Miss Sandman [Rosa]
MessageSujet: (#) Miss Sandman [Rosa]     Ven 12 Jan - 20:15
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t83-anastasia-i-m-just-a-product-of-the-system http://beyond-earth.forumactif.com/t87-anastasia-i-may-end-up-failing-too
Messages : 435
Âge : 33 ans
Occupation : Milicienne (sergent) au Colossus 5
Habitation : Colossus 5
Arrivée : Il y a 24 ans (2203)
Pseudo : Drathir/Loreline
Avatar : Riley Keough
Crédits : avatar - Freesia ; code sign - Anesidora ; crackship - Elara ♥

Miss Sandman.
Ana & Rosa

Elle se retourne dans son lit, pour la 37ème fois, grogne en songeant à ses courbatures et ses muscles endoloris qui la supplient de trouver une position confortable pour ne plus en changer. Les yeux se ferment, fortement plissés si bien que la milicienne doit faire l’effort d’essayer de les détendre, de même qu’elle s’efforce de se vider la tête. Une quinzaine de minutes supplémentaires passées dans ce silence oppressant, qu’elle passe agacée de constater que réguler sa respiration ne l’apaisait pas le moins du monde, achèvent de la convaincre qu’elle ne trouverait pas le sommeil ce soir. Pas ici en tout cas. Se redressant dans son lit, la milicienne observe son environnement d’un œil encore vif, comme si elle espérait s’attendre à autre chose que le misérable bureau qui trônait dans un coin, encombré d’affaires diverses, ou sa penderie remplie d’uniformes ou de quelques rares tenues plus civiles vieilles comme le monde. Lâchant un soupir, ce fut nue qu’Anastasia finit par quitter son lit, se déplaçant en toute discrétion jusqu’à la penderie en question afin d’en sortir un t-shirt gris trop grand pour elle qu’elle accompagne d’un pantalon de milicien. L’ensemble jure un peu, mais peu lui importait en cet instant précis, il lui fallait juste porter de quoi sortir décemment le temps d’un court trajet. Peu soucieuse quant à son apparence, sa crinière ébouriffée et ses yeux sûrement cernés, elle finit par quitter sa cabine et s’empresse de rejoindre la baie d’amarrage la plus proche afin d’embarquer sur une navette en direction de l’Argus one. En tant que militaire, Anastasia est au courant de la rigueur qui règne sur le vaisseau mère, l’ayant côtoyée de près à de nombreuses reprises. Consciente qu’elle ne trouverait aucun bar ouvert jusqu’à pas d’heure et que l’on s’amusait rarement ici, la jeune femme ne peut s’empêcher de se demander, une fois de plus, si elle serait plus heureuse ici. Après tout, ils étaient nombreux à lui dire qu’elle préserverait sûrement plus facilement sa santé en étant affectée sur le vaisseau militaire plutôt qu’en demeurant sur le Colosus. Ce dernier, de toute façon, ne lui permettrait sûrement jamais d’atteindre ses ambitions premières. Alors à quoi bon ?

Ravalant un grognement plus amer encore, la milicienne trace sa route jusqu’à certaines cabines de l’Argus, dont une en particulier retient son attention. L’on pourrait la croire sans gêne, sûrement étais ce un peu le cas, mais tant la force des habitudes que celle de sa relation avec l’habitant de l’Argus one qu’elle rejoignait actuellement faisaient qu’elle ne s’offusquait guère de ses manières. La porte automatisée s’ouvre dans chuintement discret, après que la jeune femme ait passé quelques secondes dans un silence complet afin de s’assurer qu’aucun bruit suspect n’émanerait de l’autre côté -signe qu’elle n’aurait pas été la bienvenue-, et se referme suite à son passage. « C’est moi. » Un souffle, léger afin de ne pas tirer entièrement du sommeil la jeune femme déjà étendue sur le lit. Un souffle nécessaire aussi, Ana se souvenant parfaitement de la fois où elle avait voulu se faire discrète au possible, pour finir clouée au sol en train de subir une clé de bras par la militaire. Depuis elle s’assurait d’être assez bruyante pour que sa compagne ne se méprenne pas quant à l’identité de son visiteur nocturne. Ce fut sans plus d’hésitation qu’elle déboutonna son pantalon, l’abandonnant dans un coin de la petite pièce, pour ne demeurer qu’en sous-vêtements et avec son t-shirt trop grand. Toujours dans l’optique de ne pas déranger plus que nécessaire, Anastasia se fit une place dans le lit de sa camarade en essayant de ne pas trop remuer les couvertures, s’installant en silence. Quelques secondes passent, un temps que met la milicienne à profit pour observer Rosa dans la pénombre. Comme pour s’assurer que tout allait bien, veiller à ce qu’elle ne semble pas plus dérangée ou occupée que d’habitude. Ana se sent toujours un peu gamine, à ainsi se faire une place dans le lit de sa camarade, ne comptant plus d’ailleurs le nombre de fois où ces incrustes nocturnes s’étaient finies en longues conversations. C’est comme si la nuit était propice aux confidences tant elle avait l’impression -et la certitude dans le fond- que tout serait oublié au matin. Communiquer, faire part de quelques sentiments éreintant, puis tourner la page. Ou du moins essayer.

« Tu dors pas ? S’amuse-t-elle dans un léger souffle, captant les infimes mouvements de la douanière et comprenant de ce fait qu’elle semblait relativement éveillée, elle aussi. Pour des raisons qui ne regardaient sûrement qu’elle. Ana ne doute pas du fait qu’une répartie cinglante, pour aller avec sa question somme toute assez stupide, prenait au minimum forme dans l’esprit de son interlocuteur. Et l’idée de devoir encaisser cette répartie verbalement ne la dérangeait pas le moins du monde. Hésitant un bref instant, comme à chaque fois qu’elle devait mettre des mots sur ce qu’elle éprouvait, la milicienne finit par rajouter, sur un ton plus neutre. Ethan quittera bientôt le Lady Grace. » Et il est là le problème. Ce connard devait l’emmerder même dans son sommeil. Elle aurait aimé ne pas s’en soucier, mais la frustration liée à son ignorance de ces trois derniers mois lui revenait à la figure, assez brutalement. Aussi, il lui était difficile de s’endormir alors que dans sa tête défilaient des scénarios tous aussi plus virulents les uns que les autres.

- BLACK PUMPKIN


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


Rosa, love of my life:
 
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Mar 16 Jan - 16:25
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/ http://beyond-earth.forumactif.com/
Messages : 300
Âge : 37 ans
Occupation : Sergent des ravitailleurs, postée sur le Jeanne d'Arc
Habitation : Argus One
Arrivée : 2200
Pseudo : Canard
Avatar : Golshifteh Farahani
Crédits : minako (av), beylin (sign), elara (crackship)
La noirceur était totale. Pas de hublot dans la cabine d’une simple sergente pour balafrer les planchers métalliques de la lumière diffuse des étoiles. Son terminal était soigneusement rangé dans un tiroir pour éviter que la lumière ne la réveille. Rosa se sentait physiquement et mentalement épuisée, sans savoir pourquoi. Les occasionnels pots avec Khan et les gains faciles soutirés à Marcus lors de leurs soirées de poker ne suffisait plus à lui soutirer l’ombre d’un sourire. C’était sûrement temporaire. Ça n’influençait pas négativement ses performances au travail, même si ça la rendait un peu plus irritable – rien qui ne surprenait vraiment sa brigade, de toute façon. Ils l’avaient déjà vue dans de pires états.

À peine les lumières tamisées sur l’ensemble des vaisseaux, synonyme d’une nuit simulée pour ceux qui auraient déjà connu la terre ferme, elle se fourrait dans ses couvertures avec l’ambition convaincue de ne pas en ressortir avant au moins une douzaine d’heures. Ça marche, pendant un temps. Elle rêve, même, quelque chose de décousu, confus même. Son esprit convertit le souffle annonciateur de la milicienne en paroles dans sa rêverie – concrètement elle ne fait que grogner, la face enfouie dans un oreiller aplati par l’usure. C’est le courant d’air frais qui lui chatouille les côtes qui achève de la réveiller, et son cerveau met quelques secondes à faire le lien entre le murmure et la figure qui s’installe avec elle sous les couvertures. Ses yeux papillonnent dans le noir et elle se décale doucement pour laisser de la place à Anastasia, à moitié dans les vapes, ignorant entièrement l’heure qu’il peut être – et c’était sûrement mieux ainsi.

Tournant le dos à son invitée inattendue, Rosa s’octroie quelques secondes pour remettre ses pensées en place avant de répondre, la voix enrouée, un « plus maintenant » à moitié assumé. Un soupir s’échappe de ses lèvres alors qu’elle se retourne finalement sur le dos, glissant son bras sous les épaules d’Ana pour la serrer contre son torse nu. L’étroitesse du lit rendait une certaine proximité physique inévitable pour un minimum de confort, et leur amitié en avait vu des vertes et des pas mûres – rien qu’une poitrine dénudée ne saurait éclipser. Le nez dans la chevelure auburn de la milicienne, sa mâchoire se crispe à la mention de l’ancien pirate, toute trace de sommeil visiblement dissipée de son esprit fatigué. « Ouais, j’sais. » Elle savait, oui, mais elle avait oublié. Ingrate associée qu’elle était, elle avait laissé Ethan pourrir en prison, inconsciente que pendant qu’il faisait mine d’agresser Ana, elle était en sécurité à assurer de déchargement d’une quantité ambitieuse de contrebande. Ambitieuse au point où ils s’y seraient retrouvés tous les deux pour bien plus longtemps que quatre mois s’ils s’étaient fait prendre dans l’acte. Ironiquement, elle tentait de ne pas y penser, oscillant entre panique et rage chaque fois qu’elle y pensait. « On avait la paix depuis quelques mois. » Une tentative d’humour qui tranchait avec l’angoisse qui la rongeait, par moments, lorsqu’elle se retrouvait trop longtemps seule avec ses pensées. Si elle ne s’en rend pas compte, ses doigts s’enfoncent doucement, presque imperceptiblement dans l’épaule de la brune alors que son esprit divague sur les possibles réactions d’Ana une fois confrontée au retour du pirate.

