m'occuperai de la suivante alors, en guise de félicitations d'avoir accepté. » que tu proposes à ton tour dans un haussement d'épaules, ne voulant en rien faire tout un plat de quelque chose dont elle n'aurait pas envie. Tu accélères le pas, remontant distraitement tes manches, pour marcher à ses côtés. Un instant de silence, où tu dérobes quelques regards dans sa direction avant de reprendre : « Tu t'es bien débrouillée aujourd'hui. » Un compliment aux accents maladroits, tu penches tout de même la tête, cherchant à croiser ses billes bleutées. Ses efforts méritaient d'être soulignés, elle qui était toujours aussi peu à l'aise, qui avait sûrement acquiescé pour te faire plaisir avant tout. Pour calmer ton inquiétude. De mauvaises raisons diraient certains, et même si tu avais la décence de savoir reconnaître ses difficultés envers la pratique, l'idée en soi demeurait quelque chose d'indispensable à tes yeux. D'un mal nécessaire, même, pour sa propre sécurité. Tu lui offres d'ailleurs un coup d'oeil encourageant, flirtant avec l'idée de savoir ses doigts si près des tiens jusqu'à ce que vous atteigniez le bar. Tu lui ouvres la porte, t'engouffre derrière elle pour lui pointer un coin pas trop bondé. Et tu prends place, déposant ton sac à tes pieds, ta posture plus détendue qu'à ton habitude alors que tu t'écrases contre ton siège, la raideur se dissipant déjà un peu de tes épaules. « Pas trop traumatisée de ta première expérience, Hartmann ? » que tu demandes, préférant son nom de famille comme à chaque fois que vous étiez en public, le sourire plus détendu à l'idée de bientôt siroter bouteille de Xingji.
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MessageSujet: (#) Re: breathing at last (elarus #2)     Dim 11 Mar - 13:40
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Son sourire est précieux, alors dès qu'il lui en offre un elle ne peut s'empêcher d'y faire écho du sien. Il y a quelque chose chez Marcus qui la tire vers le haut, toujours. Quelque chose d'incendiaire aussi, quand leurs peaux se frôlent et se mêlent. Quelque chose dont elle s'est éprise, finalement, prise au piège. Pourtant l'oiseau ne tente pas de se défaire de sa cage, elle avance le regard pétillant tourné ça et là vers le brun qui lui emboîte le pas. Il a cet air penaud sur le visage, les yeux qui cherchent soudainement un point à fixer sur le sol et les lèvres pincées en un rictus maladroit. Alors Elara s'approche jusqu'à ce que leurs épaules se frôlent sans dire quoique ce soit, car les gestes priment sur les mots, se contentant de sa présence pour souligner qu'il n'a pas à se sentir ainsi sans vraiment comprendre la raison de sa gêne. Parce qu'à ses yeux, il n'a rien fait de mal et peut-être n'est elle plus objective quand elle pense à lui à présent mais le mal est fait. Elle le soutiendra quoiqu'il arrive. Je m'occuperai de la suivante alors, en guise de félicitations d'avoir accepté. ça lui arrache la naissance d'un rire qui meurt aussi vite qu'il est apparu, laissant sur ses lèvres un goût de sourire. Encore. Toujours. Et il n'a pas tord de vouloir la féliciter d'avoir accepté ces cours, pourtant à l'encontre de ce pour quoi elle s'est toujours battue, elle l'éternelle pacifiste. Mais la coupe devrait lui revenir à lui qui n'a pas lâché le morceau face aux non hésitants d'Elara. C'est qu'elle n'est pas facilement manipulable et qu'elle est bornée lorsqu'elle le souhaite : ça ne l'a pas arrêté et devant l'urgence qui teintait le ton de Marcus, elle a finalement baissé les armes. Elle ne l'avouera pas, qu'il a totalement raison, mais son accord en est une preuve suffisante tout comme il est aussi le témoin de ce qu'elle est prête à faire pour lui. C'est bête. Elle ne s'en rend même pas compte. Tu t'es bien débrouillée aujourd'hui. Elara relève la tête seulement pour croiser son regard qui cherchait justement ses pupilles brillantes. Elle soupire, amusée, lui donne même un léger coup d'épaule espiègle qui relève plus de la caresse camouflée que de la collision amicale avant de répondre, un brin gênée à son tour. J'ai un bon professeur, c'est pour ça. elle marque une pause, brève, parce qu'elle se perd un petit peu dans son regard. Mais merci. qu'elle finit par souffler, acceptant à demi-mots son compliment auquel elle croit à moitié consciente du long chemin qui l'attend avant de pouvoir clairement dire qu'elle se débrouille. Mais il était vrai, quelque part, qu'en une poignée d'heures à ses côtés elle avait fait un grand pas vers ce que d'autres auraient simplement appelé la guérison.

Quand ils arrivent à hauteur du Lotus, Marcus la double et lui ouvre la porte dans une galanterie qui ferait peut-être rire ses collègues mais qu'Elara ne peut s'empêcher d'apprécier. Elle le sent dans son dos la suivre de près, lui pointer du doigt une table un peu à l'écart vers laquelle elle se dirige sans plus réfléchir. Puis elle prend place à son tour en face de lui, déposant son sac de sport contre celui de Marcus et sourit en le voyant s'affaler sur son siège une lueur satisfaite dans le regard. Pas trop traumatisée de ta première expérience, Hartmann ? elle sourit de plus belle, ses lèvres s'entrouvrant pour dire quelque chose alors qu'elle réfrène un rire surpris en cillant. C'est qu'il la sous-estimerait presque. Alors bien sûr, les premiers moments avaient été difficiles pour l'un comme pour l'autre. Elle avait du faire face à des vagues de souvenirs douloureux, à des réflexes qu'elle pensait définitivement disparus pour le meilleur. Il avait du la soutenir et l'empêcher de se laisser bouffer par ses démons, des encouragements murmurés aux creux de ses oreilles sans lui-même se sentir coupable de l'obliger à les dompter. Mais ils avaient tenus bon. Il en faut plus que ça pour m'arrêter, tu devrais le savoir. qu'elle répond amusée, son ton fier et ses yeux espiègles qu'elle plante dans les siens. Puis elle se pince les lèvres pour cacher son sourire alors que déjà on vient les interrompre pour prendre leur commande. Elara n'attend pas longtemps avant de répondre On prendra deux Xingji s'il vous plait. Merci. devançant sans doute les envies du légionnaire qu'elle avait finit par bien connaître. Et la serveuse repart aussitôt, laissant à Elara un instant pour observer Marcus de plus près, son coude posé sur la table et son menton dans la paume de sa main. Son regard descend le long de son visage, s'arrêtant ça et là sur les bleus qui tardent à disparaître : le revers d'être légionnaire, s'était-elle dit à leurs débuts, les traces d'entrainement trop violents surtout. Après s'être distraitement attardée sur ses lèvres elle remonte enfin son regard dans le sien. On verra demain. Suivant si j'arrive à me lever ou non je pourrais appeler ça un vrai traumatisme. décide-t-elle de rire. Elle plaisante, bien sûr, faisant référence aux courbatures qu'elle aurait pendant des jours. Mais son attention ne se dégage pas des marques sur le visage du brun, elle est habituée (un peu) aujourd'hui pourtant ça ne cesse pas de l'inquiéter. Ça attise sa curiosité, quelque part, qu'il puisse toujours tenir le choc et elle ne peut s'empêcher d'être impressionnée par sa nonchalance à ce sujet. Alors elle tend le bras pour attraper le menton de Marcus l'air de rien, toujours avec délicatesse, et elle l'encourage à tourner le visage sans avoir à l'y forcer. Ils sont presque déjà partis, c'est fou. qu'elle observe avec surprise. Tu te rétablis beaucoup trop vite, un peu plus et je suis sûre que le Regina Mercy te ferait faire plein de tests... elle n'est pas sérieuse, bien sûr. D'ailleurs le sourire amusé qu'elle lui lance alors qu'elle éloigne sa main ne fait que souligner les bêtises qu'elle vient de dire. Mais elle préfère en rire qu'en pleurer maintenant, trouver un peu de lumière dans ce qui aurait noircit le coeur d'autres.

