i'm afraid of heights // david
MessageSujet: (#) i'm afraid of heights // david     Ven 5 Oct - 19:49
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.

Ok. Ok, ok, ok. Tout allait bien et ça n'était absolument pas une mauvaise idée. Non. Bien au contraire, c'était la meilleure des idées : encore une rencontre et Lise irait probablement avec eux sur place. Elle pourrait les prendre en photo en train de se filmer, montrer les coulisses de leurs vidéos aux milliers de vues et surement que ça lui permettrait de gagner un peu plus la confiance de ses supérieurs. C'était plus qu'un article qu'elle finissait par faire sur eux. C'était carrément un dossier, du genre qui demandait de l'investigation, de l'investissement. Et si le sujet en lui-même n'était pas au centre de l'actualité, elle allait prouver qu'elle connaissait la méthode à ses patrons. C'était le principal. Ça, et se faire des potes. Car le groupe de David était littéralement la seule bande de jeunes avec qui Lise avait pu entrer en contact. Les autres étaient plus réservés, moins ouverts et c'était compréhensible : pourquoi s'embêter à rajouter une inconnue dans leur groupe. Lise faisait partie des plus jeunes bybliens à être venus sur la flotte, le reste de ses connaissances et de ses amis (de Byblos ou d'ici) étaient bien plus âgés. Alors David, sa bande, c'était une opportunité qu'elle ne pouvait pas laisser passer et refuser leur proposition juste à cause de ses problèmes de santé, c'était possiblement à ses yeux se tirer une balle dans le pied. Donc en toute logique, Lise avait répondu oui à David avec entrain lorsqu'il lui avait proposé de se retrouver sur le Tiantang pour une session d'entrainement. Tout le monde sur la flotte était sportif, plus ou moins par obligation pour conserver leur masse musculaire intacte et prévenir des problèmes liés à la gravité (ou son absence). Lise, quant à elle, faisait le strict minimum tout simplement car c'était là son maximum. Ses poumons allaient rarement plus loin.

Naturellement, elle était anxieuse. Parce qu'en plus de tout cela, elle n'avait jamais rien escaladé de sa vie. Pourtant, les falaises, les failles, les canyons et les bâtiments ça n'était pas ce qui manquait sur sa planète natale. Sa mère l'avait trop couvée, même jusqu'à son départ. Alors jusqu'au dernier moment, elle avait pesé le pour et le contre, son petit sac de sport pendant à son épaule alors qu'elle était sur le point de franchir la porte de la salle. Mais Lise était trop fière, elle faisait toujours tout pour se prouver (et prouver au reste du monde) qu'elle était capable de tout faire normalement. Elle entra donc dans la salle en resserrant sa queue-de-cheval, cherchant du regard le visage de David ou celui d'un autre membre du groupe de parkour. Lise remarqua Neema et Mark, déjà en train de grimper sur les murs d'escalade non sans s'échanger ce qu'elle se doutait être des provocations amicales. Elle sourit à la scène en fendant la salle toujours à la recherche de David, et dans ses affaires de sport (qui consistaient en un legging noir et un t-shirt gris des plus simples) elle se fondait parfaitement dans la masse. Finalement, elle le trouva en train de fouiller dans un sac sur un des bancs de la salle et se glissa derrière lui dans l'idée stupide de le surprendre. Tu cherches ta motivation ? lui dit-elle subitement en plaisantant. J'ai encore perdu la mienne, j'crois qu'elle flirt avec les pintes de xingji de la Ruche encore une fois... ajouta-t-elle dans une grimace. Elle était toujours motivée pour une bière... Mais pour une session de sport, c'était bien parce qu'elle voulait passer du temps avec eux.


Salle d'escalade, Tiantang, 04 octobre 2227.
Lise parle en ffcc33
David parle en balise d




.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Dim 7 Oct - 23:51
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 134
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)

Au pied du mur, David hurle à Mark les prises qui se trouvent autour de lui. Il les pointe du doigt, quand bien même c’est inutile trois mètres plus bas. En haut du mur, Neema venait tout juste de finir sa piste. C’est l’air moqueur qu’elle observe les deux hommes qui n’arrivent décidément pas à communiquer. Mark était loin d’être amateur, mais de toute la bande il était celui qui avait toujours un peu de retard. La plupart pouvait se concentrer à 100% sur l’entraînement, quand lui se démenait pour trouver les meilleurs coins. « Arrête de lui hurler dessus le pauvre ! Mark, fait une pause. Puis regard à ta droite. » Le conseil semble fonctionner et en contrebas, David se vexe quelque peu. Oh, rien de grave. Il sait juste que ce soir toute l’équipe en aura entendu parler et personne n’en loupera une pour l’emmerder. Puisque Neema prend les choses en main, le brun les abandonne, tournant les talons.

Il n’avait peut-être pas vu l’heure, il attendait avec impatience l’arrivée de Lisbeth. C’est pourquoi aussitôt qu’il entend sa voix il redresse la tête, un sourire déjà plaqué au visage. « Haha ! Tu veux dire que je cherche la tienne plutôt ? » A aucun moment il décèle dans sa plaisanterie la vraie peur de la jeune femme. Elle avait été si enthousiaste lorsqu’il l’avait invité. Impossible pour lui de deviner l’angoisse qui pouvait la peser. Aujourd’hui, pas d’embrassade. Peut-être parce que Neema était à portée, mais surtout parce qu’il avait déjà quelque peu transpiré. A la place, il lui tend sa main blanche de talc pour l’invité à frapper dedans. De l’autre, il extrait sa bouteille d’eau de son sac, se rinçant rapidement la gorge. « Je vois que t’as pas oublié la tenue, c’est déjà un bon point. » Qu’il lui lance, désignait du doigt ses vêtements quand il se lève. Il reprend aussitôt, en hochant la tête d’un air faussement sceptique. J’espère que t’y tiens pas trop, tu risques de pas pouvoir les remettre après la séance. » Une mauvaise blague pour lui mettre un peu de pression, un bizutage pour sa première session avec eux.

David balance sa bouteille dans son sac alors qu’il lui fait signe de le suivre. « On va chercher ton matériel, vient. On dirait bonjour aux autres après. » Du haut du mur, Mark est trop concentré pour les voir. Neema en revanche agite sa main pour saluer Lisbeth qu’elle reconnaît au loin. Le milicien traverse la vaste salle d’un pas rapide sans se retourner, persuadé que la journaliste suivait. Il franchit une sorte d’arrière salle, bien plus petite où était stocké du matériel à disposition. Il n’y a qu’eux. David lui porte déjà son harnais et une corde enroulée en diagonale autour de son torse. « T’en as déjà fais ? Je suppose que c’est pas un sport méconnu sur Byblos. » Demande-t-il sans jugement. Si ça n’avait pas marché avec Mark, il espérait que Lise soit plus conciliante. Et puis c’était toujours plus facile de faire débuter quelqu’un que de conseiller quelqu’un qui s’y connaissait déjà.



You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Lun 8 Oct - 0:51
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.

Il n'y avait plus d'échappatoire maintenant. C'était do or die, un peu extrême mais Lise ne faisait pas dans la demie-mesure. Elle était très noir et blanc, possible ou impossible. Et trop souvent rappelée qu'elle n'était pas une jeune femme comme les autres à cause de ses soucis de santé, elle s'était profondément mis en tête de tout faire pour appartenir à la seule autre catégorie qui existait donc : celle des jeunes femmes comme les autres. Quitte à se mettre en danger, quitte à appeler Akum à la rescousse (et à ce qu'il lui fasse à nouveau un sermon). Mais c'était son problème, pas celui des autres. Elle gérait (ou un truc comme ça) qu'elle se répétait pour rassurer la petite voix qui continuait pourtant à lui dire d'être plus prudente. Elle aurait pu avoir la voix de sa mère qu'elle l'aurait quand même ignorée.  Haha ! Tu veux dire que je cherche la tienne plutôt ? Le sourire de David ne peut qu'être communicatif, et vient élargir celui de Lise qui ne la quitte pas. Elle oublie même presque son appréhension quand il prend la parole et arrive à rire un peu en hochant la tête positivement. Il avait probablement raison : sans doute devraient-ils se mettre à deux pour trouver sa motivation. Mais le moment passe et elle ne sait pas trop comment lui dire bonjour, chaque entrevue semblait avoir une nouvelle salutation et quand il lui tend la main elle comprend qu'il s'agit d'un check qu'elle effectue plus ou moins maladroitement.  Je vois que t’as pas oublié la tenue, c’est déjà un bon point. Elle le fusille faussement du regard en plissant des yeux, mais son sourire trahit son amusement. Celui-ci disparait lentement cependant quand elle entend la suite. J’espère que t’y tiens pas trop, tu risques de pas pouvoir les remettre après la séance. Elle se doutait qu'il plaisantait, mais sa blague eu l'effet d'une douche froide : parce que passé le moment en flottement qu'ils avaient partagé, elle réalisait ce qu'elle s'apprêtait à faire avec beaucoup d'appréhension. On va chercher ton matériel, vient. On dirait bonjour aux autres après. Ah oui, les autres. Elle les avait presque oublié tiens. Son regard se détourne du sien pour remarquer que Mark avançait lentement mais surement, puis elle croisa celui de Neema - la copine de David - (qu'elle se répéta) à qui elle rendit le signe de main. Déjà à la traine, quand elle se retourne Lise aperçoit David qui ne l'a pas attendue et trottine jusqu'à lui qu'elle suit dans la réserve.