« Tu vas faire quoi? » Autant demander directement; elle n’a pas l’esprit assez éclairci pour réellement faire preuve de diplomatie ou de subtilité, ce qui n’était pas non plus son fort même entièrement éveillée. Idéalement, elle éviterait de faire quoi que ce soit que l’y renverrait. Lady Grace n’était pas une amante aimable, et sans doute préférait-il s’en tenir loin. Surtout qu’une peine subséquente pourrait se révéler beaucoup plus sévère. « Il a sûrement eu sa leçon. » Au moins. Pas qu’il avait besoin d’une leçon au départ. Ana l’ignorait peut-être – sans doute.


mama called me
destructive
said it'd ruin me one day
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Mer 17 Jan - 14:19
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t83-anastasia-i-m-just-a-product-of-the-system http://beyond-earth.forumactif.com/t87-anastasia-i-may-end-up-failing-too
Messages : 435
Âge : 33 ans
Occupation : Milicienne (sergent) au Colossus 5
Habitation : Colossus 5
Arrivée : Il y a 24 ans (2203)
Pseudo : Drathir/Loreline
Avatar : Riley Keough
Crédits : avatar - Freesia ; code sign - Anesidora ; crackship - Elara ♥

Miss Sandman.
Ana & Rosa

Plus maintenant. L’espace d’un instant, la milicienne craint que sa compagne ne soit suffisamment réveillée pour s’offusquer d’avoir été dérangée de la sorte. Mais Rosa semble finalement se complaire dans un demi-sommeil, attirant instinctivement Anastasia dans son sillage. Nullement dérangée par la semi nudité de sa camarade, la jeune femme se glisse sereinement contre elle, sa tête reposant contre son épaule, y prenant une profonde inspiration. Elle oubliait, à quel point cela pouvait lui faire du bien de ne pas dormir systématiquement seule. Surtout quand elle pensait trop. A moins que ce ne soit ce petit quelque chose, comme ce grain de peau évoquant le sommeil dont lequel la douanière avait été tirée, qui avait le don de l’apaiser. Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, Anastasia garde le silence, un court instant, avant de finir par évoquer Ethan. Autant ne pas tourner autour du pot et de déclarer d’office ce qui l’avait, cette fois, empêché de dormir. Evidemment Rosa était déjà au courant, cela n’avait en soi rien d’étonnant lorsque l’on songeait à la relation qu’elle entretenait avec l’ancien pirate. Ils discuteraient sûrement, une fois qu’il serait de nouveau un homme libre. De quoi ? Difficile à dire. Au fond elle ne voulait pas le savoir. On avait la paix depuis quelques mois. Un léger gloussement lui échappe en retour, amusée qu’elle était par la plaisanterie. Mais au fond, elles sont semblables. Elles ont beau en plaisanter, aucune des deux n’a été ravie d’apprendre que l’homme avait passé plusieurs mois sur le Lady Grace. Elles lui souhaitaient pas ça. Ana non plus, malgré le fait qu’elle ait été celle qui l’y avait expédié. Elle déteste par ailleurs les sentiments qui l’étreignaient, sa colère a l’idée d’avoir été plus ou moins manipulée, puis le sentiment de honte, discret, qui la saisissait ensuite lorsqu’elle songeait au fait que tout ceci était dérisoire comparé aux mois merdiques qu’avait dû passer le pirate. Elle se sent un peu gamine, de s’offusquer pour si peu, mais s’estime malgré tout dans son bon droit.

La façon qu’a la douanière de se crisper imperceptiblement contre elle suffit toutefois à ramener la milicienne à la réalité. Et elle s’y ancre de façon définitive lorsqu’on en vient à lui demander ce qu’elle compte faire. Fini les gloussements, le soulagement ou la sympathie, seule reste une légère rancœur. Et son incapacité à gérer ça correctement. « Le frapper. Puis après j’improvise. Rétorque-t-elle simplement, pas franchement convaincue malgré tout. Ou plutôt, si, elle sait que ça se finirait comme ça. Mais pas tant à cause d’elle qu’à cause des réactions d’Ethan. Quelque chose lui soufflait qu’il serait terrible le jour de sa libération, comme si la fin de son enfer signait la possibilité de faire le con d’une façon ou d’une autre. Une façon de décompresser qu’elle aurait pu comprendre et encaisser avec plaisir, dans d’autres circonstances. Elle lui laisse toutefois le bénéfice du doute, ce qui ne fait finalement que l’inciter à envisager d’autres possibilités. Evidemment elle espérait que ça se passerait bien, qu’il se contenterait de lui donner les explications qu’elle attendait depuis tout ce temps. Des explications qu’elle comprendrait, alors elle n’aurait qu’à grogner pour la forme tout en hochant la tête et tout serait oublié. Jusqu’à la prochaine fois. Car de cela, Ana n’en doutait pas, malgré le fait que son interlocutrice semble estimer que la leçon a été comprise. J’y crois pas vraiment. J’imagine qu’il avait ses raisons. J’espère qu’il avait ses raisons, mais il recommencera si nécessaire. Il fera toujours tout ce qu’il faut, si nécessaire. » Parce qu’il était pas aussi con qu’on pourrait le croire au premier abord. Il menait sa barque, comme toujours et si cela ne dérangeait pas le moins du monde la milicienne, c’était plus difficile à avaler quand elle était impliquée dans le processus. C’est qu’elle aime pas servir les intérêts des autres Ana, parce que jamais personne ne sert vraiment les siens.

« Je suis pas emballée à l’idée d’être un pion. Surtout qu’il est pas… Fin, c’est pas toi. Qu’elle rajoute dans un souffle, ne voyant pas comment expliquer plus simplement la situation. Elle appréciait Ethan, avec le temps c’était devenu plus qu’une simple histoire de baise et d’alcool. Mais c’était pas vraiment Rosa. L’amie de toujours, avec les hauts, les bas, les vices et les confidences. C’est les qualités, les putains de défauts également. Mais ça durait depuis trop longtemps pour qu’Ana s’offusque à l’idée de devoir l’aider un jour sans même savoir pourquoi elle le fait. C’est moins agréable que d’avoir le choix, bien sûr, mais c’est plus facile quand il est question de la douanière malgré tout. Ethan y avait encore le doute, sûrement parce que finalement ils ne s’étaient jamais heurtés à une situation de ce genre, et par conséquent elle savait pas ce que ça donnerait ensuite. Peut être que ça se passerait bien, au point de la raisonner, de l’inciter à se fier plus sereinement au pirate. De faire confiance à ses combines. Pour l’heure, il n’y avait que son ignorance, et l’agacement que cela faisait naître en elle. Et ce soupir, qui lui échappe de nouveau tandis qu’elle s’agite très légèrement sous les draps, comme pour mieux s’installer, se faire sa place dans ce lit qu’elle devait connaître mieux que quiconque. Faîtes gaffe. Tous les deux. » Malgré sa rancœur, son caractère de chien, sa susceptibilité aussi parfois. Malgré le fait qu’elle sache pas vraiment ce qu’ils trafiquent tous les deux (de toute manière elle veut pas connaître les détails, ce qui est sûrement bénéfique pour tout le monde). Elle espère juste qu’ils seront prudents, autant qu’il soit possible de l’être. Tous les deux.

- BLACK PUMPKIN


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


Rosa, love of my life:
 
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Ven 19 Jan - 18:52
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/ http://beyond-earth.forumactif.com/
Messages : 300
Âge : 37 ans
Occupation : Sergent des ravitailleurs, postée sur le Jeanne d'Arc
Habitation : Argus One
Arrivée : 2200
Pseudo : Canard
Avatar : Golshifteh Farahani
Crédits : minako (av), beylin (sign), elara (crackship)
Sa langue claque contre son palais et elle lâche un soupir désapprobateur, mais ne rétorque pas. Anastasia était tout à fait dans ses droits de vouloir rendre la monnaie de sa pièce au pirate qui l’avait consciemment entraîné dans ses magouilles pour leur sauver la mise à tous les deux. La milicienne était au courant que les deux autres âmes du trio avaient leur petit emploi secondaire, pour ainsi dire – une opération qu’elle se gardait bien souvent de mentionner. Avait-elle fait le lien entre les agissements déplacés d’Ethan et une possible implication, bien qu’involontaire, de Rosa? Sans doute que non. Elle ne pouvait pas lui en vouloir de ne pas réfléchir systématiquement à ce qu’ils pouvaient faire, même avec sa bénédiction, lorsqu’elle avait le dos tourné. Alors dans l’espoir d’apaiser Ana, la douanière suggère qu’il arrêtera peut-être après, même si elle sait pertinemment qu’il sera plutôt dix fois plus prudent, mais qu’une retraite anticipée n’est pas envisageable. La réflexion de la milicienne porte toutefois l’aînée à réfléchir, les yeux rivés sur le plafond malgré la pénombre, sans pouvoir distinguer quoi que ce soit. « Bien sûr qu’il avait ses raisons, sinon il l’aurait pas fait. » D’un sens, Rosalija avait envie de dire que s’ils recommençait, il se frotterait non seulement à Lady Grace, mais aussi à elle. Un second affront ne serait plus de l’opportunisme salvateur, mais de la provocation. De l’autre, elle se considérait trop protégée dans cette histoire pour réellement en vouloir à qui que ce soit. Elle n’en voulait pas à Ethan d’avoir agressé Ana et n’en voulait pas à cette dernière de l’avoir jeté en prison.

Dur dilemme moral.