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MessageSujet: (#) Re: breathing at last (elarus #2)     Lun 2 Avr - 22:41
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Pénétrer dans le lotus te fait la sensation de t’engouffrer dans l'anonymat, étrangement, toi qui n'en requiers aucunement. Loin des regards indiscrets et d'une simple curiosité passagère, l'un que l'on mêle facilement à la paranoïa, à force de vouloir dissimuler et enterrer. Ici, seules les silhouettes solitaires attirent généralement l'attention, que ce soit celle de leur boisson ou de courbes plus humaines, plus charnels. Des silhouettes qui auraient peut-être attiré ton regard, jadis, renfermé dans une solitude que tu vivais à deux, mariage trop froid et distant pour retenir quoi que ce soit d'intime. Avant, peut-être oui, mais pas ce soir. Pas depuis un moment, en réalité. Non, tes billes sont accrochées aux siennes. Trop bleues, trop brillantes et attirantes pour que tu puisses te détourner, que tu oses même y songer. C'est contre son minois que tes pupilles s'égarent, observant la promesse de vieillesse au coin de ses yeux rieurs, buvant son rire alors que tu la taquines, étonnement détendu. Tu as l'aisance en habit, affalé en face d'elle sur ta chaise tandis qu'elle te dévisage, faussement offusqué par tes sous-entendus. Tu retiens un sourire, balançant ton genou de gauche à droite en un rythme lent. « Il en faut plus que ça pour m'arrêter, tu devrais le savoir. » qu'elle t'assure et tu incline la tête pour concéder le tout, l'esquisse toujours aussi facile au coin de tes lippes. Tu sais oui, que tes billes lui glissent lorsque tu le remontes contre son visage, tandis que tu souffles un : « J'aime juste te l'entendre dire. » dans un haussement d'épaules, teintant ta remarque d'une banalité coutumière. Une excuse qui n'en est pas réellement une, déguisé en un aveu beaucoup plus assumé. Tu aimes son mordant, celui qui arrive à convaincre qu'elle ne fait pas que montrer les crocs.

Parce qu'après tout ce qu'elle a traversé, Ela est encore debout, prête à se relever, prête à encaisser. Tu l'aimes à poings levés, même si ces derniers sont tremblants. Lui souhaiter la paix d'esprit, que ton initiative se prouve inutile sont des vœux que tu cajoles, oui, mais que tu sais difficilement réalisables. Ce genre d'attitude relève de personnes beaucoup plus optimistes que toi. Beaucoup trop naïves à tes yeux, aussi. Tu as longtemps identifié la blonde devant toi comme ce genre exact, tu mentirais si tu dirais que ça ne t'arrive plus aujourd'hui. Seulement tu sais, derrière ses yeux espiègles et son sourire pincé alors qu'elle te fixe, tu sais qu'elle est beaucoup plus que la petite blonde aux allures rêveuses que tu avais rencontré jadis. D'après les dires d'Epsi d'abord, un peu trop bête et certainement trop charmé, avant d'être happé par le même problème. Avant de lui faire face à ton tour, comme tu lui fais face en ce moment même, te redressant imperceptiblement sur ton siège pour poser un coude contre la table. La serveuse arrive et avant même que tu ne puisses glisser ta commande, Elara prend les choses en charge, ne te laissant plus qu'à remercier poliment la jeune femme qui s'en retourne sans plus tarder. Tu jettes un nouveau coup d'oeil à la blonde, une certaine chaleur t'envahissant à la notion de cette intimité typique de commander pour deux. De bien vous connaître, même pour un détail aussi anodin que celui-ci. « On verra demain. Suivant si j'arrive à me lever ou non je pourrais appeler ça un vrai traumatisme. » Sa remarque t'extirpe un léger rire, t'imaginant la scène tandis que tu tapotes une fois, puis deux le bord de la table de la jointure de ton index. « J'voudrais bien dire que comme ça, tu pourrais t'reposer, mais tu trouverais certainement le moyen de bosser sur un truc depuis ton lit. »

Taquin, tu l'es, oui, parce que tu sais très bien qu'en réalité, sa rigueur n'est que synonyme à la tienne. Son dévouement pour son travail a toujours été source d'admiration et même si tu te plais à dire que tu es bien qualifié pour critiquer de par ton attitude similaire, tu le fais rarement avec aplomb. Elle le sait aussi, certainement, parce qu'elle ne le relève pas. Elle le souligne, à la place, ses doigts s'égarant pour capturer ton menton dans un geste naturel. Tu as bien vu ses pupilles s'égarer sur ton visage, un mix que tu as appris à reconnaître comme étant un mélange de curiosité et d'inquiétude pour le revers de ton métier marquant parfois ta peau. De fait, tu suis l'inclinaison de sa main, tournant la tête pour qu'elle observe l'aquarelle d'ecchymoses colorant encore ta joue, un dégradé de jaune signifiant bientôt la fin de ta guérison. « Alors ? » que tu demandes pour la peine, l'observant du coin de l'oeil. « Ils sont presque déjà partis, c'est fou. Tu te rétablis beaucoup trop vite, un peu plus et je suis sûre que le Regina Mercy te ferait faire plein de tests... » Sa main s'éclipse et tu regrettes immédiatement sa chaleur. Celle qui accompagnait l'envie de caler ta joue contre sa paume. De peut-être y glisser les lèvres dans un chaste baiser. Dans d'autres circonstances, tu retiendrais certainement sa main qui s'éloigne. Ferais traîner tes doigts contre son poignet, à défaut de la retenir. Là, ici et maintenant, tu ne peux que l'observer la ramener vers elle, l'air soigneusement neutre. Tu forces une grimace, histoire de poursuivre la conversation, d'oublier le geste. « Ils se feraient certainement plaisir… » Pas que de traîner au Regina Mercy te dérangeait tant, reconnaissant le besoin de la cause vis-à-vis de ton métier. Le pire que tu éprouvais envers le vaisseau, c'était des élans qui frôlaient presque la mélancolie à l'idée que ton paternel y arpentait certainement les couloirs avant la tragédie d'Astoria.

