when the truth comes out // david
MessageSujet: (#) when the truth comes out // david     Sam 8 Déc - 18:22
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.

Bientôt sept mois déjà qu'elle avait quitté Byblos. Lise ne s'en rendait pas vraiment compte, parce que le temps était passé à toute allure. Beaucoup de choses avaient changé, l'empêchant de se poser suffisamment longtemps pour ressentir le manque de la planète qui l'avait vue grandir. L'arrivée de Demyen et la possibilité d'envoyer et recevoir des messages vidéo de la part de ses parents l'avaient bien aidé aussi, il fallait le dire. Elle avait beau être à des milliers (milliards ?) de kilomètres de son chez-soi, elle se sentait bien. Peut-être était-ce aussi parce qu'elle rentrait tout juste de voyage que la byblienne se sentait au meilleur de sa forme. Elle avait passé les deux dernières semaines sur Byblos, après avoir eu l'autorisation de son supérieur de quitter la flotte pour un temps donné : elle aurait l'occasion d'écrire sur ce qu'il se passait là-bas, de quoi satisfaire les lecteurs bybliens du Stellarian Tribune. Alors Lisbeth avait fait son sac, pris un dernier verre en compagnie de ses amis et s'était envolée pour la planète sableuse. Les retrouvailles avec ses parents avaient été fortes en émotions sans surprise, et de ces deux semaines Lise n'avait pas eu une minute à elle. Sans arrêt en vadrouille pour le journal, mais aussi afin de voir tout le monde : famille, amis, anciens collègues, elle avait rendu visite à tous les bybliens qu'elle connaissait. Le retour avait été éprouvant, et plus que jamais son teint halé par Gattaca avait tranché avec celui des équipes stellariennes qui avaient accompagné le vaisseau jusqu'à la flotte. Elle avait fait le plein d'énergie sur Byblos, avait rechargé ses batteries sans pour autant s'être réellement reposée. Et à peine avait-elle posé les pieds sur le Columbiad la veille que son terminal s'était mis à vibrer comme un fou à la réception de messages de ses proches. Alors, de retour ? , On se voit quand ? , T'es là ? ce qui lui avait arraché un sourire touché : la brune s'était construit une vie sur la flotte aussi, et voir que son retour n'avait pas été oublié lui faisait chaud au coeur. En particulier quand elle reçu un message d'un certain David qui s'était souvenu de son arrivée, mais aussi d'une vieille promesse faites autour d'un verre. T'es prête pour l'australe ? J'ai eu mon samedi ! J'sais que t'es rentrée, t'as pas d'excuse. Elle avait ri en le lisant, parce que la proposition avait des airs d'obligation presque de menace puis aussi un peu parce qu'au fil des semaines David et elle s'étaient rapprochés et que mine de rien, il la faisait beaucoup rire. Souvent pour un rien. Crevée par le voyage, elle lui avait répondu un bref À vos ordres capitaine. en oubliant de lui demander une heure de rendez-vous ou même un lieu et s'était écroulée dans son lit.

Lise avait eu la présence d'esprit de mettre un réveil suffisamment tôt pour ne pas être en retard. Les australes débutaient généralement en milieu de matinée et si elle n'avait rien demandé à David la veille, elle s'était doutée qu'ils n'allaient pas y aller en fin de journée quand les étales étaient vides. Alors encore emmitouflée dans sa couette elle avait cherché son terminal par terre à côté de son lit regrettant la chaleur de Byblos lorsque son bras avait du affronter la fraîcheur de la flotte. Décidément, elle qui commençait à s'y habituer avant de partir était revenue à la case départ. David lui avait envoyé un dernier message, mais elle s'était déjà endormie et ne voyait ce dernier que maintenant : elle avait tout juste le temps de se préparer et de le retrouver en face de chez lui. Une chance, alors, qu'ils habitent sur le même vaisseau. Sautillant dans son jean pour l'enfiler, elle attrapa un pull en mailles en sortant de la douche et laça ses chaussures avant de partir. Une tenue qu'elle n'aurait jamais pu porter sur Byblos mais qui sur la flotte était devenue sa référence pour ne pas frissonner de froid toute la journée. Quand elle avait vu le milicien, c'était tout naturellement qu'elle l'avait pris dans ses bras : deux semaines sans le voir et sans lui parler c'était bien plus que ce à quoi elle s'était habituée. Depuis septembre, pas une semaine ne se passait sans qu'ils ne se retrouvent au moins une fois. La faute à des amis qui étaient devenus communs, à Demyen qui faisait le lien, au courant qui passait si bien aussi. Il lui avait manqué, et passer la journée avec était pile ce dont elle avait besoin. Le soir, ils avaient retrouvé une partie des R8 dans un bar du Columbiad, avaient descendu plus de pintes que prévues tandis que Lise racontait avec excitation ce qu'elle avait fait sur Byblos mais aussi tout ce qu'elle avait vu pendant l'australe. Quand le bar avait fermé, le petit groupe s'était séparé chacun habitant sur un vaisseau différent... sauf pour David et elle, qui avaient pris l'habitude de rentrer ensemble partageant une grande partie du chemin retour jusqu'à leurs cabines respectives. Je suis cla-quée. soupira-t-elle dans un sourire en faisant basculer son sac (plein de fruits et de petits trucs achetés pendant l'australe) sur son épaule. Elle était rentrée de Byblos la veille au soir, avait passé la journée à l'australe... peut-être pas la décision la plus sage après un si long voyage. C'était cool aujourd'hui... dit-elle en venant bousculer doucement David d'un coup d'épaule affectueux. Elle tangue un peu en le faisant, la faute à l'alcool qu'elle tenait pourtant bien mais qui couplé avec la fatigue avait un peu plus de mal à disparaître. Nan ? qu'elle demande, même si elle connait déjà la réponse. Ou du moins espère la connaître.

Couloirs du Columbiad, fin d'australe, décembre 2227.




.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Lun 17 Déc - 19:43
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 136
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)

David ne résiste pas à la légère bousculade de son amie, et c’est à deux qu’ils tanguent jusqu’à ce qu’il s’accroche à elle. Dans leur petit jeu, il l’avait ramené contre lui mais l’avait rapidement relâché. Seule sa main restait sur le haut du bras de la brune. « Je crois pas qu’on est eu la même journée. Moi j’ai dû joué au guide toute la journée, c’était chiaaaant. » Il renverse sa tête en arrière pour appuyer sa bêtise avant d’afficher un large sourire. Le même sourire qu’il avait eu toute la journée, en réalité. Il avait attendu le retour de Lisbeth avec impatience. Il avait bataillé pour avoir son samedi, le troquant contre le dimanche matin d’un autre collègue. Le réveil sera dur, mais il tâcherait de se souvenir de cette journée pour se motiver. « Mais ouais, c’était super cool. » Qu’il se rattrape rapidement en lui jetant un regard satisfait.