La mise en garde d’Anastasia résonne dans les oreilles de la douanière, qui accuse un bref silence. « Je vois pas d’quoi tu parles. » Bien sûr qu’elle savait à quoi la brune faisait référence. Elle ne tenait toutefois pas à impliquer son amie davantage, même si ça n’était que par ses paroles. Nier semblait une meilleure stratégie – elle n’avait pas besoin qu’Ana soit contrainte de la dénoncer devant le tribunal en avouant ouvertement ses activités illicites. « Pis tu sais qu’t’es pas un pion. » Le ton de Rosa est sans équivoque, sans appel. Si Ana pouvait distinguer quoi que ce soit, elle pourrait voir les sourcils froncés de la douanière. Contrariés, mais inquiets aussi – inquiets qu’Ana n’y voie qu’une tentative de l’acculer dans une situation sans issue, trahie par deux personnes qu’elle croyait ses amis. « Ethan c’est un fou. Et toi t’es ma reine. » Rosa expire un rire nasal, un gloussement amusé alors qu’elle passe son autre bras par-dessus la couverture pour serrer la milicienne contre elle, pressée de mettre cette histoire derrière elles. Anastasia avait du mal à dormir à cause de cette histoire, en raison de la sortie imminente de prison d’Ethan, alors le mieux qu’elle pouvait faire était de lui tenir compagnie dans son insomnie – maintenant qu’elle était réveillée, de toute façon, autant rentabiliser son temps et se changer les idées à elle aussi. « Charlie, réactive mon terminal et allume les lumières – tamisées au maximum, hein, pitié. » Aussitôt dit, aussitôt fait : un bip sonore émerge de la table de chevet minuscule collée contre son lit et les plafonniers diffusent une faible lumière jaunâtre dans la pièce. Rosalija se redresse dans son lit, attrapant l’élastique autour de son poignet pour se nouer les cheveux dans un chignon déconstruit au sommet du crâne. « On peut trouver un bar encore ouvert si tu veux, ou on peut rester ici. Je dois bien avoir de quoi grignoter et la bouteille de vodka que tu m’as offerte à mon anniversaire », énumère-t-elle avant de s’extirper du lit, fouillant dans la penderie microscopique pour trouver, parmi les uniformes, quelque chose de plus approprié à porter.


mama called me
destructive
said it'd ruin me one day
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Sam 20 Jan - 16:46
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t83-anastasia-i-m-just-a-product-of-the-system http://beyond-earth.forumactif.com/t87-anastasia-i-may-end-up-failing-too
Messages : 435
Âge : 33 ans
Occupation : Milicienne (sergent) au Colossus 5
Habitation : Colossus 5
Arrivée : Il y a 24 ans (2203)
Pseudo : Drathir/Loreline
Avatar : Riley Keough
Crédits : avatar - Freesia ; code sign - Anesidora ; crackship - Elara ♥

Miss Sandman.
Ana & Rosa

Elle nie Rosa, joue les innocentes. Comme d’habitude. Anastasia ne s’en offusque pas, elle savait que c’était dans l’intérêt de tout le monde que de ne pas divulguer trop d’informations quant à leur trafic ou autres magouilles. De toute manière la milicienne n’avait espéré aucune réponse particulière, ayant simplement tenu à lui faire part de sa mise en garde et surtout de son inquiétude. Manquerait plus que les deux tombent à cause d’une connerie, elle se sentirait alors bien impuissante, et bien seule ensuite. La jeune femme ne s’était toutefois pas attendue à ce que son interlocutrice revienne sur cette sensation de n’être qu’un pion dans l’échiquier d’autrui, une sensation qui perdurait au fil des ans, malgré tout. Ce ne sont pas tant les propos de la douanière qui raisonnent dans le crâne d’Ana que le ton qu’elle a employé pour lui faire part de son opinion. Sans appel. Il n’y avait pas à discuter, ce n’était pas ouvert au débat et ce n’était pas non plus une question. C’est un fait. Elle n’était pas pion. Elle était reine.  « T’es con. » Qu’elle rétorque dans un gloussement. Pourtant, le regard qu’elle pose sur sa compagne brillait d’une étincelle de gratitude qui démentait clairement ses propos. Elle n’était pas aussi insensible à la remarque qu’elle voulait le faire croire, et ne trouvait pas non plus cela aussi stupide. C’était juste flatteur, rassurant aussi et la milicienne sentit qu’un des étau qui avaient compressé sa poitrine jusqu’alors venait de s’envoler. Elle inspire profondément et ses doigts remontent pour effleurer légèrement la chevelure de sa camarade en retour, dans un sourire toujours aussi léger. Ce fut toutefois de bonne grâce qu’Anastasia se décala légèrement en sentant Rosa s’agiter, cette dernière réclamant de Charlie un peu de lumière, ayant au passage la bonne idée de la demander tamisée. On sait jamais avec Charlie, l’IA avait beau être intelligente justement, elle ne prévoyait pas forcément qu’un éclairage réclamé à une heure aussi tardive avait tout intérêt à ne pas être éblouissant si on ne voulait pas finir aveugle.

Rosa se redresse, attache ses cheveux et énumère différentes options s’offrant à elles pour occuper le reste de cette nuit. De nouveau la milicienne éprouve un sentiment de gratitude vis-à-vis de son amie, touchée de voir que celle-ci renonçait volontiers à toute forme de sommeil pour lui permettre de ne pas rester seule avec ses pensées. Prenant le temps de réfléchir quelques secondes, Anastasia donne bien vite la suite du plan malgré tout : « J’préfère autant qu’on reste ici, si ça te va. Pas sûre d’être d’humeur à gérer les abrutis qu’on pourrait croiser au bar. Pis je suis pas équipée pour une sortie. On sait jamais sur qui on peut tomber. Quant à sa tenue, inutile de préciser que son t-shirt trop grand, couplé à son pantalon d’uniforme, ne lui donnait pas la meilleure allure du monde. Et si cela ne la gênait pas le temps d’un trajet, elle trouvait ça un peu plus ridicule lorsqu’il est question de s’installer dans un bar pour y passer quelques heures. Douce ironie d’ailleurs que de songer au fait qu’Ana n’assumait pas forcément une tenue débraillée mais n’avait aucun scrupule à chanter comme une casserole dans un bar blindé de monde. Comme quoi. Mais du coup t’es pas obligée de t’habiller non plus, t’es bien comme ça. Se moque-t-elle gentiment, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule pour se confronter au dos encore dénudé de sa camarade tandis que celle-ci fouillait dans sa penderie sûrement aussi vide que la sienne. Ramenant ses prunelles devant elle, fixant de ce fait le mur contre lequel était appuyé le lit, elle rajouta dans un sourire. Paraît qu’à une époque tu pouvais faire les seins nus sur la plage, pour bronzer. C’est à rajouter sur notre liste de trucs à faire entre copines. » Un jour. Peut être. Quand elles auront une plage sur laquelle se foutre à moitié à poil. Anastasia sait que les chances sont quasi nulles, surtout pour qu’elles puissent en arriver là de leur vivant. Encore que, peut être si Priya était élue (seule possibilité pour mettre les pieds sur Terre le plus rapidement possible, en théorie). Mais même dans ces conditions la milicienne n’était pas convaincue. Et elle avait pas spécialement envie de voir l’état des plages là bas.

Ana ne désespère pas toutefois. Elle a pas le temps de désespérer, elle préfère rêver, s’imaginer vivre de nouveau sur la terre ferme. Ça lui manque bien sûr, elle y songe avec nostalgie et elle aimerait pouvoir partager la découverte d’une nouvelle planète avec ses proches. Quelque chose d’intense. Elle sait que ça n’arrivera probablement pas de son vivant, elle n’est pas assez sotte pour envisager le contraire. Mais elle espère malgré tout. Parce qu’on sait jamais. « J’me souviens pas, t’y as déjà touché à cette vodka ? Elle est bonne ? La curiosité est sincère. Ce que Rosa sait pas toutefois c’est que si la milicienne est aussi soucieuse de la qualité de l’alcool en question, c’est parce que celle-ci avait coûté assez cher. Or, comme à chaque fois qu’elle se fournissait auprès d’Ethan et que le prix lui faisait faire un bond, elle avait moins payé en crédits qu’en faveurs sexuelles. Et cette vodka là avait nécessité énormément de concessions de sa part au lit. Autant savoir si ça en avait valu la peine. Sinon ça lui donnerait juste une raison supplémentaire de frapper ce petit con. Promis, j’bois pas tout. » Qu’elle rajoute d’ailleurs dans un sourire, relativement consciente qu’elle pouvait boire trop assez facilement (mais ne pouvant s’empêcher de tiquer lorsqu’on l’a traitait d’alcoolique). Après tout, c’était son cadeau à elle, Ana pouvait déjà s’estimer heureuse qu’elle veuille bien partager. Ce fut en tout cas sur ce commentaire que la jeune femme finit par se redresser doucement sur le lit, s’y asseyant en tailleur après quelques étirements. Comme quoi elle avait beau ne pas être fatiguée, ou du moins ne pas être capable de dormir, son corps quant à lui faisait un peu la gueule.

