we won the lottery dude // damian
MessageSujet: (#) we won the lottery dude // damian     Dim 7 Oct - 23:19
Lisbeth Knowles
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Lise se baladait. Pour une fois, elle avait profité de sa journée off pour se familiariser avec les couloirs du vaisseau qui l'avait accueillie plutôt que pour tisser des liens avec ses habitants. Non pas qu'elle n'en avait pas envie, mais la frustration de devoir sans cesse se reposer sur son terminal continuait de la travailler : elle voulait se sentir suffisamment à l'aise dans les couloirs des vaisseaux de la flotte pour rentrer les yeux fermés. Terminal chargé ou non. Elle voulait pouvoir se balader sans avoir à regarder où tourner tous les dix mètres. Elle voulait retrouver l'assurance qu'elle avait dans les rues de sa ville sur Byblos. Mais c'était beaucoup demander, même après quatre mois sur la flotte. Lise était ambitieuse, fière, dévouée : elle s'était mise cet objectif en tête et comptait bien y parvenir avant la fin de l'année. Sa nouvelle stratégie s'était dessinée toute seule, à force de se perdre jusque dans les couloirs autour de sa cabine : et si, justement, elle se laissait porter sur le Columbiad là où ses pieds l'emmenaient ? Peut-être qu'en se perdant intentionnellement, elle parviendrait à reconnaître certains couloirs, en emprunterait d'autres qu'elle n'avait jamais vu. Et au pire, il y avait toujours Charlie dans la poche de sa veste en jean.

Alors elle s'était promenée, les mains dans les poches, les écouteurs dans ses oreilles. Le dernier titre de Seo-Yeon qui tournait en boucle depuis plusieurs jours chez elle l'accompagnait encore aujourd'hui. Elle avait marché longtemps, le menton constamment levé pour admirer les décorations du Columbiad. Toutes ces fresques, ces décorations et les plantes là où on ne les attendait pas : elle avait le regard qui s'accrochait à tout, manquait de se faire bousculer constamment. Mais ça valait le coup, parce qu'elle n'avait rien vu de pareil. Sur Byblos, le climat ne permettait pas d'en faire de même et c'était surtout vers la végétation étonnamment éparpillée que Lise s'arrêtait. Comme là, sur la rampe d'un escalier qu'elle emprunte autour de laquelle du lierre avait trouvé sa place. Elle en oubliait presque être sur un vaisseau, au milieu de l'espace bordel. Et elle aimerait tant que ses parents l'aient suivie depuis Byblos, pour leur montrer tout ça. Parce que toutes les photos qu'elle leur envoie ne font jamais vraiment justice à la beauté de la flotte : elle en prend d'ailleurs une nouvelle, de ce lierre savamment envahissant. Mais entre deux clichés, elle entend son nom par dessus la musique qui lui coule dans les oreilles. Lise fronce des sourcils, curieuse, et enlève un écouteur pour entendre à nouveau son nom -complet- être prononcé plus bas, sous les escaliers. C'est un type qu'elle ne connait pas à priori, mais il y a quelque chose de familier chez lui. Très familier. Trop familier. Il lui faut un temps pour remettre ses traits, avant qu'elle ne s'exclame un Demyen !! plein d'excitation quand elle réalise que le type, c'est son Demyen. Alors Lise dévale les escaliers, quitte à se couper le souffle, un sourire large lui barrant le visage et se jette dans ses bras sans plus de cérémonie. Elle a l'droit. C'est Demyen. C'est bien la dernière personne qu'elle s'attendait à voir ici. Elle en revient pas. C'est trop beau pour être vrai. C'est un petit bout d'elle qu'elle avait laissé sur Byblos qui lui revenait. Mais qu'est-ce que tu fais là ? Ça va ? T'es là depuis combien de temps ??! qu'elle le bombarde de questions en le gardant encore un peu dans ses bras. Elle ne s'écarte qu'après, en gardant ses mains autour de ses épaules comme si si jamais elle le lâchait, il allait partir. T'es là ! souffle-t-elle même, pour s'en persuader. Être sûre que c'était vrai, en finissant par le lâcher. Mais jamais du regard. Y'a plus que lui qui accroche ses billes : le reste du Columbiad a perdu de sa couleur soudainement.

Couloirs du Columbiad, 07 octobre 2227.
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MessageSujet: (#) Re: we won the lottery dude // damian     Mar 16 Oct - 21:45
Damian Ziskind
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« J’ai déchargé les caisses ici, c’est bon? » qu’il lance au tenancier qui s’affaire derrière son comptoir, et qui lui laisse comprendre d’un seul signe de main que c’était adéquat et de le laisser faire son ouverture tranquille. Sans demander son reste, Damian repart, haussant les épaules et le sourire aux lèvres. Il y avait quelques jours maintenant qu’il vivait sur la flotte et son adaptation, bien qu’un peu bousculée par les nombreux changements apportés à ses arrangements, se déroulait à merveille. Certes, il aurait dû être brasseur et pas livreur, mais il commençait en bas de l’échelle et ça ne l’embêtait pas; il faisait les livraisons l’avant-midi et observait avec attention le travail de ses nouveaux collègues lorsqu’il avait fini, tentant d’absorber la façon de faire stellarienne aussi rapidement que possible pour pouvoir se mettre à l’œuvre. Les mains dans les poches, il y trouve son terminal, sur lequel il jette un bref coup d’œil. Autant prendre sa pause maintenant, comme ça, il serait tranquille après et pourrait retourner dans les salles de production. Il n’en était pas loin, de toute manière, alors l’occasion était parfaite. Gardant son terminal à portée de main, il commence par se fier à sa mémoire pour retrouver le chemin du réfectoire le plus proche, remarquant bien rapidement qu’il n’était pas doué pour se tracer un chemin imaginaire.