La porte se referme et le bruit de la salle devient secondaire. Elle pourrait presque entendre son propre coeur tant il se met à battre vite à l'idée de faire de l'escalade, d'enfiler un harnais. De s'épuiser. Surtout. Mais son esprit lui rappelle que quelque part dans son sac traîne un masque à oxygène et ça la rassure un peu. T’en as déjà fais ? Je suppose que c’est pas un sport méconnu sur Byblos. Préoccupée, elle entend à peine David lui poser une question, pourtant tout proche. Hm ? lui fait-elle, avant de retrouver les pieds sur terre. Ah, euh, non. Jamais. Elle le laisse d'ailleurs s'occuper de trouver le matériel, ne sachant pas quoi prendre dans les étagères autour d'eux. Beaucoup de gens en font, ouai. Dans les canyons surtout, mais j'avoue ne pas être très sportive donc j'ai pas pris le temps d'essayer. Elle fait référence aux canyons pour le taquiner, parce que sur Byblos les habitants escaladent aussi les montagnes et les façades des roches dans lesquelles parfois des villes entières sont taillées, creusées. Et elle minimise encore, toujours, sa condition physique. C'est presque mentir à ce stade, mais elle n'a pas envie de gâcher un moment qui semble important pour David vu l'engouement avec lequel il a décidé de la prendre en mains. J'vais devoir mettre du talc aussi ? Pour pas glisser ? Elle connait déjà la réponse, mais parler la détend. Si elle sourit, ses épaules crispées la trahissent. Ça et peut-être ses mains qui s'agitent, ses doigts qu'elle noue et dénoue. Elle n'en parle pas, trop fière. Feint même l'assurance qui d'ordinaire l'accompagne. J'vais peut-être me découvrir une vocation... qu'elle plaisante dans un soupire.

Salle d'escalade, Tiantang, 04 octobre 2227.
Lise parle en ffcc33
David parle en balise d
Neema parle en CB7497
Pour info le masque.



.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Lun 22 Oct - 6:29
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 134
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)

« De l’escalade. Enfin vous appelez peut-être ça différemment. » David reformule sa question à tâtons, cherchant encore où s’arrêtait et où commençait les différences culturelles entre stellariens et bybliens. Il s’en voudrait de lui imposer toutes ses choses nouvelles quand elle faisait déjà tant d’effort pour s’intégrer si parfaitement dans la flotte. Un léger sourire se glisse à ses lèvres quand elle avoue n’en avoir jamais fait. Ce qui n’était pas un problème, et il semblait plutôt ravi qu’elle est acceptée de lancer en terre inconnue. « C’est pas bien grave ! Il y a des parcours pour enfant de toute façon. » Il lui lance un clin d’œil moqueur avant de s’atteler au choix d’un harnais convenable. Les stellariens mettaient un point d’honneur à laisser tout à disposition des autres, aussi le matériel était en libre-service et très bien entretenu. Le brun décroche un harnais en hauteur et le présente à Lise, tout fier, comme s’il s’agissait d’une nouvelle tenue. « M’oui mais ça c’est encore mieux, pour pas tomber. Allez, je t’aide à l’enfiler et je montre comment ça fonctionne. » Outre sa taquinerie, il prend au sérieux son rôle d’initiateur, désirant plus que tout qu’elle en garde un bon souvenir.

Il pose un genou au sol et tend le harnais dans lequel il lui indique de passer ses jambes. Il guide son pied pour éviter les nœuds, lui proposant même de se reposer sur son épaule pour qu’elle ne perde pas l'équilibre. Il reste ainsi baissé pour serrer les sangles autour de ses cuisses puis sa taille. David se lève d’un bon quand il juge le tout parfait, affichant ses deux pouces levés avec un large sourire. « Jusque-là ça va ? C’est pas le truc le plus confortable mais tu passeras vite outre, tu verras ! » Il l’abandonne quelques instants pour attraper le reste du matériel, notamment une corde et un mousqueton qu’il lui confie. Il s’équipe de la même façon, pour lui montrer comment attacher le tout. David prend le temps de refaire ses mouvements experts, revenant même en arrière pour qu’elle ne se sente pas dépassée. La confusion de la jeune femme lui arrache quelques rires bienveillants avant de venir l’aider. « Ca m’a l’air solide, tu pourras tomber autant de fois que tu veux. » Lorsqu’elle est enfin prête, il se saisit d’un bout de sa corde et tire dessus pour la déstabiliser. Assez pour la faire bouger, pas assez pour la faire tomber. Il vient même la rattraper dans un énième rire avant de la remettre sur pied. « Alors ? Toujours aussi prête ? »



You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Lun 22 Oct - 14:56
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.

Be cool se répète-t-elle tandis qu'elle observe David attraper du matériel qu'elle reconnait plus ou moins pour l'avoir vu porté par des bybliens chez elle, et ici aussi. David d'ailleurs en a sur lui sans que cela ne semble le gêner plus que ça. Les mains liées l'une avec l'autre, Lise ne sait pas trop où se mettre se sentant presque de trop dans l'étroite arrière salle. Mais le stellarien ne la laisse pas longtemps en proie à ses propres pensées. C’est pas bien grave ! Il y a des parcours pour enfant de toute façon. Dans un sourire visiblement choqué, Lise entrouvre les lèvres sans savoir quoi dire se contentant d'inspirer, entre amusement et surprise. Il avait osé. Et ça la faisait rire, sa pique lui clouant le bec elle ne répond même pas et secoue la tête en regardant ailleurs alors qu'il lui lance un clin d'œil complice. Il faudra qu'elle trouve un moment pour lui rendre la pareille. Et une punchline. Mais la situation ne le lui permet pas dans l'immédiat alors que David lui tend un harnais plein de noeuds (ou quelque chose comme ça) qu'elle ne prend pas. Le truc, c'est qu'elle n'a aucune idée de comment ça se met. M’oui mais ça c’est encore mieux, pour pas tomber. Allez, je t’aide à l’enfiler et je montre comment ça fonctionne. Ah. Tant mieux. Un sourire rassuré se dessine sur ses lèvres, tandis qu'elle souffle un bref Ok, merci. trouvant rapidement une prise sur les épaules du milicien quand il lui ordonne gentiment de passer sa jambe dans le harnais alors qu'il y guide soigneusement son pied. Lise se laisse faire, tout simplement, suit les conseils experts de David qui s'occupe de serrer les sangles autour de ses cuisses et sa taille, soudainement gênée par la proximité pourtant justifiée. Elle regarde ailleurs et acquiesce quand il lui demande si tout est serré correctement. Quand David se relève brusquement, la byblienne retourne naturellement son attention sur lui : encore une fois elle ne peut que répondre à son grand sourire par un autre plus mesuré, faute à l'anxiété d'être jugée prête à se jeter dans la gueule du loup, aka le mur d'escalade. Jusque-là ça va ? C’est pas le truc le plus confortable mais tu passeras vite outre, tu verras ! Elle hoche la tête, les lèvres pincées. Yep, c'est un peu serré mais j'imagine que c'est un bon signe. finit-elle par répondre dans un demi-rire alors qu'elle tire sur les sangles déjà sécurisées par David autant pour imager ses propos que pour se rassurer encore un petit peu.