- BLACK PUMPKIN


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


Rosa, love of my life:
 
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Lun 22 Jan - 22:04
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/ http://beyond-earth.forumactif.com/
Messages : 300
Âge : 37 ans
Occupation : Sergent des ravitailleurs, postée sur le Jeanne d'Arc
Habitation : Argus One
Arrivée : 2200
Pseudo : Canard
Avatar : Golshifteh Farahani
Crédits : minako (av), beylin (sign), elara (crackship)
Un rapide coup d’oeil à l’hologramme d’horloge qui trônait au-dessus de son bureau la fait rapidement acquiescer avec la milicienne. À cette heure tardive, non seulement croiseraient-elles assurément des abrutis, mais en plus, des abrutis ivres – un cocktail explosif, surtout si l’on rajoutait les personnalités respectives des deux femmes. Non, Anastasia avait raison. Autant qu’elles passent un bon moment entre amies, loin des irritants possibles. Ses doigts triant parmi les fringues suspendues dans l’armoire, Rosa s’arrête un instant, dardant un regard taquin sur le visage de son interlocutrice. Nullement gênée par sa tenue – ou l’absence de, en l’occurence –, elle pêche vite fait un pantalon large et un t-shirt qui avaient, avec le temps, perdu de leur superbe. Qu’à cela ne tienne, personne n’était réellement gâté dans le domaine de la mode sur la flotte, et chacun en était venu à accepter les faux pas vestimentaires des autres. « Je croyais que tu t’intéressais pas aux femmes de cette façon? » demande-t-elle, taquine, alors qu’elle passe le t-shirt par-dessus sa tête. Ce que lui raconte Anastasia a le mérite de faire rêver. Plage, soleil, copines? « Je signe où? » rigole-t-elle en s’avançant vers son bureau. Elle grimpe sur le meuble avec adresse, poussant la grille de l’échangeur d’air et enfonçant son bras dans le conduit jusqu’au coude. « Jusqu’à ce que ça soit possible, on va bronzer aux néons et rester blêmes comme des cadavres », regrette-t-elle, lançant un premier verre à Ana, puis un second, avant d’extirper la bouteille entière, à peine entamée. « Ça la tient au froid », se justifie-t-elle devant le regard attentif de sa collègue, non sans un petit sourire amusé. C’était sans dire que ça représentait un bon endroit de stockage considérant l’absence de rangement dans la cabine exiguë qu’elle habitait.

Rosalija replace soigneusement le grillage et descend d’un bond, atterrissant avec grâce sur le plancher froid. D’une autre cachette (soit au fond d’une paire de bottes de rechange), elle extrait un paquet de chips qui ferait largement l’affaire pour deux dans le cadre d’un goûter nocturne imprévu. « Musique, Charlie? » demande-t-elle alors qu’elle leur verse à toutes les deux un fond de vodka odorant qu’elle prend la peine de humer avec attention. La pièce se remplit d’une musique douce, adaptée à l’heure tardive (ou hâtive, selon la perception) alors que la douanière lève son verre, le faisant tinter contre celui d’Anastasia dans un toast silencieux. À leur amitié, au fait qu’il n’y avait que la milicienne qui ne s’attirait pas son courroux en venant la déranger en pleine nuit pour lui parler de quelque chose de contrariant. Ça lui faisait même plaisir, étonnamment, une fois passée la déception initiale de ne pas pouvoir continuer une nuit de sommeil de plomb. « Absolument divine. J’y ai goûté, une fois, mais j’étais toute seule alors j’ai pas forcé la note. » Pour elle, buveuse sociale qu’elle était, se servir un verre en solo était quelque chose d’étrange, d’inconfortable. La promesse d’Ana lui arrache un bref éclat de rire. « T’as bien intérêt, sinon j’en veux une autre. Deux, même, à titre de dommages exemplaires. » Ses lèvres s’étirent doucement alors qu’elle fixe le fond de son verre, l’avalant d’un seul trait avant de les resservir immédiatement. Assise en tailleur sur son propre lit, la milicienne devant elle, Rosalija ne peut s’empêcher de se transporter mentalement quinze ans auparavant, alors qu’elles n’étaient que des gamines qui finissaient leurs études à l’Académie. À croire que les bonnes habitudes n’avaient pas besoin de changer.

« Alors dis-moi, quand t’es pas dans les miens, tu te retrouves dans les draps de qui? » s’amuse-t-elle en sirotant, cette fois plus raisonnablement, le liquide clair au fond de son verre. L’audace de la question ne la fait même pas sourciller. Quoiqu’indiscrète, elle était plus que normale dans le contexte. « Pas que je sois jalouse, hein. Enfin, juste un peu. » La taquinerie est rendue évidente par l’étincelle amusée au fond de ses yeux alors qu’elle étend finalement ses jambes vers la gauche, se laissant tomber contre le mur de la chambre. L’espace était restreint, mais elles feraient avec.


mama called me
destructive
said it'd ruin me one day
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Mar 23 Jan - 15:08
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t83-anastasia-i-m-just-a-product-of-the-system http://beyond-earth.forumactif.com/t87-anastasia-i-may-end-up-failing-too
Messages : 435
Âge : 33 ans
Occupation : Milicienne (sergent) au Colossus 5
Habitation : Colossus 5
Arrivée : Il y a 24 ans (2203)
Pseudo : Drathir/Loreline
Avatar : Riley Keough
Crédits : avatar - Freesia ; code sign - Anesidora ; crackship - Elara ♥

Miss Sandman.
Ana & Rosa

« Ne jamais dire jamais. Rappelle-t-elle dans un large sourire, faisant mine de pouvoir revenir sur sa position vis-à-vis des femmes. En vérité, Anastasia n’était sûrement pas si fermée que ça. Disons plutôt qu’elle n’était pas assez sotte pour envisager ne jamais être attirée par une femme de sa vie, ou ne jamais tenter quelque chose avec l’une d’elle. Elle ne saurait prévoir, admettant même volontiers que les courbes féminines avaient quelque chose d’incroyablement séduisant et sensuel. Pourtant il est indéniable que sa préférence allait aux hommes. C’est pour cela qu’elle n’insiste pas, se contentant d’évoquer les plaisirs entre amies qui avaient existés fut un temps. De quoi la laisser rêveuse, et elle n’était visiblement pas la seule, la milicienne s’autorisant un sourire en entendant les remarques de son amie. Le sourire ne se dissipe pas même lorsque cette dernière signale qu’elles devaient se contenter pour l’heure des lumières artificielles et de leur teint blafard. Encore que Rosa avait de la chance, ses origines lui donnaient une allure moins cadavérique qu’elle. Anastasia ne commente pas toutefois, simplement amusée par leur conversation, et attrape habilement les verres que lui lançait sa compagne, désormais allongée sur le dos. Du coin de l’œil, elle remarque ainsi la cachette qui avait servi à planquer plus ou moins tout ça et la jeune femme ne peut qu’éclater de rire devant l’excuse qui lui est offerte. J’me servais de l’eau de la douche pour remplir un petit bac et j’les mettais dedans. C’était pas mal aussi. » S’amuse-t-elle en songeant à ces techniques tant pour tenter de conserver les bouteilles au frais que, parfois, pour les planquer afin qu’un invité malvenu ne tombe pas dessus. Ceci dit, l’avantage avec la petite salle de bain, c’est que personne n’y foutait les pieds. Elle n’avait qu’à la garder verrouillée pour être relativement sereine.

Une légère musique se fait alors entendre suite à l’injonction de Rosa et la milicienne ne peut s’empêcher de secouer légèrement la tête en rythme, éternelle gamine qu’elle semblait être redevenue juste pour ne pas avoir à penser au reste. Lorgnant le paquet de chips qui venait d’émerger d’une paire de bottes, Anastasia ne peut retenir sa question : « Quel parfum l’exigeante Rosalija Saroyan a-t-elle réussi à obtenir ? » Plaisante-t-elle, parfaitement consciente des goûts de sa camarade. Toutes deux regrettaient largement la nourriture qu’elles avaient pu connaître bien plus jeune. Si les insectes n’étaient pas aussi dégoûtants que ce que l’on pouvait penser, la jeune femme tuerait pour un steak bien saignant et une part de gâteau en guise de dessert, un gâteau constitué de beurre, d’œufs et de tant de produits bien gras devenus quasiment introuvable sur la Flotte. C’est pas comme si elle pouvait acheter les ingrédients pour cuisiner elle-même de toute façon, ne possédant aucun équipement pour ça et ayant encore moins de connaissances en la matière. Alors elle se contentait de ce qu’on lui servait, éprouvant le besoin parfois de manger plus que d’habitude simplement pour compenser mais n’ayant jamais été particulièrement fan des saveurs proposées. C’est un peu fade, sûrement parce qu’elle y est habituée et qu’elle n’a pas le choix que de manger ce qu’on peut lui servir de toute manière. Ana n’a pas le temps d’y songer plus longtemps toutefois que déjà son verre se voit rempli de vodka, ce qui l’intéresse bien plus que toute forme de nourriture, et c’est en silence qu’elle trinque avec son amie. Inutile de dire à quoi elles pouvaient bien trinquer, il semblait évident en cet instant précis que leur amitié était au dessus de ça. C’est pour ça qu’elle hésite à peine à avaler d’un seul coup son verre, avant même que sa partenaire ne fasse de même, offrant un large sourire un peu railleur en guise de réponse aux remarques de Rosa. Lorsqu’on la ressert toutefois, elle préfère ne pas toucher à sa boisson. Ça ne l’aurait sûrement pas dérangé si la vodka avait été sienne, mais là il s’agissait d’un cadeau et elle comptait bien tenir sa promesse de ne pas en abuser.