Il tourne finalement les talons, pensant emprunter un couloir, mais remarque plutôt un escalier en haut duquel se trouve une silhouette familière dont l’apparition le sidère brièvement. « Lise? » qu’il fait, la voix un peu forte, sans attirer l’attention de la jeune femme. Peut-être qu’il s’était trompé, se dit-il, pensant abandonner jusqu’à ce qu’il remarque les écouteurs enfoncés dans ses oreilles. Alors plutôt que d’être logique et de se rapprocher, il crie plus fort. « LISBETH! » scande-t-il en agitant la main dans l’espoir d’attirer son attention. Le regard confus que la brune pose sur lui le laisse un moment perplexe, oubliant qu’il avait coupé ses cheveux – et accessoirement qu’il y avait quelques années qu’ils ne s’étaient pas vus. L’enthousiasme de la jeune femme finit par se propager, et il sourit bêtement alors qu’elle se précipite dans ses bras. Il la réceptionne avec aise, peu soucieux des regards des autres passants, ne résistant pas à l’envie de la faire tournoyer quelques secondes avant de la reposer à terre. « Depuis… quatre jours! » qu’il fait, presque en chantonnant, réalisant soudainement que le fait de l’avoir croisée si vite était presque un miracle. « Par les dunes, Lili, t’as pas changé d’un grain d’sable! » Il vient pincer sa joue du pouce et de l’index, taquin, alors que la gamine le dévisage avec euphorie. « T’inquiète pas, j’vais nulle part », la rassure-t-il dans un sourire bienveillant. « T’es là depuis quand alors? T’es avec tes parents? Comment ils vont? Ça m’fait penser que j’ai pas trop donné signe de vie dans les derniers mois... » l’interroge-t-il dans un accès d’excitation. Il n’avait que des bons souvenirs de son passage chez les Knowles. Plus qu’un simple travail, il avait réussi à s’en faire comme une seconde famille, pendant un temps. Il avait malheureusement négligé de leur donner des nouvelles régulièrement, même s’ils devaient bien s’attendre à un manque d’assiduité à ce niveau de la part de Demyen. Il y avait bien un contact, juste... peut-être pas aussi assidu qu’escompté.




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MessageSujet: (#) Re: we won the lottery dude // damian     Mar 16 Oct - 23:04
Lisbeth Knowles
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Elle a du mal à y croire, pourtant il est bien là. Et elle continue de le tenir par les épaules de peur qu'il s'échappe. Ça faisait quoi ? Des années qu'elle ne l'avait pas vu sur Byblos, et s'ils s'étaient retrouvés sur la planète sableuse, elle l'aurait aussi pris dans ses bras. Mais c'était différent de le croiser sur la flotte. C'était tellement loin de chez eux, et les retours ne pleuvaient pas. Le voir là, c'était incroyable et après tout ce temps loin de sa famille et de ses proches, ça lui faisait briller le regard.  Depuis… quatre jours! Par les dunes, Lili, t’as pas changé d’un grain d’sable! il ne se gêne pas pour lui pincer la joue tendrement, et elle fait mine de lui écarter la main en le lâchant enfin alors que ce contact complice lui fait chaud au coeur. Elle en rit même. Lui non plus n'a pas changé. Enfin... sauf pour ces cheveux courts qu'elle ne lui connait pas. T’inquiète pas, j’vais nulle part. Elle acquiesce d'un signe de tête, avant de souffler un Je sais... un brin coupable. T’es là depuis quand alors? T’es avec tes parents? Comment ils vont? Ça m’fait penser que j’ai pas trop donné signe de vie dans les derniers mois... Comme toujours parler de ses parents la rend nostalgique. Elle pense à eux, seuls dans leur grande maison avec pour simples nouvelles quelques vidéos interposées : eux qui avaient tout fait pour l'accueillir dans leur vie, elle les avait laissé derrière elle pour se construire la sienne. Et si elle ne regrettait pas son choix pour autant, elle se sentait coupable souvent en pensant à eux. Elle sourit tout de même, sans que ce dernier n'atteigne son regard. J'suis là depuis mai. qu'elle explique brièvement, avant de plier son avant bras comme pour montrer ses muscles (inexistants). J'fais partie des pionniers moi monsieur ! elle en rigole mais Lise en est extrêmement fière. D'ailleurs quand elle y pense, elle fait partie de l'histoire maintenant et ça n'arrange pas son petit (grand) égo. Maman et Papa sont restés sur Byblos... Ils voulaient pas partir, d'après eux ils sont "trop vieux pour tenter la grande aventure"... qu'elle dit cette-fois avec une lueur de déception dans sa voix. Elle se pince les lèvres non sans soupirer.