La suite est un enchaînement maladroit de mouvements qu'elle essaie de recopier, David toujours en avance, Lise toujours confuse. C'est pire que ce qu'elle pensait, tous ces noeuds, c'était l'enfer... finalement il vient l'aider dans un rire qu'elle juge bienveillant tandis qu'elle abandonne et le laisse gérer les derniers préparatifs.  Ca m’a l’air solide, tu pourras tomber autant de fois que tu veux. Et Lise grimace à sa remarque avant de lui répondre un brin sarcastique, sans pour autant vouloir de mal. Oui enfin, c'pas le but de la manoeuvre... Enfin j'espère ? termine-t-elle en arquant un sourcil complice dans sa direction, comme si elle l'accusait d'une prochaine trahison. Lise ne parvint pas à rester sérieuse plus longtemps et s'empêcher de sourire, inspirant un grand coup pour se donner du courage. Elle était prête. Au même moment, David tire sur sa corde pour plaisanter : déstabilisée, elle s'emmêle les pieds dans un couinement surpris avant qu'il ne la rattrape comme il l'avait visiblement prévu. Lise s'agrippe un instant à lui dans un moment de flottement jusqu'à ce qu'il ne l'aide à reprendre ses appuis. Il rit, elle un peu moins d'abord avant de le suivre, c'est plus fort qu'elle. Alors ? Toujours aussi prête ? La journaliste le fusille du regard un instant, avant de plisser les yeux. Tu doutes de moi ? lui demande-t-elle pleine de fierté, sans pouvoir empêcher un sourire en coin d'apparaître sur son visage. Si tu cherches à me faire peur, désolée mais ça marche pas. Elle lève le menton, tire sur son t-shirt pour éviter qu'il remonte à cause du harnais faisant mine d'être bien haut dessus de tout ça. La vérité c'est qu'elle crève de trouille, d'appréhension et que malgré tout elle a hâte de goûter même cinq minutes au genre de vie que David et les R8 peuvent mener. C'est tout c'que t'as ? le provoque-t-elle même en attrapant une corde qui pend au harnais de David, tirant dessus dans le but de l'imiter sans avoir ne serait-ce qu'un dixième de l'impact qu'il avait eu sur elle. Le stellarien bouge à peine, mais elle n'est pas déçue : s'y attendait même. Elle en rit en se dirigeant vers la porte de l'arrière salle qu'elle pousse sur son passage. Allez starboy, on a pas toute la journée ! dit-elle par dessus son épaule, visiblement pleine d'assurance qu'elle feint avec brio. Dans la salle d'escalade, tout devient plus réel mais elle ne bronche pas et continue de s'avancer -confiante- vers le mur où Mark et Neema sont toujours habilement perchés. Alors, hm... elle doit se racler la gorge pour parler tant celle-ci est nouée par une vague d'anxiété. Elle fait comme si de rien était. On commence par quoi chef ? son jeu de confiance et d'assurance est tout de suite plus faux, et ses doigts recommencent à s'agiter fébrilement avant qu'elle ne fasse mine de jouer avec ses sangles.

Salle d'escalade, Tiantang, 04 octobre 2227.
Neema parle comme ça
Pour info le masque.



.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Mar 20 Nov - 2:23
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 134
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)
Le fou rire est instantané lorsqu’elle essaye de se venger et juste après, de l’impressionner. Il est plus amusé que moqueur, mais il ne cache pas néanmoins qu’il trouve sa réplique quelque peu ridicule. David avait à peine fait un pas en avant, positionné solidement sur ses deux pieds. On ne finissait pas premier de la classe en ne sachant pas encaisser. « C’est ça, va ! Ça serait bête que j’te laisse en haut du mur une fois la nuit tombée. » Lise lui était passé devant depuis longtemps mais il ne peut s’empêcher de répondre. Il agite négativement la tête dans son dos, les yeux au ciel mais le sourire aux lèvres. Il vérifie une dernière fois qu’il a tout le matériel nécessaire avant de la rejoindre à grandes foulées.

De retour dans la salle, David réalise néanmoins que l'appréhension a dépassé la taquinerie. Il reconnaît ce sentiment instable. Celui qui pousse à l’excès de confiance quand on s'apprêtait à être jeté dans l’inconnu. Combien de fois avait-il subit les moqueries de ses formateurs pour imiter cet exact comportement lors d’un nouvel exercice. Il la rattrape rapidement en quelques foulés et l’arrête en s’accrochant à son harnais. « Hop hop pas si vite la touriste. » C’est avec douceur qu’il la ramène vers lui, à l’opposé du mur où elle se dirigeait. Par-dessus son épaule, il pointe du pouce l’espace visiblement pour débutant. Des blocs, des murs ne dépassant pas les trois mètres et surtout, un sol matelassé. Il n’y avait pas grand monde, sinon quelques enfants qui prenaient ça surtout pour un jeu. « Je sais que t’as pas froid aux yeux, mais c’est plus facile de commencer par-là. »

Le parkouriste sautille dès qu’ils arrivent sur place, s’amusant avec le sol moelleux à l’effet trampoline. Il reprend rapidement son sérieux en se mettant au pied du bloc parsemé d’accroche qui permettait de l’escalader. « On va commencer sans corde. C’est pas très grave si tu tombes. Enfin, fais attention quand même. J’ai vite mal au ventre quand je ris trop. » Lance-t-il en ricanant. Il finit par lui montrer comment s’y prendre pour ne pas se blesser : soit d’avoir toujours trois prises (soit les deux pieds et une main, soit les deux mains et un pied). Il décroche le petit sac de talc accroché à sa ceinture et plonge sa main dedans pour s’en étaler sur les paumes. Il lui tend d’une main pour qu’elle se serve à son tour et, dès qu’elle détourne l’attention, il lui étale la poudre blanche sur le bout du nez.



You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Ven 7 Déc - 14:53
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.

Elle est prête à s'avancer, sans vraiment savoir quoi faire en premier. Ça n'avait pas l'air très compliqué l'escalade : un mur, deux trois cailloux fixés à celui-ci et il n'y avait plus qu'à grimper comme à une échelle abstraite. Lise avait déjà vu faire les autres (jamais elle) sur Byblos, que ce soit à des arbres près des oasis ou dans des crevasses et canyons bien plus impressionnant que les murs tout propres de la flotte. Ça l'était, moins impressionnant, mais seulement en taille : ça n'enlevait rien à la trouille qui naissait chez Lise à mesure qu'elle levait les yeux vers le sommet du mur. Combien de temps ça prenait d'escalader tout ça ? Et surtout, ce qui l'intéressait un peu plus, combien d'énergie -de force- ça demandait ? Elle n'en avait pas beaucoup. Et même si son sac n'était pas loin, le malaise restait une possibilité que par son envie de normalité elle provoquait. La journaliste va pour commencer sans plus attendre d'explications de David mais quand elle s'avance elle sent qu'on la tire par le harnais. Même si elle se doute de qui il s'agit, elle se retourne. Intriguée d'être arrêtée dans son élan qui n'avait rien de mauvais. Hop hop pas si vite la touriste. Ah, la touriste. Même après des mois sur la flotte Lise en restait une sur encore bien des plans et elle ne peut s'empêcher de rouler des yeux à l'appellation. Mine de rien, elle n'aimait pas qu'on lui rappelle son inexpérience ou ses origines. Pas blessée pour un sous cependant, elle se laisse entraîner vers David non sans un sourire amusé : c'était drôle de se laisser diriger et le harnais avait tout l'air d'un jeu. Elle, la nouvelle intenable et lui, le mentor qui devait contenir tout autant son entrain et son inquiétude. Je sais que t’as pas froid aux yeux, mais c’est plus facile de commencer par-là. Lise suit son regard, et son sourire se fane un peu en voyant l'espace pour débutant. C'était rassurant, oui, et s'entraîner là-bas faisait plus de sens (en plus d'être sans doute moins dangereux et plus simple) mais tout l'attrait de cette journée c'était de voir comment eux s'entraînaient. Quitte à s'en mordre les doigts, elle aurait préféré attaquer le même mur qu'eux. La byblienne était trop confiante, trop fière et sans doute trop inconsciente également. Vraiment ? lâche-t-elle un peu dégoûtée. Au moins, sa peur s'était en partie évaporée. Si des enfants jouaient dans l'espace, c'est que tout se passerait bien pour elle maladie ou non.