Se redressant simplement sur le lit, adossée contre le mur qui se trouvait derrière elle tout en conservant ses jambes dénudées sous les draps pour y être au chaud, la question de sa camarade la prend un peu au dépourvu mais l’amuse néanmoins considérablement. Elle hausse les sourcils à plusieurs reprises dans un air taquin avant de rire, de se mordiller la lèvre inférieure comme en proie à la gêne ou à l’hésitation. Elle cherche quoi répondre surtout, comment le formuler pour rendre ça un tant soit peu intéressant. Puis elle se lance. « Bah… J’ai toujours préféré un plan cul régulier, c’est plus simple. En l’occurrence, inutile de rappeler qu’Ethan incarnait justement sa dose de sexe. Rosa était parfaitement au courant de ça et Anastasia quant à elle n’avait pas envie de se remettre à parler trop longuement de l’homme qui croupissait encore sur le Lady Grace. Alors elle enchaîne. Mais du coup j’ai dû trouver autre chose. Et…. Ok, si, y en a bien un qui… Qui valait la peine d’être évoqué ce soir. Alors elle rigole de nouveau Ana puis se cale confortablement sur le lit, se penchant légèrement en avant comme pour rajouter à l’impression qu’une grosse confidence allait être faite. Elle commence alors à raconter. J’étais dans un bar, normal quoi, et là y a ce beau blond. Genre, les épaules solides, un regard hyper captivant, un sourire en coin. Evan, qu’il s’appelait. Bref, il est au comptoir et évidemment j’vais le rejoindre. On discute un peu, il est genre hyper joueur, provocateur et tout. Et, me demande pas comment, on finit par causer politique et lui c’est un pro-Leona. Du coup évidemment que j’fais genre d’être du même bord, à évoquer l’augmentation de salaire pas dégueu qu’elle nous fait miroiter et tout. Il m’interroge, j’lui explique du coup que je suis milicienne et on se met à parler de mon travail. A partir de là il commence à me dire que ça le gênerait pas d’être expédié sur le Lady Grace si c’est moi qui l’arrête, ce genre de conneries. Et ça se finit avec moi terminant son verre à lui en lui expliquant qu’il a visiblement trop bu et qu’il ferait bien de me suivre sur le champ, sans discuter. Léger gloussement, nouveau mordillage de lèvres. Evidemment, c’est dans son lit qu’elle l’a embarqué le beau blond. De là, Anastasia commence à lever le pouce. Premièrement, je l’ai attaché avec les menottes. L’index qui se lève. Deuxièmement, il m’a appelé ‘sergent’ tout du long. Un court silence suit, suspens totalement désiré tandis que le majeur s’ajoute à l’équation. Troisièmement, j’ai appris le lendemain qu’il était marié. Du coup je l’ai plus jamais revu parce que putain j’veux pas de ce genre de drama dans ma vie. » Et elle éclate de rire, mettant ainsi définitivement un terme à son histoire. Les femmes hystériques car trompées, ce qu’elle comprenait, Anastasia n’en voulait clairement pas. Elle avait voulu du sexe, pas les emmerdes qui étaient à côté.

- BLACK PUMPKIN


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


Rosa, love of my life:
 
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Ven 26 Jan - 18:44
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/ http://beyond-earth.forumactif.com/
Messages : 300
Âge : 37 ans
Occupation : Sergent des ravitailleurs, postée sur le Jeanne d'Arc
Habitation : Argus One
Arrivée : 2200
Pseudo : Canard
Avatar : Golshifteh Farahani
Crédits : minako (av), beylin (sign), elara (crackship)
« Sel et poivre », répond-elle après avoir jeté un bref coup d’oeil à l’emballage biodégradable. Autant rester dans les valeurs sûres. Les industriels de la flotte avaient mis en marché quelques saveurs… atypiques, en utilisant des ingrédients savoureux et facile à cultiver. Les algues de mer en faisaient partie – séchées et broyées, elles se révélaient salées et un peu amères, ce qui n’était pas désagréable, mais on s’en laissait vite. Déjà qu’elles étaient à base d’asticot, autant ne pas doubler ses torts d’un affront. Rosalija se pose sur le lit et ouvre le sac, le posant à la portée de leurs doigts, puis sert une première rasade d’alcool. La discussion est sans effort, comme d’habitude – même les sujets les plus délicats étaient facilement abordés avec la milicienne, quoi qu’on en dise. Elles avaient cette facilité, cette confiance qui faisait en sorte que rien n’était réellement hors de leur portée. Pas leurs vies personnelles, pas leurs opinions – politiques ou autrement. Rosa était même prête à écouter Anastasia encenser Jonathan Zafy pendant des heures pour le simple plaisir d’être en sa compagnie, de prendre un verre. La douanière avait moins de conversation, préférait écouter, absorber. Elle se plaignait, parfois, racontait une histoire cocasse qui avait eu lieu pendant un quart de travail. Rien de vraiment palpitant.

L’anecdote concernant le fameux blond avait le mérite de la faire rire. Beaucoup, même. L’hilarité causée par la fatigue et l’euphorie de se retrouver dans une telle situation en plein milieu de la nuit contribuaient certainement à son fou rire, qui manque de lui faire renverser son verre à moitié vide sur le couvre-lit. « J’arrive pas à y croire. Le mec t’a tellement bien cernée en deux heures, c’est presque insultant pour moi qui te connais depuis toujours », parvient-elle à articuler entre deux éclats de rire. Rien qu’imaginer la scène – ce qui serait sans doute troublant pour d’autres, mais n’est qu’excessivement amusant pour elle, même si elle mettait en vedette sa meilleure amie – suffit à la relancer. Une main plaquée sur la bouche pour tenter de se contenir, Rosa finit par se calmer suffisamment pour prendre une courte gorgée de sa vodka. « Reste que, sa pauvre meuf, quoi. Quel enculé. » Elle se ressert, ainsi qu’Ana, puis remet son nez dans son verre avant d’émettre un petit son, comme si elle avait une soudaine réalisation. « Faudrait qu’on le stalk sur Starchat et qu’on envoie un message anonyme à sa femme. C’était quoi son nom de famille? Son job? Je suis sûre qu’on peut le retrouver. », insiste-t-elle. Mine de rien, Rosa avait beaucoup de défauts, mais les qualités qu’elle avait, elle les exigeait des autres également; la loyauté parmi celles-ci, reine souveraine de toutes les autres.

Elle termine son verre cul sec. « Charlie, projette Starchat en mode anonyme. » Sur le mur s’affiche aussitôt le profil de Rosalija – tout sourire sur sa photo, en compagnie de la milicienne –, qui disparaît au profit d’un profil neutre, sans la moindre information. Anastasia ayant déjà les autorisations de contrôle vocal pour Charlie, elle pourrait prendre le relais directement si nécessaire. « Elle mérite sans doute mieux que ce sāohuò. » Sa main libre au fond du sac de chips, Rosalija est prête à être témoin de l’explosion.


mama called me
destructive
said it'd ruin me one day
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Ven 26 Jan - 20:41
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t83-anastasia-i-m-just-a-product-of-the-system http://beyond-earth.forumactif.com/t87-anastasia-i-may-end-up-failing-too
Messages : 435
Âge : 33 ans
Occupation : Milicienne (sergent) au Colossus 5
Habitation : Colossus 5
Arrivée : Il y a 24 ans (2203)
Pseudo : Drathir/Loreline
Avatar : Riley Keough
Crédits : avatar - Freesia ; code sign - Anesidora ; crackship - Elara ♥

Miss Sandman.
Ana & Rosa

Il n’y avait pas de tabou entre elles, pas vraiment. Certes il y avait les sujets sensibles, qui provoquaient des disputes parfois. Pourtant, au fond, il n’y a rien que la milicienne ne confierait pas à la douanière. C’est pour cela qu’elle se mord la lèvre Ana, légèrement, quand la question des hommes est abordée. Ça l’amuse plus que ça ne la gêne et il lui faut peu de temps pour réussir à rassembler ses pensées et à se confier quant à ce gars, croisé dans un bar, avec lequel elle a pu passer la nuit. En vérité elle n’aurait pas dit non à quelques étreintes supplémentaires, surtout vu le comportement du concerné sous les draps, mais apprendre qu’il était marié avait eu le mérite de mettre fin à ses envies sur ce plan. Anastasia était sûrement moins regardante quant à l’adultère, en grande partie car elle se moquait pas mal de la vie des gens, mais il était hors de question qu’elle s’embarque dans ce genre d’aventures, qui plus est pour un homme qui n’aurait servi qu’à passer le temps pendant un mois ou deux. Le jeu n’en valait clairement pas la chandelle. C’est pour cela que cette anecdote l’amuse plus qu’autre chose, pas véritablement dérangée ou perturbée par les faits qu’elle relatait, et le fou rire de Rosa ne fait que démultiplier le sien. Elle rigole ainsi de son côté, peinant à finir ses explications. L’hilarité redouble quand son amie en vient à signaler que le dénommé Evan l’avait décidément bien cernée. Ce n’était pas faux. « En même temps c’est tellement cliché. Chuis une fille facile. Qu’elle rétorque, hilare et nullement dérangée à l’idée de se considérer comme tel. Elle n’en avait pas honte, ne voyant pas en quoi elle devrait s’inquiéter pour sa dignité simplement parce qu’elle s’amusait une fois la nuit tombée. Tant qu’il y avait consentement, tout allait bien dans le meilleur des mondes pas vrai ? J’ai peut être eu de la chance. Enfin… Partiellement. » Fallait que le défaut du gars soit d’être marié. Tout bêtement.

Gloussant encore un peu malgré elle, Ana se rend vite compte que son verre rempli est contraignant dans ce genre de situation. C’est pour cela, du moins c’est ce qu’elle dira, qu’elle le vide d’une traite avant de le poser sur la table de chevet afin de ne plus avoir à s’en soucier pour l’heure, préférant ne pas encore tout boire d’un coup juste après que Rosa l’ait resservi. Hochant la tête à la remarque de cette dernière quant à la femme probablement ignorante des infidélités de son mari. On ne pouvait décidément faire confiance à personne. La jeune femme n’a toutefois pas vraiment le temps de commenter que déjà son interlocutrice semble avoir une illumination. C’était évident et la milicienne la connaissait trop bien pour ne pas passer à côté de ce signal, celui là même qui l’incite à fermer sa gueule afin de la laisser parler librement. Le sourire est déjà là toutefois, comme si elle ne doutait pas du fait que sa compagne aurait un commentaire pertinent à faire. Anastasia ne s’était cependant pas attendue à une telle idée, elle aurait dû pourtant, et elle ne peut qu’éclater de rire face à la proposition. Elle rit, mais à aucun moment il ne lui viendrait à l’esprit de refuser une telle activité, aussi se contente-t-elle de s’installer confortablement pour pouvoir fixer l’écran starchat qui apparaissait sur le mur. « On est vraiment trop bonnes. » Commente-t-elle simplement en voyant la photo de profil de sa camarade, secouant légèrement la tête comme si cela semblait justement impossible que de telles beautés puissent exister. La photo laisse toutefois place à un profil neutre qui lui arrache l’esquisse d’un sourire. En vérité elle ne pouvait s’empêcher de trouver facile de commenter en anonyme, mais cette fois ci était différente. C’était toujours différent quand il était question de Rosa de toute manière.