Mais elle préfère ne pas s'abattre, alors elle inspire longuement avant de lui lancer un large sourire. Mais Zephyr est venu avec moi, t'sais mon parrain ? Elle est presque certaine qu'il a du le voir pendant ses années chez eux, alors elle ne s'étale pas en détails et espère que le simple rappel de son affiliation fera l'affaire. Lise ne mentionne pas Delaani, que Demyen ne doit pas connaître : ils auront le temps plus tard de vraiment tout se dire. Elle préfère aller à l'essentiel, à ce qui les connecte eux deux poussée par l'invraisemblablité de la situation à faire en sorte que tout ne tourne qu'autour d'eux et leur petit monde. Et j'peux envoyer et recevoir des vidéos et des messages à mes parents, donc ça va. La chaleur continue d'augmenter, les ressources s'amoindrissent mais ils gardent bon espoir. Enfin, tu connais mon père : même face à un mur il continue d'espérer trouver une porte. Elle préfère plaisanter plutôt que trop se concentrer sur les nouvelles de ses parents qui laissaient à désirer. Lise en profite pour passer une main dans les cheveux de Demyen, les barrières étaient depuis bien longtemps tombées entre eux. J'arrive pas à croire que tu t'es coupé les cheveux... C'est presque aussi fou que de te croiser sur la flotte ! rit-elle à nouveau avant de le laisser tranquille.

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MessageSujet: (#) Re: we won the lottery dude // damian     Mar 23 Oct - 21:50
Damian Ziskind
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Ni une, ni deux, les doigts de Damian fondent sur le biceps à peine raidi de Lisbeth pour le presser, gentiment moqueur, comme pour lui souligner qu’il n’y avait rien de bien impressionnant dans ce qu’elle lui montrait. Leurs interactions avaient toujours été empreintes d’une familiarité toute particulière, comme frère et sœur qui avaient condensé vingt ans et des poussières de complicité en quelques années, celles où Damian avait trouvé du travail chez les Knowles. Maintenant qu’ils étaient réunis sur la flotte, ils auraient l’occasion de rattraper encore un peu plus le temps perdu. La déception de Lise lorsqu’elle évoque ses parents n’échappe pas au brun, mais il ne dit rien, se contentant d’imiter son air dépité. Il avait trouvé chez les Knowles un succédané de famille qui lui avait permis de tenir bon après une période difficile et de retrouver un semblant de normalité. Or, fidèle à lui-même, il avait eu la bougeotte et avait conclus qu’il valait mieux partir – tout en gardant une place spéciale pour la famille qui l’avait recueilli dans son cœur. Quant à Zephyr, il ne pouvait pas se vanter de le connaître si bien que ça, mais il savait qu’il comptait beaucoup pour Lise, aussi affiche-t-il aussitôt un sourire ravi qui illumine son visage. À vue de nez, la jeune femme semblait s’être bien adaptée à la flotte, s’il se fiait à sa bonne humeur inaltérée et à son énergie. « Oh! Fais-moi signe, la prochaine fois. On leur enverra un message vidéo tous les deux! » insiste-t-il avec excitation. La remarque sur la détermination du patriarche lui arrache un rire sincère. « Ton père, si y’a pas de porte, il la construit lui-même », lui fait-il remarquer dans un sourire. Il avait toujours admiré l’esprit entrepreneurial de celui qui lui avait donné du travail pendant si longtemps, surtout considérant le mode de fonctionnement de Byblos. Il avait rapidement compris que la flotte ne fonctionnait pas de la même manière que sa planète d’origine et qu’il devait payer pour ce dont il avait besoin, ce qui était l’une des plus grandes barrières à surmonter. Habitué au troc ou à simplement recevoir quelque chose de concret – pas une monnaie intangible – contre ses efforts, il peinait à prendre le rythme stellarien.

« Ah! » qu’il s’exclame alors que Lise souligne son nouveau look, sans pour autant se soutirer au contact des doigts de la jeune femme. Il plisse plutôt le nez, mi-figue mi-raisin, hochant la tête. « J’ai voulu faire changement, mais je sais pas, je vais peut-être les laisser pousser… » admet-il, passant à son tour sa main dans sa chevelure, par réflexe. « Je suis vraiment content de te croiser. J’aurais sûrement pas su de sitôt que t’étais ici », note-t-il. « Tu fais quoi comme travail alors? Tu t’es fait des amis? Tu rames pas trop à t’y faire ici? » Il la bombarde de questions comme il le faisait si souvent, son cerveau le pressant à exprimer tout ce à quoi il pensait. « Tu voudras bien m’aider à comprendre comment on peut se faire donner à manger? Concrètement, j’veux dire. Jusqu’à maintenant j’étais avec des collègues qui m’ont offert des trucs à manger, mais là je vais commencer à ramer. »




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MessageSujet: (#) Re: we won the lottery dude // damian     Mer 24 Oct - 22:10
Lisbeth Knowles
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Lise hoche la tête et acquiesce dans un large sourire l'excellente idée de Demyen : appeler ses parents tous les deux serait certainement la dernière chose à laquelle les Knowles pouvaient s'attendre. Sans doute ne savaient-ils pas non plus que Demyen avait rejoint les bybliens sur la flotte, et déjà Lise imaginait mille et unes façons de faire cet appel pour le rendre plus drôle encore. Demyen pourrait apparaître en premier à l'écran, ou alors ils pourraient sauter ensemble devant la caméra... Les idées fusent dans le bref instant que son éternel ami lui laisse pour y réfléchir, répondant déjà à sa remarquer capillaire. Ça le changeait beaucoup mine de rien, peut-être même que ça le grandissait : autant en taille, qu'en air mature. Ce qui était compliqué à faire, lui qui avait toujours un air espiègle aux coins des yeux et un sourire aux coins des lèvres avait bien souvent l'air plus jeune qu'il ne l'était. Lise en oubliait d'ailleurs la différence d'âge qui les séparait, cachée par la complicité qui les avait rapidement lié. J’ai voulu faire changement, mais je sais pas, je vais peut-être les laisser pousser… elle sent le doute dans sa voix quant à sa décision, alors avant qu'il ne reprenne la parole elle lui glisse rapidement un Boh, t'sais ça repousse vite ! Dans tous les cas, ça te va super bien... tu fais plus âgé j'trouve. dans un sourire qui se veut rassurant. Quoiqu'il ferait, elle serait bien la dernière à l'en juger. Demyen avait au moins l'avantage d'être un garçon : à moins de vouloir des cheveux aussi longs que ceux de Lise, il pouvait aisément changer de style tous les six mois.