Si lui sautille vers l'endroit, Lise traine un peu des pieds. L'appréhension emplie d'adrénaline l'avait quitté et cette fois-ci elle avait pleinement confiance en elle. Un mur de trois mètres, un sol matelassé, si elle n'y arrivait pas c'est qu'elle avait vraiment un soucis. On va commencer sans corde. C’est pas très grave si tu tombes. Enfin, fais attention quand même. J’ai vite mal au ventre quand je ris trop. Au début, la brune l'écoute très attentivement ses grands yeux plongés dans les siens. Commencer sans corde. Bah voyons. C'est l'ascenseur émotionnel à nouveau : le harnais c'était ce qui était le plus rassurant avec la corde. Question de sécurité. Escalader sans, même juste trois mètres, c'était tout de suite un nouvel enjeu. Mais la plaisanterie moqueuse de David la déconcentre et elle grimace en répétant silencieusement ses paroles, se contentant de les articuler espièglement. Elle lui aurait dit "gna gna gna" que cela aurait eu le même effet. Mais Lise retrouve de son sérieux pour écouter ses explications qu'elle gobe sans un mot. Quand vient le moment de mettre du talc sur ses mains, elle regarde d'abord David faire pour l'imiter quand il lui tend le sac de poudre. Puis elle y plonge une main pour en prendre une petite poignée... alors que lui semble trouver qu'il s'agit du bon moment pour lui poudrer le nez. Lise recule d'un pas, surprise, et relève la tête subitement un sourire se dessinant sur sa bouche qui s'entrouvre alors qu'elle joue celle qui est choquée par son geste. Il avait osé. La main toujours dans le sac, elle lâche un rire amusé. Tu vas le regretter... qu'elle lui annonce, avant de se rapprocher d'un coup pour lui étaler sa poignée de poudre sur le visage dans un éclat de rire qui attire l'attention d'un surveillant. Eh ! qu'il les hèle d'abord. Lise se fige la main encore sur la joue de David qu'elle finit par faire descendre dans sa nuque pour la poser sur son épaule, l'attention toute tournée vers le surveillant. On n's'amuse pas avec le talc, sinon c'est dehors. gronde-t-il. La byblienne lui lance un sourire désolé et hoche la tête pour lui indiquer c'était bien compris avant de reposer son regard sur le parkouriste. C'est de ta faute...  lui glisse-t-elle à l'oreille dans un sourire presque satisfait, en espérant que le surveillant ne les avait plus à l'oeil. Sans doute serait-il furieux de voir que sa menace la faisait rire. Finalement, elle s'écarte en se frottant le nez du revers de la main pour enlever la poudre que David y avait mis, prête à escalader cette fois-ci. Lise s'y met, doucement, se souvenant des conseils qu'il lui avait donné avant que le talc ne devienne un prétexte pour s'amuser... et finalement s'en sort plutôt bien. Elle se félicite même intérieurement de garder une respiration plutôt stable tout au long de son ascension étonnament fluide (sans doute parce qu'elle était sur un mur pour enfants) mais à deux mètres elle semble bloquée. Je - J'suis bloquée. qu'elle lâche à David non loin, sans savoir quoi faire pour la suite : devait-elle changer d'appuis pour sa main gauche, sa main droite ou son pied gauche ? Perdue, elle regarde autour d'elle pour une solution sentant ses muscles si peu habitués à être stimulés s'endolorir. Puis ça la frappe d'un coup, sans logique ni cohérence : elle allait tomber. Bien sûr, ça n'était pas totalement vrai. Il y avait une multitude de possibilités autour d'elle pour changer d'appuis et continuer à avancer mais dans l'impatience de se retrouver dans une position plus contrôlée elle choisie la solution de facilité. Qui n'était pas forcément la meilleure. Et c'est sans surprise qu'elle glisse et chute sans aucune grace. Le sol matelassé la rattrape et porte bien mal son nom : elle était loin d'être tombée sur un sol aussi moelleux qu'un matelas. Par terre, une plainte lui échappe et Lise ne se relève pas tout de suite préférant reprendre ses esprits et son souffle allongée. De sa main droite, elle vient se masser l'épaule gauche qui a tout pris dans la chute. Elle grimace. Ça n'était pas grave de tomber, mais ça faisait quand même drôlement mal.

Salle d'escalade, Tiantang, 04 octobre 2227.
Neema parle comme ça
Pour info le masque.



.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Lun 17 Déc - 19:44
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 134
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)

David ne se montre pas très inquiet lorsqu’il voit la jeune femme tomber. Il s’était même écarté d’un bas pour être sûr qu’elle ne tombe pas sur lui - ce qui aurait pu être bien plus douloureux. Il s’approche doucement au-dessus d’elle, ne pouvant retenir un sourire aux coins de ses lèvres. « La gravité fait bien son boulot hein ? » Qu’il se croit bon de dire avant de lui tendre la main pour l’aider à se relever, s’assurant d’un bref coup d’œil qu’elle n’avait rien. Elle se réveillerait peut-être avec un ou deux bleus, mais rien de grave. Il claque dans ses mains, créant un petit nuage de talc, pour l’inciter à recommencer au plus vite. David n’était pas un excellent professeur. Il regrette un peu que Fifi n’est pas pu venir, elle aurait su guider Lise avec les bons mots pour affronter le mur.

Avec un peu de taquinerie et beaucoup d’encouragement, il l’aide à sa façon. Il se montre parfois un peu trop emballé avant de se rappeler qu’il s’agissait de ses premiers murs. Il s’excusait aussitôt, lui offrait une pause durant lesquels ils pouvaient s’échanger quelques banalités qui finissait en éclat de rire. David restait près des blocs de débutant, appréciant qu’ils soient seuls plutôt que entourés de m’as-tu-vu qui pourrait déconcentrer la byblienne. Le milicien la rejoint sur le mur pour mieux l’aider à trouver ses prises (et parfois pour faire le singe autour d’elle). Alors qu’ils n’étaient qu’à quelques pas du sol, Lise semble être prise de fatigue. Peut-être qu’il avait écourté leur pause trop vite.

La rassurant aussitôt, il hoche la tête vers le matelas en contrebas. « Eh on refait une pause ? » Sans attendre de réponse, David se laisse tomber dans un petit saut et atterrit souplement sur ses deux pieds. Pensant que la jeune femme allait faire de même, il détourne son attention quand le surveillant de tout à l’heure passe non loin de lui. Il connaissait bien l’homme, c’est pourquoi il se permet de lui signaler que la remontrance de tout à l’heure n’était pas cool. Les deux hommes échangent à peine et David revient rapidement vers Lisbeth.
« Hey Lise ça va ? Tu peux lâcher tu sais, c’est moins haut que tout à l’heure. »



You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Mar 18 Déc - 0:39
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.

La byblienne commençait doucement à comprendre qu'elle n'avait pas été la plus réfléchie en acceptant l'invitation de David. D'une part, parce que l'escalade n'était pas aussi simple qu'elle l'avait imaginé : ceux qu'elle avait vu faire avaient sans doute des années d'expérience derrière eux et donnaient l'impression que le sport n'en était pas un. Mais aussi parce qu'elle commençait doucement à la sentir venir. La détresse respiratoire avec laquelle elle flirtait depuis le début. Mais bornée, Lise se voilait la face, se laissait prendre à son propre jeu et ignorait les signes avant-coureurs pour rire avec David. Parce que c'était plus simple, plus agréable aussi. Et qu'elle n'avait pas du tout envie de mettre un terme à ce moment pour une histoire de poumons dysfonctionnels. Alors elle attrape sa main pour se relever, le suit jusqu'au mur et recommence. Aussi bêtement que ça. Elle sait bien qu'elle ne devrait pas au fond, entendrait même sa mère lui répéter Lisbeth Knowles descend de là tout de suite ! ou encore lui lancer un très familier Ma fille est complètement inconsciente... qu'elle avait entendu environ... toute sa vie. Sans que ça ne la gêne pour continuer à se mettre en danger dans le seul but de "vivre comme les autres" : une autre byblienne, une autre fille même, aurait passé l'après-midi avec David sans se poser plus de questions. Elle aurait gravi le mur comme s'il s'agissait d'une blague et au sommet, elle aurait été à peine essoufflée. Et pas à bout de souffle, comme elle. David est conciliant et lui propose à plusieurs reprises des pauses dont elle parvient à peine à profiter parce qu'à chaque fois le stellarien repart un peu trop tôt pour elle. Et à chaque fois Lise lui sourit naïvement, se dit qu'elle peut le faire, et remonte sur le mur. Le rituel continue, cassé par les bêtises que peut sortir ou faire David qui arrache de moins en moins de rires à la journaliste : parce que mine de rien rire et respirer commence à se faire compliquer et il faut faire un choix. Sans vraiment l'avoir. Il semble le remarquer.