Ils avaient repris leur chemin et malgré la fatigue et l’alcool, il espérait que le temps s’allonge un peu plus. Un détour à faire, un incident, des travaux non prévus. Rien de tout ça. Les allers étaient redevenus calme, comme à chaque fin d’Australe. Ils empruntent une passerelle, leur dernier bout de chemin en commun. Le militaire salut les douaniers d’un hochement de tête et voit son pas ralentir quand ils se retrouvent à deux sur le pont. « Oh, regarde ! » Il s’arrête soudainement en venant s’accrocher aux barrières qui empêchait de tomber contre les parois transparentes qui permettait d’observer la flotte. Il lui pointe du doigt la direction à regarder. « Ils vont profiter du calme de demain pour amarrer le Regina au C5. » De leur position, il pouvait voir le vaisseau hospitalité rétracter ses passerelles pour pouvoir se déplacer. Autour, une dizaine de petit vaisseau le suivait comme pour assurer la main d’œuvre. « Ils font ça qu’une ou deux fois par an. Ça permet de faire plus de réparation d’un coup. Bien sur le Regina rentre pas entièrement à l’intérieur mais … » Il se tourne vers Lisbeth, n’osant pas finir ses explications quand il prend conscience que ce n’était peut-être si intéressant. « J’ai l’air d’un vrai nerd, pas vrai ? » Qu’il demande moqueur de lui-même alors qu’il essaye d’interpréter le regard de la brune.


You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Mer 19 Déc - 23:08
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.

Elle rigole quand elle manque de tomber à cause de lui, parce qu'il n'hésite pas à répliquer après sa bousculade. Comme des gamins ils tanguent un peu avant qu'il ne garde naturellement sa main sur le haut de son bras l'obligeant à marcher tout contre lui. Lise se sent bien sous son épaule, passe même son bras dans le dos du stellarien qui lui avait beaucoup trop manqué ces deux dernières semaines. Elle a un peu oublié ce qu'elle s'était dit en partant, soit : arrête un peu avec David et passe à autre chose. La byblienne avait entendu tout et son contraire sur sa relation avec Neema, mais jamais rien n'avait été confirmé par le brun. Lise n'avait pas osé aborder le sujet avec lui et trop incertaine avait décidé de passer à autre chose. Elle se fatiguait toute seule à marcher du des oeufs, et la proximité qui s'était installée entre eux avant son départ lui était presque éprouvante à force de douter. Mais c'était trop dur, cette fois, de garder un semblant de distance. David lui avait manqué et l'alcool la poussait à envoyer balader à peu près tout ce qui d'ordinaire l'empêchait d'être aussi tactile avec le milicien. Ce qu'elle était d'ailleurs naturellement, mais qu'elle avait tenté de dompter de peur de marcher sur les plates bandes de quelqu'un d'autre. Je crois pas qu’on est eu la même journée. Moi j’ai dû joué au guide toute la journée, c’était chiaaaant. Lise le bouscule encore dans un rire qui se veut faussement outré. C'est ça ouai ! qu'elle trouve à rétorquer dans le vent avant qu'il ne se reprenne. Mais ouais, c’était super cool. Le regard qu'il lui lance la fait sourire, et fondre un peu en dedans.

Lorsqu'il faut marcher sur la passerelle, Lise n'est pas sereine. Elle ne l'est jamais sur ces dernières, même après plusieurs mois sur la flotte elle ne comprenait toujours pas comment une telle chose était possible et surtout, sécurisée. Ça lui paraissait totalement fou et dangereux, un couloir en verre au milieu d'un formation de vaisseau qui avançait. Le genre de truc voué à l'échec ou l'accident. Alors elle l'emprunte silencieusement, sa main dans le dos du milicien qui se fait presque plus pressante. Oh, regarde ! Mais cet imbécile s'en va et la laisse toute seule au milieu de la passerelle. Lise l'observe, surprise. Elle met un petit moment avant de comprendre le pourquoi du comment, entre fatigue, alcool et soudain stress d'avoir les pieds dans le presque vide. Ils vont profiter du calme de demain pour amarrer le Regina au C5. Ils font ça qu’une ou deux fois par an. Ça permet de faire plus de réparation d’un coup. Bien sur le Regina rentre pas entièrement à l’intérieur mais … Le garçon s'emballe tout à coup dans un flot d'explications qui font à peu près sens. Elle ne s'y connait pas beaucoup en vaisseau, mais son travail l'oblige à s'y intéresser. Ne serait-ce que pour pouvoir couvrir ou annoncer ce genre d'évènement. Alors elle s'approche, chancelante, tandis qu'il se tourne vers elle coupé dans son élan sans doute par le silence qu'elle avait conservé. C'est qu'elle l'écoutait, en fait. Ne serait-ce que pour penser à autre chose que l'immensité de l'espace autour d'eux et le verre qui les empêche d'être engloutis. Du verre. Du putain de verre. Mais à quoi ils pensaient les ingénieurs des fois ? J’ai l’air d’un vrai nerd, pas vrai ? La remarque lui arrache un nouveau rire, alors qu'elle arrive enfin à sa hauteur après avoir longuement hésité à s'accrocher comme lui aux barrières. Ce qu'elle ne fait pas. Elle préfère enrouler son bras autour de celui de David et s'agripper à lui qu'au reste : elle se sentait plus en sécurité là qu'attachée aux bars de fer à vrai dire. T'as pas l'air d'un nerd non. qu'elle commence, un air malicieux sur le visage. Tu es un nerd. Elle rit à sa propre blague, en venant poser sa tête contre l'épaule du stellarien. Puis Lise laisse son regard se perdre vers les vaisseaux qui dansent presque devant eux, réflexion qu'elle n'hésite pas à partager à l'expert. On dirait qu'ils dansent tu trouves pas ? dit-elle avant de fredonner une chanson au pif qui se cale sur le rythme des mouvements des petits vaisseaux. Elle le fait l'espace d'un instant, juste assez pour imager ses propos avant de pouffer de rire dans un soupire se trouvant ridicule à son tour. Allez, j'arrête. Continue tes explications j'sais que t'en meurs d'envie le nerd. Elle le taquine un peu mais elle est sincère. Lise l'était toujours, byblienne lumineuse qui préférait répandre des sourires que des froncements de sourcils. Alors elle faisait constamment un effort, parce que ça lui faisait plaisir de justement faire plaisir aux autres. En particulier à David, qui à ses yeux le méritait plus que les autres.

Couloirs du Columbiad, fin d'australe, décembre 2227.