Je suis vraiment content de te croiser. J’aurais sûrement pas su de sitôt que t’étais ici. Tu fais quoi comme travail alors ? Tu t’es fait des amis ? Tu rames pas trop à t’y faire ici ? Tu voudras bien m’aider à comprendre comment on peut se faire donner à manger ? Concrètement, j’veux dire. Jusqu’à maintenant j’étais avec des collègues qui m’ont offert des trucs à manger, mais là je vais commencer à ramer. Comme toujours, il parle à la vitesse de l'éclair et ne lui laisse pas le temps de répondre, à peine celui nécessaire à retenir chacune des questions. Mais Lise y est habituée, depuis le temps, et le laisse finir sa course contre lui-même dans un sourire amusé : que c'était agréable de le retrouver ainsi, sans qu'il n'ait changé ! Elle avait la forte impression de simplement revenir en arrière, le cadre et le contexte changeant seulement. C'était comme s'ils ne s'étaient jamais quittés, alors elle rit un peu quand il termine enfin voyant dans son regard qu'il a finit par décidé que c'était son tour à elle de parler. Alors... pas où commencer... fait-elle mine de réfléchir, avant de lui répondre Pour faire vite, j'bosse pour le journal local, le Stellarian Tribune. J'me suis faites quelques potes de mon âge, dont mes voisines et un groupe de parkour - tu vois ce que c'est ? - et... je te raconterais le reste autour d'un verre si tu veux, ce sera plus sympa ! Elle balaye rapidement ses interrogations pour en venir au vrai sujet (à ses yeux) qui l'inquiète autant qu'il l'intéresse. Mais le plus important, c'est que j'te montre comment faire pour manger ! qu'elle dit dans un rire bienveillant mais aussi terriblement amusé. C'était bien la dernière fois à laquelle elle s'attendait de sa part et en même temps quand elle y réfléchissait, ça l'étonnait à moitié. Donc ça fait genre quatre jours que tu mange à moitié ?? T'es vraiment pas possible Demyen.... qu'elle rit encore en passant son bras sous le sien pour l'inviter à la suivre. Viens j'vais te montrer. C'est super simple tu vas voir. Et elle se dirige vers une machine à snacks juste derrière eux contre l'un des murs de la place. Ok alors, ça c'est juste une machine à snacks, mais ça marche pareil pour les machines à boissons. Ce soir on mange ensemble et j'te montrerais comment ça marche au self si tu veux ? Elle sort son propre terminal qu'elle avait rapidement fourré dans la poche de sa veste en se précipitant vers Demyen quelques minutes plus tôt. Tu veux quoi ? finit-elle par lui demander, sans préciser qu'elle lui offrirait ce qu'il prendrait (ça allait de soit), zieutant déjà un paquet de sticks de fraises séchées pour elle-même.

Couloirs du Columbiad, 07 octobre 2227.




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MessageSujet: (#) Re: we won the lottery dude // damian     Mar 13 Nov - 22:25
Damian Ziskind
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Il ne peut s’empêcher d’élargir son sourire alors que Lisbeth entreprend de répondre à ses multiples interrogations. Elle avait l’habitude, depuis le temps, de prendre chaque section de ses paroles pour mieux articuler une réponse cohérente et elle faisait partie des rares qui n’oubliaient jamais de répondre à une partie de ses questions. Il tentait souvent de se corriger, que ce soit en se forçant à se limiter à une question à la fois, ou à prendre une pause entre chaque phrase pour déterminer s’il avait vraiment besoin de faire long, sans succès à long terme. Le naturel revenait au galop systématiquement. « T’es journaliste?! », s’exclame-t-il avec son entrain de toujours, posant, par réflexe, les mains sur les épaules de Lise. « Mais c’est fantastique! » Il renchérit, tout sourire, découvrant une sorte de fierté réaffirmée, sans trop savoir pourquoi. Juste fier de ce qu’elle avait pu accomplir si loin de ses repères. Le fait qu’elle se soit rapidement trouvé des potes ne l’étonne pas une seule seconde – pétillante et franchement adorable, qui donc passerait l’occasion de se faire une amie de Lisbeth Knowles? « C’gentil Li, j’apprécie. ‘fin t’inquiète pas, hein, j’ai bouffé à ma fin, c’juste que j’ai jamais appris comment me servir de ces machines vu qu’on m’a refilé à manger tout l’temps », la rassure-t-il, à moitié gêné, à moitié soulagé. Il aurait fini par piétiner le peu d’ego qu’il avait pour demander à un inconnu à la cafétéria comment faire pour se sustenter, dans le pire des cas, mais la situation n’avait jamais eu l’occasion de se présenter à lui. Bras dessus, bras dessous, Damian se laisse traîner jusqu’à une de ces étranges machines pleines à craquer de collations diverses et variées, mais qu’il n’avait jamais eu l’occasion de se procurer. « Oh, ouais, manger ensemble ça serait génial, comme dans l’bon vieux temps! » se réjouit-il avec entrain. « Tu pourras m’expliquer ce qu’ils mangent, ici, parce que de ce que j’ai pu voir, vraiment, ça ressemble pas trop à ce qu’on peut manger sur Byblos. Est-ce que c’est vrai qu’ils peuvent pas faire griller la viande au charbon ici? On m’a dit que c’était un danger pour le feu. »