Ta xingji est cependant déposée devant toi avant que tu ne t'enfonces dans ce genre de ressentiments. Tu la saisis sans plus attendre, dressant cette dernière vers ta compagne. « À ton premier cours. » que tu félicites en légèreté, clinquant ta boisson contre la sienne pour finalement siroter une gorgée, un soupire de satisfaction sur le coin de tes lippes. Un des petits plaisirs de la vie, quand bien même la xingji était loin d'être un alcool raffiné. « Tu sais quoi, Hartmann . Si tu arrives à- » Tu n'as pas l'occasion de finir ta phrase que tu reçois une alerte sur ton terminal. Tu murmures une excuse à la blonde, repêchant ce dernier que tu avais rangé dans la poche de ton pantalon en sortant des vestiaires. Tu refuses que ton geste soit empressé, même si tu espères que l'alerte signifie que Rian a enfin daignée te joindre. Après avoir décampé de tes dortoirs, le silence complet s'était installé entre vous. Par rancoeur, par incompréhension de ta part. Jusqu'à ce que tu cèdes et lui envoie une banalité, histoire de prendre ses nouvelles, faute de constater son absence. L'une qu'elle n'avait toujours pas osé offrir la moindre réponse, chose que tu constates. Qui te fait pousser un nouveau soupire, clairement agacé, parce que tu croyais qu'elle tenait ses distances par respect, non par une immaturité qui lui est pourtant propre, éternellement juvénile. Tu fixes le nouveau message un moment, t'humectant les lèvres tandis que tu dévisages ton terminal et faute de parvenir à une réponse appropriée, tu préfères le ranger à nouveau. « Pardon. » que tu excuses encore rapidement, secouant la tête faiblement pour passer une main dans tes mèches courtes. « Clara veut savoir si je sais ce qui cloche avec sa fille… » que tu résumes plus ou moins bien devant le regard intrigué de la blonde. inutile de préciser, sachant très bien qu'elle la connaissait non seulement de par Epsilon, mais également présente pour l'histoire de Luke. Tu l'avais croisé, une fois à l'hôpital, l'air inquiet et typiquement maternel. Et malgré cette histoire, la mère d'Eirian étant qui elle est, se serait sans doute immiscée, aussi chaleureusement que possible, dans une partie de sa vie, à elle aussi. D'une manière ou d'une autre.
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breathing at last

« Each person holds so much power within themselves that needs to be let out. Sometimes they just need a little nudge, a little direction, a little support, a little coaching, and the greatest things can happen. »
J'aime juste te l'entendre dire. Son coeur se serre un peu, touchée plus qu'elle ne le montre par ses mots lourds de sens pourtant prononcés d'un ton léger. Alors elle lui sourit sans répondre, préférant lui parler du bout des cils en plantant son regard dans le sien. Brillant, plein d'envie. Et c'est dur de ne pas se pencher au dessus de la table qui les sépare pour lui arracher un baiser ou deux, mais le temps les y habitue avec plus ou moins de succès. C'est que leur aventure se fait longue. De ce qui à l'époque avait d'abord était une erreur à ses yeux, encore mariée à un homme qu'elle se forçait à aimer l'espoir l'habitant naïvement de le voir s'adoucir au fil des jours, elle s'était transformée en échappatoire. Et tromper son époux n'avait plus eu le goût de trahison, mais celui de liberté : de vent frais, de courant chaud. S'était alors formé autour d'eux la sensation du temps qui s'arrête et des autres qui disparaissent, une bulle, un jardin, qu'importe le nom qu'ils avaient vainement tenté de lui donner. Et Elara ne s'était sentie bien qu'entre ses bras à lui, quand ceux de Luke la terrifiaient même lorsqu'ils tentaient égoïstement de recoller les morceaux d'une porcelaine trop fragile, vouée à se briser à nouveau malgré ses essais mal intentionnés. Quand il n'y avait eu plus qu'eux dans l'équation et plus rien à fuir, ils ne s'étaient pas quittés pour autant, étrangement. Peut-être trop emmêlés pour parvenir à se défaire : comment s'oublier quand chaque cicatrice avait été pansée à l'aide de l'autre, quand les solitudes avaient été comblées ensemble. Elara l'observe silencieusement, les doigts qui le maintiennent sans aucune pression comme une façade pour simplement avoir le droit de le toucher au milieu de ceux à qui ils cachaient leur existence. Elle voudrait les promener sur les rebords de sa mâchoire et en dessiner les contours. Pourquoi pas souligner ceux de ses lippes aussi avant de les faire siennes. Mais elle éloigne sa main à la place dans un geste qui cache une caresse infime tandis qu'elle rit à sa propre bêtise les épaules légères. L'impression que rien d'autre n'a d'importance à ce moment là, ses soucis loin, ailleurs parce qu'elle ne parvient pas à décrocher son regard du sien et son attention de lui. Ils se feraient certainement plaisir… joue-t-il avec elle, dans une grimace taquine interrompue par l'arrivée d'un serveur qui leur apporte leurs xingji. Chacun attrape la sienne sans attendre, avant de venir d'un commun accord les claquer. L'humeur festive. Elara n'arrive pas à faire autre chose que sourire. À ton premier cours. ce qu'elle corrige le ton tendre, dans un clin d'oeil complice À notre premier cours. avant de boire quelques gorgées de sa boisson réalisant qu'elle avait certainement plus soif qu'elle ne le pensait. Lorsqu'elle repose son verre devant elle, Marcus reprend la parole Tu sais quoi, Hartmann . Si tu arrives à- mais son terminal le coupe et lorsqu'il s'excuse dans un souffle, elle secoue la tête d'un air de dire que ça n'est pas grave.

Lorsqu'il se concentre sur son écran, Elara dévie son regard vers sa boisson qu'elle fait tourner distraitement dans le verre. L'esprit ailleurs, tandis qu'elle se demande ce qu'il était sur le point de dire. Cela ressemblait à un défi, une perspective qui l'amusait déjà à vrai dire, plutôt joueuse dans son genre. Elara s'imagine alors le genre de challenge qu'il pourrait avoir eu sur le bout des lèvres, espérant qu'il ne s'agisse pas de quelque chose de trop physique bien que quelque part la blonde se doute bien que cela ait à faire aux quelques heures qu'ils avaient passé ensemble. Mais un défi était un défi, et elle avait la fâcheuse tendance d'aimer prouver aux autres qu'ils avaient tord sur elle et ses capacités. Une force d'esprit qui l'avait souvent poussée dans ses retranchements car lorsqu'on la jugeait incapable ou trop fragile pour mener à bien un projet, elle y mettait toute son énergie. Alors s'il souhaitait se frotter à elle, il y trouverait à défaut d'une force physique, une volonté de réussir certaine. Un long soupire de sa part lui fait remonter les yeux vers son visage, qu'elle découvre agacé, presque las. Pardon. quelque chose le tracassait, elle y mettrait sa main à couper mais elle ne soulève pas sa réaction tout de suite, préférant lui assurer qu'il n'avait pas à s'excuser. C'est rien. lui dit-elle presque par réflexe. Clara veut savoir si je sais ce qui cloche avec sa fille… et si ses sourcils s'étaient légèrement froncés en le voyant s'agiter, ils se détendent alors qu'elle lui lance un léger sourire. Soulagée qu'il ne s'agisse que de ça. La blonde soupire, l'air amusé, en secouant la tête parce que connaissant la Clara dont il parlait et la fille en question ça ne l'étonne pas du tout à vrai dire. Est-ce que tu me crois si je te dis que j'ai reçu un message similaire tout à l'heure ? qu'elle dit avant de prendre une gorgée de xingji. Elle y avait répondu dans les vestiaires : à la négative, parce qu'elle n'était pas suffisamment proche de Rian pour savoir ce qui pouvait se passer dans sa vie privée à l'heure actuelle. Elle avait toujours été plus proche d'Epsilon. Puis des parents par la suite, après une période où elle n'avait pas eu le courage de les regarder tenter de conserver la tête hors de l'eau alors que le deuil les tirait vers les abysses. Une réaction puérile, qu'elle regrettait à présent : mais elle était jeune à l'époque. Trop pour s'appliquer à être présente quand elle même avait quelques difficultés à se tenir droite après la disparition de cet ami. Aujourd'hui, elle se rachetait en prêtant son épaule à la brune lorsqu'elle avait besoin de se confier sur cette absence trop présente et ce, malgré le temps qui s'était écoulé sans attendre. Marcus l'avait été plus, lui et l'était toujours. Et quelque part Elara ne pouvait s'empêcher d'être impressionnée de le voir si proche, si concerné, inquiet, agité. Agréablement surprise de son engagement envers Rian et sa famille, toujours charmée par cette part sensible, impliquée du légionnaire sans savoir les secrets qui s'y cachaient. Connaissant Clara, elle s'inquiète peut-être pour rien... lâche-t-elle ensuite, un sourire attendri aux bouts des lèvres avant de fixer Marcus dans les yeux, toujours attirée par son regard. Tu sais si tout va bien ? qu'elle demande l'air de rien, s'attendant à ce qu'il réponde par l'affirmative vu sa proximité avec la jeune Reyes. Et elle ne doute pas, innocente, quant au fait qu'il sache ce qui cloche avec Rian : si tant est qu'il cloche bien quelque chose avec elle. Clara était du genre à tout prendre trop à coeur et à faire des montagnes pour un rien, ça ne l'étonnerait pas que finalement, tout aille bien. C'est vrai que je n'l'ai pas vue depuis un moment... rajoute-t-elle un brin pensive, essayant par la même occasion de se souvenir la dernière fois qu'elle avait parlé à Rian.