Eh on refait une pause ? qu'il lui demande et Lise pince les lèvres même si elle avait besoin de les garder ouvertes pour respirer un minimum tant elle avait du mal à remplir ne serait-ce que la moitié de ses poumons. La byblienne ne lui répond pas, et de toute façon il saute déjà comme un félin sur le matelas en contre bas. Elle a beau n'être qu'à peut-être un mètre cinquante du sol, Lise ne lâche pas prise. Son regard s'est arrêté sur le bout de ses doigts qu'elle avait caché derrière les prises sur lesquelles elle s'était arrêtée : la couleur bleue qu'ils prenaient progressivement n'était pas bon signe et David maintenant loin elle en profite pour regarder de plus près sa peau. Ses lèvres ne devaient pas en être loin non plus maintenant. Merde. qu'elle pense très fort en se maudissant. Merde, merde, merde. Ne pouvait-elle pas pour une fois profiter d'un moment sans être rappelée à l'ordre par ce corps trop faible, trop chiant ? Sa tête lui faisait déjà un mal de chien depuis un moment, mais elle avait su passer outre grande habituée des migraines : les nausées aussi, elle avait fermé les yeux dessus. Autant d'avertissements qu'on lui avait donné pour ne pas en arriver là. Au stade où maintenant seule perchée au dessus du sol elle se rendait compte qu'elle était arrivée au point de non retour. La crise était là, et son sac était loin, et David ne savait pas, et ils n'étaient pas sur le Regina. Elle commence à paniquer, sa gorge lui fait mal, ses poumons aussi et elle a beau avaler des gorgées d'air rien ne semble rentrer. Putain de merde. Hey Lise ça va ? Tu peux lâcher tu sais, c’est moins haut que tout à l’heure. La byblienne ferme les yeux, fronce ses paupières au maximum. Qu'est-ce qu'elle s'en voulait, maintenant. Elle était vraiment trop bête. Trop conne. Et elle allait se donner en spectacle, ce qu'elle détestait toujours autant dès qu'une crise pointant le bout de son nez en public. Elle n'avait pas foncièrement honte de sa maladie, mais haïssait l'attention et la curiosité souvent malsaine qu'elle provoquait. Da... elle arrive à peine à dire son prénom entre deux inspirations trop courtes et trop rapprochées, mais elle essaie une nouvelle fois pour l'avertir. C'est tout ce qu'elle pouvait faire. David. J'ai. Y'a rien à faire. Ses bras la lâchent comme des traitres et elle chute sur le matelas dans un couinement plaintif parce que le sol n'est pas moelleux. Du moins, pas assez : c'était loin d'être un coussin. Il y avait pire que mal respirer, il y avait ne plus respirer tout simplement et Lise n'y était pas encore mais le redoutait avec une certaine terreur. Au sol, elle se relève à bout de bras sans parvenir à s'assoir complètement et glisse en arrière vers le mur pour s'y adosser. Elle sait très bien qu'elle n'est même pas capable de se tenir seule, pas quand ses mains tremblent à ce point. Ses épaules se soulèvent sans aucun rythme, et la byblienne a du mal à garder les yeux ouverts parce que c'est plus facile de les fermer que de se battre pour le contraire. Pourtant elle s'y oblige, elle connait les pièges que lui tend son corps depuis le temps. S- Mon. Mon. elle balbutie des mots sans faire de sens et lance sa tête en arrière de frustration et douleur, observant le plafond bien trop lumineux à présent. La lumière lui fait mal au yeux, alors elle cherche son sac du regard à défaut d'avoir le courage de regarder David à qui elle avait l'impression d'infliger cette situation. Et Lise se détestait un peu pour ça. Dès qu'elle aurait son masque, elle déguerpirait. Du bout du bras, elle pointe son sac de sport sur le banc où elle l'avait posé près de ceux de ses amis. Dedans, il y avait son masque. De quoi lui permettre de faire le chemin jusqu'au Regina et c'était tout ce qu'elle souhaitait à présent. Après la plus grande inspiration qu'elle puisse prendre, elle parvient à soupirer un urgent Mon sac ! qui vient se taire dans un sanglot. Frustrée, fatiguée, elle a autant peur que mal et au fond, honte.

Salle d'escalade, Tiantang, 04 octobre 2227.
Neema parle comme ça
Pour info le masque.



.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Ven 4 Jan - 5:11
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 134
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)

Elle n’est toujours pas tombé que David comprend que quelque chose ne va pas. Or, il faudra que le pire arrive, à sa chute, pour qu’il prenne réellement conscience de la gravité de la situation. « Lise ! » Qu’il s'exclame ce qui ne manque pas d’avertir les personnes présentes dans la salle. Il bondit vers elle dans l’espoir de pouvoir l’aider, soulager la douleur dont elle était soudainement prise. Il cherche une blessure, du sang ou au moins l’endroit qu’elle désignerait. Or il ne reconnaît aucun des symptôme dont elle semble souffrir et le sang-froid qu’il tente de garder s’échauffe peu à peu. « T’es pas obligé de… Att-attends. J’comprends pas, je- » Elle se redresse malgré qu’il essaie de l'apaiser, sinon la convaincre de rester où elle était. Tout lui échappe, tant à lui qu’à ceux qui se sont empressés de les rejoindre. [color:6abd=ffcc33]« Mon sac ! » Il y a comme un instant de flottement dans l’esprit de David, le temps de mettre tout bout à bout pourtant, d’un point de vue extérieur, il bondit pour récupérer son sac - non sans bousculer ceux qui s’était agglutiné autour sans ne rien faire.

En même temps, seule Neema avait eu le réflexe d’appeler les secouristes avant qu’il ne soit trop tard. Mark lui, avait remplacé son ami auprès de la byblienne, d’un calme impressionnant. David avait ouvert son sac entre deux foulées pressées, mettant la main sur ce qui semblait être un dispositif médicale. Espérant désespérément qu’il s’agisse de ce qu’elle voulait, il se jeta à genoux pour lui remettre.

À partir de là, tout semblait hors de sa portée. Les secouristes, fidèles à leur réputation, étaient arrivèrent sur les lieux en un rien de temps. David et ses amis furent très vite écartés, comme le reste, après avoir brièvement expliqué ce qu'il s'était passé. En plus d'être inquiet, le milicien était fou de rage. Pour plein de raisons différentes, un peu contre ces spectateurs indiscrets, surtout contre lui qui n'avaient rien su faire mais nullement contre Lise. Il était néanmoins rongé par une multitude de questions. Avait-il manqué quelque chose ? Des informations, des signes annonciateurs ? Avait-elle parlé d'une maladie le soir de la Ruche dont il se souvenait plus ? Aurait-il du demander avant de la lancer là-dedans ? Prendre des précautions ou être plus prudent ? Mark et Neema s'efforcèrent de le rassurer pendant qu'ils attendaient sur les bancs du Regina Mercy. Du moins, surtout Mark qui était le plus rationnel des trois. Neema, elle, s'était terré dans un silence observateur.

Ses deux amis s'étaient éclipser (pour se changer et revenir avec des encas en tout genre) quand un médecin signala à David qu'il pouvait retrouver la jeune femme. Avant même de la voir, celui-ci prit le temps d'expliquer au milicien qu'il ne s'agissait de rien de grave sinon une insuffisance respiratoire. Son masque lui avait sauvé la vie, autrement il n'y avait rien à faire. Après avoir posé quelques questions (sûrement bêtes) qui épuiserent bien vite la patience du médecin, David toqua à la porte de sa chambre. A son signal, il entra timidement, incapable néanmoins de dire quoique ce soit. Il avait eu si peur.