Quoi qu’il en soit de sa logorrhée, il pose ses mains dans la vitrine de la machine comme pour mieux voir les choix qui s’offraient à lui. « C’est quoi un Brésil? » demande-t-il en posant son regard sur une barre de noix contenant, notamment, un ingrédient qui lui est inconnu, les noix du Brésil. « Et des… framboises? Wow, j’me sens vraiment con tout à coup. J’connais rien de tout ça », rechigne-t-il, visiblement embêté par sa confusion et son ignorance. Pas qu’on puisse réellement lui en vouloir. « Ça c’est écrit en chinois, ça veut dire quoi? En vrai, t’sais quoi, j’vais prendre ça, c’est exotique, ça m’plaît, même si je sens que je vais avoir une surprise. » Il se détache de la distributrice pour laisser Lise prendre son snack, observant avec intérêt chacun de ses gestes pour pouvoir les reproduire tout de suite après. Terminal en main, il s’apprête à le tendre vers le récepteur pour passer sa commande – avant que Lise ne lui tende l’objet de sa convoitise. Il la remercie, bredouille, passant une main dans ses cheveux. « Alors t’fais quoi comme journaliste? Tu parles de  choses intéressantes? De musique, d’art, tout ça, ou genre… des trucs politiques? Ouh, y’a des meurtres sur la flotte? T’as déjà parlé de ça? » Il reprend, toujours aussi motivé, en arrachant sommairement l’emballage de son casse-croûte.




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L'enthousiasme de Demyen est communicatif et lui arrache son plus large sourire de la journée. Son exclamation la remplie de fierté tout à coup, c'était une chose de l'avoir lu dans un message de la part de ses parents quand les messages vidéo n'étaient pas encore disponibles sur la flotte, mais se l'entendre dire par un ami si proche en était une autre. Demyen, c'était à la fois un ami et un genre de frère à ses yeux. Elle avait passé quelques années charnières de sa vie à ses côtés et ce qu'elle cachait encore par pudeur à ses amis stellariens, Demyen le savait. Lise ne criait pas sur les toits avoir une santé fragile, bien que ses problèmes étaient mieux gérés sur la flotte que sur Byblos -question de technologie-, parce qu'être une étrangère était déjà suffisant pour s'attirer des regards curieux. Elle n'avait pas besoin de se rajouter une étiquette, encore moins celle d'un poids pour la flotte en terme de logistique et médecine. Alors avoir Demyen avec elle lui enlevait tout à coup un poids, avec lui, elle n'avait pas de secret. Pas d'appréhension.  C’gentil Li, j’apprécie. ‘fin t’inquiète pas, hein, j’ai bouffé à ma fin, c’juste que j’ai jamais appris comment me servir de ces machines vu qu’on m’a refilé à manger tout l’temps. Il tente de s'expliquer mais c'est déjà trop tard. Quand Lise avait une idée en tête, rien ne pouvait la lui enlever. Elle avait le crâne aussi dur que les murs des mines d'après sa mère qui y travaillait. Sourire en coin, elle n'hésite pas à le traîner jusqu'à une machine à snack. Quand même... il la surprendrait toujours. Et il n'y avait que Demyen pour ne pas paniquer face à une situation aussi... improbable ? Manger, c'était la base. Mais lui n'avait toujours pas perdu patience. Un modèle pour tous sans doute...   Oh, ouais, manger ensemble ça serait génial, comme dans l’bon vieux temps!   Ah le bon vieux temps, il semblait si loin mais soudainement si proche maintenant que Demyen était avec elle. C'était comme si rien n'avait changé. Sauf que tout avait changé, en fait. Tu pourras m’expliquer ce qu’ils mangent, ici, parce que de ce que j’ai pu voir, vraiment, ça ressemble pas trop à ce qu’on peut manger sur Byblos. Est-ce que c’est vrai qu’ils peuvent pas faire griller la viande au charbon ici? On m’a dit que c’était un danger pour le feu. Sa réaction lui arrache un rire sincère, alors qu'elle hoche la tête ayant partagé la même déception que lui en arrivant. Déjà qu'il n'y avait pas vraiment de viande ici, la cuisson au charbon était tout bonnement impossible pour des raisons de sécurité. Elle soupire, agacée. Ouai... c'est tellement nul. lâche-t-elle dégoûtée par l'incapacité de manger quelque chose de fumé. C'est pour des raisons de sécurité on m'a dit... On peut pas tout avoir j'imagine. Mais t'attends pas à de la grande cuisine. Du moins pas à la cantine : tout ce que j'ai goûté était vraiment fade. Papa serait incapable de vivre ici ! finit-elle dans un rire qu'elle est sûre qu'il partagera. Son père avait une drôle d'obsession avec la cuisine bien faites. De quoi faire enrager sa mère qui, impatiente, préférait aller à l'essentiel.