Tiantang, Lotus, 16 février 2227.
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MessageSujet: (#) Re: breathing at last (elarus #2)     Mer 18 Avr - 12:37
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breathing at last
I know I have a heart like a wild thing with snapping jaws and matted fur but I’d hang up my hands on hooks for you, pluck out all of my sharp teeth for the chance to be easy.
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Tu as l'amusement au bord des cils, le défi au coin des lippes. Celui un peu blagueur, un peu farceur. L'excuse idéale pour le flirt, prêt à se fondre avec tes paroles, qui accompagne l'éclat de ton regard. Lui qu'elle parvient si facilement à t'extirper encore et encore. Tant, que tu te sens parfois comme la bêtise d'un adolescent qui se veut trop charmant. Et ça te fait presque rire, te fait te sentir bien. Ça te fait même oublier ta déception grandissante de ne pas pouvoir la toucher comme tu aimerais. Des élans trop égoïstes, trop possessifs, qui cherchent à étouffer la crainte du dévoilement. Qui cherchent à balayer toutes les raisons de cultiver votre discrétion, votre tranquillité en récompense, lorsque l'envie résonne, présente. Une nouvelle facette à tempérer, tout simplement. La faute à elle et ses yeux brillants, trop bleus pour ne pas t'y perdre. Au temps qui perdure ainsi que ton attachement. À ton affection pour elle, de plus en plus grande. Profonde. Si énorme qu'elle te fait l'effet d'un monstre. Alors tu joues avec le feu Marcus, l'un qui crépite au creux de ta poitrine. Flamme qui se ravive à son toucher, à ses caresses, qui murmurent d'être consumée sans jamais pourtant y parvenir. C'est l'espièglerie qui menace, prête à bondir avec tes prochains mots sous son regard intéressé. Un jeu, un rien en réalité, toujours satisfait de voir le challenge prêt à briller dans le fond de ses yeux. Une simple idée pour qu'elle se dépasse, qu'elle tente une folie lors de votre prochain entraînement pour en écarter des inquiétudes. Tu jongles avec l'imprévisible, rien de particulier à l'esprit, l'un des rares cas où tu ne culpabiliserais pas de parler trop vite.

Seulement, ton terminal se mêle de la partie. T'interrompt au beau milieu de ta phrase et c'est la politesse qui prend le dessus, des excuses murmurées tandis que tu repêches le coupable dans ta poche. Tu ne sais pas à quoi tu t'attendais vraiment. Rian qui te répond, sans doute, oui. Pour dire quoi ? Tu n'en sais rien. Tu ne sais plus depuis cette discussion dans ta cabine. Depuis sa silhouette qui t'évite et toi, honteux du soulagement qui t'habite, faute de savoir comment réagir. Égaré, complètement perdu oui, mais pas assez pour reculer complètement. Lorsque l'agacement s'était peu à peu éteindu, il y avait seulement plus de place pour la douleur. La déception et le désappointement face à la confession de ses actes, à ses motivations. À elle, gravitant autour de toi cherchant à rimer trop facilement avec sabotage lorsque tout se trouvait hors de ses convenances. Galina, en partie, même si c'était la colère qui cherchait à refaire surface. Galina et votre histoire, tout ceci était de ta faute. Avant même Rian et malgré l'amertume, tu savais l'accepter. Non, ce qui te décevait, lorsque ton esprit se perdait dans les éclats sombres de ce genre de réflexions, c'est qu'elle n'avait peut-être jamais été capable d'être réellement heureuse pour toi, pour quoi que ce soit qui l'excluait de l'équation. C'était la manière dont elle s'était approprié la chose. Avait cherché à t'imposer sa vision, ce qui se devait d'être bien, d'être bon pour toi. Ce que tu devrais faire, exactement comme elle reprochait l'autre brune de l'avoir fait avant elle. Une déception oui, mais une qui t'était familière. Dont tu reconnaissais les angles et la saveur. L'une que tu savais manier maintenant, ce qui t'avait permis de faire le premier pas, petit à petit. Un message, tout bête et puis un autre, mais jamais de réponse de sa part.

Comme en ce moment : c'est le nom de sa mère que tu vois sur ton écran. Des questions et des inquiétudes qui s'ensuivent. Et toi, tu n'as pas les moyens, pas l'habileté nécessaire pour la rassurer en ce moment, égoïste jusqu'au bout. Tu t'occupes plutôt de tes propres fondations secouées, les mots manquants, impossibles à taper sur ton écran que tu finis par délaisser dans un soupire. Ce n'est pas le temps pour ce genre de choses, tu le sais. Tu ne veux pas, non plus. Tu veux profiter de la soirée avec Ela, celle qui balaye tout simplement tes excuses, la voix légère. Qui cherche déjà à effacer tes soucis, à sa manière. Et tu patauges, un peu gauche – toujours avec elle, on dirait – expliquant ce qui vient s'imposer comme un souci. Depuis un moment déjà, pour toi. « Est-ce que tu me crois si je te dis que j'ai reçu un message similaire tout à l'heure ? » Facilement, oui. La vérité c'est que tu n'as aucun mal à imaginer Clara chercher à secouer tous les arbres possibles en quête de vérité. Et la légère esquisse qui avait réussi à se peindre sur tes lippes aux paroles de la blonde s'efface aussitôt en pensant à la pauvre femme, définitivement inquiète pour une bonne raison cette fois, même si elle l'ignore. « Ouais… ça ressemble à Clara. » que tu confirmes tout bas, tes doigts tripotant ta boisson. Tu hausses les épaules, tentative d'écarter le ton trop songeur que tu viens d'employer. Un faible sourire dans sa direction et tu suis son mouvement, avalant quelques gorgées de ta xingji. « Connaissant Clara, elle s'inquiète peut-être pour rien... » Tu serais idiot de ne pas voir sa tentative de te rassurer. La voix calme et douce, son regard cherchant le tien. Et tu te demandes à quel point tu laissais transparaître en ce moment, si tu étais aussi affecté que les jours malheureux où ton esprit traînait facilement sur l'échec de ton mariage ou si Elara en était venu à te connaître si bien pour déceler les véritables problèmes sous l'agacement que tu soignais en surface.