.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Ven 4 Jan - 5:10
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 136
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)
David cherche un peu de soutien de la part de la brune mais tout ce qu’il obtient se sont des moqueries et une confirmation sans subtilité.  « Tu es un nerd ! » Il lève alors les yeux vers les étoiles, pouffant d’un air faussement désespéré. « Pff je sais même pas pourquoi j’te pose la question. » Après une brève interlude musicale dans laquelle il laisse bercé, elle l’empresse de continuer ses explications cette fois collée toute contre lui. Cette proximité l’emplit de bonheur. Et même s’il a passé l’âge des amourettes d’ado et qu’il a été promu militaire, le brun est incapable de voir clairement ce qu’il se passe. Il se laisse porter par l’envie et la tient un peu plus fermement contre lui. « N’importe quoi. Puis t’écoutais même pas, j’te connais. » Il avait bien vu que son regard ne suivait pas son doigt explicatif et qu’il y avait, de toute façon, bien plus intéressant que l'entretien annuel du Regina Mercy.

« Tout ça parce que t’es pas rassurée, hein ? Enchaîne-t-il sur le ton de la moquerie. Plus d’une fois il l’avait entendu se plaindre des passerelles, et plus d’une fois il avait essayé de la convaincre qu’il s’agissait des meilleurs endroits de la flotte. Un détail parmi tant d’autre qu’il avait retenu sans savoir pourquoi. Tu regardes en bas au lieu de regarder en haut. Si d’un coup on venait à être en apesanteur, on aurait plus de chance de monter que de tomber. L’opposition des forces entre le sol et nos pieds nous propulserait, tout doucement puis… » Il y a un battement entre la fin incertaine de ses explications et le regard qu’elle lui porte à nouveau. David ne percute qu’après coup le contenu de ses propos. « Me regarde pas comme ça ! C’est de la physique basique je t’assure qu’il y a pire que moi ! » Qu’il s'exclame un peu trop fort ce qui ne manque pas d’attirer l’attention des miliciens (sans que ne le remarque).

Il rit malgré tout, conscient de l’ironie de la situation. Ils avaient le don, pour toujours se tendre des perches que l’autre ne manque jamais de saisir pour se taquiner. Aucune méchanceté, jamais. Un ton de la rigolade qui devenait de véritable mot d’amour. « Je déteste quand tu souris comme ça. » C’est faux, complètement faux. Il est en fou. David à quatorze ans à nouveau quand elle sourit ainsi et il est incapable de résister. Il voulait tout simplement l’embrasser.


You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Sam 5 Jan - 1:29
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.
Accrochée à son bras, la tête sur son épaule, elle attend la suite de son histoire. Surtout, elle essaie de ne pas regarder par terre, ou de ne pas laisser son regard filer trop bas. Avoir le vertige était une chose, là c'était dix fois pire. Y'avait pas de fin si la chute devait arriver, à part la leur. Et s'arrêter dans un couloir de verre au milieu de l'espace avait de quoi la terrifier, même si c'était franchement beau. Elle ne pouvait pas le nier. Sur Byblos il lui arrivait très souvent de regarder le ciel la nuit et de s'émerveiller de ses jolies étoiles : mais c'était pas du tout comparable avec la sensation d'être au milieu de celles-ci. Son coeur va trop vite, parce que malgré tout elle continue d'avoir peur. Mais être aussi proche de David la rassure un peu, assez pour supporter d'être sur l'endroit de la flotte qui l'inquiétait le plus. Elle ne serait restée comme ça, si près des parois, avec personne d'autre. N’importe quoi. Puis t’écoutais même pas, j’te connais. Lise inspire bruyamment, feignant d'être choquée par ce qu'il venait de dire. Elle enlève même sa tête de son épaule pour attraper son regard. C'est pas vrai ! qu'elle s'offusque un peu. C'était pas totalement faux non plus à vrai dire. Il la connaissait bien maintenant, assez pour savoir qu'elle avait quelques problèmes d'attention... Mais elle faisait toujours l'effort d'écouter un minimum ses élans de geek, parce que y'avait toujours deux trois infos intéressantes qu'elle ressortait dans ses articles non sans être amusée de citer David l'air de rien.

Tout ça parce que t’es pas rassurée, hein ? Et elle se décroche de lui presque immédiatement pour relever le challenge, l'alcool dans ses veines plus fort que la peur qui y coule aussi. Même pas. dit-elle en levant les mains en l'air dans une grimace qui se veut innocente. Mais elle ment, Lise, et elle a envie de prendre ses jambes à son cou dès qu'elle le lâche pour le retrouver sur la "terre ferme" de l'autre côté du passage. Pourtant, elle bouge pas. Mais elle ne s'éloigne pas non plus. Elle se sent minuscule sur la passerelle, toute gobée par l'univers. Ça la terrifie. Tu regardes en bas au lieu de regarder en haut. Si d’un coup on venait à être en apesanteur, on aurait plus de chance de monter que de tomber. L’opposition des forces entre le sol et nos pieds nous propulserait, tout doucement puis… Alors cette fois quand il repart dans ses élans elle l'écoute même plus, préférant s'agripper à la barrière contre eux. Mais il continue le milicien, et ça lui fout un sourire amusé sur les lèvres qui s'étire loin, loin vers ses oreilles. Ça la fait craquer, quand il se contrôle pas comme ça. Et que ses yeux viennent briller d'une lueur de savant fou, que ses mains s'agitent dans l'espace en face de lui. C'est quand il a des élans de passion comme ça qu'il est le plus beau, elle trouve. Et si elle le mange un peu du regard, elle a surtout cet air malicieux sur le visage. Moqueur. Joueur. Me regarde pas comme ça ! C’est de la physique basique je t’assure qu’il y a pire que moi ! Il crie presque pour se défendre, l'idiot. Alors Lise s'approche de lui pour prendre son visage entre ses mains, cueillant ses joues dans ses paumes. Plus fort, je t'ai pas entendu ! qu'elle vient plaisanter d'abord dans un sourire amusé. Elle secoue un peu le visage de David, y'a plus vraiment de barrière entre eux. La faute à l'alcool et à ce que la petite ivresse délivre malgré elle. Tant mieux. David Krüger, milicien de jour et savant fou la nuit. Prenez gaaarde. dit-elle dans une voix grave sans s'empêcher de rire bruyamment, lui imaginant toute une double vie digne d'un film de science-fiction ou d'un thriller. Mais quand le rire passe, y'a plus que ses mains à elle sur ses joues qui descendent le long de sa nuque pour venir s'y accrocher avec une tendresse qu'elle essayait toujours de cacher à son égard normalement. David, elle l'aimait bien. Mais il y avait quelqu'un d'autre dans sa vie alors dès le départ elle s'était dit que c'était du domaine de l'impossible, et de l'interdit. Pourtant ce soir, elle l'oublie un peu. Y'a que maintenant qui compte. Elle lui sourit affectueusement, pas gênée d'être ainsi pendue à son cou. Je déteste quand tu souris comme ça. Un petit rire lui échappe, tandis qu'elle vient plonger son regard dans le sien définitivement. Y'a un moment de flottement entre eux dans lequel le regard de Lise tombe sur les lèvres du milicien avec une envie brûlante qui lui tord le ventre. Elle devrait pas. Elle essaie de penser à un truc drôle à dire, de quoi le taquiner comme toujours, le faire rire ou rire de lui. Mais quelque chose a changé. Moi j'ai détesté être loin de toi ces deux dernières semaines. qu'elle finit par lui avouer pour de vrai. La byblienne remonte ses yeux vers lui, en ne dénouant ses mains de derrière sa nuque que pour que l'une d'elles passe ses doigts dans la naissance de ses cheveux. Une caresse trop affectueuse. Un geste beaucoup trop tendre pour les deux amis qu'ils étaient censés être. Tu m'as manqué. souffle-t-elle, elle n'a pas besoin de le dire fort pour qu'il l'entende tant ils sont proches de toute façon. Puis y'a un petit sourire qui lui échappe sur son visage qui était devenu soudainement trop sérieux, quand elle pense à ce qu'elle voudrait dire. À ce qu'elle va dire. Elle n'a pas peur, l'alcool l'empêche de penser que c'est peut-être une mauvaise idée, surtout vis-à-vis de ce qu'elle s'était dit dès le début quant à David. Plus que tous les autres. Elle rit un petit peu à ce qu'elle vient de dire, se trouve même bête. Trop cheesy, ça sonnait dramatique pourtant c'était bien vrai : elle avait beaucoup trop pensé à lui sur Byblos. Mais elle lui sourit, à David, avec le même rictus qu'il détestait voir peint sur son visage d'étrangère.