Quand elle le voit s'approcher de la vitre, elle en fait de même pour observer elle aussi les autres possibilités. Bien que Lise avait déjà jeté son dévolu sur les sticks à la fraise, de loin ses préférés : ça n'était rien comparé aux vrais fruits cependant...   C’est quoi un Brésil? Le nom lui dit quelque chose, mais elle n'est sûre de rien. La flotte était plus terrestre que spaciale sur beaucoup de choses, alors que Byblos s'était plus ou moins coupé du reste de l'univers. Les enfants y apprenaient brièvement l'histoire de l'humanité : on se concentrait surtout sur l'histoire de la colonie et la flore, faune, géographie de la planète. Un endroit surement, non ? qu'elle lui répond hésitante en voyant que les noix semblaient provenir "du" Brésil. Brésil. Ça sonnait bizarrement. Et des… framboises? Wow, j’me sens vraiment con tout à coup. J’connais rien de tout ça. Ah ça elle le savait ! C'est des fruits rouges ! dit-elle toute fière d'elle. Aileas et Nova lui en avaient fait manger plus d'une fois. C'était bon. Mais c'était pas de la fraise. La byblienne rit encore une fois quand Demyen se flagelle. Elle aussi s'était sentie bête en arrivant ici, continuait d'ailleurs d'avoir l'impression d'être une extraterrestre sur bien des niveaux.   Ça c’est écrit en chinois, ça veut dire quoi? En vrai, t’sais quoi, j’vais prendre ça, c’est exotique, ça m’plaît, même si je sens que je vais avoir une surprise. Elle soupire un rire en tapant sa commande sur l'écran tactile, puis paye à l'aide de son terminal, exécutant chacun des gestes plus ou moins lentement pour bien montrer à Demyen comment faire. S'assurant même, en lui lançant un regard, qu'il avait bien compris. Puis elle lui tend son snack et range son terminal dans son sac. Tu peux traduire la langue en direct avec ton terminal, j'crois qu'il faut aller dans l'appareil photo. Un truc comme ça, une copine m'a montré mais je m'en suis jamais trop servi jusque là. Lise déchira son paquet de sitck et y plongea les doigts pour en attraper un qu'elle s'empressa de gober. Elle s'éloigne de la machine en compagnie de son ami, lui aussi concentré sur son nouveau butin. Alors t’fais quoi comme journaliste? Tu parles de  choses intéressantes? De musique, d’art, tout ça, ou genre… des trucs politiques? Ouh, y’a des meurtres sur la flotte? T’as déjà parlé de ça? C'est reparti pour une fournée de questions qui la font sourire d'une oreille à l'autre. La vérité était bien moins satisfaisante cependant, mais l'attrait de Demyen était plus qu'amusant. Si Lise était d'un naturel lumineux, Demyen était carrément un soleil : une boule de feu qui menaçait d'imploser à tout moment tant il brillait. Elle rit la bouche pleine de sticks à la fraise séchés et les range comme un hamster dans l'une de ses joues pour pouvoir lui répondre avant qu'il ne s'étouffe d'une autre salve d'interrogations. Nooon, c'est beaucoup moins passionnant qu'ça. qu'elle réussi à dire avant de s'étouffer (comme quoi, au lieu de s'inquiéter pour lui, elle aurait du faire plus attention) En vrai c'est un peu nul. J'ai que des sujets débiles. Genre, sur le nouveau menu de la cantine du Regina Mercy... Elle dit ça en avalant difficile sa bouchée de sticks. Puis quand la voie est libre, elle imite une corde autour de son cou qu'elle tire. Des sujets à mourir quoi. Ses pas les avaient menés vers un banc de la place sur laquelle ils s'étaient croisés et avant de s'assoir, elle se retourne vers lui frappée d'une vague d'excitation. Mais ! Et tu me promets de pas l'dire - J'bosse sur des sujets plus actuels, genre, des évènements qui ont secoué la flotte après que je sois arrivée. Un espèce d'attentat de l'espace, une haut gradée qui a voulu déserter, des violences de la milice... une partie de vaisseau interdite d'accès même à l'amirale et que personne ne connait ! Dans ses yeux, y'a la lueur qui anime généralement le regard des savants fous. Mais ce sont ces projets là qui la passionnent. Le vrai journalisme d'investigation. Pas celui de la petite grand-mère qui transforme les canettes de jus de fruits en sculptures. Enfin voilà, les sujets nuls me permettent de bosser dans mon coin sur des trucs plus cools. finit-elle pas conclure en s'asseyant. Et toi alors ?! Tu m'as encore rien dit. Je veux tout savoir. C'est à son tour de le bombarder de questions. Il n'y avait pas que son entrain qui était communicatif, mais visiblement ses mauvaises habitudes aussi. Elle avait tendance à s'habituer au rythme de Demyen au point d'accélérer le sien. Tu fais quoi comme travail ? Et t'as trouvé un logement où ? Secrètement, elle croise les doigts pour qu'il soit sur le même vaisseau qu'elle même si la flotte étant grande, les chances étaient minces.

Couloirs du Columbiad, 07 octobre 2227.