Tu ne peux pas attraper la perche qu'elle te tend et mentir, par contre. Lui dire que tu es d'accord et que Clara s'inquiète définitivement pour rien. Ce n'est pas vrai et tu le sais, trop bien. Tout ce qui parvient à s'échapper, c'est un son s'apparentant à un grognement tandis que ton regard tombe, fuit le sien pour s'accrocher à l'ambré de l'alcool dans ta paume. Un geste qui en dit trop, apparemment, parce qu'elle se décide à poursuivre. « Tu sais si tout va bien ? » Tu pinces les lèvres cette fois, les étirent dans une pseudo grimace en coin. Ton réflexe, alors qu'elle pense à voix haute, c'est de ramener tes bras contre toi, croisant ces derniers contre ton torse. La vérité, c'est que tu ne veux pas en parler. Tu ne veux pas t'étaler sur le sujet, encore trop brouillon, trop sensible. Tu ne sais pas quoi en penser, n'arrive pas à déceler toutes les subtilités pour comprendre réellement, ta vision trop étroite, la faute aux plaies que Rian a prit soin d'ouvrir à nouveau. Pourtant, tu dois bien dire quelque chose. Parce que tu sais qu'elle te fixe, alors que tes propres billes refusent obstinément de se redresser de la bouteille. Tu sais que tu as l'air inconfortable Marcus, parce que tu l'es. Tu pourrais dire que ça vient du boulot, un problème durant un entraînement ou une excuse débile du genre, de celles que tu as déjà fournies à Galina pour excuser l'heure à laquelle tu daignais revenir dans votre cabine. Tu es coincé, Marcus, à ne pas vouloir répéter ce genre d'erreur. À être incapable de faire semblant avec les gens que tu gardes trop près, à faire semblant avec Ela. Alors tu te racles la gorge, cherche les mots qui ne viennent jamais aussi facilement que tu l'aimerais et tu te lances : « On s'est disputé. » que tu révèles à demi, relevant les yeux sur elle. « Une belle engueulade… assez pour qu'on s'évite depuis et… » Tu détournes le regard cette fois, parce que tu te sens abrupte tandis que les mots franchissent tes lippes : « Ça sert à rien d'en parler en fait … » que tu offres simplement, aussi honnête que possible, haussant une épaule comme si de rien était. Tu n'as pas envie d'en parler, que ton langage corporel traduit.

« J'aurais dû laisser le terminal dans ma poche. » que tu grommelles tout bas, après un petit moment, passant rapidement une main sur ton visage pour oublier ce qui te perturbe. Ce qui cherche à remonter à la surface tandis que tu parles de Rian. Et tu sais déjà comment elle te regarde. Elle et son air désolé, ses grands yeux bleus, la compassion incarnée. Tu le sais, mais tu n'en veux pas. Pas ce soir alors que tout allait bien. Tu ne veux pas sombrer et tout gâcher alors tu secoues la tête, cherchant à être léger. « Enfin, tu connais Rian, elle et ses humeurs… Ça lui passera. » Des paroles qui cherchent à te rassurer tout autant qu'elle, malgré tout. Malgré la colère et les blessures. Un peu creuses pour une vérité que tu savais irréprochable jusqu'à maintenant, mais tu ne t'étales pas. Ne t'égares pas. À la place tu avales une nouvelle gorgée et te penches légèrement, ta main libre se faufilant sous la table pour effleurer son genou. « On est ici pour profiter du succès de notre premier cours. Boire quelques verres. » tu agites d'ailleurs le tien avec un nouveau sourire, plus franc cette fois-ci. « Juste que cette fois j'ai pas besoin d'avoir l'air d'un idiot pour m'asseoir à ta table. » que tu concèdes et tant pis si la gêne tente de colorer le bout de tes oreilles. Parce que tu t'en souviens bien, de cette fois. Dans un bar plus ou moins comme celui-ci, à Tiantang. Elle, encore mariée et toi cherchant à noyer l'inévitable fin de ton propre mariage au fond d'un verre. Juste un, toujours, au moins une promesse que tu savais tenir envers toi-même. Et elle était là, un visage que tu reconnaissais dans la foule, l'air aussi seule. Peut-être à fuir aussi, peut-être que c'est cet air ressemblant tant au tien qui t'avait fait lever de ton siège pour te diriger vers elle. Une amie frôlant la simple connaissance à l'époque, que tu connaissais surtout grâce à Epsi d'abord, puis avec qui tu t'étais rapproché un peu suite à la mort de ce dernier. Rien de flagrant, de simples plaisanteries et politesses. Peut-être que le tournant s'était fait là, toi qui bafouilles à demi pour lui demander si elle ne veut pas un peu de compagnie, non par flirt, mais par simple besoin de contact humain. Par amitié, par ce sentiment de solitude qui faisait écho en toi. Peut-être que tout avait commencé là, ouais.
code by bat'phanie



You love her despite the burden of atlas resting on her shoulders. And she loves you despite the death still clinging to your lips.

WHAT A PAIR YOU MAKE
MessageSujet: (#) Re: breathing at last (elarus #2)     Jeu 19 Avr - 23:40
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breathing at last

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Elle aime le voir comme ça. Le sourire en coin, à peine caché. Les yeux plein de malice qu'elle sent s'égarer sur son visage, sa bouche imprenable, avant de se perdre fatalement dans son verre. Piégé par une barrière mutuellement posée entre eux, érigée à la force de leur volonté : de leurs insécurités aussi, de peur de voir leur bulle éclater sous les regards curieux, déplacés. Alors ils jouent un rôle, enfilent un masque, s'amusent des apparences qu'ils tissent à coup de Hartmann, de Sergent, d'au revoir distants, de salutations du bout des yeux. Et c'est dans l'ombre des couloirs vides que parfois ils trébuchent et saisissent un moment jamais plus long qu'une poignée de secondes, le coeur qui bat et le rire au bord des lèvres. C'est que leur affection les rendrait presque bêtes parfois, mais c'était ce qu'ils avaient choisi chacun encore trop loin d'être prêt à sauter pieds joints dans une vraie relation. De celles qu'on officialise, qui mène quelque part. De celles trop prévisibles, vues et revues. Et ils avaient déjà donné dans ce genre de vie bien rangée, bien cadrée, dont le parcours se répète. Ce qu'ils construisaient doucement, discrètement, c'était différent : ça avait la saveur de l'inconnu, les effluves de l'imprévisible. Alors ils avançaient les yeux bandés mais les mains liées, le sourire satisfait aux lèvres de profiter de quelque chose sans devoir se soucier de la marche à suivre, dictée par d'autres qui n'étaient pas eux.