Couloirs du Columbiad, fin d'australe, décembre 2227.




.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Sam 5 Jan - 2:41
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 136
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)
David était prêt à craquer. Les mains de la brune ainsi sur ses joues ne l’appelaient qu’à venir se pencher sur elle pour l’embrasser. Il voulait cueillir son sourire de ses propres lèvres. Ne plus se contenter de le regarder mais d’y goûter. Comment faisait-elle, si proche de lui, pour ne pas entendre son cœur marteler sa poitrine. Entre amour et adrénaline, il n’y avait qu’un pas. David se trouvait sur le rebord d’un vide inconnu terriblement tentant. Quand elle regardait le vide sous leur pied, lui regardait le fond de ses prunelles. Bien sûr que non, il ne détestait pas quand elle souriait. Parce que quand ses lèvres s’étiraient, ses yeux se plissaient de façon adorable. Et comme un miroir, il était obligé de sourire à son tour.

Il ne cherche aucunement à se défaire des mains qui réchauffent sa nuque. Elle fait le premier pas et le brun l’emboîte aussitôt en venant l’attirer contre son torse. Leurs pieds emmêlés, il n’y avait plus aucun échappatoire à leur étreinte qu’il vient sceller en enroulant ses bras autour de ses hanches. Il était repéré à des kilomètres, c’était certain. Pétrifié à l’idée qu’elle sente son poul qui battait à toute allure, il ne dit rien. Il attend la prochaine taquinerie, celle qui viendrait le sauver par un énième fou rire. Or, c’est tout une autre révélation qui vient transformer cette étreinte. Elle avait les mots pour d’eux. Et heureusement, car David était tout bonnement incapable d’en placer une. En revanche, il imitait son sourire, timide, mais aussi terriblement affectueux.

Moi aussi, qu’il veut dire. Quel soulagement de savoir qu’elle ressentait la même chose. Qu’il n’avait pas été débile de surveiller chaque nouvelle arrivée du Saskia pour guetter son retour alors même qu’elle lui avait donné une date. Il espérait un fait quelconque qu’il la pousse à revenir à lui. Juste pour lui. Comme maintenant. Le milicien réalise seulement maintenant que ce moment qu’il avait tant attendu, il était en train de le vivre. Il n’avait plus rien à attendre, sinon saisir l’instant. Faire le grand saut. Il se penche en même temps qu’il amène le visage de la brune d’une main délicate et atteint enfin ses lèvres. Au diable le cliché du militaire confiant. Il embrasse Lise comme de la porcelaine. Et seulement après s’être assuré qu’elle ne se briserait pas entre ses mains, il recommence avec plus de passion.

Dans les bras de l’un et l’autre, ils tanguent jusqu’à manquer de trébucher bêtement. Il la resserre un peu plus contre lui, s’assurant qu’ils tiendraient sur leurs deux pieds. Vient le rire idiot qu’il étouffe rapidement en se pinçant les lèvres. « Pardon. Il relève son regard vers le sien et reprends entre deux souffles. J’veux dire, moi aussi tu m’as manqué. » Qu’il se rattrape alors qu’il venait de faire les choses dans le mauvais ordre. Deux autres jeunes passent derrière eux et les regards se croisent, l’air jugeur. David rit à nouveau. « Ils sont jaloux parce que j’ai pu embrasser la plus jolie des bybliennes de la flotte. Ou peut-être même de Byblos. »


You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Sam 5 Jan - 19:05
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.
Elle a un petit peu moins peur de la passerelle, là. Mais juste au cas où, Lise s'accroche à David un peu plus fort. Sait-on jamais, ça reste du verre cette histoire et la byblienne a beau être ici depuis des mois elle ne s'y habitue pas. C'était le genre de détail qui ne passait pas, comme l'apesanteur du taik qu'elle avait beaucoup trop de mal à maîtriser malgré les tentatives de ses amis de l'y initier. Il lui faudrait plus de temps pour s'y mouvoir avec leur agilité, et une éternité pour être aussi à l'aise que David. David qu'elle bouffe du regard sans gêne, s'attardant sur chacun de ses traits trop longtemps et ce ne sont pas ses mains qui viennent serrer ses hanches contre lui qui vont l'en dissuader. Bien au contraire. Elle se laisse porter tout contre le milicien dans un sourire amusé qui cache mal sa satisfaction d'être ainsi tirée vers lui. C'était tout ce qu'elle s'était interdit et tout ce qu'elle avait toujours voulu d'être comme ça avec lui. Depuis le début, il avait capté son attention un peu trop facilement. Surtout depuis ce faux rendez-vous qu'elle lui avait tendu à la Ruche et qui avait été le commencement de leur amitié trop complice. Lise s'était contentée de taquineries, de jeux dans lesquels parfois leurs mains se glissaient pour se bousculer, se pincer, se provoquer. Ça restait innocent, par contre, parce que David avait quelqu'un : y'avait Neema. La trop gentille Neema, assez pour que Lise ne franchisse jamais les limites qu'elle s'était imposé. Elle ne voulait pas être cette fille, celle qui brise les couples. Même si franchement, elle doutait parfois du leur. Alors elle était devenue la pote, toujours présente, toujours partante. C'était pas bien difficile de lui dire oui à David quand il lui proposait de l'accompagner quelque part, même si c'était juste pour attendre dans les gradins pendant qu'il s'entrainait avec les autres en apesanteur. Il y avait ses articles pour l'occuper, et les cris d'amusement du sportif pour la déconcentrer. Mais Lise, elle pense plus à Neema là maintenant. Y'a trop de David sur elle puis dans son esprit aussi : il prend toute la place.