You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Sam 5 Jan - 0:14
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.
Tout va trop vite, et en même temps tout va trop cruellement lentement. Lise a mal un peu partout, elle a la tête qui tourne surtout même si elle ne pourrait pas se trouver plus par terre que maintenant. Puis elle respire si mal. Sans rythme, sans rien, juste avec beaucoup de bruit. Elle a besoin de son masque et dès qu'elle parvient à le faire comprendre à David celui-ci disparait pour la laisser avec Mark. Mais aussi avec le cercle de curieux qui s'est créé autour d'elle et qui l'oppressent, l'angoissent, font qu'empirer les choses. Mark, il est calme, il lui tient la main sans trop savoir quoi faire et malgré ses questions Lise n'arrive à rien dire. Il a raison de lui parler, ça aide la byblienne à pas se laisser glisser dans l'inconscience mais ça n'est vraiment que quand David revient avec son masque qu'elle commence à remonter la pente. Elle le lui prend de ses mains toutes bleues mais a besoin de son aide pour le mettre parce que même rien que ça c'est trop lourd à monter vers son visage. Le reste est un peu flou, y'a des types en tenue qui arrivent et qui écartent le milicien et les curieux. On lui découpe son t-shirt pour dégager ses voies respiratoires, on lui change son masque pour quelque chose de plus professionnel, on la soulève et on l'emporte loin de la salle d'escalade en lui enfonçant un truc dans le bras pour la maintenir éveillée. Lise se laisse faire, entre le fait d'y être habituée et simplement la faiblesse liée à la crise. Maintenant que y'a les secours, elle a plus de raison de lutter.

Une fois sur le Regina, c'est toujours la même histoire. D'abord, c'est le flou total parce qu'elle s'est laissée tomber dans l'inconscience comme une idiote en chemin puis quand elle se réveille dans sa chambre d'hôpital toute vide elle remarque qu'on lui a donné de nouveaux vêtements plus lâches. Comme d'hab. Un t-shirt gris trop grand et un pantalon qui ressemble à s'y méprendre à un pyjama. Les infirmiers débarquent, lui posent mille et unes questions avant de l'envoyer affronter toute une batterie d'examens pulmonaires et cardiaques. Ensuite, c'est au tour d'un docteur qui vient la sermonner sur ce qui aurait pu arriver, sur ce qu'elle a fait subir à ses pauvres poumons déjà pas bien chanceux et sur ce qu'il faudrait qu'elle fasse les deux prochains mois pour réparer les dégâts internes. Des médicaments, des examens, du sport. Elle connait la chanson mais ça ne l'empêche jamais de recommencer. Parce que Lise est stupide, elle veut brûler et pas juste briller. Elle veut pas les miettes de vie que ses poumons l'ont condamnée à avoir, elle veut tout la gâteau. La byblienne acquiesce silencieusement quand on lui dit qu'elle devra passer la nuit là et que demain elle aurait un dernier examen avant de rentrer chez elle. Puis le doc' part et elle se retrouve toute seule avec ses pensées. Comme toujours.  

Dans son lit d'hôpital, elle se glisse sous le drap blanc et relève le dossier du lit pour être à moitié allongée et à moitié assise. Elle est presque plus chez elle ici que dans son appartement, notamment parce que ça lui rappelle un peu Byblos. Les hôpitaux, les examens, c'était son affaire aussi là-bas et c'était ce qui lui faisait le plus penser à chez elle étrangement. Puis Lise tend le bras pour attraper machinalement son terminal sur la petite table de nuit à roulettes... mais y'a rien. Evidemment. Toutes ses affaires étaient encore dans la salle d'escalade avec son sac. Avec David et les autres. Putain. Quelle journée de merde, elle avait si bien commencé pourtant. Lise se maudit intérieurement, s'allonge sur le côté et se recroqueville un peu : c'était nul. Elle était nulle. Elle avait encore tout gâché. C'était toujours pareil. Trois coups à la porte la dérangent dans son tourbillon de haine pour soi, et elle répond un Oui. pas très avenant, surtout nonchalant. Elle s'en fout de qui rentre, c'est jamais quelqu'un qu'elle connait sur la flotte. Alors bon. Elle se retourne même pas pour voir qui est entré dans son dos, l'infirmier finira bien par l'accabler de question tôt ou tard. Mais c'est le silence qui remplit la pièce alors que la porte se referme dans un bruit de soufflement. C'est bizarre, c'est pas comme d'habitude. Lise finit par relever la tête et se tordre le cou pour voir qui est entré sans se retourner totalement. Elle se fige un peu quand elle voit David dans l'entrée tout silencieux. David ? Qu'est-ce qu'il faisait là ? Il avait attendu tout ce temps ? Ça faisait bien des heures qu'elle avait été prise en charge, le temps qu'elle se réveille et qu'on lui fasse tous les examens du monde. T'es resté ? Puis personne venait la voir d'ordinaire, parce qu'elle se gardait bien d'envoyer un message à ses amis à la moindre crise. Déjà qu'elle n'aimait pas quand sa maladie arrivait au milieu des conversations... Fatiguée, Lise prend son silence pour autre chose que le choc de la voir branchée à des machines qui surveillent respiration et rythme cardiaque. Quand ses parents rentraient avec ce même silence dans sa chambre, c'était pour la sermonner à leur tour. Alors elle repose sa tête sur son oreiller. J'sais c'que tu vas dire. T'aurais du me le dire Lise. C'est pas un truc qu'on cache ça. T'aurais pu mourir. Pourquoi t'as rien dit ? Tu penses un peu à ce que ça fait que de te voir comme ça sans savoir ce qu'il se passe ? Elle avait déjà tout entendu des dizaines de fois. Et ça lui faisait toujours autant mal de l'entendre, de se sentir coupable pour un truc qu'elle ne contrôlait pas vraiment et qui lui faisait franchement honte quand ça se passait comme ça. Devant un groupe de curieux. J'suis désolée. qu'elle s'excuse même d'avance, avant qu'il ne puisse lui reprocher quoique ce soit.

Salle d'escalade, Tiantang, 04 octobre 2227.
Neema parle comme ça
Pour info le masque.



.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Jeu 24 Jan - 17:41
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 134
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)

Elle ne s’était pas retournée quand il était rentré. Un comportement qui ne fait que culpabiliser le brun qui est incapable de dire ce qu’il s’était passé ou se passait même à l’instant. Il hoche la tête à sa question pourtant évidente, il était resté puisqu’il était là. « Il y a pas que moi. Euh, Neema et Mark sont partis chercher de quoi manger. »  Il regarde brièvement derrière lui, à la recherche de ses amis mais  la porte venait tout juste de se refermer. Elle ne lui reproche rien et surtout, son regard ne reflète aucune colère. Juste un extrême épuisement. Bien que gêné, il tente alors de se faire à l’idée qu’il n’était en rien fautif. « Je peux ? » Qu’il demande à demi-mot en désignant une chaise vide. Une fois son accord, il la traîne au plus d’elle avant de s’asseoir à hauteur du lit. Le dos courbé, ses coudes s’enfonce dans ses cuisses tandis qu’il commence à tirer sur ses doigts, un réflexe nerveux.

La jeune femme s’excuse et il ne pense pas à la rassurer. Pourtant il est à des années lumières de lui en vouloir. David était connue pour son extrême indulgence envers les autres (et non lui-même). S’il pouvait pardonner ses camarades de classe de l’avoir lynché toute sa scolarité, il était tout bonnement impossible qu’il en veuille à Lise pour ce qui lui arrivait. Or, ses pensées vont à mille à l’heure. Ça peut se voir dans son regard qui est incapable de poser sur un point plus de trois secondes. Il y avait beaucoup de machine. Il y avait des chiffres qu’il essayait d’expliquer. Des tuyaux qu’il tentait de relier entre eux. Et puis elle, elle avait l’air si fatiguée.

David inspire longuement, signe qu’il n’allait pas s’arrêter avant un moment. « Je, euh, j’ai.. J’ai pas tout compris. Un infirmier est venu nous expliquer un truc par rapport à ta respiration. Enfin, non si, j'ai compris que tu allais mieux. Mais j'ai eu tellement peur, j'ai cru que c'était ma faute. Que je t’avais trop poussée. Puis j’ai arrêté de te surveiller et t’es tombée pile à ce moment-là. C’est peut-être à cause de ça, en fait. J'en sais rien. Il faut que tu m'expliques pour que j'arrête de me parler sinon je t'assure que je vais commencer à m’accuser de tous les maux du monde. » Ses mains s’étaient agitée au fur et à mesure que les mots sortaient de sa bouche. Il en avait presque oublié de respirer à nouveau. Il était vraiment pas doué par moment. C’était à ce demandé comment il avait survécu à l’Académie. Un léger rire lui échappe, terriblement honteux, alors qu’il se tait enfin.