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MessageSujet: (#) Re: we won the lottery dude // damian     Jeu 3 Jan - 22:48
Damian Ziskind
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Si la déception est son premier ressenti, il fallait bien admettre que des flammes ouvertes dans un lieu si confiné représentaient, après réflexion, une sorte de non-sens. Or, réfléchir, il ne s’y attardait que peu, préférant profiter de ses retrouvailles avec Lise pour faire le vide dans sa tête, revenir aux sources, et profiter de ne pas se faire taquiner sur son accent encore fortement prononcé. « J’ai trouvé aussi que tout goûte un peu… pareil. Et cette bière, j’ose même pas en parler… ça me déprime. Mais j’ai, euh, importé un peu de bon stock que j’essaie de faire durer aussi longtemps que possible, le temps que les brassins que j’ai démarrés soient au top. » En réalité, Damian avait oublié de déclarer les multiples bouteilles qu’il avait logées dans ses bagages autrement dégarnis. Il n’avait compris que plus tard que ça aurait pu être un problème, mais plutôt que de s’incriminer en retournant vers la douane, il avait simplement décidé de faire comme si tout était en règle (avec peu de conviction). Quoiqu’il en soit, il observe avec intérêt les mouvements de Lise lorsqu’elle opère la machine distributrice, conscient que c’était une question de survie pour lui que d’apprendre à, au moins, trouver de quoi grignoter. Prêt à l’imiter, il ne comprend que lorsqu’elle lui met le petit paquet entre les doigts qu’elle a payé pour lui. « Oh, merci, fallait pas », insiste-t-il, mal à l’aise, même s’il se doutait qu’il aurait l’occasion de lui rendre la pareille bien assez tôt, aussi n’insiste-t-il pas.

Il se laisse porter par les pas et la voix de Lise alors qu’il pêche avec une sorte d’appréhension excitée un petit soufflé rond de la boîte en carton aux étranges inscriptions étrangères. Il n’était pas étranger au cyrillique omniprésent sur Byblos, mais le mandarin demeurait au-delà de ses capacités. Damian rit doucement à l’imitation de la brune, comprenant son dilemme. Elle avait un travail assuré avec des sujets peu palpitants, mais il comprenait aisément que cela puisse être ennuyant pour elle que d’être reléguée aux sujets peu croustillants. Il envoie une boule – riz soufflé? – dans sa bouche, la croquant en plissant les yeux. C’était excessivement salé, et ça avait un goût qui lui était inconnu, et ça n’était pas particulièrement bon, mais ça avait le mérite d’être différent. Exotique. Il s’étouffe presque avec une autre bouchée qu’il s’était enfournée lorsque Lise lui raconte ce qui avait secoué la flotte dans les mois passés. Avalant difficilement, pressé de s’extasier, il darde des yeux fascinés sur son interlocutrice. « Tu rigoles? Il s’passe tout ça ici? » s’étonne-t-il, grimaçant légèrement. « Moi qui pensais que rester sur Byblos était dangereux… » Il hoche la tête. « Puis, tu vas faire quoi avec ces articles? Les garder pour toi? Je veux dire, tu vas les proposer à ton patron éventuellement, non? » lui demande-t-il, un peu plus sérieux. S’il y avait du potentiel dans les articles de Lise, il fallait qu’elle tente de les faire publier, pas qu’elle les garde dans un recoin oublié de son terminal.

« Ben, ils m’ont mis dans la production brassicole », fait-il en haussant les épaules, pour répondre à la question de la journaliste. C’était l’évidence même. Il était jeune, mais il avait des connaissances très précises dans la fabrication d’alcool, le brassage, la distillerie… sur Byblos, il avaient créé des processus bien particuliers pour fabriquer leur alcool national et maximiser le rendement, notamment végétal, et que rien ne soit gaspillé : le genre de choses qui était tout aussi utile à la flotte. « J’pensais que les brasseurs ici seraient pas trop contents qu’un étranger viennent leur pourrir leur groove, mais en vrai ils sont vraiment sympa, curieux d’en savoir plus sur les spécialités bybliennes, les technologies qu’on utilise, tout ça. J’ai même un collègue qui m’a mis en contact avec un ingénieur pour qu’on puisse reproduire un distillateur byblien. » À en croire son sourire, il était fier de tout ça, indéniablement. Lise connaissait bien la passion de Damian pour ce type de chimie bien particulier. « Pis sinon ils m’ont casé sur le Regina Mercy au début, dans une toute petite cabine, tellement microscopique que j’arrivais même pas à m’allonger dedans sans plier les jambes », fait-il, versant un brin dans l’exagération. « Mais j’ai rencontré un type, un milicien, pis il voulait bouger de sa coloc pénible alors il m’a proposé de prendre une cabine ensemble, pis ça roule super. Il est vraiment sympa, tu l’aimerais bien je pense, il s’appelle David. » Un brave garçon, ce David.




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MessageSujet: (#) Re: we won the lottery dude // damian     Ven 4 Jan - 0:23
Lisbeth Knowles
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Demyen. Sacré Demyen. Il n'y avait que lui pour "importer" de l'alcool sur la flotte dès son arrivée dans ce qu'elle se doutait être une erreur plutôt qu'une volonté. Il n'était pas du genre à enfreindre la loi sciemment. Du moins, pas qu'elle ne sache... Ils ne s'étaient pas vu depuis longtemps, d'accord, mais on ne changeait pas autant non plus. Alors Lise écarquille les yeux quand il le lui raconte l'air de rien contre la machine mais esquisse un petit sourire espiègle et complice. S'il avait ramené quelque chose de Byblos, il avait intérêt à partager avec elle. D'ailleurs, elle n'attend pas longtemps pour se positionner de peur qu'il décide de prioriser des stellariens qui n'y connaîtraient rien en bonne bière et ne sauraient donc pas apprécier celle de Demyen à sa juste valeur. Preum's pour une dégustation. vient-elle le pincer à la taille dans un petit rire en se dirigeant vers le banc. Là, elle s'épanche sur ses propres exploits, ses petits secrets qu'elle n'avait raconté qu'à de rares personnes : si ça venait à atteindre les oreilles de ses supérieurs, sans doute qu'on lui taperait sur les doigts. Y'avait sans doute que lui, Aileas et Delaani qui étaient au courant. Mais Lise s'en foutait un peu, au fond, de devoir garder le secret. C'était un mal pour un bien. Jamais elle ne se serait reposée sur ses lauriers après tout. Elle était Lisbeth Knowles. Elle n'avait pas le temps de se contenter des miettes que les autres rédacteurs lui laissaient, elle avait envie de croquer à pleines dents le gâteau et ce même si on ne la jugeait pas encore prête.