« Charlie, cherche Evan Stevens. Tandis que la recherché s’effectue, la jeune femme pivote en direction de sa compagne, tapotant de l’index sur sa peau pour attire son attention. En vrai il m’a dit s’appeler Evan Johnson mais j’ai vérifié parce que voilà, déformation professionnelle, et c’était des grosses conneries. C’est également ainsi qu’elle s’était méfiée et avait finalement appris l’existence d’une autre femme, plus légitime, dans l’équation. Difficile donc de se sentir mal à l’aise à l’idée d’avoir fouiné dans la vie d’un homme quand on finissait par apprendre ce genre de vérités dans le processus. Quoi qu’il en soit l’attention de la milicienne se reporte finalement sur le profil de l’homme qui venait d’apparaître. Hmm… Quel gâchis. Marmonne-t-elle en revoyant des photos de l’homme. Du bout du doigt, elle fait défiler dans le vide les post starchat du concerné, cherchant quelques informations quant à sa vie privée. Elle s’arrête toutefois face à un post datant du lendemain de la nuit qu’elle a passé avec lui, il y a de cela quelques semaines. Fronçant les sourcils, se redressant légèrement comme dans l’optique de mieux lire un texte pourtant parfaitement visible, elle finit par commenter. ’Encore une soirée médiocre, en espérant pouvoir trouver mieux la prochaine fois, smiley clin d’œil smiley clin d’œil’ mais…… MAIS FILS DE PUTE VA ! D’où ça soirée médiocre ? Ta petite bite de cinq centimètres elle a sûrement jamais rien connu de mieux dans sa vie ! Bordel, si j’avais moins de respect pour la bouffe, j’balancerai mes chips à travers la pièce juste pour montrer comme je suis pas jouasse. Grogne-t-elle en enfournant ladite poignée de chips dans sa bouche pour compenser. Sa façon soudaine de manger comme un porc suffit à l’amuser elle-même, la faisant rire, si bien qu’elle manque de s’étouffer. Ramenant son poing contre sa poitrine afin d’encaisser ses difficultés respiratoires, elle achève de manger ce qu’elle avait en bouche avant de secouer la tête, de nouveau outrée. Bon, on trouve sa femme et on lui dit tout. Si seulement j’avais eu des photos de cette nuit, je les lui aurais données sans hésiter tiens. Juste pour le pourrir, ce gros bâtard. »

- BLACK PUMPKIN


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


Rosa, love of my life:
 
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Sam 3 Fév - 4:07
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/ http://beyond-earth.forumactif.com/
Messages : 300
Âge : 37 ans
Occupation : Sergent des ravitailleurs, postée sur le Jeanne d'Arc
Habitation : Argus One
Arrivée : 2200
Pseudo : Canard
Avatar : Golshifteh Farahani
Crédits : minako (av), beylin (sign), elara (crackship)
« Tu dis ça avec tellement de fierté, c’en est presque triste. » Rosa soupire, secouant la tête pour exprimer une fausse déception hilare. Entendre Ana dire qu’elle était une fille facile ne lui faisait pas un pli et elle était loin de la juger pour ça, même si elle n’était pas aussi libertine. Il n’en demeure pas moins que tant qu’elle restait au sommet de la pyramide des priorités de la milicienne, Rosa n’avait aucun problème avec les fréquentations plus ou moins sérieuses qu’elle pouvait avoir. Que l’on puisse la remplacer à titre de personne la plus importante aux yeux d’Ana la terrorisait sincèrement. Inconsciemment. C’était à se demander si la douanière encourageait les histoires d’un soir au profit des relations sérieuses pour éviter de se retrouver reléguée au rang de troisième roue. Les yeux posés sur le profil qui s’efface doucement, elle sourit au commentaire de son amie, se balançant doucement pour aller frapper doucement son épaule avec la sienne, tout sourire.

Anastasia prend contrôle de Charlie et Rosa tire doucement les couvertures sur elle, persuadée qu’elles s’élançaient dans une aventure plus qu’amusante. Ça ne serait certainement pas enrichissant, et même la trentaine bien entamée – et presque finie dans le cas de la douanière – ne suffisait pas à la dissuader de jouer à l’adolescente, même le temps d’une soirée. Après tout, une adolescence terrienne ne ressemble en rien à celle passée sur la flotte, constamment à distance de terminal d’un parent tyrannique. Rosa n’avait pas réellement de bons souvenirs de son adolescence, plutôt dépourvue de points forts. Ça n’était qu’au début de sa spécialité, lorsqu’on lui avait présenté Ana, qu’elle s’était réellement émancipée de l’influence maternelle. « Je suis fière de toi », déclare solennellement la douanière avec un mouvement de tête assuré, pouffant de rire après quelques secondes d’un sérieux peu crédible. C’était tellement… Ana que de faire des recherches sur ses coups d’un soir. Jamais elle ne se laisserait prendre au dépourvu, et c’était tout à son honneur. « J’avoue, il fait pas mal aux yeux », approuve la brune, les sourcils haussés, alors que les photos défilent. Elle ne fait pas attention à ce qui est écrit, détaillant plutôt le regard perçant de l’homme sur les images. Pas difficile de croire que quelqu’un ait réussi à mettre le grappin dessus, même s’il ne semblait pas aussi agréable à l’intérieur qu’il pouvait l’être à l’extérieur. Rosa avait d’innombrables défauts, mais la traîtrise n’en était pas un. La loyauté était une qualité qu’elle prônait au-delà de toutes les autres.

Lorsque son amie s’indigne devant la publication de l’homme, Rosa ne peut s’empêcher d’éclater de rire, partiellement aux énormités qui apparaissaient sur le mur et en partie aux explétifs de la milicienne. L’hilarité redouble alors que la rouquine s’étouffe avec sa bouchée de chips – Rosa tapote doucement dans son dos, consciente que ça ne servait à rien, pour l’apaiser. De toute évidence, elles étaient sur la même longueur d’ondes, et Rosa comptait bien venger à la fois l’honneur de sa meilleure amie et celui de la femme de l’homme adultère, même si elle ne la connaissait pas. « Attends, je crois que j’ai vu un truc tout à l’heure. » Rosa fait défiler les publications, tentant de repérer ce qu’elle avait aperçu auparavant; lorsque ses yeux se posent sur le lien éloquent, elle se met à agiter les mains. « Regarde là! “Cinq ans d’amour avec ma chérie Lynn Matsuya…” Oh la la, après il essaie de faire croire qu’ils filent le parfait bonheur, quel enfoiré », crache-t-elle en portant son verre à ses lèvres. D’un geste rapide, elle ouvre le profil du nom identifié dans la publication et tombe effectivement sur la page qui semble être celle de la femme de Stevens. Faisant défiler les photos et les articles partagés, elle tombe finalement sur une petite pépite qui lui fait plaquer sa main couverte d’assaisonnement de chips sur les lèvres. « Je rêve. “Enfin eu le OK pour un bébé! À venir sous peu, un petit Stevens-Matsuya… Coeur coeur.” Le mec lui dit qu’il va lui faire un gosse d’un côté, pis après il se retourne et drague la première venue. Sans vouloir te manquer de respect forcément », précise-t-elle, soucieuse de ne pas heurter Anastasia.

Elle pince les lèvres. « Tu penses que… tu pourrais faire une petite entorse à la règle et fouiller dans le système avec ton autorité comme milicienne pour trouver son code de terminal? » propose la douanière, consciente qu’il s’agissait là d’un manquement aux valeurs militaires. De l’autre côté… elle méritait de savoir. Contacter la femme trompée semblait un bon prétexte pour ignorer la règle.


mama called me
destructive
said it'd ruin me one day
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Dim 4 Fév - 22:58
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t83-anastasia-i-m-just-a-product-of-the-system http://beyond-earth.forumactif.com/t87-anastasia-i-may-end-up-failing-too
Messages : 435
Âge : 33 ans
Occupation : Milicienne (sergent) au Colossus 5
Habitation : Colossus 5
Arrivée : Il y a 24 ans (2203)
Pseudo : Drathir/Loreline
Avatar : Riley Keough
Crédits : avatar - Freesia ; code sign - Anesidora ; crackship - Elara ♥

Miss Sandman.
Ana & Rosa

L’approbation de sa camarade lui arrache un léger sourire. Faut croire qu’elles avaient des goûts relativement similaires, si l’on mettait de côté la fascination de la douanière pour les moustaches. Cela n’avait jamais dérangé Anastasia d’envisager qu’elles aient pu toucher aux mêmes hommes, du moins lorsqu’elles n’éprouvaient rien pour ces derniers. Or, les deux femmes avaient, pour des raisons différentes, des vies sentimentales proches du néant ce qui empêchait finalement tout retournement de situation dramatique entre elles. Et ça, c’était une bonne chose. Quoi qu’il en soit Ana s’approprie donc Charlie encore un peu, faisant défiler les pages starchat de son récent coup d’un soir, jusqu’à tomber sur un message de ce dernier la concernant. Alors elle s’offusque, elle peste, aussi vulgaire qu’il lui soit possible de l’être. Elle manque de s’étouffer avec sa nourriture, accentuant l’hilarité du moment et peine d’autant plus à récupérer son souffle lorsqu’elle sent la main de son amie tapoter son dos en guise de soutien inefficace. Elle se sent d’autant plus ridicule, mais le ridicule ne tuait pas. Encore moins avec Rosa. Alors la milicienne se contente de se ressaisir, essuyant ses lèvres d’un revers de main, achevant ainsi de dégueulasser ladite partie de son corps avec des restes de chips, avant de prendre la décision de trouver l’identité de la femme de cet ancien coup d’un soir. Lui faire payer ses propos à son égard avait bien plus de valeur à ses yeux à elle que l’idée de mettre au clair des tromperies au sein d’un couple dont elle ignorait tout. Elle était loyale Ana, pas suffisamment pour vouloir s’immiscer dans des affaires qui ne la concernaient pas. Son sens de la justice n’était pas aussi poussé, ou tout du moins pas assez focalisé sur des drames de nature conjugale.