Le stellarien lui répond pas. Du moins, pas avec des mots, parce qu'il se contente de lui sourire chaudement. Et ça lui serre un peu le coeur, elle détestait aussi quand il lui souriait comme ça. C'était trop injuste, pas du jeu. Ça lui rendait la chose difficile de pas craquer la première, encore plus quand y'avait ses mains sur elle de cette manière. Lise s'en pince les lèvres, elle avait terriblement envie de l'embrasser cet idiot. Pourquoi s'en priver ? lui souffle l'alcool qui brise ses barrières. C'est vrai ça, pourquoi donc. Mais c'est lui qui fait le premier pas ou peut-être que c'était elle aussi, elle ne sait pas trop qui des deux s'était penché en premier. Il l'embrasse comme pour lui demander la permission, avec une douceur qui ne fait que nourrir d'avantage l'envie qui la ronge. Et elle, elle fond un petit peu trop pour lui entre ses bras, s'y accroche avec plus de ferveur pour ne pas tomber. D'un commun accord, ils craquent enfin après s'être trop cherchés. Lise vient s'échouer sur les lèvres de David plus passionnément, elle lâche enfin prise. Et que ça fait du bien, alors, de pas avoir peur de briser quelque chose. De laisser parler ce qui là dedans l'empêchait de poser les yeux sur quelqu'un d'autre que lui. Elle se sent bête d'avoir autant attendu, elle en oublie même la raison. Y'a ses mains qui se baladent un peu le long de sa nuque puis contre son buste avant de brusquement l'attraper tout entier quand ils manquent de trébucher ensemble. Bien sûr que Lise en rit aussi, mais elle fait rien pour s'en empêcher par contre. C'était trop cocasse pour la laisser de marbre, elle qui avait le rire trop facile.

Voilà, le moment tant attendu est passé. Il traine encore un peu pourtant parce que la byblienne est loin de s'échapper des bras de David. Elle s'y sent trop bien pour s'en écarter et à la place Lise passe ses bras dans le bas du dos du milicien pour se coller un peu plus à lui. Elle ne voulait pas que ça se termine. Pas déjà. Pardon. Pas pour l'avoir embrassée elle espère parce qu'elle ne s'en excuserait pas, elle. J’veux dire, moi aussi tu m’as manqué. Lise lui sourit (quand ne le faisait-elle pas, à vrai dire ?), bien heureuse de lui avoir manqué aussi. Elle l'avait espéré, au fond, qu'il se languisse un peu d'elle. Que son absence ne soit pas ignorée. Qu'elle provoque même peut-être quelque chose comme ça dans ses pensées les plus folles. Tant mieux. qu'elle vient le provoquer un peu dans un rictus autant satisfait que fier. Y'a des pas derrière elle qui se font entendre, des bouts de discussion aussi et trop curieuse elle tourne la tête pour voir si ça ne serait pas quelqu'un qu'elle connaissait. Même si ce serait plus logique que ce soit David qui les connaisse, sa bulle sociale à elle était encore trop limitée. Les jeunes ne lui disent rien, cependant, et Lise se surprend à soupirer de soulagement : elle n'avait pas envie qu'on les interrompe. Ils sont jaloux parce que j’ai pu embrasser la plus jolie des bybliennes de la flotte. Ou peut-être même de Byblos. La remarque du stellarien lui fait retourner la tête vers lui dans un petit rire. Elle y croit qu'à moitié, y'avait des filles plus jolies qu'elle sur la flotte. Plus normales aussi. Tu peux pas dire ça, t'es jamais venu sur Byblos. vient-elle le rectifier malicieusement approchant son visage du sien. Elle en voulait plus, Lise, ça ne pouvait pas s'arrêter là. Et elle voulait aussi retarder le moment de la réalisation, du retour sur terre, des questions. C'est pas très scientifique de votre part. qu'elle le taquine une dernière fois contre sa bouche dans un sourire avant de la faire sienne à nouveau. Ses mains remontent autour du visage de David qu'elle attire contre le sien pour raffermir son baiser trop plein d'envie. D'autres stellariens traversent la passerelle et semblent râler devant tant de fougue, critiquant la jeunesse comme s'ils avaient oublié ce que ça faisait d'embrasser pour la première fois l'autre après tant de temps et de questionnement. Lise capte leur mécontentement, se détachant de David au milieu d'un baiser pour les fusiller du regard. Mais elle se reperd vite contre le milicien, cette fois en l'invitant à avancer quand elle recule pendant qu'ils s'embrassent comme des ados. Ils trébuchent quelques fois dans des rires idiots jusqu'à ce que la dernière ne manque de les faire tomber pour de bon. Attends, attends, on va pas y arriver. qu'elle finit par commenter sur leur avancée laborieuse dans un rire en s'arrêtant, les mains encore accrochées au t-shirt de David. Et elle sait pas trop où elle va en plus, parce qu'elle n'a pas envie de rentrer chez elle, pas envie qu'il parte, que ça s'arrête et que demain tout soit compliqué. Elle s'en rend pas encore compte, des conséquences de ce qu'elle fait. Ça viendra un peu plus tard, quand la culpabilité la frappera brutalement. Pour le moment, y'a que l'adrénaline, l'envie et David.

Couloirs du Columbiad, fin d'australe, décembre 2227.




.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Jeu 24 Jan - 18:28
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 136
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)

Ce qui les entoure, David ne le voit plus. Les passants, ses collègues ou encore les étoiles qui les entouraient. Et même Neema. Surtout Neema. Attiré dans la fougue de Lise, il est incapable de se défaire d'elle et ses lèvres. Ils deviennent à leur tour les adolescents sans gêne qu'il déteste pourtant croiser. Au diable la pudeur, il n'y a que cet instant d'égarement qui tienne. Il y a des rires qui s'échappent entre deux baisers et un souffle qui se fait court. Ils se tentent à l'impossible de mission de marcher sans se séparer mais Lisbeth fait appel à la raison la première, avant qu'ils ne se ridiculisent totalement. « Comment ça on va pas y arriver ? T’es la seule semble avoir du mal. » Mais David n’a jamais cessé de jouer. Il l’incite à nouveau à reculer alors qu’il la tient contre son gré contre son torse. Il glisse ses pieds sous ceux de la brune pour guider ses pas, attrapant ses mains pour la faire danser une valse maladroite.