 Tu rigoles? Il s’passe tout ça ici?   À sa grimace, elle se dit qu'elle en a sans doute trop dit.  Moi qui pensais que rester sur Byblos était dangereux… Il venait d'arriver, et Lise lui avait balancé tous les drames des derniers mois dans un discours peut-être trop condensé pour lui. La byblienne s'en veut un brin, alors elle rectifie le tire comme elle le peut. Nan mais t'inquiète, c'est pas comme ça tous les jours hein. La petite brune lui lance un sourire qui se veut rassurant, enjoué, et le laisse à ses questions qu'elle sent lui venir rien qu'à la manière avec laquelle son visage change d'expression. Puis, tu vas faire quoi avec ces articles? Les garder pour toi? Je veux dire, tu vas les proposer à ton patron éventuellement, non?   Enfournant un nouveau stick de fraise dans sa bouche, elle lui répond d'abord simplement en hochant la tête de bas en haut. Trop occupée à se goinfrer un peu elle aussi. Puis en calant sa bouchée dans un coin de sa bouche, elle finit par lui répondre. Yep, j'vais les montrer à mon boss un jour. Mais d'abord, faut qu'ils soient parfaits. J'aurais pas de deuxième chance si j'le fais alors pour le moment je garde et on verra quand je pourrais les rendre ! Puis si elle venait à découvrir un truc vraiment chaud, sans doute qu'elle ne se gênerait pas pour les publier sur un blog annexe. Elle n'avait rien à perdre, pas vraiment. Pas encore du moins.

Ben, ils m’ont mis dans la production brassicole. Normal, qu'elle se dit en hochant la tête, venant s'assoir sur le banc et l'invitant à en faire de même pour continuer leur conversation plus confortablement. Lise se tait pour le laisser continuer, curieuse d'en savoir plus. J’pensais que les brasseurs ici seraient pas trop contents qu’un étranger viennent leur pourrir leur groove, mais en vrai ils sont vraiment sympa, curieux d’en savoir plus sur les spécialités bybliennes, les technologies qu’on utilise, tout ça. J’ai même un collègue qui m’a mis en contact avec un ingénieur pour qu’on puisse reproduire un distillateur byblien. Elle qui s'était un peu calmée en s'asseyant se redresse droite comme un piquet quand il lui dit ça le regard tout fier. Un sourire vient lui étirer les lèvres d'une oreille à l'autre, avant qu'elle ne s'exclame bruyamment mais sincèrement. Mais c'est super ! J'suis trop contente pour toi. Ça m'étonne pas qu'ils t'aiment bien au point de déjà faire des gros projets comme ça... qu'elle lui dit dans un clin d'oeil, en venant glisser son bras autour du sien dans une étreinte pleine d'affection. Elle était vraiment heureuse pour lui, Lise. Demyen méritait tellement de choses. C'était quelqu'un de bien. Pis sinon ils m’ont casé sur le Regina Mercy au début, dans une toute petite cabine, tellement microscopique que j’arrivais même pas à m’allonger dedans sans plier les jambes Elle grimace douloureusement pour lui. Ça a pas dû être cool comme moment à passer. Lise avait eu de la chance à son arrivée et était tombée sur une colocation byblienne directement. Bien sûr, ses colocataires avaient tous une vie très différente de la sienne et finalement ils ne se croisaient pas tant que ça. Mais j’ai rencontré un type, un milicien, pis il voulait bouger de sa coloc pénible alors il m’a proposé de prendre une cabine ensemble, pis ça roule super. Il est vraiment sympa, tu l’aimerais bien je pense, il s’appelle David. Lise se redresse et s'écarte de Demyen dans un froncement de sourcil qui aurait pu être sérieux s'il n'y avait pas eu ce petit sourire en coin sur ses lèvres. Un milicien, jeune, sympa et qui s'appelle David ? Elle a du mal à ne pas penser à un certain parkouriste et se jette même à l'eau. Y'en avait peut-être trente des David milicien sur la flotte, mais la coincidence serait trop belle. David ? qu'elle demande dans un sourire agréablement surpris. Elle espère ne pas se tromper. Ce serait drôle que ça soit bien le cas. Ce serait pas David Krüger ? finit-elle par dire en mettant les pieds dans le plat. De toute façon, elle n'aimait pas trop tourner autour du pot. C'est lui non ? Fin' un milicien de notre âge, sympa, pas mal, qui s'appelle David y'en a pas quarante sur la flotte non plus je pense. Bon, il n'avait pas dit qu'il était pas mal et ça lui avait échappé l'air de rien. Mais son raisonnement était peut-être pas faux non plus. Si c'est l'cas t'as de la chance d'être tombée sur lui. C'est quelqu'un de bien. conclu-t-elle, un peu pensive quand elle se souvient de la dernière fois qu'elle avait passé du temps avec. Ça ne s'était pas nécessairement bien passé, la faute à ses poumons défectueux, mais il avait été là jusqu'au bout.


Couloirs du Columbiad, 07 octobre 2227.




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MessageSujet: (#) Re: we won the lottery dude // damian     

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