Elle l'observe longuement, étudie son visage qu'elle connait pourtant par coeur jusqu'au moindre grain de beauté. Il change, souvent, se peint d'aquarelles qu'elle apprend à aimer malgré l'inquiétude qu'elles réveillent inlassablement. Mais elle prend le temps (aime le perdre aussi) de faire glisser ses billes bleues sur ses pommettes, puis sur ses lèvres qui se pincent d'agacement. Et Marcus, à force de s'abandonner à lui elle s'y est perdue aussi : il a laissé chez elle une part de lui, et chez lui elle a oublié un bout d'elle. Donc forcément, elle le voit se noyer dans ses pensées, du genre qui agitent ses doigts sur la table, autour de son verre l'air de rien. Un air trop familier pour que la blonde ne se demande pas ce qu'il se passe, cependant. Elle tente avec douceur de l'arracher aux soucis qu'a fait resurgir son terminal, lui glisse quelques mots doux, des phrases toutes bêtes qui relativisent plus qu'elles ne s'inquiètent (et c'est toujours un peu drôle que cela vienne d'elle, l'éternelle anxieuse). Mais lorsqu'elle boit une nouvelle gorgée de xingji et qu'elle jette un coup d'oeil vers lui, ce n'est que pour le voir s'éloigner dans un grognement qui lui est propre, les bras croisées contre son torse et le regard qui s'éloigne du sien à nouveau. C'est peut-être le geste de trop, celui qui le trahi complètement aux yeux de la blonde qui repose son verre et se penche un peu plus sur la table dans sa direction à défaut de pouvoir faire glisser sa main contre sa joue et le long de sa nuque dans une caresse rassurante et pleine d'affection. Marcus s'est braqué, elle le voit à sa mâchoire trop crispée, ses lèvres trop pincées, son regard trop absent : tout chez lui fait transparaître une envie d'éviter le sujet comme si ce dernier était trop contrariant. Elara sent la conversation glisser vers quelque chose de plus tendu, le silence du brun soulignant son pressentiment, et elle préfère ne rien dire. Le laisser venir, ou non, peu désireuse de le forcer à se confier : il finirait bien par venir à elle. Mais lorsqu'elle se décide à changer de sujet, il se lance et la blonde boit ses paroles attentivement tandis qu'enfin leurs regards se croisent à nouveau. On s'est disputé. Ah. Le sourire qui avait pointé le bout de son nez sur le visage d'Elara s'efface presque aussitôt, laissant une mine songeuse (triste aussi, un peu, pour lui) à la place. Rien de grave, pourtant, car les disputes vont et viennent avec Rian. Elle en a suffisamment entendu parler pour le savoir sans jamais avoir été la cible de ces dernières jusqu'à présent. Une belle engueulade… assez pour qu'on s'évite depuis et… c'est à son tour de pincer ses lèvres, alors qu'elle hoche doucement la tête pleine d'empathie pour Marcus qu'elle imagine bien tracassé par la situation. Elle a du mal à saisir la gravité de la dispute, cependant, ou le sujet encore, mais elle ne veut pas le couper dans son élan ou l'obliger à mettre des mots sur quelque chose de trop frais. Alors à la place, elle soutient son regard qui lui échappe soudainement alors qu'il soupire, las. Ça sert à rien d'en parler en fait … Son premier réflexe, c'est de tendre ses mains à travers la table pour attraper les siennes et les serrer. Caresser le dos de sa peau du bout du pouce, emmêler leurs doigts. Mais à mi-chemin elle se rétracte, se rappelant du lieu, de l'heure, des gens : c'est qu'elle s'était faites happer par les soucis de Marcus, Ela, qu'elle en avait oublié les règles dans un élan de compassion. J'aurais dû laisser le terminal dans ma poche. qu'il dit encore en s'agitant si bien que cela lui arrache un Hey... soupiré, la tête inclinée, d'un air de dire qu'il n'a pas à s'en vouloir. Et ses mains qui la brûlent de ne pas pouvoir prendre les siennes. Ça la touche sans même qu'elle n'ait besoin de plus de détails et si Marcus est perturbé, elle finit par l'être un peu fatalement. Enfin, tu connais Rian, elle et ses humeurs… Ça lui passera. Il a l'air de le voir dans son regard qui se perd au-delà de son épaule tandis qu'il boit parce qu'elle sent ses doigts contre son genou. D'abord surprise, elle se rapproche un peu plus profitant de l'espace étriqué du bar (comme partout sur la flotte) où les tables sont presque les unes sur les autres. Ça a le don de capter son attention à nouveau, un sourire charmé (charmeur) en coin.

On est ici pour profiter du succès de notre premier cours. Boire quelques verres. Juste que cette fois j'ai pas besoin d'avoir l'air d'un idiot pour m'asseoir à ta table. Tout, ici, la fait sourire. Qu'il appelle le chaos qu'avait été leurs premières heures de cours un succès, et qu'il y croit alors qu'il lui avait fallut tant de temps pour cesser d'attendre le coup au lieu de le contrer. Parce qu'il croit en elle et que ça a bien plus de valeur que tout ce qu'elle puisse posséder aujourd'hui. Qu'il voit ces heures comme un partage commun, quelque chose à deux, un nous plus qu'un tu qui lui fait toujours une drôle de sensation, qui lui réchauffe les joues aussi. Et puis surtout parce qu'il se souvient de ce moment le premier de tout un tas d'autres, le début de ce quelque chose sur quoi ils ne parvenaient pas à mettre de nom. Elle, le coeur si lourd alors qu'elle repousse le moment où elle franchira les portes de la prison qu'était devenue sa cabine. L'appréhension dans la gorge qui l'empêche de boire à ne plus se souvenir de rien, qui la préserve aussi en la guidant loin de ses quartiers après avoir quitté le travail. Jusque dans ce bar bondé dans lequel pourtant elle se sent si seule. Et puis lui, sa maladresse, ses mots gauches qui arrivent à lui tirer un sourire sincère quand elle pensait ne plus en être capable. Lui qui s'impose un peu bêtement, elle qui l'invite, rentre dans le jeu. Elle qui ne se sent plus si seule que ça, finalement. C'était pas loin d'ici, d'ailleurs, et s'en souvenir lui donne l'impression d'avoir soudainement vieillit de dix ans parce que tout parait si lointain. Ça lui réchauffe le coeur aussi, manquerait presque de lui soutirer un rire mais l'espièglerie se dirige ailleurs alors qu'elle emmène son verre à ses lèvres pour y noyer sa bêtise. Pour y cacher la pique qu'elle lui souffle dans un ton provocateur. T'as toujours un peu l'air idiot quand tu t'asseoies à ma table. qu'elle lui dit sans pouvoir s'empêcher de sourire tant elle n'en pense pas un mot mais que ça la fait rire d'être un peu méchante, piquante. Quand elle repose son verre, elle lui lance un regard complice -satisfait aussi de sa répartie- accompagné sous la table d'une jambe qui vient se caler contre la sienne l'air de rien, à l'abris des regards. Un contact comme un autre dont elle profite car caché, tandis qu'elle pose ses coudes sur la table et vient cueillir son menton dans le creux de ses mains, toute ouïe à ce que pourrait dire Marcus. Vous disiez Sergent ? continue-t-elle tout en légèreté loin de ce qui avait pu tracasser le militaire. Il avait été assez (très même) clair et ne souhaitait pas s'étaler plus que ça sur ce qui avait poussé Rian et lui à se disputer, et Elara respectait sa décision, n'essayait pas de le forcer à se vider parce qu'elle avait confiance en lui. Suffisamment pour le suivre dans ses choix sans les remettre en question, tant qu'elle n'avait pas la sensation que ces derniers étaient dangereux pour sa santé, son moral, pour lui. Si j'arrive à ? qu'elle continue dans un sourire intéressé cette fois par ce qu'il avait bien voulu dire avant d'être interrompu par son message. Et elle a les yeux qui pétillent, la blonde, noyée dans ceux du légionnaire qu'elle dévore du regard.