On met néanmoins bien vite un terme à leur jeu qui gêne le passage. « Poussez-vous ! Urgence ! » Des voix autoritaires se font entendre au loin et ils ont tout juste le temps de se rabattre sur le côté pour laisser passer le groupe de secouriste qui accouraient vers un incident bien plus loin. Une véritable tempête qui a coupé court à leur bêtise. Dans la précipitation, David s’était poussé au maximum, embarquant avec lui la jeune femme qui se trouvait désormais entre lui et le garde-corps qui empêchait de s’appuyer contre la vitre qui les protégeait du vide spatiale. « Te retournes pas. Chuchote-t-il avec un sourire taquin. C’est du verre. Si tu tombes, tout va se briser. » Un mensonge qui effrayerait sûrement la byblienne. Une façon pour lui pour qu’elle referme un peu plus son emprise sur lui, afin qu’ils ne séparent jamais. Après un bref échange de regard, David abandonne son sourire malicieux pour se baisser avec tendresse. Un dernier baiser qui concluait ce dans quoi ils s’étaient lancés.

« Est-ce que… je te raccompagne chez toi ? » Demande-t-il à voix basse alors qu’il n’y a qu’eux et qu’ils sont bien trop proche pour qu’on intercepte leurs paroles. Il se pince les lèvres, non pas par timidité pour se retenir de sauter à nouveau sur la bouche de la brune. Il détourne ses yeux de la tentation, glissant son regard sur ses cheveux puis son épaule. Il vient remplacer la hanse de son sac sur son épaule avant de l’abandonner sur son épaule. La séparation serait difficile mais il pouvait encore étiré le temps si elle acceptait. Il réfléchissait déjà à quels détours ils pourraient emprunter pour ne pas mettre fin cette journée.



You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Jeu 24 Jan - 22:32
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.
Si on lui avait dit que sa première soirée de retour se déroulerait comme ça, Lise se serait mise à rire. Amusée, certes, mais aussi gênée parce que mine de rien elle en aurait eu envie. Elle se l'était interdit, avait décidé de tout nier en bloc et de faire comme si pendant tellement longtemps qu'elle avait bien failli croire à ses propres mensonges. Tout faisait sens maintenant. Et Lise ne pense ni aux jours d'avant, ni à ceux d'après. Y'a plus que l'instant présent qui compte et toutes les erreurs qu'ils commettaient sans s'en rendre compte. C'était un peu d'alcool mais aussi sans doute beaucoup de vrai. Lise, elle y croit. Elle rit contre la bouche de David, frissonne quand ses mains se baladent un peu dans l'excuse de la retenir de trébucher. Comment ça on va pas y arriver ? T’es la seule semble avoir du mal. Et Lise fait mine de s'offusquer d'un Han ! bien sonore, ses lèvres en coeur qui s'étirent dans un sourire amusé trahissant le rire dans sa gorge. David s'amuse, Lise aussi et quand il l'invite à poser ses pieds sur les siens elle croit d'abord qu'il veut la faire tomber. Mais elle comprend vite où il veut en venir et se laisse guider comme une idiote, un sourire béat sur les lèvres et la gorge qu'elle déploie parfois quand elle rit trop fort. Le Poussez-vous ! Urgence ! la fait sursauter et David réagit bien plus vite qu'elle heureusement. Leurs pieds s'emmêlent et si ça n'avait été pour ses bras toujours autour d'elle sans doute serait-elle tombée. Sur la passerelle. Sur le verre. Le cauchemar.

Poussée contre le garde-corps de la passerelle, son regard est d'abord machinalement attiré par le bas. Le vide. Les étoiles. L'espace. Ce verre qui ne sert à rien et si elle avait réussi à oublier la passerelle un moment contre David et sous ses baisers, tout lui revient d'un coup. Te retournes pas. qu'il murmure, ça suffit à la faire se figer. C’est du verre. Si tu tombes, tout va se briser. Et là, son coeur fait un bond. Ou bien il tombe, elle ne sait plus trop Lise parce qu'elle doit pâlir un peu malgré son teint halé par le soleil de Byblos qu'elle avait tout just quitté. Elle le fixe longuement, pour chercher dans son regard la lueur espiègle qui la rassurerait et en attendant elle s'agrippe à lui comme à la vie. Ses mains qui viennent se glisser dans son dos pour le serrer, planter ses doigts dans le tissu de son vêtement. Mais elle finit par la trouver l'étincelle, le petit sourire idiot. Ça ne l'empêche pas de rester tout contre, de lever la tête pour cueillir le dernier baiser qu'il lui offre en se baissant. Plus doux. Plus sérieux aussi.

Est-ce que… je te raccompagne chez toi ? la confidence lui arrache un sourire, et y'a même pas de temps d'arrêt qui lui aurait permis de réfléchir un peu avant de répondre. Ça, c'est l'alcool qui l'empêche de peser le pour et le contre, d'en saisir les conséquences sur tout le reste et sur demain. Oui, bien sûr qu'il allait la raccompagner chez elle : n'était-ce pas déjà pourquoi ils faisaient toujours un bout de chemin ensemble ? Se raccompagner un peu, jamais tout à fait. Mais là c'est différent. Si tu veux... qu'elle finit par lui souffler, avant de poser sa joue sur la main qu'il a laissé sur son épaule peut-être avc trop de tendresse. Comme si déjà tout son corps contre le sien ne lui suffisait pas. Si elle se doute de ce qu'il se passera devant sa porte ? Peut-être. Oui. Est-ce que ça l'arrête ? Bien sûr que non. Y'a trop de choses qui se sont réveillées d'un coup pour qu'elle veuille que tout s'arrête au prochain croisement. Tant qu'on s'éloigne de cette passerelle maudite. qu'elle ajoute en plantant son regard dans le sien, pour ne pas le perdre ailleurs. L'ambiance est plus calme soudain, les ados sont loin, mais aussi encore un peu là parce qu'elle ne tarde pas à sourire pleine de malice. Enfin ça dépend si t'y arrives... La byblienne l'embrasse furtivement. Sur le moment ça veut rien dire, et elle voit bien qu'il ne comprend pas. Puis à défaut de le pousser (elle avait déjà tenté à plusieurs reprises dans d'autres occasions et avait bien compris que David ne bronchait pas même en y mettant toute sa force) elle lui glisse d'entre les bras comme du sable et le plante là, prenant ses jambes à son cou dans un fou rire. Lise courre. Mais Lise n'est pas milicienne, ou sportive, ou simplement en forme suffisante alors elle sait très bien qu'il finira par la rattraper. Ça ne l'empêche pas d'essayer de zigzager en s'approchant de la fin de la passerelle dans un rire. Au secours ! qu'elle appelle les deux miliciens en charge de surveiller la passerelle. Elle fait ça pour rire, parce qu'elle sait aussi qu'ils ont observé toute la scène de loin et les deux stellariens rient un petit peu avant que l'un d'entre eux ne lâche un Bon allez les jeunes, rentrez chez-vous là ! et que l'autre ne renchérisse d'un Jolie danse au fait Krüger. qui fait rire aux éclats à nouveau Lise. Elle s'arrête un peu après eux, (sur la terre ferme) surtout parce qu'elle sent des bras entourer sa taille et se retourne pour faire face à David. Tu veux plus faire la course ? qu'elle lui demande dans un rire, mais avant tout essoufflée. Plus que lui sans surprise. T'as peur de perdre c'est ça ? J'le savais. et elle lui tape un peu l'épaule de sa paume avant de l'y laisser, feignant une grande déception. Sa main glisse le long de sa nuque pour s'y percher, l'autre suivant le même mouvement jusqu'à ce qu'elle se retrouve accrochée à lui de nouveau. On y va ? vient-elle finalement lui souffler dans un sourire, avant de l'embrasser une dernière fois. Trop tentée.