You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Jeu 24 Jan - 19:01
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.
Elle lui tourne le dos, parce qu'elle n'a pas envie d'affronter son regard qu'elle imagine plein de rancoeur. Lise se trompe, bien sûr, mais entre la fatigue et les médicaments, elle n'est pas très en état d'aller chercher plus loin. Elle le devrait pourtant, David n'était pas comme les autres. Alors à la place, elle reste allongée sur le côté, sa tête contre l'oreiller à tendre l'oreille plus que de raison pour étudier les bruits que le stellarien ferait. Y'a une partie d'elle qui n'a pas envie qu'il la voit comme ça, ratatinée dans ce lit trop blanc, rattachée à ces machines trop bruyantes, écrasée par la honte et l'épuisement qu'apportent cette maladie trop chiante. Elle voudrait qu'il parte, qu'on la laisse tranquille que ce soit lui ou les autres : c'était toujours un brin comme ça après une crise. Un coup au moral qui la poussait à se trouver des excuses pour éviter les autres quelques jours. Mais l'envie qu'il reste (et le soulagement qu'il soit encore là) est bien plus forte. Lise ne veut pas qu'il parte. Vraiment pas. Même si elle ne fait rien pour être accueillante, elle espère au fond qu'il ne fera pas demi-tour malgré son ton peu avenant et le dos qu'elle lui offre à la place d'un sourire. Il y a pas que moi. Euh, Neema et Mark sont partis chercher de quoi manger. Eux aussi, ils sont restés. Lise ça la touche, en dedans, mais elle ne le montre pas. Elle se contente de serrer entre ses doigts la taie d'oreiller immaculée quand son propre coeur se serre lui aussi. Ils n'auraient pas dû, elle était contente qu'ils l'aient fait. Lise passe d'une sensation à l'autre. Elle ne répond pas, se contente d'écouter d'abord et même quand il lui demande Je peux ? y'a juste un Hm. qui lui sort de la gorge sans franchir ses lèvres pincées. Je peux rester, qu'elle a compris. Ça la trouble encore plus, et elle se déteste un peu d'être si braquée : David n'avait rien fait. Mais elle ne sait pas trop comment agir : elle n'a pas l'énergie d'être le rayon de soleil habituel, y'a comme un nuage qui passe encore.

Elle n'a pas besoin de lever la tête pour voir David s'approcher avec une chaise et s'assoir juste en face d'elle qui ne bronche pas. Lise reste allongée, trop fatiguée de toute façon pour se lever. Elle l'observe se pencher avec comme un poids sur ses épaules, si bas qu'elle peut voir son visage en levant simplement les yeux un petit peu. Il est contrarié, ça se voit comme le nez au milieu de la figure mais plus que ça : il a l'air complètement perdu, alerte, angoissé. À cause d'elle ? Lise ne l'avait jamais vu comme ça, David était parfois maladroit mais jamais si peu confiant. Au contraire. Elle se pince les lèvres encore une fois et dégage son regard du visage du milicien pour le perdre sur ses mains qui s'agitent beaucoup trop. Je, euh, j’ai.. J’ai pas tout compris. Un infirmier est venu nous expliquer un truc par rapport à ta respiration. Enfin, non si, j'ai compris que tu allais mieux. C'était compliqué, on n'comprenait jamais du premier coup. Ça la surprend pas, mais ça l'embête un peu, parce qu'elle sent qu'il va lui demander de lui expliquer à son tour. Et c'est jamais facile pour elle de mettre des mots sur tout ça parce qu'elle passe sa vie à le renier. Mais j'ai eu tellement peur, j'ai cru que c'était ma faute. Oh. D'abord, ça la touche, puis elle culpabilise. Mais non ! Non, non, non. Qu'elle a envie de lui dire. C'était la sienne de faute, pas celle de David. Juste, elle. Que je t’avais trop poussée. Puis j’ai arrêté de te surveiller et t’es tombée pile à ce moment-là. C’est peut-être à cause de ça, en fait. J'en sais rien. Le voir chercher une raison à tout ça, le voir s'accabler lui fait de la peine. Et Lise s'en veut alors, d'avoir été aussi bête. Puis de l'avoir entraîné dans tout ça. Il faut que tu m'expliques pour que j'arrête de me parler sinon je t'assure que je vais commencer à m’accuser de tous les maux du monde. Il plaisante qu'à moitié. Son rire ne vient même pas décrocher celui de Lise qui se fait toute petite sous le drap blanc. Puis y'a les mains de David qui s'agitent encore et toujours. La byblienne se tait, laisse le silence se faire déranger par les machines avant de venir lui attraper une main pour le pousser à se calmer. Elle glisse la sienne entre celles de David, les délient, vient nouer ses doigts autour des siens avant de les serrer doucement. Rassurante. Hey, c'est pas ta faute... finit-elle par dire enfin, d'une voix un brin cassée par les tuyaux qui lui avaient irrité la gorge. C'est moi. C'est toujours moi. J'ai rien dit, alors que j'aurais du. J'suis désolée. C'était vraiment débile de ma part. qu'elle répète machinalement, habituée à devoir s'excuser. Et face à David, elle s'en veut encore plus. Lise finit par tirer sa main contre elle sans la lâcher, y'avait quelque chose d'apaisant dans le fait de la garder dans la sienne. De pas être livrée à soi-même jusqu'à sa sortie. Mais elle lui doit des explications, et elle soupire d'avance. Gênée, fatiguée, frustrée. Honteuse. C'est.... compliqué. commence-t-elle. Mais vraiment, t'as rien fait de mal. C'est moi. J'suis.... malade ? Je dirais ? Enfin, pas vraiment. Juste... pas comme les autres. Pas comme toi. Mes poumons déconnent, pour faire court. Lise cherche ses mots, hésite, trébuche un peu sur certaines tournures de phrase. La voix fatiguée, elle n'a pas envie de s'épancher dans des détails médicaux qui font pâlir ceux qui les entendent. Elle n'a pas envie de le faire fuir ou qu'il ne la voit plus qu'avec pitié à partir de maintenant. J'suis pas censée faire de gros efforts, pas sans mon masque au moins. Le fameux qui lui avait sauvé la mise. Que David lui avait apporté en bousculant les vautours venus observer la mourante pour en parler plus tard autour d'un verre. Mais j'aime pas le porter. C'était plus que ça, elle en avait honte. Surtout sur la flotte. Sur Byblos tout le monde savait, tout le monde la prenait avec des pincettes. Ici, elle avait la chance de pouvoir recommencer à zéro et de ne pas simplement être la gamine au masque. Mais à trop le fuir, Lise se foutait la santé en l'air. Tu vois. C'est pas ta faute. C'est la mienne comme d'hab. Lise relève les yeux vers les siens pour lui sourire depuis son oreiller, d'un air de dire que ça allait. Que ça irait, de toute façon. Et elle oublie qu'elle tient sa main, sans pour autant la lâcher.

Salle d'escalade, Tiantang, 04 octobre 2227.
Neema parle comme ça
Pour info le masque.



.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Lun 11 Fév - 2:25
David Krüger
http://beyond-earth.forumactif.com/t940-david-higher-the-mountain-higher-i-claim#8573
Messages : 134
Âge : 22 ans
Occupation : Milicien, affecté sur le C5
Habitation : Sur le Columbiad, ou sur le RM pour un peu de tranquilité.
Arrivée : Natif
Pseudo : GP / Kim
Avatar : Tom Holland
Crédits : Miself (av)
Ce soudain contact surprend David. Pourtant, ça a pour effet immédiat de le calmer avant même qu’elle lui assure que ce n’est pas sa faute. Il est aussitôt rassuré et ses épaules s’abaissent comme allégée d’un poids. Elle ne lui en veut pas. Sauf que le brun comprends rapidement que s’il n’est pas le problème, elle, elle l’est. Les rôles s’échangent bien vite quand elle lui explique ce qu’il se passe réellement. Ce n’est plus elle qui tient sa main, mais lui qui serre la sienne. La maladie qu’elle lui expose fait étrangement écho à son handicap. Ce n’est pas la même chose, loin de là. Pourtant David reconnaît là toutes les pensées qui lui ont un jour traversé l’esprit. Ne pas être comme les autres. Ne pas pouvoir faire comme les autres. Ne pas être vu comme les autres. Un détail qui crée un véritablement rapprochement. Plus vite que s’ils avaient passés des heures à la salle d’escalade.