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MessageSujet: (#) Re: breathing at last (elarus #2)     Jeu 10 Mai - 22:05
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I know I have a heart like a wild thing with snapping jaws and matted fur but I’d hang up my hands on hooks for you, pluck out all of my sharp teeth for the chance to be easy.
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Il n'y a pas de jugement de la part d'Ela. Pas de suppositions ni de curiosité mal placées. Malgré tes demis-vérités, tes réponses si vagues qu'elles en sonnent fuyantes, Elara n'est qu'empathie et douceur. Ses grands yeux bleus posés sur toi, ceux que tu finis par éviter faute de pouvoir tout lui dévoiler. Ses lèvres pincées, celles que tu aimerais pourchasser dans de chastes baisers malgré les regards, pour mieux la croquer, cachés de ces derniers. T'y perdre et te réconforter dans ses bras. Tu ne la mérites pas. C'est un songe qui te frappe parfois, que tu évites d'étendre et d'ancrer comme une vérité universelle, mais qui s'affiche tout de même ici et là. De ceux dont tu retiens un soupire, te jugeant seul à défaut que la blonde ose réellement le faire devant toi. Trop bonne, trop patiente pour ta carcasse et tu te fais la promesse de lui révéler ce qui te tracasse, tes doigts s'égarant sur son genou pour sceller ce souhait. Ce foutoir énorme accentuant les erreurs menées au cours de ta vie. De la culpabilité si voyante que tu t'écorches contre ses néons. Quand tout ne sera pas si frais et perturbant, toi qui ne fais même pas confiance à tes propres pensées, la rancœur trop volatile qu'elles provoquent. Lorsque tout ne sera plus que chamboulement et accusations que tu hurles contre ton crâne pour ensuite ravaler, tu lui diras. Tu aimerais lui dire en tout cas. Te confier, ne pas répéter tes erreurs. Elle a le mérite de savoir à quelque part et même si ce n'était pas le cas, tu aimerais le faire. Aimerais continuer à partager tes craintes, tes frayeurs, pouvoir y déverser tes doutes. Ne pas fuir maintenant qu'elle semble aussi près, plus à ta portée que jamais. Libre et pourtant, elle gravite toujours autour de toi, à moins que ce ne soit l'inverse, que ce soit toi qui n'arrives finalement plus à te passer d'elle. De cette légèreté qu'elle t'apporte, de cette tendresse qu'elle dépose tel un baume.

Après tout, c'est toi qui sembles avoir été attiré dès le départ, même avec les meilleures intentions. D'avoir voulu la voir sous un autre regard que celui d'Epsilon, de satisfaire cette curiosité d'une âme perdue en mer en rencontrant une autre. De la compagnie pour se maintenir à flot, pour mieux se perdre dans les tréfonds d'une nouvelle folie à ses côtés. Un moment de clarté parmi les ombres décorant vos vies, promesses de vous engloutir dans leurs ténèbres. Ce n'est pourtant rien de tout ça que tu retiens en y repensant. Les embrouilles et les soucis sont loin, en arrière-plan et ne laissent que cette douce nostalgie, souvenir plaisant et maladroit. L'un que tu ponctues avec ce même désir d'écarter le moindre négatif, parce que ce n'est pas la star de votre soirée, tu refuses que ça le soit. Et ça fonctionne, parce que ses yeux pétillent, que son sourire cherche à éveiller le tien malgré l'embarras colorant tes joues, celui qu'elle accentue d'une pique bien placée : « T'as toujours un peu l'air idiot quand tu t'asseoies à ma table. » C'est l'étonnement qui te saisit, l'espace d'une seconde, avant qu'un sourire incrédule ne s'empare de tes lippes. Et tu ris tout bas, secouant la tête dans un accord muet, non sans jeter un nouveau regard sur elle qui t'apparaît presque suave alors qu'elle sirote sa gorgée. « Ouais ça… » que tu concèdes, redressant les yeux sur elle avant de regarder à nouveau ta bouteille, pour ensuite confesser : « C'est l'effet secondaire quand on est sous le charme... » Et tant pis si le charme n'était pas dans l'équation, était loin d'être le but lorsque tu l'avais accosté la première fois. Maintenant, tu en es aveuglé, pauvre bête devant des fards trop brillants. « Je vais travailler là-dessus. » que tu promets avec un sourire en coin, malgré le rouge plus présent sur la pointe de tes oreilles, redressant ton verre pour en boire également une gorgée.

Seulement, le travail sur ta bêtise ne semble pas être la seule chose qui intéresse la blonde à tes côtés. Sa jambe, maintenant calée contre la tienne pendant que tu faisais l'idiot se veut une jolie distraction. De celle que tu encourages vague, tes doigts toujours contre son genou. « Vous disiez Sergent ? » qu'elle te lance, taquine et tu as un moment de flottement. Un peu perdu, l'air curieux de ce qu'elle cherche à te transmettre comme message avant qu'elle ne te prenne en pitié et poursuive. « Si j'arrive à ? » Ah oui, voilà. Tu percutes enfin, tes lèvres pincées cherchant à s'entrouvrir sous la réalisation alors que tu repenses au défi. Celui que tu n'avais pas réussi à lancer, trop dérangé par ton terminal et l'énorme souci que la pauvre Clara avait fait remonter sans le vouloir. Tu considères donc à nouveau la chose, l'air pensif tandis que tu bois ta xingji. Ta boisson reposée sur la table, tu t'humectes les lèvres avant de te lancer franchement. « Eh bien je disais… Si tu arrives à performer les manœuvres que je t'ai montrées aujourd'hui, sans faute, la prochaine fois qu'on remet ça… Une récompense de ton choix ? » Tu étais connu pour ton exigence au milieu de travail, par ce besoin de pousser toujours plus loin en quête de réussite, de succès. Et Elara ne reculait jamais devant un défi, tu avais appris à le savoir, ça aussi. Qu'il ne fallait pas se fier à ses airs fragiles, qu'une flamme comme celle que tu voyais présentement crépiter dans le creux de son regard se nourrissait de la notion de pouvoir prouver le contraire aux autres, de surprendre contre toute attente. Est-ce que tu lui en voudrais si elle ne réussissait pas ? Bien sûr que non. Tu voyais la chose comme outil de motivation, te rappelant bien de ses hésitations plus tôt alors que tu l'approchais par-derrière. Que même en la piégeant, elle avait une incertitude toujours présente dans ses mouvements, quand bien même tu lui disais d'être plus brutale, d'y aller avec plus de force au moment de chercher à écraser ton pied, parce qu'elle ne pourrait pas hésiter lors du moment fatidique.