Couloirs du Columbiad, fin d'australe, décembre 2227.




.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Lun 28 Jan - 21:04
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 136
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)
Quand David cessera-t-il de se faire avoir ? Dès qu’elle sourit, il sourit en retour, sans voir la malice au fond de son regard. Il pensait leur petit jeu terminé quand elle lui échappe des mains. « Lise ! » Son cœur manque un battement, de surprise mais aussi de peur. Il est terrifié que le souffle de la jeune femme ne lui fasse encore défaut, terrifié à l’idée de la voir à l'hôpital à nouveau. Il ne connaît pas ses limites. David se lance à sa poursuite, loin de lui l’envie de jouer avec de tels risques. Pourtant, quand il entend le rire de Lise, il se trouve terriblement idiot d’avoir eu si peur. Elle détestait ça, qu’on la prenne avec des pincettes, comme une poupée fragile. Il l’avait appris avec le temps. Il lui fallait pourtant encore un peu de temps pour arrêter d’avoir cet instinct surprotecteur.

« Eh ! » Qu’il reprend de plus belle alors qu’il se décide d’entrer dans son jeu, tentant de l’interpeller comme s’il voulait réellement la disputer. Le brun ralentit considérablement sa course quand il arrive devant ses deux collègues, tachant de faire bonne figure en se montrant gêné. « Désolé Sergent! » Il passe à leur hauteur dans une marche rapide avant de reprendre aussitôt sa poursuite dès qu’il leur tourne le dos. Dire qu’il avait eu du mal à l’attraper était mentir. Il l’arrête net quand ses bras se renferme autour de sa taille, un geste un peu brusque mais sans aucune violence. Encore une fois, ils attirent les regards vers eux avec leurs éclats de rire alors que David soulève la jeune femme du sol de quelque centimètre. Ils se font rapidement plus discrets et le milicien se résout à la poser sur le sol même si elle continue de le narguer. « C’est ça. Je suis le pire des mauvais perdants. » Cette fois, il baisse les armes, lui accordant cette pseudo victoire pour mieux profiter de cet énième baiser.

Dans un hochement de tête, David acquise bien qu’il n’est aucune envie de se mettre en route. Il le faut pourtant. Sans lui demander si elle en avait besoin, il lui prend son sac pour décharger ses épaules. Ou sûrement pour mieux laisser son bras autour ses hanches et la garder contre lui pendant qu’ils traversaient les couloirs du Columbiad. David mène la marche, lui assurant qu’il valait mieux passer par la droite car il y avait des travaux plus loin à gauche. Un mensonge qu’il assumait pleinement. Les gamins continuent leurs chamailleries et le milicien ne perd pas un seul instant pour faire le malin devant la brune. Il la quitte pour s’asseoir sur la rambarde d’un escalier et glisser jusqu’en bas. Une figure simple qui manque pourtant de le faire chuter quand il arrive bien trop vite en bas. Il brandit le sac de la jeune femme en l’air, indiquant qu’il avait sauvé le plus important. « Sans les mains ! »

Si Lise ne prend pas le risque de limiter, il suffit qu’il la perde deux secondes du regard pour qu’il la retrouve perché sur un petit conduit qui abritait sûrement un nombre incalculable de câble. Il s’empresse de la rejoindre et il tend sa main pour l’aider à tenir en équilibre dessus, l’accompagnant jusqu’au bout. « Wow ! Est-ce que les R8 auraient trouvé leur nouveau membre ? Va falloir virer Newt. » Un moquerie qui pourtant se voulait bienveillante. Avant qu’elle n’arrive au bout de la coursive, il vient se placer devant elle, présentant son dos pour qu’elle monte dessus. « Allez, avant que tu prennes la grosse tête. » Et il ferait tout le reste du chemin ainsi si ça voulait dire profiter plus longtemps de ses bras enroulé autour de son cou.


You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Lun 28 Jan - 22:59
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.
Tout est trop facile, trop naturel. Elle ne réfléchit à rien Lise parce que tout lui vient sans qu'elle n'ait à y penser. La présence de David l'avait toujours mise à l'aise, et l'alcool dans le sang a fait tomber les dernières barrières qu'elle s'était imposées, celles qui la faisaient normalement réfléchir à deux fois avant de l'effleurer pour le taquiner. Là, après leurs baisers plein de fougues, puis ceux plein de jeux, y'a plus de règles. Plus de barrière, y'a plus qu'elle. Et lui aussi, qui la tient dans ses bras et lui sourit un peu trop. Lise ne se demande même pas ce que ce soir représente, elle vit l'euphorie du moment tout simplement. Les questions viendraient plus tard, quand l'alcool se tassera assez pour qu'elle réalise le tout. Qu'ils s'étaient embrassés comme des fous, qu'ils avaient eu envie de finir chez l'un plutôt que chacun chez soi. Pour le moment, Lise se contente de s'accrocher à David comme si sa nuque avait toujours été faites pour accueillir ses mains. Elle le laisse lui prendre son sac, une attention qui lui réchauffe un peu le coeur déjà bien brûlant, tout comme elle le laisse mener la marche. Même après des mois sur le Columbiad, la byblienne se perdait encore si elle ne faisait pas attention : alors c'est sans soucis qu'elle le suit et passe une main autour de sa taille qu'elle serre en avançant.