Ce fut la douanière qui prit les devants, reprenant le contrôle afin de faire défiler des publications jusqu’à en trouver une où la compagne d’Evan fut évoquée. Le commentaire concernant celle-ci suffit à lui faire lever les yeux au ciel en signe d’écœurement.  « Cinq ans putain. Si ça se trouve il la trompe depuis le commencement en plus. Ce qui accentuerait très clairement le foutage de gueule, bien qu’Ana concevait volontiers qu’une tromperie le temps d’un soir ou deux pouvait être largement suffisante pour ruiner la confiance. Et à juste titre. S’emparant de son verre abandonné dans un coin, Ana en savoure une nouvelle gorgée tout en continuant d’étudier les textes et images qui défilaient sous ses yeux. Désormais elles étaient sur le profil de la femme et rapidement une publication attire leur regard à toutes les deux. Rosa a beau faire la lecture, le regard de la milicienne bondissait de mot en mot et elle hausse un sourcil progressivement, tout aussi choquée que son amie. Encore que, cela n’avait malheureusement rien de surprenant, ce qui ne rendait pas l’action moins dégueulasse pour autant. Les propos de la douanière était juste et Anastasia se contente de secouer brièvement la main pour balayer les excuses de son amie quand celles-ci sortent, nullement offusquée par sa façon de voir les choses. C’était on ne peut plus vrai et, libertine qu’elle pouvait être, elle ne se sentait guère insultée d’être ainsi considérée comme ‘la première venue’. C’est ce qu’elle était, et son ego n’était pas suffisamment démesuré pour nier cette vérité ci. Ce qui me tue, c’est que t’as des parents fous amoureux l’un de l’autre, hyper aimants et tout…. Qui pourront jamais avoir un deuxième enfant, juste pour que ces gens là aient leur chance. » Evidemment elle ne voulait pas vraiment blâmer la femme ici, il n’empêchait que ce couple mal assorti de par les comportements de l’époux lui donnait la nausée.

Anastasia ne développe pas plus avant sa pensée toutefois, de prime parce qu’elle avait plus ou moins tout dit mais également parce que la parentalité n’était pas spécialement un sujet qu’il était encore nécessaire d’aborder avec Rosa. De toute manière cette dernière enchaînait rapidement, proposant de se servir des informations que pouvait obtenir Ana dans le cadre de ses fonctions afin de contacter la dénommée Lynn. Un sourire amusé naquit aussitôt sur les lèvres de la milicienne qui se redressa légèrement, comme offusquée. « Mais enfin madame, c’est contraire aux règles. C’est une infraction. Je pourrais vous menotter à ce lit et vous obliger à m’appeler sergent ! Le sourire s’élargit et les yeux pétillent. Un clin d’œil suit de près cette fausse menace avant que la jeune femme ne jette un coup d’œil à son pantalon échoué au sol, plus loin. Tendant le bras vers ce dernier, elle lâcha alors avec un grand sérieux : Charlie, apporte moi mon pantalon. - Il m’est impossible de réaliser une action physique sur un… Bordel et dire qu’on est convaincu de posséder une technologie hors du commun. Fait-elle mine de soupirer avant de se lever, délaissant le lit le temps de récupérer son terminal dans la poche du vêtement. Se ré-installant sous les couvertures, en position assise malgré tout, la jeune femme commence à se servir de son terminal et de ses accréditations pour trouver le code de celle qu’elles désiraient contacter. Visiblement Anastasia ne semblait pas avoir de scrupules à se servir ainsi de ses maigres pouvoirs, suivant sa propre logique et sa propre conscience pour cela. Qui plus est, Rosa avait eu l’idée, mais même sans cela la douanière n’était pas vraiment en mesure de critiquer. C’est bon, j’ai. Le code est transféré d’un revers de main sur le terminal de Rosa, leur évitant ainsi de devoir retourner sur Starchat et de reprendre leurs recherches depuis le début.  On lui dit quoi du coup ? ‘Bonjour, vous ne me connaissez pas mais je sais de source sûre que votre mari Evan machin a été surpris en train d’embrasser une autre femme puis de passer la nuit avec elle le soir du 27 décembre’ ? C’est… Je sais pas trop comment on annonce un truc pareil. J’ai les heures aussi, si jamais. » Précise-t-elle, ayant encore une idée assez précise du moment d’arrivée et de départ de l’homme dans sa cabine. Et bien que n’étant pas contre l’idée de mettre en garde la femme trompée, elle ne savait pas le moins du monde comme lui dire cela.

- BLACK PUMPKIN


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


Rosa, love of my life:
 
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Mer 7 Fév - 19:49
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/ http://beyond-earth.forumactif.com/
Messages : 300
Âge : 37 ans
Occupation : Sergent des ravitailleurs, postée sur le Jeanne d'Arc
Habitation : Argus One
Arrivée : 2200
Pseudo : Canard
Avatar : Golshifteh Farahani
Crédits : minako (av), beylin (sign), elara (crackship)

Cinq ans. C’était une durée qui dépassait l’entendement pour la petite Rosalija, qui n’avait eu que des exemples pitoyables en matière de relations durables tout au long de sa vie. Ses parents avaient divorcé alors qu’elle n’était que gamine, et en rétrospective, elle réalisait que ça faisait sûrement longtemps qu’ils ne s’entendaient plus. Sa propre relation la plus longue avait duré à peine deux ans, incluant une longue descente dans l’indifférence et le ressentiment. Anastasia enchaînait les conquêtes sans désir réel de se poser. Ethan ne faisait guère mieux, tout comme l’ensemble de son cercle d’amis. Cinq ans? Impensable. Inconcevable. Comment pouvait-on supporter quelqu’un si longtemps, de toute manière? De toute évidence, le fameux Evan pensait comme elle, mais préférait jouer la carte du mensonge et de la facilité plutôt que d’être honnête avec la femme qui l’aimait. Chacun sa technique, chacun son mécanisme de survie, même si les spectateurs n’étaient pas obligés d’adhérer à sa philosophie. La douanière secoue la tête. « Que ce soit une fois ou plusieurs, ça reste pareil : c’est un bâtard de première et personne mérite ça. » Elle était convaincue de ce qu’elle disait et ses sourcils froncés en témoignaient, presque trop compatissante, trop vengeresse pour le bien d’une personne dont elle ignorait l’existence cinq minutes auparavant. Le constat d’Anastasia achève de la convaincre. D’autres n’auraient pas de deuxième chance, et elle, la femme trompée, se retrouverait avec un bébé tout neuf et un mari adultère sur les épaules. Alors elle propose l’illégalité, Rosa, de tordre les règles pour le bien de ses propres idéaux, même si ça veut dire faire porter le risque à Anastasia – qui accepte gracieusement, non sans feindre un outrage qui tire à la douanière un ricanement amusé.

Rosalija observe alors les machinations de la milicienne, qui pianote doucement sur son terminal pour récupérer le code de la femme lésée. En deux temps, trois mouvements, un bip discret assorti d’une notification projetée au mur lui confirme qu’Anastasia a bien rempli sa mission. Elle a désormais l’information de contact d’une inconnue sur son terminal, et si elle devrait être intimidée, gênée de cette intrusion dans la vie personnelle de la femme, au contraire – la justice lui bout dans les veines, sa propre définition de ce qui est juste. Elle était toujours disposée à faire une bonne action, peu importe ce qu’on pouvait lui reprocher. L’impulsivité et la bonne volonté n’avaient pas à faire mauvais ménage. « Pourquoi tu te tortures les neurones comme ça? » qu’elle lui demande finalement, faisant passer son regard des images projetées sur le mur à Ana dans un mouvement brusque. « T’as rien à te reprocher. Tu lui dis direct que c’est toi la fameuse meuf, qu’il a menti sur toute la ligne, qu’elle ne mérite pas ça et que du coup tu lui fais le message que son mari est un porc qui a aucun respect pour elle. » Rosa s’étire sur le lit pour récupérer son terminal; l’image projetée s’éteint, puis se rallume lorsque l’appareil détecte une nouvelle position relativement stable. Ses doigts habiles pianotent sur son propre terminal. Appel à : Lynn Matsuya. J’établis la connexion, un instant. La voix de Charlie retentit dans la pièce, confrontant Anastasia à l’inévitable. « Tu lui balances tout ça bien proprement. Puis si elle te demande de témoigner au divorce, j’espère que tu diras oui », précise la douanière en engloutissant quelques chips, dont le craquement manque de couvrir la réponse de leur nouvelle interlocutrice. « Euh, bonjour? » fait la voix, visiblement confuse, d’une jeune femme. De toute évidence, elle ne reconnaissait pas l’identification de Rosa – avec raison, puisqu’elles n’avaient jamais eu le moindre contact. Voyant qu’Anastasia hésitait, elle lui enfonce ses orteils dans la cuisse, comme pour l’inciter à parler.