C'est un jeu, comme un autre. L'un auquel tu lui laisses la liberté d'imaginer sa récompense telle qu'elle le souhaite, pas assez brute pour même lui imposer son gain de victoire, simplement désireux de la voir  faire un pas en avant à son rythme. Qu'elle accepte ou te refuse, tu n'y prendrais aucune offense et de fait, le reste de la soirée se poursuit avec cette même légèreté récupérée. Avec vous, flirtant, dérobant quelques caresses sous la table, le temps d'un moment. Avec des rires partagés autour de vos verres, des anecdotes de vos journées échangées entre vous, de la tendresse se mêlant à la chaleur dans ton regard lorsque tu lui proposes de la raccompagner. Son sac rejoint le tiens et tu transportes les deux contre ton épaule, le sourire facile en sa présence, les doigts traînant près des siens dès que l'opportunité se présentait. La faute à l'alcool que tu aimerais dire, celle que te rendait toujours un peu plus – trop – tactile, en recherche d'affection. La faute à la blonde surtout, Ela et ses pommettes rosées, le bleu de ses yeux. Trop bleus que tu te dis souvent, trop facile de s'y égarer. Ce que tu fais, une nouvelle fois, maintenant que vous êtes devant sa cabine. Que tu dérobes tes billes sombres des siennes seulement pour regarder aux alentours avant de ne glisser une main contre sa nuque, ton pouce suivant la courbe de sa mâchoire, le contact franc et tendre tandis que tu lui demandes silencieusement si tu dois la quitter d'un baiser. Si tu la reverras simplement demain, ou un autre jour, ou si elle te donnera la permission de réellement te perdre contre elle.
code by bat'phanie



You love her despite the burden of atlas resting on her shoulders. And she loves you despite the death still clinging to your lips.

WHAT A PAIR YOU MAKE
MessageSujet: (#) Re: breathing at last (elarus #2)     Sam 12 Mai - 19:42
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breathing at last

« Each person holds so much power within themselves that needs to be let out. Sometimes they just need a little nudge, a little direction, a little support, a little coaching, and the greatest things can happen. »
Elle soupire, comblée par un rien mais surtout détendue. Parce qu'une soirée comme celle-ci se faisait bien trop rare depuis le début des élections, depuis l'émeute surtout qui avait fait planer sur la flotte une atmosphère lourde et pesante. Un air dans lequel les stellariens s'étaient crispés pendant des jours, un avant-goût de ce qui pourrait se dérouler si la milice ne veillait pas, s'ils n'étaient pas prêts à faire quelques concessions pour une société qui fonctionne. Car on avait beau se moquer d'eux, les avoir en grippe ou bien les ignorer : si l'ordre régnait dans le presque huit clos c'était en grande partie grâce à eux. La même chose était vraie pour les légionnaires comme Marcus, sur lesquels de grandes responsabilités pesaient. Et lui aussi, était détendu ce soir, faisant trainer ses doigts nonchalamment sur son genoux. Soutirant ça et là quelques sourires amusés d'Elara qui se délectait discrètement de ces caresses innocentes, pourtant lourdes de sens. De celles qu'il lui réserve surement, aime-t-elle imaginer lorsque parfois elle se rend compte que son coeur se serre à l'idée qu'elle ne soit pas la seule. Elle l'est peut-être, qui sait. Tout comme il le devient plus le temps passe, alors que progressivement elle n'orbite plus qu'autour de lui. Une réalité qu'elle n'est pas encore prête à affronter, préférant croire qu'une constellation existe là où il n'est finalement que la seule étoile à briller. Pourtant c'est bien vrai : sur ses lèvres il n'y a que son nom, et les autres elle les repousse sans envie prétextant fatigue, travail avant de disparaître de la vie de ceux qui un jour lui ont arrachés quelques soupirs. Mais jamais comme lui. Et lorsque sur le visage du militaire elle voit l'ombre de l'incrédulité, son sourire s'élargit. Touché ne peut-elle pas s'empêcher de penser en le voyant secouer la tête aussi amusé qu'elle l'est de sa propre bêtise. Elara aime le prendre par surprise, un jeu trop facile lorsqu'il s'agit de jouer avec les mots qu'elle maîtrise un peu et que lui balbutie. Mais elle sait depuis longtemps aujourd'hui que ceux qui se plaisent à jouer avec les mots sont souvent ceux dont il faut se méfier (elle aurait dû, lorsqu'elle pense à Luke) au contraire de ceux qui préfèrent les gestes bien plus sincères et bouleversants à la manière de Marcus. Ouais ça… C'est l'effet secondaire quand on est sous le charme... Je vais travailler là-dessus. et le rose lui monte aux joues sans qu'elle ne cherche à le cacher, touchée par cet aveu qui depuis le temps ne devrait pas autant la frapper. Mais la blonde boit toujours ses paroles, les cueille précieusement et retombe, jour après jour, un peu plus sous le sort du légionnaire. Toujours surprise d'être perpétuellement secouée par la plus simple des confidences. Elle détourne le regard pourtant, les lèvres étirées en un sourire, laissant ses yeux balayer la salle à défaut de pouvoir soutenir ceux du brun sans lui voler un baiser malgré l'endroit bondé.

Du coin de l'oeil elle le voit prendre une gorgée, mais son attention est sous la table où ses doigts laisseraient presque des marques sur son genou tant chaque contact lui paraît brûlant. Ce n'est que lorsqu'elle entend sa voix qu'elle tourne le regard pour l'observer, attentive bien que perdue dans l'obscurité de ses billes. Eh bien je disais… Si tu arrives à performer les manœuvres que je t'ai montrées aujourd'hui, sans faute, la prochaine fois qu'on remet ça… Une récompense de ton choix ? Si elle tente de cacher un rictus amusé dans un pincement de lèvres, c'est raté. Mais elle ne se défile pas, la blonde et le regarde avec toute l'intensité d'un soldat : cependant, c'est si loin de sa personnalité qu'elle ne peut s'empêcher d'y rajouter de l'espièglerie, pas assez sérieuse pour se parer de la dureté d'un vrai militaire. Sans faute ? qu'elle tente tout de même de marchander mais il ne bronche pas alors elle fait mine de soupire, de réfléchir, l'index tapotant naïvement ses lèvres. T'es dur en affaire, tu sais ? qu'elle finit par dire avant de rajouter. Je vais réfléchir à la récompense, prépare toi à casquer mon sergent. souffle-t-elle finalement pleine de défis, non sans s'amuser une dernière fois de ce titre qu'elle n'utilise que parce que cela brouille les pistes (et qu'elle y trouve un genre de facétie).  Elle vient sceller le challenge en claquant sa xingji contre celle de Marcus non sans un clin d'oeil. Le reste de la soirée est à l'image de son commencement, léger. Chacun se volant regards, sourires, caresses autour de verres qui s'accumulent doucement jusqu'à ce qu'il ne soit l'heure de rentrer. Elle n'a pas son mot à dire lorsqu'il faut ramasser leurs sacs car Marcus la devance déjà en prenant le sien dans une énième attention et Ela se contente alors de le suivre après avoir accepté sans surprise qu'il la raccompagne, un sourire se logeant dans le coin de ses lèvres. Une fois devant sa porte, elle est loin d'avoir la force de lui refuser d'entrer profitant d'un couloir vide pour l'attirer d'un baiser à l'intérieur de ses quartiers. Fatiguée de leur journée, peut-être, mais jamais de lui.

Tiantang, Lotus, 16 février 2227.
Elara parle en 996699
Marcus parle en E3AD7D
(c) DΛNDELION


.


SHE WAS BRAVE, NOT BECAUSE SHE WASN'T
SCARED BUT BECAUSE SHE WENT ON SO STRONGLY
☾☾ DESPITE THE FEAR ☾☾


eux:
 
MessageSujet: (#) Re: breathing at last (elarus #2)     

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