Malgré tout, David ne sait quoi répondre. Il ne pouvait pas qu’il comprenait parce qu’il détestait quand on lui répondait ça quand il expliquait ses problèmes aux autres. Alors il lui sourit avant de se rendre compte que c’était complètement déplacé. « J’suis désolé! C’est juste que… je suis soulagé. Enfin, tu vois ? » Terriblement maladroit, il finit rapidement par se cacher dans son autre main avant d’échapper un modeste rire. Il se savait pas doué et il espérait qu’un jour il arrive à trouver les mots justes comme sa mère ou son père le font s’y bien, qu’importe à quoi ils sont confrontés. « C’est vrai que tu aurais dû me prévenir. Mais je t’aurais peut-être pas entendu, je suis sourd. » Ca ne sonne pas comme un reproche. Elle s’en chargeait très bien toute seule.

En revanche, cela lui permet de lui montrer ce qui le rendait aussi particulier aux yeux des autres et qu’il cachait derrière une longueur de cheveux inchangé depuis des années. Il dégage quelques mèches et montre son oreille gauche. Ou plutôt, le petit dispositif circulaire ancré discrètement dans son crâne. Ce qui semblait être une blague survenue de nul part s’avérait être une réalité. Il était réellement sourd sans cette prothèse. « J’ai peut-être des poumons réglo mais j’ai pas tes oreilles. Il hausse les épaules, voulant lui prouver que ce n’était pas si grave que ça. Du coup… C’est vrai qu’on est pas pareil mais on est tous les deux pas comme les autres. » Conclut-il dans un sourire rassurant alors qu’il se remet face à elle. David avait appris à vivre avec et à se servir de ses avantages. Sans ça, il n’aurait jamais survécu au boucan infernal de ses colocs. Il suffisait de le désactiver pour ne plus rien entendre et dormir paisiblement. « Donc tu vois. C’est pas ta faute non plus. »


You've got blue blood on your hands, I know it's my own.
Of all the people, I hoped it'd be you.
Show me my home where I belong.
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     Mer 13 Fév - 20:48
Lisbeth Knowles
http://beyond-earth.forumactif.com/t1011-keep-swimming-lise http://beyond-earth.forumactif.com/t1013-up-lise#9569
Messages : 94
Âge : vingt-deux ans.
Occupation : journaliste pour le stellarian tribune à qui on donne des sujets nazes.
Habitation : une petite chambre avec lit simple dans une colocation à trois bybliens sur le columbiad.
Arrivée : depuis le 21 mai 2227.
Avatar : ella purnell.
Crédits : nymphéas.
Elle lui sourit sans que ses yeux n'en brillent mais elle lui sourit quand même. Parce que Lise même au fond du trou ne s'apitoie jamais sur son sort. Ou du moins, rien qu'au début le temps de se maudire de tous les noms pour dans la colère piocher la rage de se relever. Allongée dans le lit d'hôpital, on a du mal à l'imaginer poing levé et sourcils froncés de détermination. Pourtant, ceux qui la connaissent le savent. Lise, derrière cette silhouette et ces problèmes c'est quelqu'un de fort. Alors même là, quand la logique voudrait qu'elle se fasse victime et se laisse tomber dans la facilité de ne faire que souffrir de choix plus stupides les uns que les autres, Lise se fait bourreau et chevalier. Elle rassure David même si elle en a besoin aussi. Elle se concentre sur lui pour oublier le fond du gouffre qu'elle quitte pour venir s'occuper du stellarien. C'est presque trop facile de se relever pour l'apaiser lui. Mais les rôles finissent pas s'inverser et Lise ne sait plus bien qui tient la main de qui. Elle sent juste la poigne de David se raffermir autour de ses petits doigts qui ont bien pâlis depuis son arrivée sur la flotte. Et avec la pression, les sentiments, l'intention : celle de la rassurer et d'être tout simplement . Plus présent que jamais. Même quand il lui sourit, elle n'y voit rien de mal. Lui sourit en retour encore un petit peu avant de soupirer. Fatiguée. Anxieuse malgré tous les signes qui lui prouvent le contraire qu'il décide que c'est trop et qu'il s'en aille. On lui avait déjà fait le coup. Elle ne lui en voudrait pas.

J’suis désolé! C’est juste que… je suis soulagé. Enfin, tu vois ? Elle le voit galérer, s'en vouloir, se cacher dans sa main libre et rire maladroitement. Alors elle rit aussi sans jamais lâcher sa paume. Qu'est-ce qu'il est bête. Qu'est-ce qu'il est maladroit. D'autres l'auraient jugé mais Lise ne fait que rire avec lui : ça l'attendrie, elle doit bien l'avouer. C’est vrai que tu aurais dû me prévenir. Mais je t’aurais peut-être pas entendu, je suis sourd. Et parce qu'ils sont en train de rire, Lise continue de plaisanter avec lui. S'il avait voulu lui faire oublier la noirceur qui l'avait envahie depuis son réveil il y parvenait plutôt bien. Et ça faisait du bien d'avoir quelqu'un avec elle alors. De voir cette chaise éternellement vide remplie. Puis pas de n'importe qui. Mais Lise s'arrête abruptement quand il lui montre ce qu'elle devine être un dispositif médical. À tant traîner sur le Regina elle avait fini par en voir des personnes malades, handicapés, blessées. Comme elle. Et visiblement comme lui aussi : ça lui fait un choc, c'était bien le dernier qu'elle aurait imaginé comme ça mais après tout ce genre de handicap ça touchait n'importe qui et ça ne changeait pas qui il était. Elle était bien placée pour le savoir. Elle s'en veut d'avoir ri, même si elle a l'audace de penser qu'elle n'avait pas pu le deviner. David lui avait semblé si... normal. J’ai peut-être des poumons réglo mais j’ai pas tes oreilles. Du coup… C’est vrai qu’on est pas pareil mais on est tous les deux pas comme les autres.

Et c'était pas qu'un point commun. C'était tellement plus. Tellement con aussi, de se sentir soudainement plus proche de lui pour un détail si personnel et différent. Mais il avait raison : ils n'étaient pas comme les autres et cette réalité les rapprochait bien plus que s'ils avaient partagé une passion commune pour la musique ou le sport. C'était pas qu'un passe-temps, c'était pas un choix. C'était quelque chose qui était bien trop mêlé à leur identité : un truc qu'on s'attend pas à partager. Lise en perd ses mots un instant, sous le choc de l'annonce. Et pour la première fois elle ressent sans doute ce que les autres subissent quand elle leur annonce son propre handicap. L'arroseur arrosée. Donc tu vois. C’est pas ta faute non plus.

Elle soupire. Ses lèvres s'étirent dans un sourire mince, désolée d'avoir ri quand il ne l'avait pas fallu. J'savais pas. est tout ce qu'elle trouve à dire d'abord. Enfin, j'veux dire. Ça se voit tellement pas. C'est fou. Enfin. Tu vois ? C'est à son tour d'être maladroite, si bien qu'elle en rit même. À nous deux on fait un humain normal du coup. qu'elle plaisante. Ses poumons à lui. Ses oreilles à elle. Ensemble ils faisaient la paire. Un humain normal mais tellement maladroit. qu'elle se moque de lui, mais aussi surtout d'elle et son récent balbutiement. Puis elle souffle en reprenant son calme, non sans tousser un peu, les poumons encore fragiles et fatigués de la merde dans laquelle Lise les avait mis. Encore une fois. Après un bref silence passé à scruter le visage de David, consciemment ou non, Lise rapproche sa main qu'elle tient toujours vers son visage contre lequel elle la presse doucement comme si à défaut de se lever et l'enlacer, ça compterait comme une étreinte pleine de reconnaissance. Merci beaucoup. commence-t-elle. D’être là. Puis d’être resté. Et de m’avoir montré ton appareil : j’sais que c’est pas évident. Enfin j’en sais rien pour toi, mais perso’ ça me coûte toujours de devoir l’expliquer à des gens nouveaux. Enfin. Tu sais, quoi… Il savait. Oui. Et pour une fois elle avait la sensation de ne pas être simplement seule face à tout ce que les autres (les sains, les normaux) ne comprendraient jamais. Un sourire sincère lui barre enfin le visage, et ses yeux pétillent pour la première fois depuis son réveil. Enfin sortie du fond du gouffre. J'suis désolée de t'avoir mis dans cette situation. Toi et les autres. Quand même, ça reste ma faute. C'est sans appel. Elle en est très bien consciente.

Salle d'escalade, Tiantang, 04 octobre 2227.
Neema parle comme ça
Pour info le masque.



.


☾☾ PLEASE DON'T GIVE UP ☾☾
YOU DESERVE MUCH BETTER THAN THIS
MessageSujet: (#) Re: i'm afraid of heights // david     

RÉPONSE RAPIDE