mama called me
destructive
said it'd ruin me one day
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Jeu 8 Fév - 15:28
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/t83-anastasia-i-m-just-a-product-of-the-system http://beyond-earth.forumactif.com/t87-anastasia-i-may-end-up-failing-too
Messages : 435
Âge : 33 ans
Occupation : Milicienne (sergent) au Colossus 5
Habitation : Colossus 5
Arrivée : Il y a 24 ans (2203)
Pseudo : Drathir/Loreline
Avatar : Riley Keough
Crédits : avatar - Freesia ; code sign - Anesidora ; crackship - Elara ♥

Miss Sandman.
Ana & Rosa

Bien sûr qu’elle réfléchit, bien sûr qu’elle se demande comment formuler sa phrase, comment expliquer à cette femme que son homme a été surpris avec une autre. Anastasia ne croit pas que tout déballer de but en blanc soit une solution, imaginant aisément l’épouse choquée plus qu’autre chose, puis plongée dans un sale déni. Alors elle cherche à trouver une solution, une façon d’aborder le sujet, le tout sans avoir à trop se mouiller. L’anonymat, elle y tient farouchement en cet instant précis, peu envieuse de se retrouver à des histoires dramatiques alors qu’elle s’en moquait. Dire la vérité à une inconnue, oui. Devoir se placer dans une situation délicate pour le faire, non. Rosa semble toutefois ne pas partager le moins du monde ses doutes ou sa retenue, la douanière lui demandant presque brusquement pourquoi diable elle se prenait la tête avec ce genre de sottise. Fronçant les sourcils, la milicienne relève les yeux vers son amie, en quête de soutien et de réponses. L’aide se manifeste, mais pas de la façon qu’elle espérait. « Quoi ? Nan mais… Non ! » S’exclame-t-elle, surprise et nullement enchantée par le plan qu’on lui proposait. Cela lui semble parfaitement ridicule. Déjà annoncer qu’elle était celle qui avait couché avec l’homme adultère lui semblait être une très mauvaise idée. Manquerait plus que sa femme se mette à pleurer comme une folle durant l'appel et elle ne saurait plus où se mettre. Une crise de nerfs, de longues minutes plaintives qui suffiraient toutefois à la faire se sentir mal, et un couple ruiné. Sans parler d’Ethan et de tout ce qui lui encombrait déjà le crâne. Qui plus est, elle ne tenait pas à annoncer les choses aussi brutalement, estimant que la femme qu’elles allaient déranger n’était peut être pas dans un bon jour. Pire, accompagnée alors qu'elle lui dirait la vérité.

La milicienne n’a toutefois pas le temps de mettre des mots sur son ressenti, désireuse d’expliquer que sa rage passagère n’était pas pleinement sincère et que non elle n’aurait sûrement pas osé envoyer des photos d’elle nue avec l’homme, que Rosa s’était déjà emparée du terminal, jouant brièvement avec jusqu’à ce que la voix de Charlie résonne pour signaler que la connexion avec la dénommée Lynn était en train de se faire. Putain. Pourquoi diable s’était-elle servie de ses accréditations pour obtenir ce code déjà ? « Fausse amie, tu me… Pas le temps de la menacer, déjà une nouvelle voix, féminine, se fait entendre. Bonjour ? Et cette voix presque fluette, qui semble se demander ce qu’un inconnu peut bien le vouloir, donne presque la nausée à Ana. Putain. Elle allait juste foutre sa merde dans la vie de quelqu’un au nom d’une pseudo justice peut être nullement désirée par la victime. Tendue, ce fut l’espèce de coup de pied de sa camarade qui la ramène à la réalité. Un coup d’œil furieux en sa direction, puis une inspiration, profonde, afin de ne pas faire ressentir à son interlocutrice ce qu’elle éprouvait réellement. Bonjour ! Je… Nous ne nous connaissons pas mais je voulais savoir si vous aviez un moment à m’accorder ? Ce ne sera pas long. - Mais qui êtes vous ? Vous avez vu l’heure ? La jeune femme jette un coup d’œil courroucé à son amie, comme pour la blâmer de cet oubli. Ouais, est ce qu’elles avaient vu l’heure ? Non. Trop focalisées sur leur conversation, trop envieuses d’oublier ce qui pouvait les perturber, elles avaient oublié qu’elles étaient en train de passer un appel à une heure plus qu’indécente. Se raclant légèrement la gorge, la milicienne ne se laisse pas démonter toutefois. Je suis désolée, j’ai cherché à vous contacter sur un coup de tête. Je voulais vous dire que… Il y a quelques temps j’ai passé la nuit avec un homme et il s’avère qu’il s’agit de votre mari. Je me disais que vous voudriez peut être être tenue au courant de ses… Infidélités. Elle lève les yeux au ciel, se sentant incroyablement conne et se blâmant déjà d’une telle honnêteté. Le silence qui se prolonge suite à cette annonce ne fait que renforcer son malaise et l’incite à observer de nouveau Rosa, un pli soucieux barrant son front. Silence. Encore. - Et ? La question la prend au dépourvue. Et, quoi ? C’était pas suffisant comme annonce ? - Et euh… C’est tout ? Comme si ce n’était pas déjà assez. Vous me pensez assez idiote pour ne pas le savoir ? Merci Rosa. Merci, vraiment. Vous réveillez les gens au beau milieu de la nuit pour foutre votre merde dans le fonctionnement d’un couple et vous espérez que je vais vous accueillir chaleureusement ? Si des salopes dans votre genre avaient autre chose à faire que de sauter tout ce qui bouge, le monde se porterait sûrement mieux. Maintenant ne vous avisez plus d’approcher mon mari ou de vous mêler de ce qui ne vous regarde pas, ou je préviens la milice. La communication est alors coupée, laissant la milicienne les yeux écarquillés, muette et immobile. … Ouah. » Fut tout ce qu’elle parvint à dire, après quelques minutes.

- BLACK PUMPKIN


† Tu sais, ce soir j'ai lu dans mon corps relâché le manuel torturé de cette danse exaltée. J'ai même glissé ma langue dans des bouches saliveuses, dans de tout petits angles où l'on voit qu'les muqueuses. Puis là je suis rentré bel et bien les mains nues, avec cet air déjà vu et l'envie de surplus.


Rosa, love of my life:
 
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     Mer 21 Fév - 18:27
avatar
http://beyond-earth.forumactif.com/ http://beyond-earth.forumactif.com/
Messages : 300
Âge : 37 ans
Occupation : Sergent des ravitailleurs, postée sur le Jeanne d'Arc
Habitation : Argus One
Arrivée : 2200
Pseudo : Canard
Avatar : Golshifteh Farahani
Crédits : minako (av), beylin (sign), elara (crackship)

Elle ne regrettait pas d’avoir insisté, Rosa, pour qu’Anastasia appelle la femme lésée de son coup d’un soir. À  vrai dire, elle n’avait pas vraiment poussé la milicienne à bout – elle avait simplement pris les choses entre ses mains. Un peu culotté, peut-être, audacieux, voire irréfléchi; ça ne l’embêtait pas outre mesure. Ana se débrouillait bien, plus éloquente qu’à son habitude, sans doute en raison d’une certaine gêne. La voix féminine leur fait remarquer l’heure. Alors que la milicienne darde un regard noir sur elle, Rosa ne fait que hausser les épaules, comme pour se dissocier de tout sentiment de culpabilité qu’aurait pu éprouver son interlocutrice. Les chiffres sur le cadran n’étaient-ils pas qu’un détail dans le schème infini des choses? Ne réalisait-elle pas que les nouvelles étaient sans doute dramatiques si l’on prenait la peine de la réveiller aux petites heures du matin? La conversation se poursuit et, à l’instar d’Ana, la douanière ne peut s’empêcher de froncer les sourcils au silence qu’accuse la femme au téléphone. Soit elle était choquée par la révélation et tentait de démêler rapidement ses sentiments contradictoires, soit elles auraient une surprise de taille.

C’est finalement les aveux de l’interpellée qui brisent le silence, et les épaules de Rosa s’affaissent, à mi-chemin entre le désespoir et l’hilarité. Vraiment, quel genre de personne prenait ce genre de chose à la légère? Pourquoi s’abaissait-elle au niveau de ce crétin de premier ordre? « J’en. Reviens. Pas. » La ligne s’était coupée brusquement quelques instants auparavant, laissant les deux femmes dans le silence à nouveau avant que la douanière ne reprenne la parole. « Faut vraiment pas avoir de respect pour soi-même pour penser comme ça. » Elle soupire. Mine de rien, ça la porte à réfléchir. Qu’est-ce qu’elle pouvait bien se dire pour endurer une telle situation? Peut-être que c’était dans l’espoir d’avoir un enfant, comme ils avaient vu sur le fil Starchat. Dans tous les cas, tant qu’à faire un gosse avec un salaud, autant trouver quelqu’un d’autre – même si elle supposait aisément que ça la retarderait de plusieurs années. Peut-être qu’elle faisait la même chose de son côté, qu’est-ce qu’elles en savaient, en vrai. Peut-être qu’elle était juste conne, aussi; ça arrivait. Rosalija expire bruyamment par le nez, se laissant tomber lourdement sur le dos dans son lit. « Allez, on a fait suffisamment de bêtises pour ce soir », fait-elle, avant de lâcher un petit rire et de rouler jusqu’au fond du lit, laissant le reste de la place à la milicienne. Elles étaient passées des larmes au rire, pratiquement, non sans combattre la fatigue causée par l’heure tardive, malgré les sensations fortes des derniers moments. Alors qu’Anastasia se pose près d’elle, Rosalija reprend leur position initiale, son bras autour des épaules de son amie. « T’as intérêt à aller me chercher mon petit-déj’ demain », insiste-t-elle en guise de bonne nuit, se laissant doucement emporter par le sommeil.

****


mama called me
destructive
said it'd ruin me one day
MessageSujet: (#) Re: Miss Sandman [Rosa]     

RÉPONSE RAPIDE