Mais les croire capables de rester calmes serait ne pas bien les connaître, surtout ce soir quand c'était plus facile de jouer, de s'amuser plutôt que de se laisser tomber dans un silence trop propice à la réflexion et la réalisation. Quand il se lance sur la rambarde des escaliers, Lise essaie de le suivre en descendant les marches à toute allure mais arrive bien après lui en bas non sans que son coeur ne se serre soudainement quand elle le voit manquer de chuter. Elle soupire, parce qu'elle avait eu peur, et secoue la tête quand il s'écrit Sans les mains ! mais ne vient pas le féliciter d'un baiser : elle préfère jouer les funambules sur le conduit de fils électriques de son côté, le bout de sa langue mordu entre ses incisives dans un tic pour se concentrer. Elle a besoin de tendre les bras pour ne pas perdre l'équilibre et vient serrer la main de David quand il la glisse dans la sienne. Tout a l'air si normal, alors que rien ne l'est. Wow ! Est-ce que les R8 auraient trouvé leur nouveau membre ? Va falloir virer Newt. Elle lève les yeux en l'air dans un éclat de rire qui manque de la faire chuter si ça n'avait été pour David, lui qui vient se proposer en bout de file.  Allez, avant que tu prennes la grosse tête. Lise reste un peu derrière lui, en équilibre sur la coursive : non pas qu'elle hésite quant à lui monter sur le dos, c'est plutôt pour donner forme à sa taquinerie. Parce qu'elle se penche pour lui glisser à l'oreille un murmure. C'est peut-être toi que j'vais virer. C'était ça mon plan depuis le début si ça se trouve... qu'elle lui souffle avant de feindre un rire machiavélique, et dans son accent byblien sa fausse menace ressemble plus à une parodie qu'autre chose. Puis ni une, ni deux, elle saute un petit peu -ses mains sur ses épaules- pour entourer sa taille de ses jambes et son cou de ses bras. Le milicien n'a aucun mal à la porter, Lise n'était de toute façon pas vraiment lourde la faute à une santé fragile dans l'enfance. Elle l'était toujours, d'ailleurs, mais plus maîtrisée. Venant poser son visage près du sien, elle soupire un brin. C'est pas en me portant que tu vas arranger ma grosse tête tu sais. qu'elle lui dit d'un ton malicieux. Mais j'veux bien avoir la grosse tête si c'est pour ne me déplacer que comme ça à partir de maintenant. Lise rigole doucement dans le cou de David, venant resserrer son étreinte en faisant attention de ne pas l'étouffer. Il connait le chemin jusqu'à chez elle, qu'ils empruntent à peine tant le stellarien les engage dans des raccourcis dont elle n'avait jamais entendu parler. Elle rit dans son dos, ne peut pas s'empêcher de lui dire des bêtises à l'oreille en passant près d'illustres inconnus : c'est plus amusant de jouer, c'était trop tentant de simplement se laisser porter en silence. Ah, voilà ma rue. finit-elle par souffler de la déception plein la voix. Elle n'a pas envie qu'il parte et que ça se termine. Alors quand il est temps de se laisser glisser jusqu'au sol, elle n'ouvre pas la porte de suite. Lise préfère contourner David pour lui faire face et le regarder longuement, l'envie de l'embrasser au bord des lèvres. Son terminal vibre dans sa poche alors qu'elle amorce un mouvement vers lui, coupée dans son élan. C'est Demyen qui lui demande si elle est bien arrivée chez elle. Lise tape rapidement une réponse brève en s'excusant auprès de David. Désolée, si j'lui réponds pas il va m'tuer. rit-elle à moitié avant de ranger son terminal. Elle lui lance alors une moue boudeuse, se pinçant les lèvres dans l'ombre d'un sourire. Ses mains viennent chercher les siennes, son regard leur tombe dessus fuyant celui de David un peu. Elle dit rien. Mais ça lui brûle les lèvres. Tu restes ? qu'elle voudrait lui demander sans soudainement l'oser. Stupide. Alors qu'elle n'attend que ça. Il est pas si tard que ça en fait... est tout ce qu'elle trouve à dire.

Couloirs du Columbiad, fin d'australe, décembre 2227.




.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     Lun 11 Fév - 3:00
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 136
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)
Leur petit jeu n’est que de courte durée. Ou plutôt, il n’a pas vu l’heure passée en sa compagnie depuis qu’ils ont quittés le reste de leurs amis. Une heure à vagabonder, flâner et s’enlacer. Il regrette que plus aucun passant ne croise leur chemin pour entendre d’autre bêtise de la byblienne seulement pour qu’elle soupire à nouveau dans son oreille. Le milicien l’accompagne jusqu’au sol avant de se redresser en étirant ses épaules en arrière. Il avait l’impression de l’abandonner pour de bon. Il veut maudire celui qui les interrompt mais se ravise bien vite quand il comprend que Damian s’inquiète. « Il s’inquiète pour toi et pas pour moi ? » Demande-t-il l’air faussement vexé. Pourtant il sait qu’il aura le droit à une floppé de question. Damian avait l’esprit aussi vif que ses mots. Le byblien comprendrait rapidement que le milicien avait fait un détour pour rentrer après lui, tout en étant parti avant. Ces colocations n’apportaient aucune intimité. Et c’est bien ce qu’il regrettait à l’instant.

Il priait pour qu’elle lui dise que sa cabine était vide, que les autres locataires est préférée faire la fête plus longtemps qu’eux et qu’elle l’invite à rentrer. Ils s’échangent des regards mais l’invitation ne vient pas. Poussé par l’audace, l’audace poussé par l’alcool, il se décide alors à déclencher le sort. « Je te dépose ça à l’intérieur ? Il lève son sac pour le désigner. Tu m’as pas dit que c’était aussi lourd. Je t’aurais aidé à le porter plus tôt. » Ce n’était pas si lourd, en tout cas pas pour son standard. Mais il semblait vraiment soucieux qu’elle est eu à porter ça sur ses épaules après toute une journée à marcher. Il devient alors évident qu’il ne se contentera pas de lui donner son sac et de la regarder disparaître derrière sa porte.

Alors si tôt qu’elle accepte, le sourire du brun se plaque à nouveau à ses lèvres et il repousse encore à plus tard son retour à la réalité. Il lui emboîte le pas et entre la vaste cabine qui logeait sans aucun doute plusieurs femmes. C’était l’extrême inverse de son ancienne colocation entièrement masculine. Il ne regrettait pas de les avoir abandonnés pour Damian. Bien que la pièce commune soit vide, David ne sait pas exactement s’ils sont seuls. C’est donc en chuchotant qu’il demande : « Je pose ton sac où ? »


You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: when the truth comes out // david     

RÉPONSE RAPIDE